Mon caméléon
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Résumé

On ne sait pas assez combien les animaux sont fascinants, mais on le sait pour le caméléon, son drôle de nom, sa façon de se jouer des couleurs. Peut-être se souvient-on de La Vie des meilleurs peintres... de Vasari et de la savoureuse erreur de Paolo Uccello, sur le Caméléon : « On dit même qu'à Padoue il exécuta une fresque des quatre éléments, et qu'il donna pour attribut à l'air l'image du caméléon. Mais il n'en avait jamais vu, de sorte qu'il représenta un chameau ventru qui a la gueule bée. » (Or le caméléon, écrit Vasari, est semblable à un petit lézard sec, au lieu que le chameau est une grande bête dégingandée.) Aussi quel plaisir de le voir vivre au côté de Francis de Miomandre, écrivain du début du XXé, membre du club des Longues Moustache, prix Goncourt 1908 avec Au fil de l'eau, qu'une récente biographie de Rémi Rousselot a permis de redécouvrir. Il garda des décadents un dandysme et une coquetterie d'écriture au diapason de cet étonnant lézard. Le Caméléon est un dandy. Et Miomandre le fréquente comme vous fréquentez votre chien, c'est-à-dire tout le temps et dans tous ses états. Jamais un animal aussi éloigné par la taille et datant du mésozoïque n'a été observé de si près et avec autant d'étonnement et de familiarité par le sapiens d'où le sentiment en le lisant d'assister à une expérience plutôt qu'à une lecture. Michel Crépu de la NRF, de la Revue des deux mondes et de toutes sortes de choses encore, bref particulier, était plus apte que n'importe qui pour nous présenter ce tandem : le sapiens et le caméléon.

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  • EAN 9782909688831
  • Disponibilité Abandon de parution
  • Nombre de pages 210 Pages
  • Longueur 17 cm

Série : Non précisée

Rayon(s) : Littérature générale > Littérature argumentative > Essai littéraire

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