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  • Marie la stérile qui bataille pour devenir mère, Didier qui a commis un meurtre de sang-froid et le raconte pour la première fois en séance, Youri écartelé entre deux amours, Gretel qui se découvre un père criminel, Léopold qui a peur des femmes, Arthur, 2 ans, qui mime à son analyste le déroulement de sa propre naissance : chacun de ces patients a, par son histoire, sa personnalité, la force de son transfert ou de ses rêves, marqué à jamais son psychanalyste.
    Dans le secret de leur cabinet, Jean-Pierre Winter, Muriel Flis Trèves, Philippe Grimbert, Serge Hefez, Robert Neuburger et treize autres psychanalystes ont accepté de raconter leur patient « préféré », celui qu'ils n'oublieront pas, celui qui a fait d'eux un analyste, parfois même une femme, un homme différent.
    De ces confidences exceptionnelles, de ces rencontres qui ont changé le cours de deux existences, celles du patient et de son thérapeute, l'auteur a tiré des récits qui se lisent comment autant de nouvelles. Car la psychanalyse est une formidable pourvoyeuse d'histoires, et ces chagrins, ces hontes, ces rires, ces guérisons vécus sur le divan par ces étonnants patients-personnages pourraient être les nôtres.
    Les psys : Nicole Anquetil, Roland Gori, Simone Korff-Sausse, Eva Marie Golder, Danièle Levy, Gérard Bonnet, Bernard Golse, Philippe Grimbert, Sylviane Giampino, Pierre Streliski, Jacqueline Schaeffer, Muriel Flis-Trèves, Serge Hefez, Jean-Pierre Winter, Patrick Landman, Michael Larivière, Robert Neuburger.

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  • Actuellement chef du service de psychiatrie du centre pénitentiaire de Fresnes, le Dr Bodon-Bruzel exerce la psychiatrie en milieu fermé ou carcéral depuis plus de vingt ans.
    Dans cet ouvrage unique, la psychiatre nous fait partager son expérience des situations cliniques extrêmes auprès des malades mentaux que la société qualifie facilement de fous dangereux.
    Après une première partie consacrée à la naissance de sa vocation et à son parcours, le Dr Bodon-Bruzel nous fait part de rencontres parmi les plus marquantes, violentes ou émouvantes avec ses patients. Nous croisons le destin de l'homme qui cherchait à épouser une morte, de cet autre qui a pris sa mère pour un tueur en série chinois, de la femme comprenant que son bébé était diabolique, de celle endormie serrant la main coupée de son amant. Ou encore l'histoire de l'homme qui pensait faire tomber les avions et celle du garçon qui venait de la Lune.
    Qui sont les fous dangereux ? Qu'est-ce qui motive leurs actes ? Comment la société les prend-elle en charge ? Quelles sont leurs possibilités d'évolution ? De guérison ? Comment maîtriser le risque de récidive ?
    Autant de questions auxquelles l'auteur répond, en apportant un éclairage nouveau sur ces malades, chez lesquels elle n'a jamais renoncé à trouver leur part d'humanité.

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  • Dans cet essai, Jean-Michel Rabaté montre que le mensonge est intimement lié au paradoxe, donc voué de manière structurelle à la contradiction, tant dans ses manifestations sociales que politiques et philosophiques. Pour expliquer et mettre en scène les paradoxes du mensonge, l'auteur prend comme point de départ le champ de la politique et des médias aux États-Unis, lieu où l'on observe une grande fascination pour ce thème. Il expose brillamment l'attitude de Clinton et de Bush face au mensonge privé ou d'État, avant d'aborder des cas célèbres de journalistes ou d'écrivains. Les témoignages de Steve Glass, Lauren Slater et, par l'intermédiaire du livre d'Emmanuel Carrère (L'adversaire), de Jean-Claude Romand apportent d'autres perspectives sur la pratique du mensonge. Celui-ci ne peut se réduire à une contradiction entre un certain discours et la réalité des faits. Il faut combiner d'autres critères pour comprendre les logiques du mensonge contemporain : il y a d'abord le test de la réalité, toujours indispensable, même si cela reste souvent un point d'indécidabilité ; il y a ensuite l'intention de tromper, sans laquelle, comme disait saint Augustin, on ne peut parler de mensonge puisqu'on peut toujours mentir en disant la vérité factuelle ; enfin, il y a le mensonge réflexif, c'est-à-dire l'erreur sur soi-même, la méconnaissance produite par l'inconscient qui sous-tend erreurs, lapsus et actes manqués. Il conclut de manière paradoxale sur l'affirmation conjointe de l'inévitabilité et l'inexcusabilité du mensonge. Jean-Michel Rabaté nous livre ici une belle synthèse, remarquablement claire, entre une réflexion politique et une interrogation philosophique.

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