Capharnaüm (PREFACE DE JEAN ORIZET)

À propos

Je ne doute pas que mon impertinence « d'utiliser » René Char, surprendra plus d'un visiteur... mais si un poète doit laisser des traces (des poèmes comme les tesselles d'une mosaïque) il ne doit pas pour cela déposer ses empreintes dans les rêves d'un autre, fut-il son père ou son mentor. René Char est mon ami, mon amitié (dans un seul sens pour cause de décalage horaire) s'est tissée en le lisant, nous nous sommes parlés... les poètes ont des silences qu'eux seuls peuvent entendre. D'autres sont aussi mes amis, sans oublier Bach ; mais comme un bateau je ne suis pas amoureux des vagues, elles me portent, me dirigent et en fin de compte m'échouent. Ma coque ne prend pas l'eau et mon tirant n'est pas obsessionnel.
Capharnaüm est un capharnaüm au sens propre, c'est-à-dire un bric-à-brac, un souk, une brocante... tout simplement un homme ! Qui rentrerait chez lui sans y être invité, pour chercher... rien de particulier, rien de réel, une vieille émotion cabossée, une idée pour sourire. Toute cette poussière qui recouvre ses souvenirs et autres élucubrations, est gris doré, c'est de la poésie brute, originelle, déposée-là par des receleurs nommés Char, Baudelaire, Eluard et tant d'autres et par vous aussi Orizet.
René Char n'a-t-il pas écrit dans les Feuillets d'Hypnos : « N'étant jamais définitivement modelé, l'homme est receleur de son contraire. » Je ne suis qu'un farfouilleur poétique qui cherche un poème pas encore écrit... pas encore lu... je chine dans les émotions une idée pas trop abîmée.



Rayons : Littérature générale > Poésie

  • EAN

    9782851576613

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    192 Pages

  • Longueur

    21.5 cm

  • Largeur

    13.5 cm

  • Épaisseur

    1.6 cm

  • Poids

    286 g

  • Distributeur

    Dilisco

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Mandin

MANDIN est un poète contemporain qui cherche à innover et à présenter chaque fois de nouvelles idées. Il épate avec sa beauté linguistique qui prend des couleurs et des saveurs, qui filtrent l'âme. Il dresse un pont émouvant entre le créateur et ses lectrices et bien sûr ses lecteurs. La dilution c'est une continuité et un enrichissement. Car rien ne se perd tout se transforme comme disait le philosophe grec Lucrèce. Dans la dilution
et dans les essences des choses résident des lumières du savoir. Qui nous éclairent. Et qui illuminent les sentiers battus dans le monde.

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