Nouveau Monde

  • Plus de deux siècles après la fin de la monarchie française, on serait tenté de croire que les survivances de l'Ancien régime ont disparu de tous les secteurs de la vie publique. Pourtant ainsi que nous le rappelle Denys Brunel en introduction de son ouvrage, tel n'est pas le cas : de très grandes entreprises françaises, occupant pour la plupart une place centrale dans la dynamique de l'économie hexagonale, demeurent régies à leur tête par un pouvoir transmis de manière exclusive et familiale, en somme monarchique. Dans une logique où « le mérite cède pour les très hautes fonctions à la naissance », tout semble décidé au sein de leur direction comme si l'origine garantissait la compétence dans le management, comme si la lignée pouvait seule assurer un avenir florissant. Mais est-ce bien sûr dans le contexte économique ultra-concurrentiel de ces dernières années ? Lagardère, Dassault, Lafayette : désormais, ces noms prestigieux n'évoquent plus le souvenir radieux des réussites passées, mais bien les incertitudes persistantes du présent. Leur point commun ? Tous sont confrontés à l'épineuse question de la succession. Les destinées de ces grands groupes, dont l'auteur étudie de manière incisive l'histoire et le fonctionnement actuel, interrogent, chacune à sa façon, la viabilité de la succession familiale dans les grandes entreprises françaises, parfois même au point de soulever l'hypothèse douloureuse de leur dislocation.
    Dans cet ouvrage percutant, fruit d'une expérience enrichie des années durant à la tête de grands groupes français, Denys Brunel veut envisager la résolution du problème dans une perspective plus englobante sur l'insertion des grandes entreprises à l'ensemble de la société française. Il montre comment le poids de l'héritage empêche les grandes entreprises de repenser la notion même de réussite en dehors du cadre familial. Or seul ce décloisonnement indispensable au renouvellement de leur management pourra permettre à celles-ci d'appréhender leur avenir sereinement.

  • Voici l'un des plus grands scandales financiers actuels, sans doute supérieur à celui du Crédit lyonnais dans les années 1990, si l'on compare le nombre de billets partis en fumée. Les États français et belge ont déjà dépensé une dizaine de milliards d'euros pour sauver la banque Dexia ; mais l'addition pourrait se t 'chiffrer en plusieurs dizaines. Une nouvelle fois, les contribuables sont appelés à éponger les effets de la folie spéculative et de l'appât du gain ! Dexia, c'est aussi près d'un millier de nos villes, départements, hôpitaux et autres acteurs publics locaux pris au piège des emprunts toxiques qu'elle leur a vendus. Une véritable bombe à retardement d'au moins 8 à 10 milliards d'euros.

    Cette enquête, basée sur des documents exclusifs et les confidences des acteurs de cette histoire, nous livre les secrets d'un incroyable scandale : aveuglement des autorités qui n'ont vu ni la transformation de Dexia en colossal fonds spéculatif ni les dangers des prêts toxiques ; volonté délibérée et attestée par des documents de tromper les villes et hôpitaux ; politique de dénigrement de ceux qui tentaient de s'opposer ; efforts de l'État pour étouffer le scandale.

    L'ouvrage nous entraîne dans les méandres de la crise financière qui a démarré avec les subprimes et se poursuit aujourd'hui avec la crise des dettes souveraines. Et nous plonge dans un univers politico-financier où raison d'État, banques d'affaires américaines, Commission européenne, ambitions personnelles, rivalités et coups bas s'entremêlent...

    Alain Piffaretti, journaliste, est un spécialiste reconnu des politiques publiques territoriales et de la décentralisation. Il collabore actuellement à L'Express. Il a été successivement et durant près de vingt ans le rédacteur en chef de plusieurs des principaux magazines spécialisés sur les collectivités territoriales (La Gazette des communes, Le Courrier des maires, Le Journal des maires).

    Alain Piffaretti, journaliste, est un spécialiste reconnu des politiques publiques territoriales et de la décentralisation. Il collabore actuellement à L'Express. Il a été successivement et durant près de vingt ans le rédacteur en chef de plusieurs, des principaux magazines spécialisés sur les collectivités territoriales (La Gazette des communes, Le Courrier des maires, Le Journal des maires).

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  • Depuis des siècles les juges se sont constitués en un véritable corps social doté de valeurs propres, de solidarités et de revendications. C'est de ce groupe professionnel dont il est question dans cet ouvrage, de la fin du Moyen-âge à nos jours, tant dans son organisation interne que dans ses rapports avec la société environnante.

  • Une histoire des numéros 2 du FN. François Duprat, Jean-Pierre Stirbois, Bruno Mégret, Louis Aliot... sont les chevilles ouvrières d'un parti lié à la "marque" Le Pen. Militants, ils les ont parfois trahis ou furent parfois trahis par eux. Mais, pendant que les tribuns polarisent l'attention, ils édifient les stratégies, nouent des alliances et implantent des structures. Ils se sont souvent affrontés les uns les autres, tout en se complétant pour construire un parti qu'ils ont lancé à la conquête du pouvoir. Mettre en lumière les numéros deux du Front national plutôt que les membres du clan Le Pen, c'est écrire une autre histoire du FN. C'est écrire une histoire de l'extrême droite et de ses mutations propagandistes, depuis sa cristallisation électorale lors de la désindustrialisation de la France à son "repositionnement" idéologique avec l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti. Par le biais des archives, des témoignages et des enquêtes de terrain, c'est également un voyage au sein de la société française. Une société inquiète, dont le Front national reflète et utilise les crispations et les contradictions. Cet ouvrage actualise et complète à l'appui de textes et d'éléments inédits une série sur les "numéros 2 du Front national" que les auteurs ont publiée dans Le Monde durant l'été 2011.

    Nicolas Lebourg est historien (Université de Perpignan Via Domitia), spécialiste des extrêmes droites. Il a chroniqué la campagne présidentielle de Marine Le Pen pour Le Nouvel Observateur. Joseph Beauregard est auteur et documentaliste. Ensemble, ils ont réalisé le webdocumentaire François Duprat, une histoire de l'extrême droite (Le Monde.fr et l'INA) et publié François Duprat, l'homme qui inventa le FN, chez Denoël (2012).

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  • Séisme dans le monde des avocats : une véritable "révolution des prétoires" jette les robes noires dans la fournaise de la guerre économique.
    Acteurs privilégiés des conflits industriels et commerciaux, ces hommes et ces femmes de loi sont devenus de nos jours une composante essentielle de toute stratégie de conquête ou de défense des marchés.
    Ils contrent en outre avec efficacité - cette enquête le prouve - certains lobbies proches de l'appareil d'Etat, tel celui du nucléaire.
    Pour dévoiler ce rôle inédit des avocats, il fallait l'un d'entre eux, expert reconnu de l'intelligence économique et des stratégies juridiques des entreprises.
    Faits à l'appui, sa plume révèle le bras de fer de Greenpeace avec Areva, le géant nucléaire ; la lutte des producteurs de Champagne contre l'enfouissement de déchets radioactifs à deux pas de leurs vignobles ; l'attaque en règle de Free contre le "club des trois" autres opérateurs télécoms ; le combat pour la survie de Buffalo Grill après la crise de la Vache folle ; l'assaut des défenseurs de l'environnement contre les algues vertes.
    A chaque fois, c'est une débauche d'astuces juridiques mais aussi médiatiques, d'attaques surprise et de retournements de situation dignes des grands thrillers.

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  • Un  réquisitoire  implacable  contre  le  traitement  de  faveur  réservé  par  la  Justice  aux  responsables  politiques Nous  ne  sommes  pas  tous  égaux  devant  la  Justice.  En  général,  les  tribunaux  font  preuve  d'un  réel  laxisme  quand  les délinquants  sont  des  hommes  politiques.  La  méthode  retenue  par  les  magistrats  pour  aboutir  massivement  à  l'innocence de  l'homme  politique  n'a  jamais  été  étudiée  jusqu'ici.
    Ce  livre  montre  que  ces  décisions  de  justice  résultent  d'un  raisonnement  juridique  qui  n'a  de  rigoureux  que  l'apparence.
    Chaque  phase  de  la  procédure,  de  l'engagement  des  poursuites  à  la  décision  prononcée  par  la  juridiction,  est  illustrée  par le  traitement  d'une  affaire  ayant  eu  un  fort  retentissement  médiatique  (Boulin,  la  Mnef,  les  faux  électeurs  de  Paris,  les HLM  des  Hauts-­-de-­-Seine,  les  lycées  d'Île-­-de-­-France,  l'Angolagate,  Karachi,  Clearstream,  etc.).  Rares  exceptions,  les traitements  sévères  touchent  des  hommes  qui  se  sont  opposés,  au  sein  d'un  même  camp  politique,  au  pouvoir  présidentiel (Carignon,  Pasqua,  Villepin...).
    Ce  qui  guide  les  magistrats  est  d'une  part  la  conviction  que,  pour  maintenir  l'ordre  social,  il  convient  que  les  citoyens  ne doutent  pas  de  la  probité  des  hommes  qui  les  servent...  et  d'autre  part  leur  carrière.  Ceux  qui  atteignent  les  plus  hautes fonctions  judiciaires  ont  su  prendre  les  «  bonnes  »  décisions  dans  leurs  fonctions  précédentes.  À  l'inverse,  les  juges  les  plus opiniâtres  qui  n'écoutent  pas  les  conseils  de  la  hiérarchie  vont  au  devant  des  ennuis  (Halphen,  de  Montgolfier,  Van Ruymbeke...).
    En  préservant  l'avenir  de  nombre  d'hommes  politiques  par  des  peines  très  inférieures  à  la  normale,  non  seulement  les magistrats  conduisent  les  Français  à  désespérer  du  personnel  politique  dans  son  ensemble,  mais  également  de  leur  Justice.
    Ce  livre  appelle  à  un  sursaut,  la  condamnation  effective  des  coupables  paraît  indispensable  pour  donner  crédit  à  la  relaxe des  innocents  et  plus  généralement  redonner  aux  Français  confiance  dans  leurs  institutions.

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  • Fille de madame Claude Nouv.

    Lorsqu'elle a été recrutée par Madame Claude, Patricia est devenue « Florence ». C'était en 1975 et elle venait d'avoir 18 ans. Durant l'été, à Saint-Tropez, elle avait baguenaudé avec la principale recruteuse de la maquerelle chic, une certaine Catherine Virgitti. La jeune fille de bonne famille s'est laissée tenter par l'aventure. La clientèle de Madame Claude, triée sur le volet, savait se tenir. Hommes d'affaires de renom, piliers de la République ou milliardaires étrangers attirés par le sexe made in France, ils avaient de l'éducation, comme les filles qui les recevaient à domicile.De ses clients, Patricia parle parfois avec émotion, en particulier de l'un d'eux, tombé amoureux de cette fille un brin fleur bleu, un certain Giovanni Agnelli, dit « l'Avvocato », PDG de Fiat, qu'elle rejoignait souvent en avion, à Milan ou à Rome. Un autre grand patron, français, lui proposa un jour 50 000 francs pour qu'elle porte son enfant...
    Cette promenade au fil des années 1970-80, empreintes d'une liberté regrettée, se prolonge vers des zones plus sombres après la disparition de deux collègues, envoyées auprès d'un chef d'État au Yemen, et retrouvées assassinées. Patricia devait faire partie du duo et n'a dû qu'au hasard de rester à Paris. Elle a voulu connaître la vérité sur la mort de ses amies, impliquant les services secrets de plusieurs pays, mais la raison d'État en a décidé autrement.
    Après l'arrestation de Madame Claude, coincée par le fisc, Patricia vend ses charmes autour de la Place de l'Étoile et découvre les opiacés. Au passage, le patron de la brigade des Stups, charmé, la sort de garde à vue pour dîner avec elle. Elle devient une figure de la nuit parisienne, s'attable dans les meilleurs établissements auprès de Serge Gainsbourg et de Catherine Deneuve, d'Alain Delon et de Mireille Darc...
    Désormais âgée de 64 ans, Patricia assume tout, raconte tout, sans fard ni détour, avec émotion et franchise.Patricia Herszman est à la retraite. Elle a coécrit ce livre avec Frédéric Ploquin, journaliste et auteur de plusieurs ouvrages chez Nouveau Monde notamment.

  • Dernier survivant des grands voyous qui ont tenu le haut du pavé dans les années 1970-1980, Gérard Fauré a décidé de parler. Le film de sa vie dépasse toutes les fictions.  Né au Maroc d'un père officier français et d'une mère berbère, il s'initie au trafic sur le port de Tanger et devient contrebandier. En Espagne, il s'associe avec des anciens de l'OAS pour commettre hold-up et trafic de drogue. Il côtoie la French Connection et développe une organisation criminelle aux Pays-Bas avec le parrain marseillais Gaëtan Zampa. À Paris, il devient dans les années 1980 le « prince de la cocaïne », fournisseur préféré du show-biz, qu'il reçoit dans un hôtel particulier pour des fêtes nocturnes très privées. Sa chute en 1986 provoque bien des angoisses et tractations en coulisses dans le Bottin mondain.
    Actrices vedettes, mannequins, princesses, animateurs télé, stars d'Hollywood : Gérard Fauré porte avec le recul un regard cruel sur les vices des stars dont il fut le fournisseur privilégié et le compagnon des nuits parisiennes et cannoises.
    Il évoque également les politiques de haut niveau qui furent ses clients, tout en réclamant publiquement que l'on durcisse la lutte contre la drogue. Il avoue enfin les liens troubles du Milieu avec le SAC (Service d'Action civique) de l'époque Pasqua et les « contrats » d'assassinats réalisés sur commande pour des objectifs politiques.
    Un témoignage unique et détonant !

  • L'education d'un voyou - dealer du tout-paris... les debuts Nouv.

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