Le Verger

  • Septembre 2017, j'arrive aux Pins de Haguenau. C'est la première fois. C'est un quartier prioritaire. Prioritaire, tout est dit. Mais rien n'est dit. Un quartier où cohabitent une quarantaine de nationalités, ce qui me rend très heureux, je me sens toujours très bien quand on se mélange quelque part, ça m'évoque le voyage. Et puis, cet endroit me rappelle ceux de mon enfance, des petites cités sans fleurs, des villes dans la ville, calmes et ordonnées vues de loin, assemblées on ne sait comment. C'est mon enfance en skate-board, en short, en genoux écorchés, mais aussi l'odeur des bonbons de toutes les couleurs, la fraîcheur des cages d'escaliers, le rêve du supermarché. Les Pins et ses 1200 habitants, c'est ma madeleine de Proust.
    Je viendrai ici une fois par semaine, parfois deux, pendant un an. L'idée est de raconter les Pins à travers les yeux et la mémoire de ses habitants, d'écrire des portraits, une photographie avec pour pixels les semaines qui passent. Mon ambition ? Être à la hauteur, rester simple, écrire simple, ne pas surjouer, coller à la réalité.

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