Mercure De France

  • Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son "trou juif", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré "des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins.
    Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.

  • Paul a 19 ans et s'ennuie un peu cet été-là, le dernier avant son départ à l'université. Petite ville, petite bourgeoisie, petites distractions. Au club de tennis local, il rencontre Susan - 45 ans, mariée, deux grandes filles - avec qui il va disputer des parties en double. Susan est belle, charmante, chaleureuse. Il n'en faut pas davantage pour les rapprocher... La passion ? Non : l'amour, le vrai, total et absolu. Les amants le vivront d'abord en cachette. Mais bientôt, le mari de Susan - une brute qui la bat - lui casse la mâchoire. Les amants s'enfuient et partent vivre à Londres : Susan a un peu d'argent, Paul doit continuer ses études de droit. Le bonheur ? Oui. Enfin presque, car de nombreux obstacles l'en empêchent...
    Peu à peu, Paul va découvrir que Susan a un problème, qu'elle a soigneusement dissimulé jusque-là : elle est alcoolique. Il l'aime, il ne veut pas la laisser seule avec ses démons. Il va tout tenter pour la sauver et combattre avec elle ce fléau. Mais lui, alors ? Sa jeunesse, les années qui passent et qui auraient dû être joyeuses, insouciantes ? Il a 30 ans, puis 31, puis 32. Un jour, Paul s'en va. Il tentera d'avoir une autre vie... Mais peut-être n'a-t-on qu'une seule vraie histoire d'amour dans toute sa vie - qui restera la plus belle, même si elle finit si mal.
    Une histoire déchirante et des personnages terriblement attachants : Julian Barnes est au sommet de son art.

  • Requiem pour la jeune amie Nouv.

    Été 1984. Lorsque le narrateur apprend la mort de sa jeune amie, Agathe, c'est une déflagration. Celle qu'il connaît depuis six ans et avec qui il partage beaucoup ne peut pas avoir disparue. Pourtant c'est un fait : elle a été violée et tuée dans un parking à Vincennes. Personne n'est mieux placé que lui pour témoigner sur cette jeune fille, avec qui il a travaillé et fait la fête. Devenu écrivain, ses souvenirs sont restés intacts : « Je l'idéalisais - et alors ? Il est possible que je l'idéalise aujourd'hui encore dans ces lignes. Au sordide du drame, on peut préférer sans rougir le roman d'un passé réécrit et provisoirement embelli. » C'est ce roman, et celui d'une époque, que nous livre Gilles Leroy, en forme d'hommage vibrant, plus de trois décennies après les faits. Il y dessine avec une grande élégance le portrait émouvant d'une jeune femme libre, plus vivante que jamais, et met en scène une amitié exceptionnelle

  • Brillant élément du commissariat de Pampelune, l'inspectrice Amaia Salazar se voit chargée d'enquêter sur d'atroces crimes sexuels. Les victimes sont des femmes et tout semble indiquer que les bourreaux soient leurs maris ou compagnons. Mais des rituels macabres, qui rappellent des pratiques de sorcellerie locale, laissent penser qu'un fou diabolique pourrait orchestrer ces meurtres en série. Salazar n'en a pas fini de découvrir les turpitudes de cette vallée de Baztán dont la rivière semble emporter les secrets terrifiants.

    Amaia Salazar a d'autant plus de mal à mener son enquête qu'elle vient de donner naissance à l'enfant qu'elle et son compagnon ont tant désiré. Pas facile de devenir mère quand la mort rôde et que le souvenir de celle qui vous a donné la vie vous inflige de violents cauchemars. Mais la jeune femme entend bien aller jusqu'au bout de ses recherches, quels qu'en soient les résultats.

  • Indienne par sa mère, américaine par son père, Karina n'a pas trouvé d'équilibre dans sa double origine. La mort accidentelle du petit frère qu'elle aimait tant, puis le divorce de ses parents qui n'ont pas supporté ce drame, finissent par lui faire perdre pied.
    Entrée à l'université, elle ne s'y sent pas à sa place, son pre mier petit ami la trompe... Bref, elle est prête à tomber dans les fi lets du séduisant et ténébreux Micah.
    On connaît bien les techniques utilisées pour appâter une per sonne fragile et l'intégrer dans une secte sans qu'elle s'en rende compte. C'est ce qui arrive à Karina - et est admirablement décrit ici par Shilpi Somaya Gowda. D'abord le charme, puis l'emprise, puis le doute, l'inquiétude et finalement la peur, mais l'impossibilité de se libérer. Ce que Karina avait cru être une nouvelle « famille » va en fait devenir une terrible prison.

    Après les succès de La fille secrète et d'Un fils en or, on re trouve ici tout le talent de la grande romancière indienne

  • Devenu veuf, Shigezo est recueilli par son fils et sa belle- fille. Et c'est sur celle-ci, Akiko, que va reposer cette lourde charge, avec les problèmes concrets que cela implique. Mais alors que le vieil homme glisse vers une seconde enfance, elle découvrira qu'il symbolise peut-être l'amour le plus authentique, le plus désintéressé qu'elle ait jamais connu.

  • « On pourrait commencer prosaïquement par ce qui peut être décrit comme une robe de chambre. Rouge - ou plus exactement écarlate - et allant du cou jusqu'à la cheville, laissant voir des ruchés blancs aux poignets et à la gorge... Est-ce injuste de commencer par ce vêtement, plutôt que par l'homme qui le porte? Mais c'est ainsi représenté et ainsi vêtu que nous nous souvenons de lui aujourd'hui. Qu'en eut-il pensé? En aurait-il été rassuré, amusé, un peu offusqué ? » « L'homme en rouge », peint par John Sargent en 1881, s'appelait Samuel Pozzi. Né à Bergerac en 1847, il allait vite devenir à Paris LE médecin à la mode, particulièrement apprécié des dames de la bonne société en tant que chirurgien et gynécologue. Beaucoup d'entre elles, dont Sarah Bernhardt, étaient aussi ses maîtresses et le surnommaient « L'Amour médecin ». À travers sa vie privée, pas toujours heureuse, et sa vie professionnelle, exceptionnellement brillante, c'est une vision en coupe de la Belle Époque qu'on va découvrir sous le regard acéré de Julian Barnes. Il y a d'une part l'image classique de paix et de plaisirs et, de l'autre, les aspects sombres d'une période minée par l'instabilité politique, les crimes et les scandales. Un grand récit.

  • D'un côté, le sable et de l'autre, la neige. C'est avec ces deux couleurs et ces deux éléments que Chantal Thomas nous offre un bouleversant autoportrait, campé entre les plages de son enfance à Arcachon et au Cap ferret et la ville de Kyoto aujourd'hui, sous la neige d'un 31 décembre, ville mélancolique, ville magique. En passant par les semaines à la campagne, avec Louisette, la fille des fermiers, dans la maison d'enfance de son père, Le Petit Palet, près de Saintes.
    Les lieux, les temps et les dates se chevauchent, mêlant la joie, la liberté, la cocasserie et les jeux de l'enfance à la gravité et le mystère d'un père silencieux, mutique, qui mourra très jeune, à quarante-trois ans.
    Les vagues de l'Océan rythment le récit. La Grande Dune, les excursions au Cap Ferret, le bateau, le petit train, les aiguilles de pin, les huîtres, l'ivresse des mots et du vin, l'amitié, les poupées, le ski, les parties de pêche avec le père, les promenades en bateau deviennent ici des « Mythologies ». Le calme d'un côté, la violence de l'autre. Toute une fresque pour dire la beauté des choses et la puissance de leur silence. Dans l'intimité d'une mémoire, écrite dans une langue faite d'élégance et de grâce pour exprimer des sensations les plus fugitives tout en faisant l'éloge du déplacement. De sable et de neige, ou l'art de vivre dans l'instant.
    Les photos d'Allen Weiss en gros-plan couleurs accompagnent délicatement le voyage, ponctué également de photos d'enfance et d'estampes japonaises.
    CHANTAL

  • Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir.
    Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. La guerre des mondes est un récit passionnant qui relate l'invasion de la Terre par des Martiens.
    C'est un témoin extérieur qui nous montre le désarroi et la lutte désespérée des hommes face à un cataclysme directement sorti de l'enfer. Si les Martiens sont d'abord présentés comme des êtres faibles (la gravité terrestre, trois fois plus forte que celle de Mars, les empêche effectivement de se mouvoir rapidement), ils ne vont pas tarder à dévoiler leur puissance, qui n'aura d'égale que leur cruauté.
    Chef-d'oeuvre de la science-fiction moderne, ce roman est le premier à décrire des extraterrestres à l'identité propre, intelligents et totalement inhumains. La guerre des mondes fait partie de ces textes qui traversent le temps, et il a inspiré à Steven Spielberg son nouveau film à grand spectacle.

  • 'Je me souvenais qu'un jour, dans une plaisanterie sans gaîté, Charlotte m'avait dit qu'après tous ses voyages à travers l'immense Russie, venir à pied jusqu'en France n'aurait pour elle rien d'impossible [...]. Au début, pendant de longs mois de misère et d'errances, mon rêve fou ressemblerait de près à cette bravade. J'imaginerais une femme vêtue de noir qui, aux toutes premières heures d'une matinée d'hiver sombre, entrerait dans une petite ville frontalière. [...]. Elle pousserait la porte d'un café au coin d'une étroite place endormie, s'installerait près de la fenêtre, à côté d'un calorifère. La patronne lui apporterait une tasse de thé. Et en regardant, derrière la vitre, la face tranquille des maisons à colombages, la femme murmurerait tout bas : "C'est la France... Je suis retournée en France. Après... après toute une vie."' Ce roman, superbement composé, a l'originalité de nous offrir de la France une vision mythique et lointaine, à travers les nombreux récits que Charlotte Lemonnier, 'égarée dans l'immensité neigeuse de la Russie', raconte à son petit-fils et confident. Cette France, qu'explore à son tour le narrateur, apparaît comme un regard neuf et pénétrant sur le monde.

  • «J'avais quinze ans, et un mois plus tôt j'avais fugué. Ça avait été beaucoup plus simple que je ne le croyais. On était à l'aéroport de Pointe-à-Pitre, pour rentrer à Paris, et j'avais fermement pris ma décision. Deux jours avant, il s'était passé une chose prodigieuse et après cette chose je ne pouvais plus revenir en arrière.» Arthur H signe ici un bouleversant autoportrait, en trois fugues. Celle de sa mère, Nicole Courtois, à l'âge de dix-huit ans. La sienne, lorsqu'il avait quinze ans, pendant un séjour en Guadeloupe avec son père Jacques Higelin, dans la maison de Coluche. Et la dernière fugue de Bach, laissée inachevée : L'Art de la fugue.

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  • Anil est le fils aîné d'un riche propriétaire terrien à la tête d'un vaste domaine qu'il administre d'une main ferme. Normalement, Anil doit succé- der un jour à son père. Mais à la surprise de sa famille, il annonce, jeune encore, vouloir être médecin. Il doit donc partir étudier loin de chez lui, d'abord encore en Inde, puis plus tard, aux États-Unis, consécration su- prême croit-on autour de lui.
    Curieusement sa redoutable mère ne s'oppose pas à la vocation de son fils chéri, ni à son éloignement du berceau familial. Au pays des mariages arrangés, elle souhaite bien sûr une union prestigieuse pour Anil. Or depuis qu'il est petit, elle l'a vu jouer un peu trop souvent avec Leena, la fille d'un pauvre métayer. Quand celle-ci est devenue une très belle jeune fille, il faut l'éloigner, s'en débarrasser, en la mariant à la va-vite à un homme qui se révèlera être un véritable tortionnaire pour sa jeune épouse.
    Les destins croisés d'Anil et de Leena forment la trame de ce roman - lui en Amérique qu'il croyait être l'eldorado et où il se heurtera, au Texas, au racisme le plus violent. Et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de traditions cruelles. Ils se reverront un jour, chacun prêt à prendre sa vie en main, après beaucoup de souffrances. Ils se rappro- cheront l'un de l'autre - mais auront-ils droit au bonheur ?

  • " j'ai longtemps rêvé que ma mère était noire.
    Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'afrique, dans ce pays, dans cette ville oú je ne connaissais personne, oú j'étais devenu un étranger. puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en france, que c'était lui l'africain. cela a été difficile à admettre. il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre.
    En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre. ".

  • Elles sont trois, ces dames de la famille Kimoto, avec leurs amours, leurs passions, leurs drames qui nous racontent le destin de la femme japonaise de la fin du 19e siècle à aujourd'hui.
    Toyono, la grand-mère, incarne la tradition, immuable, ancestrale. Hana, sa petite-fille, figure centrale du roman, va se trouver déchirée entre le passé - un mariage arrangé, la soumission à son mari et à sa belle-mère, le carcan des obligations familiales et sociales - et ses aspirations personnelles.
    Mère à son tour, elle devra affronter la génération montante en la personne de Fumio, sa fille qui, après de violents conflits, saura prendre des temps anciens et des temps nouveaux ce qu'ils ont de meilleur.
    Il y a dans ce très beau roman un souffle de vie, une émotion contenue mais réelle qui ne se dément jamais. Au Japon, il s'est vendu à trois millions d'exemplaires.

  • Lorsqu'on a besoin d'étreinte pour être comblé dans ses lacunes, autour des épaules surtout, et dans le creux des reins, et que vous prenez trop conscience des deux bras qui vous manquent, un python de deux mètres vingt fait merveille. Gros-Câlin est capable de m'étreindre ainsi pendant des heures et des heures. Gros-Câlin paraît au Mercure de France en 1974. Il met en scène un employé de bureau qui, à défaut de trouver l'amour chez ses contemporains, s'éprend d'un python. L'auteur de ce premier roman, fable émouvante sur la solitude de l'homme moderne, est un certain Emile Ajar. La version publiée à l'époque ne correspond pas tout à fait au projet initial de son auteur qui avait en effet accepté d'en modifier la fin. On apprendra plus tard que derrière Emile Ajar se cache le célèbre Romain Gary. Dans son ouvrage posthume, Vie et mort d'Emile Ajar, il explique l'importance que revêt, à ses yeux et au regard de son oeuvre, la fin initiale de Gros-Câlin. Il suggère qu'elle puisse un jour être publiée séparément... Réalisant le souhait de l'auteur, cette nouvelle édition qui paraît aujourd'hui reprend le roman Gros-Câlin dans la version de 1974, et donne en supplément toute la fin " écologique ", retranscrite à partir du manuscrit original.

  • Eau Claire, petite ville du Wisconsin. À trente-deux ans, Lorraine est une mère aimante et courageuse. Avec Fred son mari, elle a eu 4 enfants, qu'elle élève du mieux possible. Toute la famille s'entasse dans une baraque sur un lotissement miteux. Pour joindre les deux bouts, Lorraine et Fred cumulent les petits boulots.
    Pourtant, un soir, peut-être un peu plus fatiguée ou un peu plus fragile, Lorraine craque : une énième dispute avec Adam - son aîné de quinze ans -, a raison de sa patience. En pleine nuit, en plein hiver, elle le met à la porte. Sous prétexte qu'il est homosexuel. Et de brûler ses affaires pour faire disparaître toute trace du fils maudit. À l'en croire, c'est pour protéger toute la famille de la honte qu'elle agit ainsi.
    Gilles Leroy décrit avec beaucoup d'humanité et d'empathie une Amérique contemporaine loin des clichés, celle des gens modestes touchés par la crise économique, dans un monde de plus en plus violent.

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  • Qui a tué le roi Hamlet ? Sa veuve, la reine Gertrude ? Son frère Claudius, devenu roi en épousant la veuve ? Le jeune prince Hamlet, visité par le fantôme de son père, les soupçonne tous deux... "Il est admis par tous qu'Hamlet est plus vivant qu'un homme qui passe." Alfred Jarry.

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  • » Zoom Présentation Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin Ceux qui veulent nier le passage du temps disent : quarante ans, ce n'est rien, à cinquante ans on est dans la fleur de l'âge, la soixantaine est la nouvelle quarantaine et ainsi de suite. Je sais pour ma part qu'il y a un temps objectif, mais aussi un temps subjectif. le vrai, qui se mesure dans notre relation à la mémoire. Alors, quand cette chose étrange est arrivée, quand les nouveaux souvenirs me sont soudain revenus, ça a été comme si, pendant ce moment-là, le temps avait été inversé. Comme si le fleuve avait coulé vers l'amont.

    Tony, la soixantaine, a pris sa retraite. Il a connu une existence assez terne, un mariage qui l'a été aussi. Autrefois il a beaucoup fréquenté Veronica, mais ils se sont éloignés l'un de l'autre. Apprenant un peu plus tard qu'elle sortait avec Adrian, le plus brillant de ses anciens condisciples de lycée et de fac, la colère et la déception lui ont fait écrire une lettre épouvantable aux deux amoureux. Peu après, il apprendra le suicide d'Adrian.
    Pourquoi Adrian s'est-il tué ? Quarante ans plus tard, le passé va ressurgir, des souvenirs soigneusement occultés remonter à la surface - Veronica dansant un soir pour Tony, un weekend dérangeant chez ses parents à elle. Et puis, soudain, la lettre d'un notaire, un testament difficile à comprendre et finalement, la terrible vérité, qui bouleversera Tony comme chacun des lecteurs d'Une fille, qui danse.

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