Histoires extraordinaires et nouvelles histoires extraordinaires
Histoires extraordinaires et nouvelles histoires extraordinaires
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Histoires extraordinaires et nouvelles histoires extraordinaires (illustrations Harry Clarke)

Traduction CHARLES BAUDELAIRE  - Langue d'origine : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

À propos

En 1919, les éditeurs américain Tudor et britannique Brentano's enrichissent le texte d'Edgar Allan Poe de 32 illustrations de l'artiste irlandais Harry Clarke, dont 24 en noir et blanc et 8 en couleurs.

Nous avons décidé de publier en un superbe volume relié ces 32 planches, associées à la traduction que Baudelaire fit des nouvelles d'Edgar Allan Poe en 1856. Ces illustrations sombres, inquiétantes, aiguisées comme des lames de rasoirs, retranscrivent à merveille l'ambiance sublime et cauchemardesque des récits.

Dans sa forme, ce livre réinterprète les bibliothèques prestigieuses du XIXe siècle comme celles de Hetzel, l'éditeur de Jules Verne. La couverture façon requin rouge gravée au fer argent lui confère un aspect sanguin, charnel et fantastique, à l'image des nouvelles d'Edgar Allan Poe. Les illustrations reproduisent la profondeur des noirs de Harry Clarke et ses couleurs étranges.

Un ouvrage artistiquement éclatant, entre ombre et lumière, pour jeunes... et moins jeunes.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782352900795

  • Disponibilité

    Indisponible

  • Nombre de pages

    446 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    18 cm

Infos supplémentaires : Relié  

Edgar Allan Poe

1809-1849
La vie d'Edgar Poe fut une longue pérégrination, de ville en ville et de solitude en solitude, dans une Amérique qui ne peut le comprendre.
Fils d'acteurs de tournées, phtisiques et alcooliques, il naît dans une roulotte cahotante. En 1811, il est orphelin et confié à la charité de la bourgeoisie de Richmond. Il est adopté par la famille Allan qui s'installe pour quelque temps à Liverpool: l'Angleterre mystérieuse va impressionner l'enfant et lui donner le goût du fantastique macabre. Il suit des études classiques et littéraires. A l'Université de Virginie, il commence à contracter des dettes de jeu et rompt avec son père adoptif qui refuse de les payer.
En 1833, il connaît un premier succès en remportant un prix à un concours organisé par le Saturday Visitor de Baltimor avec son récit "Manuscrit trouvé dans une bouteille". Il entre au Souther Literary Messenger de Richmond et en deviendra rédacteur en chef en 1835. Mais l'alcool et les drogues le plongent dans des accès de dépression et il perd son emploi. Dix ans plus tard, il publie le Corbeau qui bouleverse le public. Poe connaît alors une courte période d'engouements et de succès mondains. Les dettes et l'alcool le précipitent définitivement dans la déchéance.
Nul ne saura jamais ce que furent les derniers jours de sa vie: on le découvre, le 3 octobre 1849, dans un ruisseau, près de Light Street à Baltimore. Il meurt quatre jours plus tard au Washington Hospital.

"Je n'ai commis qu'une seule faute: je n'ai pas su être heureux. Jamais! Pas même un jour, pas même une heure. La création elle-même, joie des poètes plus sensibles, était pour moi plus angoissante que rédemptrice. La cause première de mon infortune, maintenant, je la connais. J'ai toujours eu peur de la vie. D'une sensibilité exacerbée et malade depuis ma plus tendre enfance, secoué, ébranlé jusqu'au bout par la malchance et la misère, la vie de tous les jours, la réalité quotidienne étaient pour moi un continuel motif de terreur. J'avais l'impression d'être contamment suspendu à la limite des deux royaumes, d'être un enfant à demi mort, enchaîné, de façon incompréhensible, à un spectre nostalgique. L'enfant avait peur des ténèbres; le spectre, de la lumière. L'un et l'autre aspiraient à la mort et la redoutaient tout ensemble. La vie, c'était pour moi l'hallucination, l'ennemie, la condamnation. Chaque fois que je tentais de m'accorder avec elle, j'étais blessé, repoussé; je me faisais l'effet d'un ange voulant s'asseoir à un banquet de monstres. L'amour lui-même ne parvint pas à me sauver, car la femme est une des plus parfaites incarnations de la vie, et j'avais de la vie une indicible terreur." (Le Jugement Universel de Giovanni Papini)

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