Fontaine De Pierre

  • Selon C.G. Jung, le sentiment religieux habite l'homme de manière toute naturelle. Pour énoncer que la religion est « une attitude particulière de l'esprit humain », il se fonde sur sa grande expérience de psychiatre, de psychologue, et sur sa profonde compréhension des rêves et des images archétypiques jaillies de l'inconscient, les mandalas par exemple. C'est en 1937, à l'aube des terribles conflits qui vont ensanglanter le monde, que C.G. Jung encourage ses contemporains à prendre conscience de l'existence du « Dieu intérieur » et, ainsi, à se protéger des « épidémies psychiques », des « forces inconscientes » qui peuvent enténébrer le monde. Interprétant dans cet ouvrage les rêves d'un homme de science, il montre donc l'importance de l'expérience religieuse primordiale, indépendante de ce que les confessions en ont fait. « L'homme peut réaliser des choses étonnantes si elles ont un sens pour lui. Mais la difficulté est de créer ce sens », dit Jung.

  • La princesse chatte ; un conte sur la rédemption du féminin Nouv.

    Tout au long de l'interprétation d'un conte roumain, « La chatte », Marie-Louise von Franz nous introduit dans les subtilités, claires et obscures, de la féminité. Elle nous montre que le sens ultime de ce récit est la réhabilitation du féminin dans sa totalité, aussi bien chez la femme que chez l'homme ; elle y traite également du problème du couple, crucial à toutes les époques. Un conte grec, « La princesse et le serpent », illustre quant à lui les problèmes que peuvent créer pour une femme un lien positif avec le père. Reconnaître le principe féminin permet de débloquer des situations qui paraissent sans issue, comme le montrent les analyses de l'auteure. La force du langage et des images symboliques de ce livre nous ébranle et nous pousse à faire évoluer notre propre perception du féminin et du masculin. L'édition de ce livre en format poche devrait permettre de toucher un public plus large et plus jeune.

  • L'homme et la femme portent en eux des qualités du sexe opposé qui apparaissent personnifiées dans les rêves, les fantasmes et les oeuvres d'imagination. Carl Gustav Jung a nommé animus la composante masculine de la femme et anima la composante féminine de l'homme. Ces figures adoptent des formes variées ; ainsi l'animus peut apparaître en vieillard rempli de sagesse, en prince charmant, en mendiant, mais aussi en personnage agressif ou en sorcier, et l'anima en déesse, en princesse, en femme fatale, en prostituée ou en sorcière. Ils peuvent aussi revêtir une forme animale. Le déroulement des contes de fées et leur langage imagé permettent d'appréhender ces personnages de façon concrète, simple et vivante. Mieux qu'une approche théorique, ils nous font saisir les caractéristiques essentielles du féminin et du masculin.

  • Dans la légende du Graal, « Perceval a vu le château mystérieux, le roi malade, la lance qui saigne et le Graal, mais, comme il n'a posé aucune question sur leur signification, ils disparaissent sans qu'il ait eu la moindre précision à leur sujet. » Cette scène du Graal ressemble à un rêve qui interpelle, questionne. Mais Perceval ne se sait pas en quête et ne pose aucune question, si bien qu'il devra reprendre sa route et gagner en expérience et en conscience. La légende du Graal, « merveilleuse » et « féérique », incite les chevaliers modernes que nous sommes à nous mettre en quête de « cette perle d'un grand prix [...], secrète prédisposition à la totalité qui repose dans les profondeurs de l'inconscient. » À la lumière des travaux de C.G. Jung, Emma Jung et Marie-Louise von Franz nous guident à travers la forêt des symboles celtiques et chrétiens, nous parlent du Soi et du long et périlleux processus d'individuation que cette quête du Graal évoque.

  • C.G. Jung utilise l'expression « chemin d'individuation » pour décrire le processus qui pousse un être à se rapprocher de son centre, de la totalité psychique, du Soi. Il se réfère à la racine étymologique du mot : « individu » vient de « individuus » qui signifie « non divisé », « unifié ». Loin de tout individualisme, l'individu est donc celui qui tend à devenir UN, à réaliser la totalité. Sur la base de contes de provenances très diverses - Espagne, Perse, Albanie, Turkestan, Autriche -, l'auteure amplifie et éclaire ce thème qu'elle met en parallèle avec le symbolisme alchimique et celui des rêves. Les contes, l'alchimie, certaines traditions se trouvent ainsi réactualisés, car Marie-Louise von Franz ne cesse de puiser dans leur sagesse un enseignement qui puisse donner un sens à des vécus personnels. Des correspondances se créent, les mouvements de l'âme humaine acquièrent une dimension intemporelle.

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  • Personnage tragique comme Quasimodo dans "Notre-Dame de Paris", burlesque comme Pulcinella de la Commedia dell'arte, dieu bienveillant sous les traits de Bès en Égypte ou serviteur bouffon et privilégié des rois dans les cultures précolombiennes, le bossu assume aussi le rôle d'importun ou de tourmenteur dans les comptines ou de sauveur dans certains contes. Parfois, cette ambivalence, ces attributs paradoxaux le rapprochent de la figure du nain à qui il ressemble. Ces diverses facettes sont étudiées par Monica Malamoud qui spécifie : « La bosse n'est pas uniquement un symbole de fardeau à porter, de maladie et de malédiction. Avec sa forme de boule, elle représente aussi une image de la terre. » Et même de la « totalité ». Car, si le bossu porte le poids de l'existence terrestre sur son dos, il crée aussi le lien entre l'existence sur terre et l'aspiration spirituelle.

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  • Un fil conducteur traverse les écrits de Marie-Louise von Franz, sa pensée, sa vie, c'est la quête du sens. Lors d'interviews qu'elle a accordées à Claude Mettra sur France-Culture, cet aspect essentiel revient en filigrane et s'approfondit à travers deux études, l'une consacrée à la figure ambiguë de Merlin, l'autre à des réflexions sur la destinée, sur la mort.
    " Quel est le sens que peut revêtir ma vie ? " La réponse individuelle que chacun s'efforce d'apporter à cette question tout au long de sa vie ressemble à une création où vie et destin s'épousent. Les rêves font intrinsèquement partie de ce processus, l'imagination active aussi, car l'inconscient participe très étroitement à ce vaste mouvement de création qu'est une vie remplie de sens.
    L'expérience de thérapeute de Marie-Louise von Franz, sa grande compréhension du monde intérieur, ses connaissances, lui permettent d'évoquer avec autant de spontanéité que de simplicité des sujets d'une profonde complexité. Et, grâce aux CD qui sont joints à la transcription des interviews, les lecteurs francophones entendent Marie-Louise von Franz s'exprimer dans leur propre langue, ce qui la rend extrêmement présente.

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  • Dans cet ouvrage, Marie-Louise von Franz analyse des contes de fées de provenances très diverses - Danemark, Espagne, Chine, France, Afrique, Allemagne. Elle dégage la mentalité, l'originalité de chaque conte, miroir de la nation ou de la civilisation dont il est issu ; et elle montre aussi des similitudes, des convergences entre ces contes, au-delà des différences. On pourrait dire que l'inconscient personnel d'une nation est mis en relief, tout comme l'inconscient collectif. Les contes de fées sont sur le plan collectif ce que les rêves sont sur le plan individuel. Dans les rêves se dévoilent des traits personnels du rêveur, mais aussi des structures archétypiques communes à tous les êtres humains : l'inconscient personnel du rêveur se fait jour, l'inconscient collectif aussi. En mettant en parallèle contes et rêves, l'auteure entre dans la dynamique de l'inconscient pour en expliciter les structures fondamentales. Remplace EAN 9782902707409.

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