Riveneuve

  • Alors que nous sommes à l'aube d'une avancée significative dans la riposte au virus du sida avec la diminution du nombre de nouvelles infections et de l'augmentation de celui des patients sous traitement, un groupe-clé dans la lutte contre la maladie reste encore trop négligé : les homosexuels. Une raison (entre autres) pour expliquer cette situation :
    En Afrique particulièrement, les homosexuels continuent de subir des discriminations de la part des employeurs, de la police et même du personnel de santé. Cette stigmatisation les empêche de dévoiler leur orientation sexuelle et de se soigner. Une personne homo ou transsexuelle sur 10 seulement aurait accès aux services de prévention du VIH alors que l'expérience et les études démontrent la pertinence de la prévention par les pairs dans le changement des comportements à risque. Dans certains pays, le déni est si grand que les homosexuels ne sont tout simplement pas désignés à titre de population cible dans les stratégies de lutte contre le VIH rendant ainsi la prévention par les pairs éducateurs impossible.
    Dans ce contexte, l'université Senghor, opérateur direct de la Francophonie, est active dans la riposte au VIH. L'université propose des programmes de formation au développement pour les cadres africains mais également pour tous les francophones.
    Cet ouvrage se veut ainsi être un encouragement pour les équipes qui organisent la prise en charge des personnes vulnérables vivant avec le VIH/sida.

empty