Frison Roche

  • Mourir de naître à 4 mois et demi de grossesse, victime d'un médicament : le Distilbène.
    Mourir si tôt de ne pouvoir être présenté dans le livret de famille. Et pourtant... une vraie mort, un vrai deuil, un temps de larmes que personne n'oserait contester sous prétexte que le corps ne serait que celui d'un tout-petit décédé avant terme. Le " droit " au chagrin pour que la joie, un jour, soit possible. Autrement dit, vivre un deuil périnatal. Parce que la mère de Saskia a pu bénéficier d'un accompagnement médical remarquable dans un grand centre hospitalier lillois, pionnier en France pour le respect du corps des tout-petits décédés, elle a voulu aussi témoigner sur un sujet qui, aujourd'hui encore, suscite de nombreux non-dits, incompréhensions et maladresses.
    Ce récit devrait trouver un écho certain auprès de ceux et celles qui ont eu à traverser ou traversent un deuil d'enfant non reconnu, et être riche d'enseignement après de ceux qui se trouvent à leurs côtés : soignants, aumôniers d'hôpitaux, famille... Les droits d'auteur sont entièrement reversés à l'Association Vivre son deuil Nord Pas-de-Calais.

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  • La folie envahit le lien social.
    L'oeuvre de Dide, écrite au début du siècle dernier reste d'actualité. Son étude permet une autre lecture des fanatismes du XXIe siècle, avec leurs sectes, leurs chars et leurs bombes... Dide pose deux questions-clé : la première est celle de la paranoïa et ses dialectes cliniques. A travers la figure de l'idéaliste passionné, il théorise une psychose agissante dans le champ même de la réalité sociale.
    Au-delà du délire de persécution, l'idéaliste passionné est comme dirigé par des certitudes : sa conviction est inébranlable, sa logique sans faille, son système de raisonnement tellement complet qu'il se passe de l'Autre... La deuxième question est celle de l'harmonie indicible entre d'une part une forme de logique psychotique et d'autre part une vision manichéenne du monde. L'idéaliste passionné n'est pas le psychotique hospitalisé, abandonné à la médication qui l'isole toujours plus ; il est plutôt le directeur de gestion qui, statistiques à l'appui, exige une plus grande file active, le chef de parti qui prône la haine de tel groupe, ou encore le fondateur d'une nouvelle secte...
    Ce livre clairvoyant s'adresse aussi bien aux cliniciens qu'aux philosophes, aux historiens et aux sociologues. La préface du Dr Caroline Mangin-Lazarus explique la naissance de cette oeuvre géniale, ainsi que la véritable place du Dr Maurice Dide dans l'histoire de la Résistance. Maurice Dide (Paris 1873 - Buchenwald 1944) a effectué l'essentiel de sa carrière à Toulouse. Avec Paul Guiraud, dont le successeur fut Henri Ey, il a écrit en 1922 le premier manuel français de psychiatrie.

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  • Notre système de santé est-il au bord de l'implosion ou au seuil d'une nouvelle ère ? Une chose est certaine, il doit s'adapter aux nouvelles exigences d'usagers mués en consommateurs sans renier les valeurs humanistes qui ont présidé à sa création.
    L'enjeu est de taille mais une révolution est en marche : Se soigner c'est bien mais s'informer et comparer - quand on connaît les risques - est devenu indispensable. D'où les réponses de l'autorité administrative et des agences : on labellise, on accrédite et les magazines dressent des palmarès. Le public en redemande. Trois leçons se dégagent de la nouvelle place de l'usager-consommateur dans le système : il veut choisir, il veut comprendre mais il doit apprendre.
    L'enjeu de pouvoir s'est transformé en un formidable enjeu de savoir qui nécessite un apprentissage et une communication adaptés. Le livre de M.-G. Fayn ouvre cet espace de dialogue entre les patients, les autorités, les médecins, les institutions, les associations et l'ensemble de la société civile.

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