• « Qu'est-ce qui vaut le plus cher ? Une oeuvre de jv ou le risque de devenir la sixième victime connue d'une entreprise qui nous dépasse ? Comportement suicidaire ou génie des affaires ? La distinction entre les deux se révèle de plus en plus mince. Risquer sa vie, c'est aussi excitant que risquer sa mise, pour des individus riches et peut-être blasés. »Le narrateur, un expert en art contemporain, est chargé par un groupe de collectionneurs surnommé « le consortium de l'angoisse », d'enquêter sur des incidents étranges ayant entraîné la mort de certains d'entre eux. Il constate que le seul point commun entre les victimes serait leur passion pour les créations d'un certain « jv »...Provocation ? Bluff ? Manigance d'une organisation criminelle d'ampleur mondiale ou d'un serial artiste doublé d'un serial killer ?François Vallejo avec Efface toute trace embarque son lecteur au coeur d'une enquête palpitante où les apparences sont autant de trompe l'oeil s'éclairant les uns les autres. À la question de ce qu'est une oeuvre d'art, se révèle la contemporanéité d'un monde avec ses fantasmes et ses réalités dans toute leur cruauté et leur vanité. Talentueux et féroce.

    François Vallejo sait de mieux en mieux d'où il vient et cherche de moins en moins à savoir où il va.La seule voie qu'il persiste à suivre est celle du roman, et c'est pour lui un chemin de traverse.Il a exploré une dizaine d'itinéraires singuliers, depuis Vacarme dans la salle de bal, en 1998 jusqu'à Hôtel Waldheim en 2018.Il considère que, sur ces routes secrètes de la vie et des romans qu'il découvre comme elles viennent, le plaisir d'aller dépasse le bonheur d'arriver.

  • En dépit de la nourriture que ses parents lui imposent et qu'il rejette avec constance, Élie Élian s'attarde à l'arrière du restaurant qui s'est ouvert dans son quartier. Les gestes qu'il observe, les effluves dont il se délecte sont une révélation : il sera chef-cuisinier. Son passage dans l'établissement de la veuve Maudor sera déterminant. Elle l'initie à l'amour fou et lui offre d'exercer son incroyable génie culinaire. Puis ses errances dans un Paris en proie aux émeutes le mèneront jusqu'au Trapèze, le restaurant où son destin de magicien des sens, des goûts et des saveurs s'accomplira.

  • Un soir, quelque part dans un château aux tréfonds des terres de l'ouest, au milieu d'un XIXe siècle français en turbulence, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. Le vieux baron de L'Aubépine est mort, un fils le remplace. Lui, Lambert, le gardechasse, aurait dû être un serviteur à l'âme trop près de ses bois, au caractère trop probe, à la meute de chiens trop sauvage et à la fille trop belle pour s'entendre avec ce nouveau baron, si plein de folies politiques, d'obsession des corps de maladie rentrée.
    Non, entre lui et le jeune de L'Aubépine, l'entente n'était pas pensable, c'était d'emblée sensible, l'affaire aurait dû rester là.
    L'affaire n'en restera pas là. Elle va durer dix années, et s'achèvera en carnages.

  • « Fleur et Sang » entrelace deux destins, deux époques.
    Né sous Louis XIV, Urbain Delatour fait son apprentissage auprès de son père, maître chirurgien apothicaire, tout en s'interrogeant sur son manque d'ardeur à embrasser la profession familiale, quand il est foudroyé par la vision des seins et des cuisses d'Isabelle de Montchevreüil... Dans la France d'aujourd'hui, Étienne Delatour, l'éminent cardiologue, pétrissant les chairs, tranchant les poitrines, prêt à tout pour sauver ses patients, est, lui, fasciné par Irène Saint-Aubin l'intrigante. Mais la passion le mènera au bord du précipice. Quels liens mystérieux se tissent, par-delà le temps, entre ces deux vies d'exception ?

  • Quand s'ouvre ce roman, Alix apprend que son demi-frère, Alban Joseph, a changé de nom pour devenir Albdelkrim Youssef et a basculé dans l'extrémisme musulman.
    Elle tente de saisir les « métamorphoses » de cet être si proche d'elle, et d'enrayer le processus. Qui est Alban ? Quand a-t-il basculé et jusqu'où sa quête de sensations fortes va-t-elle le mener?
    Métamorphoses coupe le souffle par son analyse féroce des méfaits que peuvent provoquer les dérives de notre époque sur des individus en quête d'un destin.

  • Groom commence au centre Pompidou, Véra Carmi se précipite vers le 5e étage, vers le musée d'Art moderne où l'attend le corps de son supposé mari, Antoine...
    Après qu'il se fut affalé sur « le fauteuil club B3, une oeuvre de Marcel Breuer, un original de 1925 », Madame Achille et M. Alazard, le couple de gardiens de la section, ont traîné le malade dans un couloir, à l'abri des curieux. Ayant essayé de le ranimer, sans succès, ils se décident à appeler la seule personne dont ils ont retrouvé le numéro de téléphone dans les poches du mort. Lorsque Véra arrive sur place, c'est pour apprendre que le cadavre s'est volatilisé.
    Complètement dépassée par les événements, Véra Carmi s'en retourne chez elle où Antoine est déjà là...

  • Voici trois soeurs que l'on suit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la destruction du Mur de Berlin, et qui mènent leur destin individuel et commun au rythme du style impérieux de leur créateur. Le tuberculose de l'une, le mariage allemand de l'autre, la passion de la dernière pour un meurtrier en série tissent une étoffe rutilante, mêlant les trames des petites histoires individuelles à celle de la Grande. Ses héroïnes refusent de trahir les rêves et l'utopie de leur père, mort trop jeune. Chacune, à tour de rôle, prendra en charge les deux autres jusqu'à leur majorité, en dépit du conseil familial qui ne souhaite qu'une chose : la nomination d'un tuteur afin de mieux les dépouiller. Mais c'est sans compter la flamboyante Grand-Mère Madeleine qui met tout le monde dans sa poche grâce, en particulier, à son rire, symbole de la vie même, qui les soutient ingénument et impétueusement dans leur révolte et leur opposition à la tante Rosie...

  • 25 août 1988, s'embrase le Chiado, le plus vieux quartier de Lisbonne.
    De la fenêtre de son hôtel, François Vallejo est l'un des premiers à entendre le grondement des flammes, à voir le ciel se métamorphoser, à sentir les couleurs de l'incendie, le rouge, le jaune... grimper à toute allure les étages des magasins.
    Cette image s'est imprimée dans son regard et il restitue, vingt ans plus tard, des sensations, des émotions par le biais de cinq personnes qui refusent d'évacuer les lieux, pour s'enfoncer dans les décombres et les cendres...

  • Le Voyage des grands hommes est une pure fantaisie du XVIIIe. François Vallejo a abandonné pour un temps les problèmes des couples du XXe et XXIe siècles, pour se fondre dans la langue étincelante d'humour, le libertinage, la liberté de pensée, l'intelligence du siècle des Lumières. Il s'est immiscé dans un trou de la biographie de trois hommes qui symbolisent le siècle, Rousseau, Diderot et Grimm, pour les rassembler au cours d'un voyage en Italie « sponsorisé » - si j'ose dire ? par Madame de l'Epinay, protectrice de Rousseau et maîtresse de Grimm.
    Pour ce faire, elle leur prête et sa voiture et son valet, le sieur Lambert, qui sera le chroniqueur du voyage des trois Grands Hommes. Et le lecteur de se délecter de dialogues, de situation, de portraits de personnages et de villes...

  • Gibbon est livreur pour les antiquités et meubles anciens pour un psychiatre, Victor, qui l'a pris sous on aile. Son destin prend une tournure singulière le jour où, alors qu'il descend les cinq étages de l'immeuble où se niche l'atelier de son « employeur » en portant allègrement une coiffeuse en vieux noyer aux bouts de ses bras, il percute Tatiana...
    L'amour fou, mais peut-on parler d'amour fou entre deux êtres si étranges ? Gibbon l'inquiet et Tatiana la fantasque, la folle des manèges, la si légère ?
    Peu à peu, le trio Gibbon, Victor, Tatiana va se déployer dans toutes les directions, la haine, le désir, le besoin de dominer, le besoin de détruire.

  • La R5 de madame Angeloso a été percutée par le train qui transportait le dalaï-lama à travers l'Europe. La seule victime est la passagère de la voiture. Cette R5, c'était la maison de madame Angeloso depuis le Premier mai 1986, jour où elle avait tout abandonné pour partir sur les routes et ne plus reparaître.
    On apprend la nouvelle par les journaux, en même temps que les trois narrateurs : Angeline Angeloso, fils de madame, M. Coquemar, ancien client de l'hôtel que madame tenait à Dunkerque quinze années auparavant, et Danuta, petite cousine que madame était allée chercher en Pologne, devenue femme de chambre.
    Et ces trois personnes d'évoquer la figure épique et grandiose de cette femme qu'ils ont côtoyée, aimée, détestée... Mais nous donnent-ils la clé pour comprendre l'énorme madame Angeloso, leurs portraits croisés nous donnent-ils la solution du mystère « Angelosien » ?

  • À l'occasion d'un déménagement, le narrateur entre en contact avec son voisin par le biais des musiques de danse de salon que ce dernier écoute avec frénésie et à un volume outrecuidant, à toute heure du jour et de la nuit. Pour éviter de s'en faire un ennemi, notre narrateur a l'idée saugrenue de prétendre avoir besoin de silence et de recueillement pour travailler sur sa thèse qui traite... du bal à travers les âges !
    Petit à petit, chaque voisin envahit la vie de l'autre, chacun guette l'autre pour mieux le connaître ou pour mieux le fuir...

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