Lettres à des photographies

Donnez votre avis

Cet ouvrage n'a pas encore été noté

 / 

Lettres à des photographies

Silvia Baron Supervielle a perdu sa mère trop jeune pour avoir des souvenirs d'elle. Cette blessure ne s'est jamais refermée et irrigue sans doute toute son oeuvre de poète, d'essayiste et de romancière, mais c'est seulement aujourd'hui qu'elle l'affronte directement, en s'adressant à sa mère, ou plutôt, en s'adressant à ces photos de sa mère qui ornent sa table de travail et sa bibliothèque. Ce besoin de « parler » à sa mère a donné un livre étonnant qui reflète à la fois la nécessité de comprendre sa mère, d'imaginer ce qui a été sa brève vie, et le désir de lui raconter ce qu'ellemême est devenue. Prenant comme point de départ ces quelques photos sauvées de l'oubli, Silvia Baron Supervielle décrit d'abord la beauté physique de sa mère, puis élargit le champ en expliquant où et dans quelles circonstances la photo a été prise. Cela prend parfois la forme d'une enquête afin d'obtenir des éclaircissements sur tel ou tel aspect de la vie de ses parents. Silvia Baron Supervielle poursuit cette investigation sur la vie de sa mère en deux directions ensuite. D'une part, elle remonte l'arbre généalogique du côté maternel en Uruguay, et cette partie du livre et particulièrement romanesque, avec des anecdotes sur des amours cachés ou les mérites de ses aïeux. D'autre part, elle évoque sa vie après la mort de sa mère, le remariage du père avec une femme distante, la mort de la petite soeur handicapée, l'interdiction d'évoquer le souvenir de sa mère, le départ pour la France enfin. Les cent soixante lettres rassemblées ici sont l'aboutissement poétique et biographique de ce cheminement, comme une façon de racheter un silence imposé autour d'une blessure existentielle trop vive.

  • EAN 9782070140831
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 132 Pages
  • Longueur 21 cm
  • Largeur 14 cm
  • Épaisseur 1 cm
  • Poids 204 g
  • Distributeur Sodis

Rayon(s) : Littérature générale > Romans & Nouvelles

Silvia Baron Supervielle

Silvia Baron Supervielle est née à Buenos Aires, où elle commence à écrire en espagnol. En 1961, elle arrive à Paris. Après quelques années de silence, elle reprend ses écrits en français. Elle aime à se dire un écrivain du Rio de la Plata converti à la langue française. Elle a publié une quinzaine de titres - poèmes, essais ou récits - chez différents éditeurs, et a traduit notamment Borges, Silvina Ocampo, Arnaldo Colveyra vers le français, et Marguerite Yourcenar vers l'espagnol.

Broché
empty