Societe Des Ecrivains

  • "« Le cinq février était censé être le dernier jour de ma vie ». À la suite d'une tentative de suicide, Cyrielle intègre une clinique psychiatrique. La confrontation à cet univers inconnu et effrayant irrite ses démons, elle qui est terrassée par l'anorexie. La découverte de ce « royaume des déraisons » s'avérera néanmoins salutaire. À travers les autres patients tourmentés, l'auteur a trouvé la force de combattre son trouble. Le désir de se libérer des chaînes de la maladie se révélera alors plus intense que ce mal-être foudroyant, dans lequel elle s'isolait avec brutalité."

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  • Janine vit aujourd´hui en Bretagne en compagnie de son mari Antoine. Elle est retraitée et prend le temps d´apprécier chaque moment heureux. Mais bien des peines, bien des déceptions, bien des larmes ont émaillé sa vie et l´ont menée à Brest. Ainsi, à vingt et un ans, elle donnait naissance à Juliette, petite fille métisse dont le père l´abandonna. Heureusement, Janine rencontra vite Antoine, et Juliette fut bientôt rejointe par Clément. Cette petite famille vivra heureuse jusqu´au voyage de Juliette en Angleterre, d´où elle ramènera une étrange maladie, psychologique et incurable. Malgré son amour et son courage, Janine ne pourra que constater la lente descente aux enfers de sa fille, atteinte de paranoïa. Un récit grave et alarmant, qui sensibilise autant qu´il émeut le lecteur. J. Le Verge rend palpable le désespoir et la frustration qu´elle subit au quotidien, dans une histoire vraie écrite sur le mode de la confession, avec sensibilité et objectivité. Un livre beau et triste à la fois, réaliste en tous points, surtout dans l´expression d´une douleur trop longtemps contenue.

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  • « Elle savait qu'elle allait devoir se battre mais n'avait jamais imaginé que ce serait aussi douloureux. Elle pensait avoir vécu le pire. Or, derrière le pire se cache encore pire. Malgré tout, elle ne veut plus laisser une seule miette de sa vie à l'anorexie. Elle cherche de l'aide, elle exprime douloureusement ses blessures si longtemps tues. Elle se bat, elle se débat. Et là où elle a toujours failli, des ressources inespérées se révèlent à elle. Ainsi, jour après jour, repas après repas, elle tient la distance, elle ne laisse rien échapper, elle prend l'ensemble de ses repas jusqu'à la dernière miette. Et pourtant, son angoisse éclate parfois si violemment, dans une douleur tellement intense, un dégoût si fort, qu'elle ne voudrait qu'une chose : elle voudrait juste tout laisser tomber. » Mais avant cela, avant le réveil, il a bien fallu s'apercevoir que l'anorexie était l'ennemie en soi, qu'elle n'était pas force, qu'elle fonctionnait comme illusion et comme voile. Qu'elle n'était pas bouée de sauvetage, mais enclume. Qu'elle l'entraînait plus vers le fond que vers l'éther. Ainsi, avant de se soigner et de préférer vivre, il a fallu passer par les montagnes russes de l'âme, déjouer ses propres velléités et vraiment prendre conscience du mal. Conscience : il s'agit peut-être même du terme sous lequel placer ce témoignage qui n'a de cesse d'autopsier, de comprendre et de vouloir faire comprendre les mécanismes dévastateurs et insidieux de l'anorexie. Un texte lucide, jusqu'au terrible.

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  • Dans ces pages autobiographiques, Jean-Yves Huvey évoque le parcours l'ayant amené à devenir un professionnel de la relation d'aide.
    Sans illusion sur lui, avec une sincérité confondante, il évoque son enfance et le suicide de sa mère quand il avait 17 ans, véritable naufrage dans son existence, puis ses années d'errance à la recherche de raisons d'exister avant que les événements de la Vie l'amènent à s'engager... s'engager dans le syndicalisme d'abord puis dans les études en psychologie du travail au CNAM en lien direct avec la vie des salariés. Il sera un des pionniers de la prise en compte de la souffrance des salariés mettant en relief l'abandon des managers.
    À l'heure où la souffrance au travail commence à être reconnue, il décrit son quotidien, tout entier à l'écoute des autres, de ceux que notre société capitaliste manipule et parfois broie sans pitié ni humanité.
    Outre les interrogations sur notre devenir, ces pages délivrent un message d'espoir et de foi en l'Homme.
    Fasse qu'il soit entendu.

  • « Mon message, ici [...], a un but fondamental : exposer une réalité médicale pour ne pas dénigrer la gravité de cette pathologie, mais surtout pour introduire le fait qu'en ayant les bons réflexes au bon moment, le bipolaire peut enrayer, à temps, une crise que, très rapidement, il ne pourrait plus maîtriser tout seul. Ne l'oublions pas : si l'émergence des épisodes, par manque de vigilance, peut être très rapide, le bipolaire dispose d'un atout considérable, celui des signes annonciateurs d'une rechute. Bien vivre avec sa maladie nécessite, bien évidemment, des concepts fondamentaux à s'imposer. » Exposé de phases et symptômes de la maladie, volonté de prévention et affirmation que l'on peut contrôler le trouble bipolaire : autour de ces axes se construit le propos de L. Rousseau qui, elle-même atteinte par cette maladie, prouve que l'on peut composer avec elle et apprendre à la juguler. Informatif et encourageant, synthétique et destiné à tous - aussi bien aux malades qu'à leurs proches -, ce guide donne les clés pour comprendre, accepter et dompter un trouble toujours entouré de clichés et stéréotypes.

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  • "Hideux, le jus noir de mes pensées faméliques Se déverse sur les formes en volumes de ton corps De déesse; la brillance des reflets moirés et pathétiques, Danse macabre, volutes des chaires qui se nouent, encore, Dégoulinure de la fange fétide dont déborde L'être, légume; point d'appui du poids de l'univers, Equilibre instable, pointe qui s'échine, Gullivers, Dieu titanesque, géant invincible de sa horde; (...) " Extrait du texte intitulé : "L'aiguille de l'endroit et celle de l'envers" Ce livre oscille entre délire ou malaise existentiel, interrogation de l'existence en tant qu'errance ; questionnement, doute ou vacillement quand l'être qui écrit n'arrive plus à faire face au vide qui le submerge, et, mise en perspective philosophique de cette existence, là où la violence de la douleur, la souffrance, jouent un rôle de révélateur parce que l'être arrive à surmonter cette déchéance et à être plus fort qu'elle, à en sortir plus fort et à prendre le recul réflexif nécessaire et suffisant pour s'en faire une sagesse. Emmanuel Hubert, né le 13 septembre 1972 en Normandie (France). Auteur, compositeur, interprète, sous le pseudonyme Me l'âme nue (chanson, rock, poésie, musique expérimentale...), et chanteur-musicien dans le groupe LUMEN. Plasticien. Expérimente dans le théâtre et les arts de la scène. Titulaire d'une licence en Sciences de l'Education. Contact : emmanuel.hubert@laposte.net

  • "Ma vie n'était plus qu'un désert, Un désert submergé d'effroi, Cette peur des autres, De tous les autres, Et ce "lien" à l'autre, Que l'on croit à jamais détruit.
    Et je ne ressentais plus l'amour, Autour de moi.
    Je ne pouvais plus dire "je suis". Où sont les repères affectifs si chèrement acquis? Comment tenir debout?
    Je vis heureusement, je vis avec "la cause" de ma souffrance.
    Je n'en suis jamais délivrée, jusqu'à ce jour, Où Marie me prend la main.

    Seigneur, Fais de mon cri, Un cri humain, Un cri d'espoir, Un cri d'amour, Pour toujours, cette fois."

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  • « Quel que soit le domaine, sociétal, professionnel, politique, sportif ou autre, le principal n'est pas de savoir qui fait le bien, qui fait le mal, qui est bon, qui est mauvais, qui a tort ou raison. Le principal est de déchiffrer les raisons et les causes du litige, de la rivalité. Éduquez-vous à essayer de comprendre la logique de l'origine du conflit et les arguments des personnes impliquées. Cette capacité de ne pas juger vous ouvrira les portes à la communication entre vous-même et ceux qui comptent dans votre vie. Vous prendrez conscience que nous n'avons pas tous la même sensibilité ou tolérance face aux événements, ni tous la même façon d'appréhender et d'évaluer une situation. Que vous soyez témoin, spectateur, confident ou partie prenante d'un conflit, j'espère que la lecture de ce qui suit vous aidera à avoir le recul, la lucidité nécessaire pour ne pas trop vite juger et faire culpabiliser l'Autre ou les Autres (puisqu'un conflit peut concerner plusieurs parties). Mais que vous adopterez plutôt une attitude responsable et encouragerez la ou les autre(s) partie(s) concernée(s) à également se responsabiliser. »

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  • Si Causelle a longtemps vécu dans une sorte d'errance, elle part à présent à la dérive. Tout comme si elle ne s'appartenait pas - mais s'est-elle jamais appartenu ? Tout comme si elle n'était que poids mort. Alors, un jour ou l'autre, peut poindre le laisser-tomber. voire le désir d'un passage à l'acte. À moins de s'engager dans la cure psychanalytique et espérer se trouver. Une cure ici dépeinte et analysée par C. Maire qui tente de démêler les noeuds d'une singulière patiente, au parcours atypique. Il ne s'agit pas d'appréhender cet essai comme un quelconque cours de psychanalyse ou comme méthode de cure. Ce qui est certainement fondamental dans ce texte, c'est l'effort d'interprétation dont il témoigne, tel l'acte d'un désir inconscient, celui de plonger au plus profond de soi, de trouver la source, de se laisser porter par elle, pour remonter à la surface jusqu'à la lumière de l'interprétation. Cela en proposant un écrit volontiers délié, dans lequel théories, paroles et rêves de Causelle, suppositions et questionnements relancent incessamment la tentative de compréhension du mal-être de la patiente et du chemin pracouru par elle, dans une temporalité des effets d'après coup.

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