Sciences Humaines

  • Un monde sans connards est possible !

    En fait, non. Désolés.

    Mais ça n'empêche pas d'y réfléchir.

    La connerie, chacun la connaît : nous la supportons tous au quotidien.

    C'est un fardeau. Et pourtant les psychologues, spécia­listes du comportement humain, n'ont jamais essayé de la définir.

    Mieux la comprendre pour mieux la combattre, tel est l'objectif de ce livre, même si nous sommes vaincus d'avance.

    Des psys de tous les pays, mais aussi des philosophes, sociologues et écrivains, nous livrent ici leur vision de la connerie humaine.

    C'est une première mondiale.

    Et peut-être une dernière, profitez-en !


    Sous la direction de Jean-François Marmion Psychologue et rédacteur en chef de la revue Le Cercle Psy.

    Avec les contributions de?: Dan Ariely, Brigitte Axelrad, Laurent Bègue, Claudie Bert, Stacey Callahan, Jean-Claude Carrière, Serge Ciccotti, Jean Cottraux, Boris Cyrulnik, Antonio Damasio, Sebastian Dieguez, Jean-François Dortier, Pascal Engel, Howard Gardner, Nicolas Gauvrit, Alison Gopnik, Ryan Holiday, Aaron James, François Jost, Daniel Kahneman, Pierre Lemarquis, Jean-François Marmion, Patrick Moreau, Edgar Morin, Tobie Nathan, Delphine Oudiette, Emmanuelle Piquet, Pierre de Senarclens, Yves-Alexandre Thalmann.

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  • Nous aimons la politique autant que nous détestons ceux qui l'incarnent. Ils ne nous semblent jamais à la hauteur de nos espérances et des circonstances. Humains, trop humains... ou trop peu, parfois. Mais à trop noircir le trait, c'est la démocratie que l'on rature. Et les torts sont partagés. Car après tout, quel est le pire : gouverner ou voter comme des cons ? Ce livre collectif ne se veut ni un bêtisier ni une énième entreprise de dénigrement systématique de la politique, mais un ensemble de réflexions sur la responsabilité des gouvernants, des électeurs et des médias dans les crises de confiance à l'égard du pouvoir qui jalonnent notre histoire et culminent à notre époque.

    Avec les contributions de : Cécile Alduy, Laurent Auzoult, Michael C. Berhent, Dominique Bourg, Philippe Braud, Sophie Coignard, Tania Crasnianski, Christian Delporte, Pascal Froissart, Alain Garrigou, Jean Garrigues, Didier Georgakakis, Charles Haroche, Jean-Vincent Holeindre, François-Bernard Huyghe, Annie Jourdan, Karim Lebhour, Patrick Lemoine, Alexis Lévrier, George E. Marcus, Janine Mossuz-Lavau, Anne Muxel, Cédric Passard, Pascal Perrineau, Emmanuel Pinto, Didier Pourquery, Myriam Revault d'Allonnes, Romina Rinaldi, Brice Teinturier.

  • « Beauté intérieure », mon oeil !
    « Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la Terre aurait changé », estimait Blaise Pascal. Si votre nez à vous était différent, ou la couleur de vos yeux, ou vos mensurations, c'est votre nombril qui en serait bouleversé. On a beau se répéter que la valeur n'attend pas le nombre des kilos, que la vraie beauté est celle de l'esprit, on sait pertinemment que, dans notre société du paraître inlassablement dénoncée par des intellectuels bien habillés, notre estime de soi reste étroitement tributaire de notre apparence. Dans cet ouvrage, nos experts analysent la laideur et la beauté dans le couple, au travail, à travers toute la sphère sociale, au fil de l'histoire et au gré des cultures. Et en tirent toutes les conséquences, sans hypocrisie. Bas les masques !

    Avec les contributions de : Jean-François Amadieu, Jean-Yves Baudouin, Christian Bromberger, Anne Carol, Jean-Pierre Changeux, Jimmy Charruau, Peggy Chekroun, Frédéric Godart, Agathe Guillot, Nathalie Heinich, Floriane Herrero, Jean-Claude Kaufmann, Lubomir Lamy, David Le Breton, Jean-Baptiste Légal, Pierre Lemarquis, Caline Majdalani, Frédéric Monneyron, Danielle Moyse, Bertrand Naivin, Jean-Baptiste de Panafieu, Xavier Pommereau, Isabelle Queval, Romina Rinaldi, Claudine Sagaert, Guy Tiberghien, Georges Vigarello.

  • De Théodule Ribot à Jacques Lacan, en passant par l'incontournable famille Freud ou Alfred Binet, des Principes de psychologie de William James au Merveilleux malheur de Boris Cyrulnik en passant par Comment se faire de bons amis ? de Dale Carnegie ou La mise en scène de la vie quotidienne d'Erving Goffman, ce livre vous permet de faire un « tour du monde » de la psychologie en 88 livres, tous plus significatifs les uns que les autres. À l'aune des connaissances actuelles, certains d'entre eux pourront vous faire rire ou vous effrayer, mais tous ont eu leur importance dans la construction de la discipline. Cette sélection de classiques, qui court de la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours, vous présentera en filigrane l'histoire de cette discipline protéiforme, mais aussi celle de notre société, s'imprégnant peu à peu de nouveaux discours et paradigmes. Une vraie mine d'or !

    Avec les contributions de : Marie Bach, Céline Bagault, Cathy Bernheim, Claudie Bert, Alexis Bertin, Dominique Bourdin, Stéphane Breton, Stéphanie Buttay, Solenn Carof, Sylvie Chaperon, Sarah Chiche, Xavier De La Vega, Jean-François Dortier, Émilie Frenkiel, Lisa Friedmann, Martine Fournier, Catherine Halpern, Laurie Hawkes, Jacques Hochmann, Thierry Jobard, Nicolas Journet, Héloïse Junier, Jacques Lecomte, Gilles Marchand, Benoît Marpeau, Chantal Masquelier-Savatier, Andreas Mayer, Xavier Molénat, Magali Molinié, Maxime Morsa, Serge Nicolas, Marc Olano, Renaud Persiaux, Karine Philippe, Romina Rinaldi, Georges- Elia Sarfati, Martin Seligman, Cyril Tarquino, Sarah Terrien, Laurent Testot, Luc Teyssier d'Orfeuil, Anne-Claire Thérizols, Hélène Vaillé, Sophie Viguier-Vinson, Louisa Yousfi.

  • Voici plus qu'un livre, un laboratoire d'idées. Les mots choisis ne sont pas des définitions statiques de LA psychologie, mais le reflet de théories et de concepts en mouvement. Dans cet ouvrage est proposé un état des lieux des grandes évolutions qui ont marqué l'étude du comportement des individus et de leurs processus mentaux depuis un siècle. Destiné à tous ceux qui s'intéressent à la psychologie, du néophyte au praticien, en passant par l'étudiant ou l'autodidacte, il y sera question aussi bien de la psychologie évolutionniste, des neurosciences, de la plasticité cérébrale ou des neurones miroirs.

  • Le langage a toujours été une source de curiosité, de recherche, d'interrogations. Car c'est une sorte de miracle naturel et banal que nous puissions partager les idées et les sentiments de l'autre en échangeant avec lui des sons arbitraires.

    Le langage - oral et écrit - reflète notre culture et notre personnalité, il organise notre pensée, régit nos relations ; il constitue le principal support de la transmission intergénérationnelle, via l'école et les livres, permettant à chacun d'entre nous de profiter de façon cumulative de l'expérience, des découvertes et des pensés de nos prédécesseurs. Central dans nos vies et nos sociétés, il fait l'objet d'études dans de nombreux domaines : la linguistique, la sociologie, la psychologie...

    Plus récemment - ces cinquante dernières années -, les progrès des neurosciences ont ouvert une autre fenêtre sur le langage : son acquisition et son développement, son fonctionnement au niveau cérébral, et donc ses dysfonctionnements.

    C'est là l'objet de ce livre, destiné aux parents, aux enseignants, aux médecins et orthophonistes, et surtout au grand public curieux.

  • La psychologie est victime de son succès. Elle est devenue omniprésente, mais recouvre des pratiques et des théories si diverses qu'il est difficile de trouver des informations fiables, neutres et actualisées. Elle intrigue autant qu'elle déroute. Ni somme technique indigeste ni survol simpliste, cet ouvrage de référence réunit les contributions de spécialistes reconnus. Douze chapitres font le point sur des approches parfois très opposées (comme la psychanalyse et les neurosciences), solidement implantées dans la pratique (comme la psychologie du développement) ou plus récentes (comme la psychologie de la santé), présentant à la fois leurs fondements, leurs méthodes, leur actualité et leurs perspectives. Les troubles mentaux et les prises en charge psychothérapeutiques ne sont pas oubliés.

    En plus de présenter une réflexion sur l'histoire de la psychologie, ce manuel dresse l'état actuel de la profession pour contribuer à orienter les étudiants dans leurs choix.

    Avec les contributions de : Marie-Frédérique Bacqué, Georges Cognet, Ewa Drozda-Senkowska, Gustave-Nicolas Fischer, Agnès Florin, Hervé Guillemain, Michel Hansenne, Viviane Kovess, Jacques Lecomte, Patrick Lemaire, Edmond Marc, Charles Martin-Krumm, Sébastien Montel, Florent Serina, Camille Tarquinio, Cyril Tarquinio, Thibaud Trochu, Robert Voyazopoulos.

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  • A la fin du XIXe siècle, les personnes «nerveuses» souffraient d'hystérie ou de neurasthénie et étaient traitées à l'aide de l'électrothérapie, l'hypnose ou la psychothérapie. De nos jours, elles ont toutes les chances d'être atteintes de dépression ou de trouble bipolaire et d'être soignées avec des médicaments psychotropes. Dans le même temps, on constate que les antidépresseurs ne produisent aucune amélioration chez les neurasthéniques chinois et que la dépression, contrairement à l'anxiété, était jusqu'à une date récente pratiquement inconnue au Japon.
    Pourquoi ces étonnantes disparités ?
    Dans ce nouveau recueil, Mikkel Borch-Jacobsen poursuit une réflexion sur l'historicité et la variabilité des troubles mentaux entamée dans Folies à plusieurs, en l'élargissant aux nouvelles folies promues de nos jours par l'industrie pharmaceutique : dépression, trouble bipolaire, hyperactivité, anxiété sociale. Les essais ici réunis couvrent l'ensemble du champ psy depuis plus d'un siècle et proposent, sous forme d'histoires et de textes très vivants, une critique de toutes les théories - psychanalyse, psychologie expérimentale, psychiatrie biologique - qui prétendent décrire et expliquer des faits psychiques qu'elles contribuent elles-mêmes à produire.

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  • Dans Google, le mot « psychologie » renvoie à 52 700 000 résultats. « Psychology » à 246 000 000. Si l'on y ajoute ceux qui se rapportent à des notions voisines de la psychologie comme « psychothérapie », « troubles mentaux », « psychanalyse », « psychiatrie », « personnalité », « développement personnel », et tant d'autres... Autant dire qu'un état des lieux comme celui que propose cet ouvrage est nécessaire.
    Ce livre fait le pari en effet de cerner les grandes lignes de la psychologie aujourd'hui, repérer les tendances, dissiper les malentendus, débusquer les clichés. En un mot, restituer la vitalité d'une respectable mais imprévisible discipline qui ne cesse de se régénérer. À la croisée des chemins entre tradition et modernité, alors que le divan voisine tant bien que mal avec l'imagerie cérébrale, la psychologie ne cesse d'explorer de nouveaux horizons et de nouvelles méthodes.
    Cet ouvrage réalisé par des spécialistes, psychologues et des universitaires, fait le point sur une discipline en pleine mutation et en plein élargissement.

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  • La médiation familiale tend à se répandre comme procédure alternative aux procédures judiciaires en vue d'une construction ou de reconstruction du lien familial axé sur l'autonomie et la responsabilité des personnes concernées par des situations de rupture ou de séparation. Le Médiateur familial, le tiers impartial, favorise, à travers l'organisation d'entretiens confidentiels, la communication, la gestion du conflit entendu dans sa diversité.

  • Combien de fois m'a-t-on traité de pédé ? Oh, je renonce à compter.

    Ça a commencé à l'adolescence, évidemment. Quand les copains venaient à la maison pour profiter du film porno sur Canal+, j'étais le seul à ressentir du dégoût. Et contrairement à eux, je ne m'inventais pas des exploits de prédateur, à base de séductions miraculeuses de jeunes filles aussi vite ensorcelées qu'abandonnées. Je lisais Oscar Wilde en Pléiade, et j'ai englouti deux fois À la recherche du temps perdu. J'étais incapable de citer trois noms de footballeurs, mais je connaissais par coeur celui des créatures sexuellement mal identifiées composant la cour d'Andy Warhol, l'interlope Factory. Transformer, de Lou Reed, qui en tenait la chronique nostalgique et poisseuse, était mon disque de chevet. Plutôt que le rap et le rock FM de rigueur à l'époque, je me délectais aussi de l'univers diaphane et flamboyant du Ziggy Stardust incarné par David Bowie, avec sa musique vénéneuse et ambiguë, son maquillage enluminé, ses tenues japonaises androgynes et sa gestuelle de mime. Je raffolais du Rocky Horror Picture Show, et de son humour farcesque démontrant que oui, qui que vous soyez, il y a une place pour vous (« Don't dream it, be it ! »). Pour couronner le tout, je commençais à m'intéresser à ce truc de bonnes femmes, là, vous savez : la psychologie.

    Avec des goûts pareils, des salves de « pédé, pédé, pédé » me sifflaient à l'oreille. Aucune imagination là-dedans ! Pas vraiment de méchanceté non plus, d'ailleurs. Rien que des automatismes. Ça a très vite cessé de m'affecter. Alors je ne me plains pas.

    Après tout, j'ai eu de la chance : parce qu'en plus, j'aurais pu être gay.

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  • Guérir, c'est mourir un peu.

    Qui que vous soyez, personne n'est exactement comme vous, personne ne l'a jamais été, personne ne le sera plus jamais. Vous êtes unique. Et de même que nous avons chacun une empreinte digitale unique, un patrimoine génétique unique, une histoire unique, vous avez une façon unique, bien à vous, de vous sentir mal, par votre personnalité, votre entourage, votre âge. Les psys s'efforcent, à coups de classifications et de diagnostics, de dégager des tendances générales pour faciliter la compréhension et la prise en charge de la souffrance d'autrui, mais dans le détail, on observe autant de troubles, de comorbidités, de variations symptomatiques, que de patients. Heureusement, à ces 1 001 façons d'aller mal répondent 1 001 façons de se sentir mieux. Et là encore, au-delà de ses préférences théoriques et pratiques, chaque praticien doit s'adapter à la singularité du patient, tâtonner parfois, faire preuve de créativité, se remettre sans cesse en question. En un mot, pour le meilleur ou pour le pire, chaque thérapie comporte une part d'imprévu, de surprise, et de paradoxes. Du divan aux applis, de la stimulation cérébrale à l'art, de la méditation solitaire aux groupes d'entraide, l'arsenal thérapeutique est aujourd'hui impressionnant pour assurer du sur-mesure. Tout est bon qui fait du bien.

    À condition d'accepter de changer. Le réflexe, lorsqu'on est malade dans son corps ou dans sa tête, est de penser que c'était mieux avant. Or l'idée d'un retour à la normale, au bon vieux temps, à un hypothétique vrai « moi », est illusoire. La maladie nous transforme, de gré ou de force. Elle met en lumière notre vulnérabilité, l'injustice de la vie, puis, avec un peu de chance, nous recentre sur l'essentiel et nous rend plus fort par la guérison. Ou bien nous laisse un goût d'amertume et d'absurdité. Guérir, c'est mourir un peu. Et parfois, renaître beaucoup.

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  • Les Patients dangereux.
    Qui sont-ils ? Comment les aider ?
    Accompagner Alzheimer au quotidien. Le syndrome de l'imposteur. Crise des réfugiés : des psys dans la bataille. Je digère donc je suis. Pour une révolution du divan et des TCC ! Des Asperger n entreprise. Les psy à domicile. Histoire : les premières femmes psychanalystes.

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  • L'autisme Nouv.

    Tout le monde a une idée de ce qu'est l'autisme, mais personne ne pense à la même chose. Les uns imaginent des enfants prostrés, incapables de communiquer et risquant de se taper la tête contre les murs. D'autres songent à des génies hors normes, un peu geeks et parfois artistes, maladroits en société mais d'autant plus subversifs. Entre ces deux extrêmes - largement fantasmés -, chacun pioche des traits supposés typiques dans une palette presque infinie de comportements, symptômes et dispositions cognitives. Mais en réalité, en dépit de tendances communes, la diversité des formes d'autisme n'est pas loin d'épouser celle des individus, des personnalités ou encore des profils sociaux... Comment, dès lors, retracer l'histoire de l'autisme ? Peut-on identifier ses causes ou encore faire un état des lieux des prises en charge les plus prometteuses ? De l'« idiotie » aux « troubles du spectre de l'autisme », en passant par « l'autisme de Kanner » et « le syndrome d'Asperger », cette notion s'est beaucoup affinée depuis le XIXe siècle. Elle semble désormais ne pouvoir être comprise qu'à travers une approche elle-même diversifiée et multidisciplinaire, puisant tant dans les sciences humaines et sociales que dans la médecine et les sciences naturelles, et prenant en compte une multiplicité de facteurs possibles. En toile de fond, à l'heure où de nombreux chercheurs dénoncent une tendance au surdiagnostic depuis les années 1980, la question demeure de savoir si ce que l'on désigne comme « autisme » relève toujours d'un même trouble, et si cette notion ne recouvre pas des réalités qui seront amenées à être encore mieux discernées à l'avenir.

  • Par un hasard de calendrier, il se trouve que la date de naissance de Sciences Humaines correspond à un moment clé. En 1989-1990, plusieurs événements ébranlent le cours de l'histoire : l'effondrement de l'URSS, la première guerre d'Irak, la création de la première page Web, l'ouverture de la Chine au monde, etc. Ces événements annoncent de grands bouleversements : le centre de gravité du monde semble se déplacer, d'un Occident en déclin relatif vers des pays émergents. La mondialisation s'accélère, une révolution « postindustrielle » est en cours, l'ordre géopolitique bascule.

    Rétroactivement, plusieurs événements viennent aussitôt à l'esprit lorsque l'on considère ces vingt-cinq dernières années : le 11 septembre 2001, la seconde guerre d'Irak, le tsunami de 2004, la crise financière de 2008, les révolutions arabes et leurs lendemains qui déchantent, les récents attentats de Paris. On remarquera au passage que les souvenirs les plus marquants sont aussi les plus dramatiques. Les plus traumatisants ont tendance à éclipser d'autres évolutions, moins visibles mais tout aussi puissantes, qui ont remodelé en profondeur le visage du monde. Malgré les crises financières, la croissance mondiale a plus que doublé pendant la même période. 900 millions d'humains sont sortis de la grande pauvreté, des classes moyennes sont apparues en Chine, en Inde, en Amérique latine, l'espérance de vie a augmenté de sept ans ; le nombre d'homicides a chuté de moitié dans les pays occidentaux.

    Ces lames de fond silencieuses, ce sont encore l'ascension des femmes, le boom mondial du tourisme, la juridicisation des sociétés, les transformations du marché du travail, les mutations du couple et de la famille, l'essor du développement personnel, le succès planétaire des séries télé et des salles de musculation, l'explosion des réseaux sociaux, les luttes pour la reconnaissance, le retour du religieux sur la scène internationale.

    Ces flux et ces reflux nous racontent l'histoire en train de se faire, en même temps qu'ils nous rappellent la permanence des grandes passions humaines. Pour en prendre la mesure, il faut s'offrir le temps de la réflexion, croiser les faits, inventorier, enquêter, confronter les regards. Il faut porter le regard parfois à l'échelle des individus - leur psychologie, leurs aspirations et leurs choix de vie - et parfois à l'échelle des grandes forces tectoniques, qu'elles soient économiques, démographiques, géopolitiques.

    Depuis un quart de siècle, Sciences Humaines poursuit cet approfondi travail de veille, avec le souci permanent de voir au-delà de l'écume des événements et des expertises à chaud. Pour ce numéro anniversaire, nous avons rassemblé des penseurs et chercheurs de tous âges, de toutes les disciplines. Qu'ils s'intéressent à la mondialisation, au terrorisme, à l'immigration, aux neurosciences, à l'individu, à l'école, à Internet, à la démographie, aux droits, à l'éthique ou à la justice sociale, tous ont à coeur de contribuer à une meilleure intelligence du monde. Ils ont réuni leurs lumières pour nous offrir ce tableau de l'époque.

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