Blanche

  • Alexander von Humboldt (1769-1859), né d'une mère française et d'un père prussien, est le grand scientifique des Lumières. Il a donné son nom à des villes, des rivières, des chaînes de montagne, à un courant océanique d'Amérique du Sud, à un manchot, à un calmar géant - il existe même une mare Humboldtianum sur la Lune.

    Sous la plume d'Andrea Wulf, sa vie se lit comme un roman d'aventures : l'infatigable savant a organisé des expéditions dans la forêt tropicale, escaladé les plus hauts volcans du monde et inspiré des princes et des présidents, des scientifiques et des poètes. Napoléon le jalousait ; Simón Bolívar s'est imprégné de ses idées pour mener à bien sa révolution ; Darwin a embarqué sur le Beagle à cause de lui ; et le capitaine Nemo de Jules Verne possédait tous ses livres dans sa bibliothèque.

    L'Invention de la nature nous emmène en voyage sur les traces de Humboldt, parcourant la Russie ravagée par la maladie du charbon ou dessinant le tracé de rivières tropicales infestées de crocodiles. Andrea Wulf montre pourquoi l'expérience et les conceptions du grand naturaliste sont si importantes aujourd'hui : en 1800 déjà, Humboldt prédisait les changements climatiques causés par l'homme. Ses idées n'ont cessé de révolutionner et de faire avancer la science, la protection de la nature, la politique, l'art, les écrits sur la nature et la théorie de l'évolution. C'était un homme qui voulait tout savoir et tout comprendre ; en avance sur son temps, sa pensée commence seulement à être comprise dans sa totalité. Alexander von Humboldt a inventé la manière dont nous voyons la nature aujourd'hui.

  • Sans doute l'une des plus grandes aventures alpines.

    Le légendaire alpiniste britannique Doug Scott raconte la première ascension d'une montagne appelée l'Ogre située dans le massif du Baltoro au Pakistan. Dans la première partie, Doug Scott présente ce sommet, impressionnant par sa complexité et la raideur de ses parois. Il relate la formation géologique et les premières explorations de cette région. La deuxième partie est le récit de la première ascension de l'Ogre qu'il a réalisée avec Chris Bonington. Un récit très attendu car cette histoire est l'une des plus grandes aventures alpines de tous les temps. Lors de la descente de cette terrible paroi, Doug Scott s'est fracturé les deux jambes et Chris Bonington, des côtes. Doug Scott raconte les rôles héroïques et altruistes joués par Clive Rowland et Mo Anthoine en se référant à des journaux, des lettres et des cassettes audio récemment découverts. Quand les alpinistes désespérés ont finalement regagné le camp de base, ils devaient le trouver abandonné et eux-mêmes encore loin de la sécurité.

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  • Le journal d'un loup

    Mariusz Wilk

    En 1991, Mariusz Wilk s'est retiré sur les îles Solovki, archipel isolé de la mer blanche, véritable microcosme des dépouilles de l'empire soviétique.
    De là, il observe et tente d'expliquer le quotidien de la vaste Russie, ses contradictions, sa misère et ses grandeurs. A Solovki, se reflète l'histoire tumultueuse et complexe de la Russie avec ses hauts et ses bas. L'île abrite en effet depuis des siècles un monastère centre de l'orthodoxie, mais aussi les restes du SLON, premier camp de travail forcé d'Union soviétique, véritable laboratoire du goulag établi au lendemain de la révolution de 1917.
    Pendant les six ans de son séjour, Wilk a connu chacun des mille habitants de Solovki, évoqué avec eux leurs destins broyés, pittoresques ou cocasses, affronté avec eux un environnement hostile, mais aussi partagé leur fascination pour l'étrange beauté des paysages du Grand Nord. Wilk nous offre là un document d'une rare valeur, une véritable mine de renseignements servis par un style imagé et lyrique.
    S'il s'inscrit dans la lignée des écrivains-reporters célèbres en Pologne tels que Kapuscinski ou Krall, son regard original à la fois décalé, fasciné et complice fera date dans le genre particulier du reportage littéraire.

    1 autre édition :

  • Un monde fascinant et dangereux. Brunette, la chèvre des montagnes, poussée par le goût de l'aventure, est partie à l'aube explorer seule le glacier malgré les conseils de prudence de ses amis. Elle disparaît dans une crevasse. Restés au bivouac, ses amis ne distinguent plus aucune trace de Brunette à leur réveil. Ils la pensent perdue à jamais dans les glaces. Mais Brunette, en tombant dans une crevasse, a eu de la chance.
    Un tapis de neige a réceptionné sa chute. Elle s'en sort sans une égratignure. Elle est tombée au coeur d'un palais de glace. La petite chèvre cherche alors une issue pour sortir de ce piège. Au fil des pages, les petits lecteurs découvriront le monde des glaciers : les bédières, le tardigrade, les séracs ... Et Brunette va réussir à sauver sa pelisse !

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  • En 2012, La Terre est l'oreille de l'ours s'offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L'île où les hommes implorent s'attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d'une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D'où son sous-titre : « Chronique d'un désastre amorcé ».
    Mû par une inquiétude que chaque mois s'emploie à confirmer, l'auteur n'en ressent que plus fort l'urgence d'explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s'étiole - ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l'île du Sud de la Nouvelle- Zélande, l'île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l'ancien Parisien a choisi de s'établir.
    De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d'un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver, les prouesses d'une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l'exploration du Pacifique. Il s'initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d'un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au coeur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l'écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay.
    D'une telle démarche « tous azimuts » résulte l'irrésistible goût d'observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l'être encore.

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  • Au temps du romantisme et pendant les décennies qui suivirent, gens de lettres, peintres et musiciens furent pris d'une frénésie de pérégrinations à travers l'Europe. Que cherchaient ces nouveaux voyageurs à une époque où passer les frontières, franchir les mers et les montagnes, demandait tant d'efforts et de temps ?   À la fin du XVIIIe siècle, le Grand Tour, qui fut l'invention d'une manière personnelle de voyager et mit Rome au centre de la carte de l'Europe culturelle, incita écrivains et artistes à redécouvrir les merveilles de l'Antiquité, les splendeurs de l'art italien et la lumière des pays du Sud. S'il fut parfois la conséquence d'un exil politique, le voyage se révéla pour la plupart, et en particulier les femmes, un formidable instrument d'émancipation.   De sites archéologiques en ateliers d'artiste, d'auberges en salles de jeu ou de bal, ces hommes et ces femmes de qualité, indépendants, souvent polyglottes et généralement francophones, tissèrent un incomparable réseau d'échanges culturels à travers le continent, de Saint-Pétersbourg à Genève, de Londres à Constantinople, de Paris à Rome, préfigurant à sa manière l'Europe d'aujourd'hui.   Richement illustré et conçu comme une galerie de portraits en mouvement, de Mme de Staël à Lou Andréas Salomé, de Goethe à Dostoïevski, de Mendelssohn à Byron, l'ouvrage accompagne gens de lettres, peintres et musiciens dans leurs pérégrinations, et replace leurs créations - journaux intimes, relations de voyage, correspondances, oeuvres d'art et musicales - dans le temps long de l'histoire culturelle d'une période durant laquelle voyager était à la fois une épreuve physique, une aventure personnelle et un apprentissage du monde.

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  • En ce jour ensoleillé d'août 2008, onze alpinistes meurent près du sommet du K2. Le Ciel pour linceul est l'un des meilleurs récits qui ait été écrit sur cette tragédie, et sur ce qui s'est passé sur la montagne ce jour-là. Le 2 août 2008, au K2, ils étaient Américains, Suédois, Hollandais, Espagnols, Français, Italiens, Serbes, Coréens. Dans cet ouvrage, les auteurs se placent du point de vue des sherpas Népalais et des porteurs Pakistanais (originaires de Shimshal, vallée de Hunza), sans qui la catastrophe eut été encore plus grave. Ils ne jugent pas les comportements des alpinistes occidentaux ou asiatiques mais révèlent les actes héroïques des sherpas en altitude et apportent un éclairage sur leur immense talent, la force et la loyauté dont ils ont fait preuve.
    Quand la plupart des grimpeurs faiblissaient dans la descente du sommet du K2, les sherpas déjà descendus au dernier camp d'altitude, remontaient leur porter secours, risquant à nouveau leurs vies. La vie de ces hommes natifs de l'Himalaya, travailleurs infatigables qui risquent tout pour satisfaire les ambitions de ceux qui les emploient, nous est décrite et nous révèle leurs croyances, leurs traditions et leurs valeurs. On découvre ainsi ces personnages, peu cités, voire inexistants dans la majorité des récits d'ascensions en Himalaya, avec leurs peurs et leurs espoirs...

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  • Plus qu'un simple récit de montagne. Une histoire d'amour, belle et pure comme les sommets.

    Cette histoire commence et finit sur le Kangchenjunga, le troisième sommet le plus haut de la Terre, l'un des plus difficiles à gravir. C'est une histoire épique, une histoire d'alpinisme, mais aussi et surtout, une histoire d'amour et d'accomplissement intérieur. Nous sommes en 2009. Nives Meroi est en compétition avec deux autres alpinistes pour gagner le titre de première femme à avoir conquis les quatorze 8 000 de la planète. Comme elle l'a toujours fait, elle aborde le Kangch, son douzième sommet, en cordée avec son mari Romano et sans « compromis » : ni porteurs de haute altitude, ni oxygène. Mais, à quelques centaines de mètres du sommet, Romano ne se sent pas bien et s'arrête. Que va faire Nives ? Poursuivre la conquête de ce sommet, comme beaucoup le lui auraient suggéré ? Non, sans la moindre hésitation, elle abandonne la course, incapable de laisser Romano attendre seul. Ainsi se conclut le premier acte de ce récit. S'ensuivront trois autres dans lesquels interviennent la maladie, la complicité, la capacité d'attendre, la volonté de réagir.

    Ce récit vivant et plein d'humanité a la force du témoignage, d'une grande histoire vécue. Une histoire de couple avec ses hauts et ses bas, au sens propre comme au figuré. Ce n'est pas un simple journal d'ascensions himalayennes, c'est également un livre qui peut inspirer tout un chacun, homme ou femme. Nives Meroi est une alpiniste connue d'un très large public. L'écrivain et poète Erri De Luca lui a consacré un livre : Sur les traces de Nives (éd.Gallimard, 2006) ; il est l'un de ses amis de voyage.

  • Le 5 août 1994, une avalanche au K2 balaye Juanjo San Sebastián de la face nord de la Montagne des montagnes et le dépose au bord d'un précipice de séracs. Elle épargne Atxo, son ami basque, mais elle abandonne celui-ci aux démons de la zone de la mort. Malgré son expérience, sa lucidité et sa détermination, Juanjo ne parviendra pas à le sauver.
    Dévidant délicatement le fil rompu ce 5 août, Juanjo retisse la généalogie d'une amitié de montagne dans laquelle se trament des histoires d'enfants, de jeunesse et de politique, ainsi que les évolutions du grand alpinisme. Du Pays Basque à l'Espagne en passant par les Pyrénées, des Alpes à l'Himalaya en passant par la Cordillère andine, de boucles de vie qui se referment puis se rouvrent, apparaissent peu à peu les motifs qui ornent cette vie de grimpeur : la perte, l'amitié, l'ordre des choses, la fuite, l'équilibre des contraires, l'inversion de perspective et le goût de l'air raréfié des très hautes altitudes. À haute voix, il consume l'espace et la vie.
    Avec Juanjo, c'est comme avec le poète anglais Milton, on a le pied au bord du vide mais on sait que « le monde est toujours devant soi ».
    Ce livre donne des réponses à cette question que se posent tous les alpinistes : qu'est-ce qui me pousse à aller là-haut ? ».

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  • Des récits de voyages truculents, pour rire et rêver.

    Le jeune instituteur fraichement envoyé au sud d'Alger en pince pour le désert et sa plus belle montagne, la Garet el Djennoun. Qu'importe les moyens ou l'expérience des compagnons, ce qui compte c'est partir. Voyager, passer les frontières des pays ou celles d'une société. La vie de Jacques Ramouillet se déroule ainsi, sur le mode de l'aventure, de l'amitié et des envies impromptues. De sa plume toujours vivace il nous livre ici les tranches heureuses de sa vie, du métier d'instituteur à celui de guide de haute-montagne, des aventures sahariennes à Chamonix. Portraits goguenards, anecdotes joyeuses, tableaux nostalgiques, ces récits sont des friandises que l'on dévore.

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  • Voir l'Everest et mourir ?

    Au fin fond de l'Himalaya, une rumeur se répand comme une traînée de poudre : Il y a sur l'Everest une expédition très particulière, une expédition qui se serait achevée par d'étranges disparitions... et la mort. Voilà le mystère que Ryan Hart va chercher à élucider. Ce jeune homme de dix-huit ans part travailler bénévolement pour une association qui fait parvenir du matériel médical aux villages les plus reculés du Népal. Lorsqu'une fille d'un village le supplie de découvrir pourquoi son ami Kami n'est jamais revenu de l'Everest, il ne peut résister... Ryan s'embarque alors dans une aventure solitaire à travers des paysages grandioses. Sur les pentes meurtrières de la plus haute montagne du monde comme toile de fond, il va découvrir une histoire pavée de mensonges, d'obsessions et de trahisons... et peu à peu se laisser captiver par le sortilège implacable de l'Everest.

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  • Le livre En 1177, le pape Alexandre III écrit une missive au roi des Indes, le fameux Prêtre Jean. Il choisit pour émissaire un moine médecin, maître Philippe. Personne ne sait où se trouve le royaume du Prêtre Jean, ni s'il existe réellement. On fait courir les suppositions les plus folles à son propos : qu'il est plus riche que tout autre royaume, qu'un des fleuves qui le traverse vient du jardin d'Eden, qu'il abrite la fontaine de Jouvence... Maître Philippe se met en route pour les Indes. Il part de Venise... et disparaît sans laisser de traces.

    Quelques siècles plus tard, ayant trouvé une copie de la lettre du pape dans une bibliothèque de Jérusalem, Nicholas Jubber reprend la quête de maître Philippe. Il se met en tête d'amener la missive à bon port. Avec Mike, son énergique compère, il fait le tour du bassin méditerranéen : après l'Italie et la Grèce, ils abordent l'Orient par la Turquie, puis l'Arménie, traversent ensuite différents pays du monde arabe (Syrie, Liban, Jordanie), font un crochet par Jérusalem et la Palestine, pour enfin atteindre l'Éthiopie à travers l'Égypte et le Soudan.
    Le voyage des deux amis est bien différent de celui de maître Philippe ; pourtant, Nicholas Jubber trace toujours des parallèles avec les bâtisses, les aliments, les odeurs, les couleurs et les gestes que l'émissaire du Moyen Age a dû lui aussi trouver sur sa route. Bons vivants et peu enclins à se laisser mettre des bâtons dans les roues, les deux voyageurs arpentent les souks, fuient devant les marchands, négocient avec les chauffeurs de taxis, dansent dans les night-clubs de Beyrouth, parlent à bâtons rompus avec des religieux de toutes les confessions, visitent les églises, les mosquées et les citadelles construites par les croisés... Avec beaucoup d'humour et une bonne dose d'autodérision, l'auteur nous rapporte les anecdotes du voyage, tout en interrogeant les coutumes, les traditions et l'histoire mouvementée des pays traversés.

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  • Tu as bien fait de vivre

    Annie Blanc

    Avec pudeur et respect, Annie Blanc lève le voile sur un secret de famille et nous entraîne dans l'incroyable histoire de son père.

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  • De longues cornes de cuivre, les karnai, sortaient de la bouche de musiciens aux joues aussi rondes que des pommes, comme s'il leur était poussé une trompe d'éléphant." Savoureux mélange d'histoire et de récit de voyage, A la barbe des ayatollahs raconte le périple de Nicholas Jubber à travers l'Iran, l'Afghanistan et l'Asie centrale, entre 2004 et 2007.

    Curieux de la vie des Iraniens et des Afghans d'aujourd'hui, le facétieux voyageur découvre avec étonnement l'héritage de la culture perse préislamique, qui survit envers et contre tout, en dépit du fondamentalisme religieux. Nicholas Jubber se glisse aussi bien sur les pistes de danse clandestines que dans les fumeries d'opium et les lieux saints ; il comprend que les liens perdurent avec une époque où l'Iran et l'Afghanistan faisaient partie du même empire, et où la culture perse illuminait le monde.
    Dans ses rencontres avec des poètes, des chauffeurs de taxi, des filles de joie ou des moudjahidin, Jubber est sans cesse ramené à l'épopée persane du XIe siècle, le Shahnameh ou Livre des Rois. Le poème devient un véritable guide, une clé permettant de comprendre à la fois le passé de cette région, et sa tumultueuse histoire contemporaine. Grâce à son approche originale, son humour et son autodérision, l'auteur nous donne accès à un Iran et un Afghanistan rarement décrits.

    Il cultive en effet des rapports de proximité avec les couches les plus variées de la société, semblant se rire du danger.

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  • Le livre Avec une combinaison audacieuse de journalisme littéraire et de photo
    documentaire, Irene van der Linde et Nicole Segers nous conduisent depuis la
    Finlande jusqu'en Bulgarie, à la rencontre de ceux qui vivent le long de la
    nouvelle frontière orientale de l'Europe. Finlande, Estonie, Lettonie,
    Lituanie, Pologne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie : c'est au fil de
    leurs frontières que se trouve désormais le « bout de l'Europe ». Durant leurs
    neufs mois de voyage, tandis qu'elles arpentaient ces confins sauvages et
    méconnus, la journaliste Irene van der Linde et la photographe Nicole Segers
    ont très étroitement collaboré. Dans ce livre remarquable, le texte et les
    images s'enrichissent mutuellement : en chaque lieu traversé, l'histoire
    personnelle des habitants vient donner corps aux grandes questions que nous
    posent aujourd'hui les marges de la famille européenne. Et nulle part ailleurs
    qu'en sa périphérie l'Europe ne nous révèle un aussi vrai visage. Qui habite
    les frontières de l'Europe ? Qui s'y heurte ? Un livre de voyage exceptionnel.
    Le texte en est personnel et intelligent. Loin de ce « pittoresque de la
    misère » que l'on cherche trop souvent à l'Est, les images de Segers sont une
    fête pour les yeux : paysages et visages. Les auteurs Irene van der Linde, née
    à Amsterdam en 1963, est historienne et journaliste. Elle collabore avec divers
    journaux aux Pays-Bas, comme Vrij Nederland et De Standaard. Elle s'intéresse
    particulièrement aux thèmes des migrations et de l'illégalité. Nicole Segers,
    née à Tilburg en 1960, est photographe documentaire. Elle expose son travail
    régulièrement, notamment au Stedelijk Museum (Zwolle, 2001), au festival de
    photographie Rencontres Photographiques (Lorient, 1999) et à Aubenas (2000). En
    2004, elle a exposé les photos du projet Gens des confins au musée De Kunsthal
    de Rotterdam.

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  • Peut-on considérer le café comme un des moteurs de l'Histoire ?
    Stewart Lee Allen en est persuadé et il nous le prouve avec beaucoup d'humour en menant tambour battant son enquête. Pour retracer les aventures de la graine et de sa préparation, il a ingurgité presque trois mille litres du breuvage magique : filtre, express, café au lait, cappuccino, cafezinho, café turc ou instantané...
    Du Yémen au Brésil, en passant par Vienne et Paris, ce globe-trotter a parcouru les quatre continents du café.

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  • En 1815, douze marins et leur capitaine, en route du connecticut vers les îles du cap-vert, s'échouent au large de la mauritanie actuelle.
    faits prisonniers par des marchands d'esclaves, ils effectuent avec eux une véritable odyssée à travers le sahara, pendant laquelle ils sont confrontés à l'insoutenable. se basant sur les écrits de deux survivants, dont le capitaine riley, et sur sa propre expérience du désert, dean king nous fait revivre avec brio cette expérience infernale. il en profite pour nous instruire sur les diverses coutumes des peuples, la géologie et l'histoire naturelle du désert.
    nus, les pieds écorchés, sous un soleil mordant, affamés, assoiffés, battus, méprisés en tant qu'infidèles, assaillis par des tempêtes de sable et des invasions de sauterelles, les captifs marchent sans fin dans un milieu hostile. ils apprennent comment tenir en se nourrissant d'insectes séchés, de moelle animale, ou d'urine concentrée. cette abondance de détails scabreux ne sombre pourtant jamais dans le sordide.
    Nous avons là à la fois un manuel de survie, un incroyable livre d'aventures vécues où l'horreur le dispute à la fascination, et une relation sans fard de la douleur physique. ce récit constitue en fait une véritable ode au courage et au dépassement de soi. on ne sort pas indemne de cette histoire inoubliable.

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  • En 2004, Aleksi Cavaillez découvre la région des pays baltes. Bientôt fasciné, il décide d'y revenir avec un ami photographe tchèque. Il en ressort un carnet de voyage joliment illustré de dessins couleur et de photographies noir et blanc. Aleksi Cavaillez évoque culture et histoire, se délecte de la beauté d'un monument, de la quiétude d'un paysage ou de la douceur d'un regard. Il se laisse porter par les rencontres et vagabonde de lieu en lieu, mais surtout il nous régale de ses merveilleux dessins. Souvent, nous dit-il, il se perche sur un mur pour croquer un lieu, d'autres fois il se pose au centre de toute une agitation pour saisir un angle intéressant, au risque de perturber la circulation naturelle des personnes. Ainsi les dessins croqués sur le vif ou retravaillés et les photos confèrent à cet ouvrage une originalité de bon aloi, loin de toute prétention académique et nous permettent d'appréhender enfin un peu de cette réalité balte si peu familière.

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  • Parmi tous les livres détaillant les glorieuses aventures en Himalaya, aucun ne détaille avec autant de précision combien l'arrivée de riches alpinistes à la recherche du grand frisson a amené la criminalité sur le toit du monde.

    Dans cet ouvrage, deux expéditions y sont narrées : l'histoire tragique de Nils Antezana, un alpiniste mort sur les flancs de l Everest après avoir été abandonné par son guide ; la propre expédition de l'auteur guidée par George Dijmarescu et son épouse. Ce guide, tout d abord charmant et attentif se révèle être un tyran violent et criminel avec sa femme, mais aussi envers l'auteur et les autres membres de l'expédition. Cette violence les pourchassera même jusque dans leur ville natale, aux USA...

    Combats, vols, drogues, prostitution, intimidation, menaces et dangers de la haute montagne : le journaliste Michael Kodas vous emmène dans un voyage dont personne ne reviendra indemne.

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  • De Florence à Drohobytch, un voyage en vingt-deux étapes, vingt-deux lieux du monde qui portent la mémoire de figures littéraires de l'Europe centre-orientale : des intellectuels, des héros timides, de pauvres poètes, des excentriques et des viveurs, des aventuriers, de purs esprits, des ascètes, des saints buveurs, de divins farceurs. Tous, ils sont aujourd'hui devenus des fantômes, mais l'auteur retrouve parfois leur héritage, leur empreinte, dans des artistes et des intellectuels qui, plus près de nous, ce sont opposés avec courage au totalitarisme.
    Cataluccio restitue admirablement l'opulence littéraire et philosophique de la Mitteleuropa. Cette Europe du centre, il la redécouvre en se laissant guider par la légende des Justes : dans chaque époque ¿ dit la tradition juive ¿ il y a 36 Justes cachés, qui ignorent qu'ils sont des justes et n'agissent peut-être pas en justes, mais sont ceux qui sauveront le monde.
    Longue est la liste des lieux visités (grandes capitales et villages infimes) et des auteurs évoqués (célèbres ou parfaitement oubliés), mais ce qui distingue la narration de Cataluccio, ce qui la rend jubilatoire, c'est sa façon de mêler la géographie littéraire au paysage et à l'architecture, les éléments d'archives aux anecdotes et aux émotions personnelles : aucun lieu n'est seulement le réel, il est aussi une superposition de mémoires et de textes.
    Un livre en forme de voyage, constellé d'une myriade d'histoires, souvent autobiographiques, dans lesquelles il est question du centre de l'Europe et des mondes juifs qui y furent anéantis, mais aussi des lieux de l'exil, de la mémoire et de l'oubli : Florence, Varsovie, Moscou, Dublin, Vilnius, Buenos Aires, ód, Berlin, Budapest, New York, Venise, Paris, Prague où l'on rencontre, entre autres, Herbert, Tarkovski, Erofeïev, Beckett, Mi¿osz, Grombrowicz, Schulz, Witkacy, Hrabal, Kundera, Havel et Brodsky.

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  • Dans le hameau médiéval de Guzmán (en Castille, 80 habitants), l'on se réunit depuis des siècles dans la « Chambre à récits », une pièce étroite, creusée dans le calcaire, où se partagent les histoires et le vin du pays. Si Michael Paterniti débarque un jour dans ce village, avec sa petite famille, c'est parce qu'on y pro- duit un fromage de légende : le Páramo de Guzmán, qui est paraît-il le meilleur et le plus cher au monde.
    Il va y rencontrer le maître-artisan en personne, un génie volubile et magnétique, un homme au coeur brisé qui se nomme Ambrosio. Ce que Paterniti découvre à Guzmán ne ressemble en rien à la fable idyllique, au petit conte pour amateurs de slow food qu'il s'était imaginé.
    Ragots, jalousies, passions terrifiantes, le village révèle peu à peu tous ses secrets (hormis celui de son fromage) et l'auteur se retrouve embarqué dans les intrigues, impliqué même. Et puisqu'il est bientôt question de préparatifs d'un assassinat.

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  • En mai 1945, à Prague, le peuple insurgé met fin à l'occupation allemande : la guerre arrive à son terme. La jeune Barbara, âgée de 13 ans, fourre dans un sac à dos ses biens les plus précieux : une couverture de laine et un couteau de poche. C'est là tout ce que sa famille possède encore, au moment de fuir vers l'ouest, le 8 mai 1945. Comme des milliers d'autres Allemands de Bohême, ils sont expulsés de Tchécoslovaquie, qu'ils aient été ou non liés avec l'occupant.
    Dans ses mémoires, la grande journaliste et essayiste Barbara Coudenhove-Kalergi, correspondante de la radio-télévision autrichienne (ORF) en Europe de l'Est dès les années 1970, raconte le monde disparu de l'aristocratie de Bohême où elle est née. Elle revient sur ses débuts de reporter, aux premières heures de la guerre froide ; puis sur ses retrouvailles avec son pays. Cette catholique déclarée raconte également sa rencontre avec son mari, Franz Marek, politicien communiste, qui a engagé plusieurs réformes dans le parti communiste suite au Printemps de Prague.
    Cet ouvrage est non seulement une autobiographie et le portrait chaleureux d'une famille aux nombreuses ramifications, mais également un document unique sur les troubles et les errances de l'Europe centrale au XXe siècle.

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