Nous ne jouons pas sur les tombes
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Nous ne jouons pas sur les tombes

À propos

Difficile d'aborder l'oeuvre d'Emily Dickinson, qui n'a jamais composé de recueil, et dont les 1800 poèmes sont répartis sur une période de 30 ans. Durant cette vaste période, son écriture et ses préoccupations changent, certains de ses proches disparaissent, sa santé s'altère.... ce qui rend délicat l'appréhension de cette oeuvre qui ne semble pouvoir s'approcher que frontalement. Nous avons pris ici le parti de présenter un choix de poèmes recueillis dans les limites arbitraires d'une année d'écriture, ici 1863, qui est l'année la plus productive de l'auteur. La sélection que nous publions, organisée comme un véritable livre et non pas comme une succession de textes, comporte une soixantaine d'entre eux (sur les 300 écrits dans la période) réunis par la proximité de leurs thèmes : la solitude, les limites de la mortalité humaine, la vie quotidienne dans une petite ville de province, et ce dialogue si particulier qu'Emily Dickinson entretenait avec ce qu'on pourrait appeler ses lecteurs invisibles, quelque part entre la confession, le journal et la correspondance. Il naît ce trouble au fil de la lecture, comme un rapport d'exclusivité entre l'auteur et le lecteur, la sensation d'une relation de l'un à l'autre ; une voix qui chuchote par-dessus le temps et dont la vitalité intime ne s'altère pas.

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Rayons : Littérature générale > Poésie

  • EAN

    9782877041621

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    136 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    15 cm

Infos supplémentaires : Broché  

Emily Dickinson

Emily Dickinson est née en 1830 à Amherst (Massachussets) d'une famille de notables.ÿSon père, avocat réputé, est représentant à la Chambre des députés du Massachusetts.ÿEmily a un frère aîné Austin et aura une cadette, Lavinia. Elle reçoit une éducation soignée. À la Amherst Academy, elle rencontre ses plus chères amies. La mort de son amie Sophia Holland en 1844 la bouleverse. En 1847, un jeune stagiaire, Ben Newton, arrive au cabinet de son père, qui exerce une influence déterminante sur sa vocation d'écrivain : il est, écrira-t-elle, « l'ami qui m'enseigna l'immortalité».ÿEn 1852, son père est élu membre du Congrès. Emily se rend à Washington puis à Philadelphie où elle rencontre le Révérend Wadsworth. Son frère Austin se marie en 1856 avec sa meilleure amie, Sue, qui restera sa confidente privilégiée, malgré un puritanisme qui l'agace. Emily se détache de plus en plus des pratiques religieuses. En 1860, Wadsworth part s'installer en Californie. L'éloignement devient un thème dominant de ses poèmes. Totalement recluse, elle ne se vêt plus que de blanc.ÿEmily écrit en 1862 au critique T. W. Higginson pour avoir son avis sur ses poèmes.ÿSes réserves la décident à n'en publier aucun. Les années 1874 et 1875 marquent le début d'une série de maladies et de deuils. Son père meurt en 1974, sa mère est frappée de paralysie en 1875, Gilbert, fils d'Austin et Sue, meurt de fièvre typhoïde.ÿEmily se prend d'une ardente passion pour le juge Otis P. Lord, ami de son père tombé veuf en 1877. La mort de ce dernier en 1884 est à l'origine d'une dépression nerveuse qui altère le fragile équilibre de sa santé. Elle meurt en 1886 à 56 ans.

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