Milan

  • c'est bien l'autoroute la nuit ; c'est bien d'être abonné à un journal ; c'est bien de se lever le premier dans la maison ; c'est bien de lire un livre qui fait peur ; c'est bien d'acheter des bonbons chez la boulangère...
    tous ces moments de la vie, ces petits plaisirs du quotidien, c'est bien !

  • Nouvelle édition d'une belle histoire d'amitié entre un vieil homme solitaire et un groupe d'enfants.

  • Nouvelle édition ; un récit très juste sur l'histoire d'un enfant immigré, recherché, clandestin, qui doit se forger un avenir dans un pays qui n'est pas le sien.

    Sur commande
  • C'est bien de choisir un parfum de glace, c'est bien de mouiller ses espadrilles, c'est bien de regarder ses billes, c'est bien de déballer un CD..
    Philippe Delerm passe en revue tous les petits plaisirs, les petits bonheurs du quotidien, quand on a 10-11 ans. Des textes courts, écrits dans un style très épuré, très simple. Le « genre » a été plébiscité par le public adulte, à travers la célèbre Première gorgée de bière, mais les « C'est bien » de Milan ont l'antériorité pour eux. Ces petits textes sont en effet l'une des meilleures ventes de la collection depuis plus de 15 ans. Ils sont devenus des « classiques », et leur choix parmi les premiers titres « relookés » de Milan Poche s'imposait.

  • Félix a quitté Rennes et loge aujourd'hui chez des amis de son oncle, qui le font passer pour leur fils. Pas question de se plaindre. Il doit mener sa vie comme un gamin des cités.
    Mentir, fuir, se cacher, Félix n'en peut plus. D'autant que la police est toujours à ses trousses.

  • Les destins parallèles de deux soeurs, deux adolescentes d'origine maghrébine, qui vivent dans une cité de banlieue. Les thèmes croisés du foulard islamique et de l'intolérance, traités dans une histoire bouleversante.
    Djelila et Sohane Chebli. Deux soeurs sans problèmes. Elles vivent avec leurs parents et leurs deux petits frères dans la cité des Lilas, en banlieue ; vont au lycée Racine, non loin de là. Djelila est en seconde, Sohane en première. Une famille musulmane sans problèmes. Deux adolescentes sans problème. Sérieuses, travailleuses. Deux soeurs très proches, qui partagent la même vie tranquille.
    Djelila est la plus jeune, mais c'est celle que l'on remarque avec ses minijupes, ses pulls moulants et son maquillage. Elle ne va plus à la prière ; elle préfère le basket. Au lycée, il lui arrive de fumer ou de boire de l'alcool. Pas par provocation, pas pour braver gratuitement les interdits. Mais parce qu'elle ne veut pas être ce que les autres auront décidé pour elle ; parce qu'elle veut être elle-même, tout simplement.
    Et c'est exactement pour les mêmes raisons que sa soeur Sohane fait le choix inverse, le choix du port du foulard. Pour que tout le monde sache enfin ce qu'elle est, pour que sa vie ne soit pas écartelée entre deux mondes étanches, la famille et la cité d'un côté, le lycée et les copines de l'autre, pour que l'image que lui renvoie le miroir soit enfin conforme à l'image qu'elle a d'elle même. Parce qu'elle est musulmane, croyante et pratiquante.
    Les deux soeurs s'entendent très bien, un profond respect mutuel les unit. Mais il y a les autres : l'administration du lycée, qui exclut Sohane, et la bande de Magid, dans la cité, qui harcèle Djelila pour ses tenues pré tendument provocantes, son comportement, ses attitudes soit disant contraires
    à la religion. L'histoire finit dans la tragédie. : l'une des deux soeurs paiera ses choix de sa vie.

  • L'histoire à la fois émouvante et pleine d'espoir d'un jeune garçon de 12 ans, atteint d'une leucémie. Le lecteur suit l'évolution de la maladie et du traitement, au fil des jours et des semaines. Parmi le personnel soignant, à l'hôpital, deux clowns apportent sourires et fous rires, et permettent de parler de la maladie, et de la mort, d'une autre manière.
    Brieuc a 12 ans. Il apprend qu'il a une leucémie et personne ne lui cache la gravité de sa maladie.
    Il est admis à l'hôpital, pour de longs mois. Parmi le personnel soignant, deux clowns apportent sourires et fous rires. Et une autre vision de l'univers hospitalier.
    Les premiers traitements se révèlent inefficaces et seule une greffe de moelle peut sauver Brieuc.
    Sa petite soeur de 7 ans, Léa, est compatible, mais Brieuc refuse. Il refuse qu'on fasse du mal à Léa, il ne veut pas qu'elle se sente coupable, si la greffe ne parvenait pas à le guérir. Car la greffe n'est pas une assurance de guérison. À l'hôpital, deux clowns font partie du personnel soignant. De vrais clowns, avec maquillage gros nez rouge et chaussures géantes. Qui ont leurs mots à eux pour parler et pour écouter parler de la maladie.
    Ce récit atypique aborde sans faux semblants le thème du cancer chez les enfants. Sans rentrer dans des détails morbides, Éric Sanvoisin parvient à décrire avec beaucoup de justesse l'évolution psychologique d'un jeune garçon atteint de leucémie. Incrédulité, découragement, refus, révolte,
    résignation, le jeune malade passe par tous les sentiments. Bien que parfaitement entouré par ses parents et le personnel soignant, Brieuc est en effet bien seul. Le rôle des clowns, apparus dans les services hospitaliers depuis quelques années, est ici parfaitement intégré. Ils ne prodiguent pas de
    soins à proprement parler, mais permettent, par leurs facéties et leur délire, dissimulé par le maquillage et leur gros nez rouge, de dire l'indicible, la souffrance, l'angoisse, la peur. Car on guérit aussi par l'humour et la dérision.

  • Manon apprend le violon, mais elle trouve cela trop dur, elle veut arrêter.
    Un soir, elle croise une jeune fille de son âge, au fort accent étranger, qui joue d'une sorte de violon dans la rue. Elle s'appelle Hannah. Manon est subjuguée par sa virtuosité et va tenter de se rapprocher d'elle. grâce à la musique. Manon a dix ans. Elle étudie le violon depuis trois ans. Mais aujourd'hui elle en a assez : elle veut arrêter. Un soir, en rentrant chez elle après l'école, elle croise dans la rue une fille de son âge qui joue d'un drôle de violon.
    Manon apprend que la fillette s'appelle Hannah et qu'elle vient de Moldavie. Depuis sa chambre, Manon entend Hannah jouer de la musique, et elle trouve ça très beau. Cela lui donne envie de travailler le violon de nouveau. Mais un jour elle n'entend plus Hannah jouer dans la rue, et elle s'inquiète : aurait-elle été renvoyée dans son pays ? Finalement, il n'en est rien. Quelques jours plus tard, Hannah revient jouer et Manon court la rejoindre pour l'accompagner.
    Cette fois c'est décidé : Manon va faire la connaissance d'Hannah !

  • Félix - 10 ans - arrive clandestinement à Brest, caché au fond d'un cargo venant de Côte-d'ivoire, avec sa mère, son frère et sa soeur. Ils fuient la misère des plantations de cacao. Le père est resté au pays : pas assez d'argent pour payer le voyage. Ils réussissent à passer à travers les mailles du filet de la douane et sont hébergés chez un oncle, à Brest. La nuit, ils dorment à la cave. La mère trouve un travail - clandestin, bien sûr - et toute la famille a bon espoir de retrouver le chemin de la légalité. Jusqu'au jour où Félix, avide de prendre l'air, va acheter des citrons... et parle trop. Alors tout bascule : une descente de police chez l'oncle et Félix se retrouve seul, à affronter son avenir en France. Rares sont les livres qui osent aborder le thème de l'immigration clandestine et des sans-papiers par le biais de la littérature Jeunesse. Celui-ci y parvient avec justesse et sensibilité. Le récit est mené à la première personne à travers le jeune Ivoirien, et l'on découvre les motivations, les combines, les filières, la vie quotidienne des immigrés clandestins. Des malheureux qui fuient simplement la misère, des enfants qui doivent se cacher de la police sans comprendre ce qu'ils ont fait de mal. Le livre peut ainsi se lire à deux niveaux : l'aventure de cette famille condamnée à se cacher d'une part, la réflexion sur l'immigration d'autre part. Ces clandestins choisissent certes l'illégalité, mais quel autre choix ont-ils ? Et quelles responsabilités les pays riches ont-ils dans leur situation ? L'auteur ne porte aucun jugement, mais le texte, servi par une écriture d'une grande richesse poétique, est clairement du côté du jeune héros.

  • Timothy n'a pas de père. Sa mère lui a toujours dit qu'il était parti avant sa naissance. Nul ne sait où, ni pour combien de temps. Pourtant, un jour, pour ses huit ans, Timothy reçoit un cadeau... envoyé par son père. Un petit carnet à couverture argentée. Pour Timothy, c'est le début d'une longue recherche, entre les pages du livre de tous les secrets.

  • La suite de Moi Félix, 10 ans, sans papiers. Comment trouver son identité dans un pays où sa propre histoire n'est pas valorisée et même ignorée ? Comment trouver sa place dans une société quand elle vous exclut du destin commun du pays ? Toute la famille de Félix a été expulsée du territoire français. Il est réfugié chez des amis de son oncle, les Nguéné et se fait passer pour leur fils. Félix est en cours de régularisation et doit donc rester discret et prudent. Très vite ses relations avec sa famille d'accueil se détériorent. Félix ne comprend pas le sentiment du père de famille, qui a pourtant obtenu la nationalité française : honte du manque d'instruction, honte de n'être qu'un ouvrier mal payé, mal considéré. Déçu et révolté, Félix se tourne vers les bandes de jeunes qui "traînent" en bas de l'immeuble et se débrouillent pour vivre de trafics en tout genre. La rencontre d'Hanifa, dont il tombe amoureux, lui permet de ne pas tomber dans une délinquance plus dure. Hélas, les deux frères de la jeune fille, Yous et Amed, s'opposent à cette relation. Félix et Hanifa décident de fuir, mais ils sont rattrapés par les deux frères. Félix perd Hanifa, ramenée de force dans sa famille. Pour se venger, Yous et Amed dénoncent Félix à la police. Il est obligé de s'enfuir à nouveau. La cavale recommence... Marc Cantin aborde avec beaucoup de justesse et de sensibilité la question de l'immigration et des difficultés liées à l'intégration. Loin des clichés et des prises de position simplistes, il sait rendre toute la complexité de la situation du jeune Félix et toute sa souffrance. On s'attache à ces personnages romanesques que l'on pourrait pourtant croiser juste en bas de chez nous.

  • La suite (et la fin) de la série des Moi, Félix... Comment venir en aide aux sans-papiers tout en respectant leurs choix ? Une fiction ancrée dans la réalité, qui tente aussi d'ouvrir la réflexion sur les véritables causes de l'immigration clandestine.
    Depuis un an, Félix vit chez Patrick et Flavie, toujours clandestin. Il ne peut ni sortir ni fréquenter le collège. Patrick tente de le régulariser. En vain.
    Un jour, Félix et Flavie vont se promener au bord d'un lac. Soudain, un jeune enfant tombe à l'eau. Félix n'hésite pas et plonge. L'enfant est sauvé. Un attroupement se forme. Un homme prend des photos. Félix s'enfuit.
    Le lendemain, sa photo fait la une du journal local. Journalistes, gendarmes, tout va très vite. Félix est arrêté.
    Aussitôt un comité de soutien s'organise et quelques jours plus tard, Félix est autorisé à rester légalement en France. Au nom de son geste héroïque.
    Mais le jour de sa libération Félix reçoit une lettre de sa mère. Elle lui explique que leur séparation devient insupportable : elle a besoin d'avoir des nouvelles de son fils. Félix décide alors de retourner en Côte d'Ivoire, malgré sa régularisation. Sa place est là-bas car sa famille a besoin de lui. En France, il ne peut pas les aider.
    Le récit s'achève, deux ans plus tard. Félix et sa famille vont mieux : le travail est toujours aussi dur mais le fait d'être réunis leur donne du courage. Et puis un jour, un taxi arrive... Patrick vient de trouver du travail à Abidjan, dans le cadre d'un programme de commerce équitable, Flavie est inscrite au collège français.
    Dans les deux premiers tomes, Marc Cantin abordait avec beaucoup de justesse et de sensibilité la question de l'immigration et des difficultés liées à l'intégration. Ici, il va encore plus loin et pose les questions de fond. Avec un retournement final qui ouvre de véritables pistes de réflexion. Sur notre rapport à l'autre quand nous souhaitons lui venir en aide. Sur nos rapports avec les pays économiquement pauvres (disons plutôt économiquement appauvris).
    Sur les raisons des flux migratoires. Sur la liberté, pour chacun, de pouvoir choisir son lieu de vie.
    Finalement, l'histoire de Félix montre que le problème des sans-papiers ne se règlera pas seulement en France.
    Marc Cantin donne un espoir, une piste de solution. Et montre que la solution de ces problèmes-là réside aussi dans nos comportements de consommateur.

  • Un roman inscrit dans une double actualité : la coupe du monde de football et le racisme dans les
    stades. Une fable sportive et philosophique qui réjouira les amateurs de foot épris de justice et de
    tolérance.
    Habib Diarra est le meilleur footballeur français. Peut-être même du monde. Il joue la finale de la
    coupe du monde. 0-0 à quelques minutes de la fin du match. L'équipe de France obtient un
    pénalty. Habib est désigné pour le tirer. Le monde entier retient son souffle. Et là, au lieu de tirer
    vers le but adverse, Habib Diarra vise délibérément un homme au bord du terrain, un ramasseur
    de balles, à une dizaine de mètres de là. Il lui envoie le ballon en pleine figure. Le stade entier
    entend sa douleur au milieu d'un silence d'incompréhension.
    Seul Habib connaît les raisons de son geste : le ramasseur de balles, c'est Jean Martin, un ancien
    entraîneur. Un homme raciste, profondément injuste. Dans les jours qui suivent la finale, alors que
    toute la presse se déchaîne contre Habib, tout le passé du joueur refait surface. Son enfance dans
    une cité de banlieue ; la mort de son père malien sur un chantier ; son entrée dans un centre de
    formation de jeunes footballeurs, cornaqué par un certain Jean Martin, qui lui mène la vie dure, qui
    manoeuvre pour briser une histoire d'amour naissante. Et puis le racisme plus évident de certains
    spectateurs, les cris de singe dans les stades dès qu'Habib a la balle, les insultes.
    Ce roman passionnant montre le quotidien d'un joueur de haut niveau, mais un joueur de haut
    niveau noir. Ni moralisateur ni donneur de leçons, ce roman se veut un texte militant. Court,
    rythmé, très efficace. En quelques chapitres, l'auteur évoque tous les bonheurs et toutes les hontes
    du sport de compétition : l'amitié et le courage, mais aussi le poids de l'argent et celui des
    préjugés. Et puis, surtout, un racisme latent qui peut briser n'importe quel sportif de haut niveau.
    Un roman pour les amoureux de la justice autant que du football.

  • Ils sont quatre, à se cacher à bord d'un cargo parti d'Abidjan, en route pour Brest. La mère, Moussa le frère aîné, Bayamé la petite soeur et puis Félix, 10 ans. Ils fuient la misère des champs de cacao pour une vie meilleure, une vie rêvée en France. D'abord clandestins chez l'oncle Massoudé, en attendant du travail, et une régularisation. Mais les choses tournent mal, la police
    intervient. Seul Félix échappe miraculeusement à l'expulsion. Mais il est seul.
    Ce texte très émouvant montre, avec une grande sensibilité la réalité quotidienne de l'immigration clandestine en France, et la vie des sans-papiers venus d'Afrique. Le texte ne prend jamais parti, il explique simplement les raisons et les conditions de ce phénomène trop souvent caricaturé et
    instrumentalisé. On est loin des discours politiques et idéologiques ; on est au plus près du vécu d'un enfant de 10 ans, qui n'est qu'une victime de tout un système.

empty