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  • De nouvelles pistes de réflexion pour comprendre comment nous devenons des sujets et pourquoi la qualité des soins précoces apportés aux bébés est déterminante pour leur devenir à long terme.

    L'embryon est un organisme vivant, le foetus également, mais il est difficile d'imaginer qu'ils aient déjà une réflexivité qui leur permette de se sentir exister. Ils peuvent probablement se sentir être car il n'y a pas besoin d'avoir déjà découvert l'objet externe pour cela. En revanche, le sentiment d'ex-ister fait par définition référence à l'extérieur et aux objets de l'environnement, il suppose donc d'accéder à l'intersubjectivité et à la subjectivation. Le passage de l'un à l'autre peut être traumatique, comme c'est probablement le cas dans le cadre des pathologies autistiques ou archaïques. Les défis de la périnatalité concernent la question du soin des liens précoces afin de permettre au bébé de passer sans à-coup du sentiment d'être au sentiment d'exister.

  • « Au début, vous vous figuriez que cet enfant, votre enfant, serait le plus beau du monde, le plus intelligent, le plus doué, le plus aimant, le plus tout ce que vous pouviez imaginer. Mais vous allez devoir déchanter parce qu'aucun enfant ne vient au monde pour satisfaire les rêves de ses parents, parce qu'aucune puériculture n'est simple, aucune éducation aisée, parce qu'être parent, parfois c'est galère, parfois c'est super, parce qu'accompagner un enfant sur les chemins de la vie, c'est un vrai engagement, quotidien, lourd, riche. Vous serez ravis, émerveillés par la petite, le petit, qui vous donnera du peps, du bonheur, qui vous fera sourire, pleurer, penser. Et à d'autres moments, vous serez éreintés, démoralisés, perdus, contrariés, déprimés, enfin bref si c'était à refaire, le referiez- vous ? Ben oui, vous le referiez. Parce que vous allez survivre à ces moments, trop bons ou trop pénibles. Vous allez trouver par vous-même les moyens de tenir, de durer, de bien vivre, de bien faire.
    Immanquablement sur votre route, vous allez croiser ces nouveaux papes de la parentalité, bienveillante la parentalité, non-violente, compréhensive. Ils vous ont dit de ne pas vous inquiéter, qu'ils allaient vous donner les moyens de bien faire, qu'on a enfin trouvé la méthode miracle pour élever les enfants dans la paix et l'harmonie. Imaginez, finis les conflits, les prises de tête, les pétages de plomb, le burn-out et la déprime ! Contre quelques euros, vous avez acquis la notice, et vous vous êtes persuadés qu'à la course à l'enfant parfait, vous alliez finir prem's . Alors, vous l'avez gagnée votre médaille de parents zéro déchet ? Vous avez pu vous connecter au flux de la bienveillance et de l'empathie et vibrer à hauteur de l'illumination parentale ? Vous l'avez retrouvée cette positive attitude qui, immanquablement, a fait de vous des parents merveilleux, de vos enfants des enfants merveilleux, de votre famille une famille merveilleuse ?
    Comment ? Non ! Ce n'est pas possible, je ne vous crois pas, vous avez vraiment bien appliqué les techniques, les recettes, les 10 commandements et les 14 outils de la parentalité positive ? Vous vous êtes bien servi des 5 clés pour tout comprendre de votre enfant ? Vous avez soigneusement lu et administré ces petits guides à l'usage des parents positifs, ces kits de démarrage, ces fiches outils du « Parent bienveillant » ? Vous êtes bien allés aux ateliers ? Quoi ? Vous avez fait tout cela ? Et vous n'avez pas su trouver votre bonheur et celui de votre enfant ? Malgré tout l'outillage contemporain du parent moderne qu'on vous a distribué ? Oh ! Là, il y a un `blème... Vous avez un problème. Bien sûr, à cet instant précis, vous lisez « vous êtes un problème » parce que si les promesses de la parentalité positive ne se sont pas réalisées, c'est de votre faute n'est-ce pas ? C'est vous qui ne savez pas faire. Ouh, les parents qui se ratent ! La honte ! Pas fichu de bien faire avec leur gosse, bouh ! Et voilà qu'au lieu de contribuer à révéler vos « compétences » parentales, la super méthode clés en main ne fait que vous culpabiliser davantage.
    Allez, ne vous inquiétez pas, prenez ses conseils comme ils sont, lénifiants parfois, de bon sens d'autres fois, cucul-la- praline aussi et carrément insupportables encore. Et continuez, tranquilles, votre petite traversée de la vie avec enfant, par grand beau temps et mer calme mais aussi tempête et houle. Cultiver le bonheur en famille, développer l'équilibre des enfants et rendre leur vie future harmonieuse et sereine n'est pas une mince affaire. Parfois vous serez des parents 100% positifs, parfois juste 100% nuls. Et ce n'est pas grave. Pis, c'est normal. Parce que vivre, du mieux que l'on peut, cette incroyable et folle aventure de la parentalité, c'est pas évident. Mais vous y arriverez. » PBS

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  • À partir d'une expérience de psychothérapeute auprès d'enfants violents, l'auteure propose des pistes pour les accueillir, comprendre leurs difficultés et les accompagner.

    Comment rencontrer l'enfant violent, là où il en est ? Comment l'accueillir avec et malgré la violence ? Et comment l'accompagner au long cours, en tenant compte des multiples facteurs qui président à ses difficultés ?
    Issu d'une pratique clinique en ITEP, ce livre propose au lecteur un partage d'expérience. L'auteure s'appuie sur la psychopathologie, la psychanalyse. Elle en rappelle les concepts et les modèles de compréhension du fonctionnement psychique au regard de cette clinique particulière. Elle s'intéresse également au versant comportemental en abordant la question de l'acte et de ses adresses, et inclut dans sa réflexion la philosophie contemporaine, avec les travaux de Paul Ricoeur sur l'identité narrative : comment s'inventer lorsque la vie est abîmée au berceau ? Quelles identités narratives l'enfant peut-il déployer, avec son thérapeute, pour sortir d'une spirale destructrice et mortifère ?
    Mélanie Georgelin s'attache à dégager des propositions thérapeutiques foisonnantes et ouvertes. Elle invite le lecteur à suivre pas à pas des thérapies d'enfants, âgés de 6 à 12 ans, fondées sur la créativité et le jeu. Chacun pourra mettre en sens les situations cliniques, faire jouer les identifications et nourrir sa propre pratique.

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  • Les servitudes du bien-être au travail ; impacts sur la santé Nouv.

    Les injonctions à être heureux au travail qui caractérisent le nouveau management engendrent paradoxalement une fragilisation physique et psychique des travailleurs, qui ne parviennent pas à cet objectif illusoire. Des spécialistes analysent les transformations du monde du travail et leurs effets sur la santé.

    Alors que le bonheur de travailler - ou cette nécessité d'être impérativement heureux au travail - n'a jamais été autant proclamé, c'est le mal-être et la souffrance qui s'accroissent statistiquement dans la réalité des entreprises, mais aussi des services publics. Probablement parce que le bonheur prescrit n'est qu'une coquille vide masquant un délitement des conditions de travail et surtout de la définition même du travail.
    La perte de sens de son travail, l'invisibilité progressive de ce qui constitue le coeur de son métier reviennent comme des arguments forts dans quasiment toutes les études en sciences sociales sur les liens entre santé et travail.

  • La naissance au risque de la mort ; d'hier à aujourd'hui Nouv.

    Une confrontation entre les recherches historiques concernant la mort des mères et des nouveau-nés autrefois et les témoignages d'aujourd'hui sur la manière dont ces morts spécifiques sont vécues et accompagnées. Qu'est ce qui a changé ?

    Depuis le XVIIIe siècle, les soignants ont engagé un long combat pour faire baisser la mortalité des mères et des nouveau-nés. Même si aujourd'hui, dans nos maternités occidentales, le risque mortel pour la mère est presque écarté, la peur de la mort reste encore présente dans l'esprit des protagonistes de la naissance. Depuis les années 1950, c'est cette peur qui a légitimé bien des avancées de la médicalisation hospitalière de la naissance, censée désormais éviter tout risque fatal. Les analyses et les témoignages de soignants, de psychologues, de sociologues et de parents nous rappellent ici combien ont été importantes les mutations récentes : dans les maternités, jusque dans les années 1990, la possibilité de la mort maternelle, néonatale ou périnatale a longtemps été occultée, entraînant chez les soignants, quand elle survenait, une apparente indifférence qui a longtemps prévalu. La mort des mères étant devenue rare, c'est surtout la mort des foetus et des nouveau-nés qui a longtemps posé problème. Depuis quelques années, les conduites d'évitement ont cessé, peu à peu remplacées par des paroles, des gestes de bienveillance qui ont permis une prise en charge par les personnels hospitaliers. Plus récemment, des associations de parents endeuillés, appuyées sur les réseaux sociaux, ont constitué un recours original de plus en visible, en encourageant le partage de récits de vie numériques.

  • Cet ouvrage présente un abord thérapeutique innovant pour les enfants qui ne peuvent communiquer leur souffrance qu'à travers leur corps. Considérant l'enfant dans sa globalité, les auteurs théorisent et illustrent le recours au corps comme un levier relationnel qui permet de dynamiser le psychisme défaillant.

    L'évolution de la clinique infantile confronte de plus en plus souvent les professionnels à des enfants dont le psychisme n'a pu se développer harmonieusement. Les relations à autrui, parents, camarades de classe, sont marquées soit par l'excès - impulsivité et violence -, soit par le retrait - inhibition. Chez de tels enfants, on retrouve conjointement des troubles du narcissisme, un déficit de la symbolisation, des difficultés dans la gestion de l'agressivité ainsi que des troubles dans l'organisation psychomotrice. C'est pourquoi l'espace de jeu créé dans la rencontre corporelle avec le thérapeute contribue à l'émergence d'expériences de satisfaction accroissant leur sentiment de bien-être et confortant les fondements de leur identité. Ces expériences de plaisir partagé favorisent la relance du fonctionnement psychique.
    Les auteurs montrent qu'il est incontournable d'associer les parents à la thérapie : les accompagner soulage leur culpabilité, atténue la blessure narcissique, le sentiment d'échouer dans la tâche qui leur incombe. La mobilisation de leurs parts inconscientes produites par les modifications relationnelles chez l'enfant nécessite une écoute attentive et pertinente.

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  • Face à l'accroissement des inégalités, les actions précoces et continues d'éveil culturel constituent, en particulier dans les quartiers où les injustices sociales sont les plus fortes, un des leviers majeurs pour un partage plus équitable du bien commun. Oui, les lectures avec les jeunes enfants amènent d'autres relations, un autre accompagnement, avec une capacité redoublée d'observation, d'écoute, de bien-être et davantage d'humanité. C'est ce que ce livre montre avec la mise en dialogue des multiples acteurs de ce champ, sur le terrain, dans les institutions d'accueil de la petite enfance, en pmi ou bibliothèque, avec les familles, les universitaires et les politiques engagés, à partir de vingt ans d'expérience de l'équipe de lire. Sans statistiques mais avec des analyses qualitatives fines de pratiques, de dispositifs, d'albums, d'études, les éclairages apportés par les uns et les autres convergent sur ce constat. Ils en éclairent les acquis pour les enfants et les familles, non seulement dans l'ici et maintenant mais 5, 10, 15, 20 ans plus tard.

  • Aux racines de la socialisation précoce, là où le tout-petit construit ses futures rencontres avec les autres - ses parents, puis les professionnels qui l'accueillent - et le monde.
    La vie à plusieurs nécessite des règles, protégeant l'intégrité et la place de chacun pour un vivre ensemble constructif et enrichissant. Les limites et interdits viennent heurter les tout-petits dans leur soif de découvrir, de s'affirmer, de décider par eux-mêmes. Quel environnement mettre à leur disposition pour limiter les interdits et ouvrir les possibles ? Comment accompagner les jeunes enfants vers les autres ? Est-ce qu'une vie collective précoce est favorable (voire incontournable comme on le pense souvent) au développement de la socialisation ? Quel accompagnement individualisé pour les aider à compter jusqu'à deux, trois et bien davantage ?

  • Une autre façon de voir les rapports de travail entre individu et collectif, basée sur une longue expérience de l'auteur de la clinique en situation de travail.
    L'ouvrage est tout entier consacré aux paradoxes du collectif de travail : les libertés qu'on peut prendre grâce à lui dans les organisations, mais aussi les libertés qu'il faut prendre avec lui pour se développer comme sujet singulier. L'éthique tient les deux ensembles : c'est la liberté qu'on arrive ou pas à prendre avec les habitudes, les bonnes et les mauvaises, les siennes et celles de l'organisation du travail. À partir d'une relecture originale de la notion de travail de culture laissée en suspens par Freud avant sa mort, le livre s'appuie sur Vygotski et L'éthique de Spinoza. Au-delà de Freud donc. Mais avec Freud. C'est le fil rouge du livre.

  • Ce premier retour analytique et documenté sur l'échec de l'unique « centre de dé-radicalisation », dont les enjeux ont mobilisé l'opinion publique et les médias pendant de longs mois, pose des questions fondamentales sur le travail social au contact du religieux.

    Parmi les initiatives prises pour lutter contre la radicalisation, un projet gouvernemental a occupé une place particulière : les centres de « dé-radicalisation » destinés à accueillir des jeunes tentés par le djihad. Un seul a vu le jour en 2016 afin de tester une méthode mêlant prise en charge psychanalytique et pédagogie de la distanciation, dans un cadre social/martial inspiré des établissements de réinsertion pilotés par le ministère de la Défense. Cible de nombreuses critiques et de scandales relatés par la presse, ce centre a dû fermer précipitamment. Cet échec a été d'autant plus retentissant que le gouvernement en avait fait une des mesures phares de sa politique de « dé-radicalisation ». L'ouvrage revient sur cette expérience avortée, sur la base d'une enquête de terrain à l'intérieur du centre. Plus qu'une généalogie de l'échec, il propose une lecture sociologique de l'expérience des équipes, en adoptant une perspective basée sur la sociologie du travail et des professions. L'accent est mis sur leurs difficultés pour définir et cadrer un travail social adapté à la problématique de la radicalisation.

  • Alors que Roger Gentis et Jean Oury nous ont maintenant quittés, Patrick Faugeras a redécouvert le texte d'une rencontre qui les a rassemblés à La Borde en 2005. Leur objectif de départ était de dialoguer sur la naissance du mouvement de psychothérapie institutionnelle, son importance quant au traitement des pathologies mentales dans un cadre institutionnel mais aussi de revenir sur la nature d'une pensée et d'une clinique qui, au-delà des particularités et dissemblances générées ici et là selon les contextes, font encore communauté.
    Assez tôt, cet échange prit l'allure d'un vagabondage où chacun sut mêler et entrelacer ses souvenirs personnels avec l'histoire d'un mouvement qui produisit une véritable révolution dans le champ de la psychiatrie.
    Tout au long de cet entretien, ces acteurs de premier plan d'une psychiatrie qui se voulait profondément à l'écoute d'êtres en souffrance psychique soulignent à l'usage des générations à venir combien l'engagement dans cette clinique ne peut se concevoir sans le souci de la singularité du sujet et un certain sens du collectif soignant. Leurs témoignages prennent, dans le contexte actuel, des allures de manifeste pour une « psychiatrie à visage humain ».

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  • Les acteurs du monde de l'enfance sont bien placés pour observer les répercussions de l'usage des écrans sur la santé et le développement des jeunes générations. En s'appuyant sur la littérature scientifique, sur ses propres recherches et expériences de terrain, l'auteur renouvelle notre capacité à penser la place prise par les écrans dans la vie des enfants et des adolescents et les préconisations en termes d'usages des écrans.
    Le propos de l'auteur n'est pas de traiter de manière frontale des « effets » de l'usage des écrans par les enfants et les adolescents, mais de mettre en lumière les liens qu'établissent les professionnels de l'enfance, dans l'exercice de leur fonction, entre l'exposition intensive aux écrans des jeunes enfants et des adolescents qu'ils rencontrent et leurs comportements, leurs lacunes (retards de langage, troubles de l'attention...), leurs difficultés scolaires et symptômes cliniques tels que la fatigue. Elle cherche également à repérer dans quelle mesure une exposition intensive aux écrans entrave ou non les processus d'aide et de soutien envers le jeune patient.
    Devant les dérives d'une économie ultra libéralisée dans un monde fortement numérisé, les mesures de prévention à l'égard de la jeunesse se résument à des préconisations d'accompagnement parental, d'âge et d'éducation aux médias. Pour l'auteur, ces mesures sont insuffisantes pour prévenir des impacts néfastes d'un mésusage des écrans face aux enjeux gigantesques de l'économie du numérique, face également au pouvoir financier et aux savoir-faire technologiques des grandes firmes internationales impliquées sur ce vaste marché. Après une généalogie très précise de l'introduction des écrans dans l'environnement des familles, elle s'appuie sur l'expertise des professionnels pour apporter sa contribution théorique en vue d'un renouvellement de la pensée sur le rapport enfants-écrans et propose enfin quelques pistes visant à prévenir une surexposition aux écrans et une surstimulation.

  • Partant d'une relecture contemporaine de la relaxation, l'un des fondamentaux de la clinique psychomotrice, l'auteure ouvre des voies nouvelles à travers une réflexion théorique approfondie et de nombreux cas cliniques.
    La relaxation fait partie des techniques de soin en psychomotricité et en thérapie. Sans être une pratique nouvelle, face à l'augmentation des troubles liés à notre société pressée et exigeante, elle prend une place de plus en plus importante dans les propositions thérapeutiques, quel que soit l'âge des patients, autant en institution (CMP, CMPP, service hospitalier en psychiatrie, en oncologie ou en médecine générale, etc.) qu'en exercice libéral. L'auteur propose non pas un nouveau précis de techniques et de méthodes, mais une réflexion, organisée autour de la pratique de la relaxation en tant que moyen de réunification et de réaccordage entre deux « registres » de la personne humaine : sa sensorialité et son intellect. Comment retrouver le contact avec cet être primitif sensoriel, ce point d'appui fondamental dans la construction du sujet ?

  • Un ouvrage qui rend compte de dix années de pratique quotidienne et de collaborations en réseaux dans le domaine de la violence intrafamiliale et de soins d'enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, couples et familles.
    Les auteur.e.s présentent les outils d'évaluation et d'analyse qu'ils/elles ont développés au sein du centre Les Boréales autour de la maltraitance et des violences conjugales avant et après séparation, de l'attachement, de la psycho-traumatologie et des neurosciences. Ils/elles décrivent le travail thérapeutique mené avec des patient.e.s polytraumatisé.e.s où l'approche verbale est peu fructueuse, voire contre-productive. Des techniques analogiques permettant de mobiliser les ressources du cerveau droit sont décrites avec de nombreux exemples cliniques et permettent de comprendre combien cette clinique nécessite de la créativité pour permettre aux patient.e.s de reprendre les rênes de leur vie.

  • Dans nos sociétés contemporaines, de plus en plus marquées par une dimension multiculturelle, comment décrypter les différences pour y trouver un fond d'universalité ?

    Analyser, à partir d'exemples concrets, des notions complexes comme celles de parenté, de parentalité, d'enfance et de vieillissement et mettre en relief leurs influences culturelles. Comprendre la dimension culturelle de l'éducation, des rapports intrafamiliaux, des attitudes par rapport aux changements sociétaux et ce qui rapproche les groupes les uns des autres, au-delà de leur diversité. Apporter des outils d'analyse de comportements éloignés des normes dominantes dans les sociétés développées grâce à des incursions dans l'histoire et l'anthropologie.

  • Nous avons tous vécu ces derniers mois les chroniques extraordinaires d'une pandémie. Le monde entier s'est arrêté, le temps s'est suspendu. Nous avons tous souffert, chacun à notre mesure. Certains sont morts, d'autres nous ont sauvés, certains ont été applaudis, d'autres maltraités. Nous avons été éloignés de nos proches, de nos vies d'avant, confinés, déconfinés, masqués, testés. Nous avons essayé de cohabiter, ensemble, les uns avec les autres, mais souvent isolés.
    Et puis la vie a repris, timidement, son cours. Mais quelle vie ? Sous surveillance ? En sursis ? Réinventée ? Comment les bébés et tous enfants du Covid-19 ont-ils vécu cette période inouïe ? Qu'avons appris ? Qu'allons-nous apprendre à nos enfants petits ? Comment leur enseigner cet art de vivre ensemble pour qu'ils ne restent pas des « analphabètes » de la relation et de la vie collective ?

  • Avec la participation de Bérangère BEAUQUIER-MACCOTTA, Brigitte BERNION, Carole BLANCHOT, Ayala BORGHINI, Laetitia BRUN-BARASSI, Sabrine CHETIOUI, Catherine CUISENIER BOURQUIN, Stéphanie CULOT, Christel DENOLLE, Christine DESVIGNES, Mélanie FRANCK, Marie FRIEH, Justine GAUGUE-FINOT, Bernard GOLSE, Pascale GUSTIN, Marie-Joelle HERVE, Agnes HILLMEYER, Anne HINDERER, Catherine IZARD, Romuald JEAN-DIT-PANNEL, Mickaël JEANNELLE, Alberto KONICHECKIS, Ingrid LACAZE DE CORDOVA, Sylvain MISSONNIER, Brigitte MÜNCH, Lisa OUSS, Dominique PLUCHE-GALMICHE, Amélie PORCHER, Régine PRAT, Rémy RIAS, Pascale ROSSIGNEUX-DELAGE, Sandra RUSCONI SERPA, Fernanda SCHMITT RIBEIRO, Agnès SEGURA, Claire SQUIRES, Lucia STELLA, Paola VELASQUEZ, Christelle VIODE, Miao ZHENG, Silvia ZORNIG

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  • Tout sujet se construit dans le creuset de liens - familiaux et familiers - qui mobilisent eux-mêmes, nécessairement, l'amour : celui des parents pour leur enfant (et réciproquement), des enfants entre eux et de toute personne adulte s'engageant auprès de l'enfant. Des aléas de ces premières relations - être mal aimé, trop aimé, insuffisamment aimé - va dépendre, pour une large part, le développement ultérieur du sujet.
    À l'évidence, les émotions, les affects, les sentiments traversent et nourrissent les relations d'aide, d'accompagnement, d'éducation que les travailleurs sociaux, les psys et autres personnels soignants mettent en oeuvre lorsqu'il s'agit d'intervenir auprès des parents, des enfants, des adolescents. À une époque où l'expertise savante tend à supplanter l'art de la rencontre, les coauteurs, chercheurs en sciences humaines et praticiens du travail social, montrent qu'il est indispensable de prendre en compte cette dimension centrale et d'assumer la responsabilité de cette charge à porter.

  • Spirale N.96 ; les habits de bébé Nouv.

    L'une des premières préoccupations des jeunes parents : comment habiller bébé ?
    Nu, emmailloté, en marques, en couches - coton bio lavables ou jetables - chaudement, rose, bleu, grenouillère, body, ...
    Il n'y a pas que des goûts et des couleurs dans les trousseaux des bébés, il y a du social aussi et de l'histoire, de la culture, du politique aussi. Spirale vous révèle, dans ce numéro très stylé, comment et pourquoi habiller bébé à la mode de chez nous.

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  • Faire connaître aux acteurs de la petite enfance (politiques et professionnels), un système d'accueil et d'éducation des jeunes enfants (0-6 ans) reconnu au niveau international dans la tradition de l'éducation nouvelle.
    Comment et pourquoi Pistoia, cette ville de Toscane, a-t-elle réussi à réaliser un système municipal « intégré » de la petite enfance, réunissant crèches, écoles maternelles et autres structures d'accueil ? Quelles sont les principales caractéristiques de la culture éducative des enfants de moins de 6 ans qui s'y est développée, à partir des années 1970 ? Ce livre précise les fondements - politiques, éthiques et esthétiques - de cette approche participative, ouverte, en construction permanente, qui donne de la valeur aux six premières années de la vie des enfants, à l'alliance avec les familles, aux actions territoriales, à l'inclusion de tous et à l'engagement des professionnels dans la recherche. À l'aide de nombreux exemples et illustrations, il ouvre des perspectives aux différents acteurs, politiques et professionnels, de la petite enfance qui cherchent - ou pourraient chercher - à s'en inspirer et offre aux formateurs et universitaires un outil complet de diffusion pour les nouvelles générations de professionnels, d'enseignants et de formateurs.

  • L'isolement des parents, la réduction de la famille élargie, les confrontations culturelles, la nouvelle place des soignants dans l'intimité des parents, induisent, imposent, des manières plus collectives de soin auprès du bébé et de sa famille.
    Le bébé est trop souvent envisagé au regard des seules relations avec sa mère. Sans nier cet aspect, cet ouvrage aborde le bébé dans sa famille et l'influence des évolutions sociétales qui pèsent sur ses parents et leur « nouvelle solitude ». L'originalité de cet ouvrage consiste ainsi à montrer comment une telle évolution s'accompagne d'une créativité sans précédent dans l'invention de nouveaux dispositifs de soin au quotidien chez lui, à la crèche, en centre parental, en PMI, à l'hôpital, etc.
    Pierre Delion est professeur à la faculté de médecine de Lille 2, pédopsychiatre au CHRU de Lille. Il est engagé depuis bientôt quarante ans dans la rénovation de la psychiatrie contemporaine avec les différentes équipes qu'il a animées et qu'il anime encore aujourd'hui. Pour mieux soigner les enfants autistes et psychotiques, il tente d'allier les avancées de la psychiatrie de secteur avec celles de la psychothérapie institutionnelle.

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  • Ce travail met en perspective les ressources de l'épistémologie génétique de Jean Piaget, la théorie de l'évolution, la cybernétique avec la pensée et la pratique systémiques.
    Dans ce cadre théorique intégrateur, l'auteur entame un dialogue à la fois constructif et critique avec les neurosciences et les sciences cognitives. Comment s'en inspirer tout en évitant de réduire la phénoménologie tant mentale que sensori-motrice de la conduite du sujet à la seule activation des circuits de neurones du cerveau ? La complexité du fonctionnement du sujet humain nous oblige à ouvrir « l'homme neuronal » sur une articulation esprit-cerveau-corps-monde développée ici. À travers des vignettes cliniques, l'auteur présente le travail thérapeutique comme un art, une science et une éthique où s'exercent les ressources et les compétences créatrices des patients. Il montre l'intérêt de l'utilisation de ce que les systémiciens appellent « la sculpture » pour susciter l'expression somatique de leur problématique et construire des récits de vie ou de survie à partager.

  • L'éducation à la vie affective et sexuelle est un thème récurrent depuis le début du XXe siècle. C'est après la Première Guerre mondiale que des séances d'éducation sexuelle ont été proposées aux couples afin de repeupler la France - il s'agissait alors de prévenir les maladies dites vénériennes. Puis des associations ont mis au point des cours afin d'enseigner aux jeunes le bon usage de la contraception dès la fin des années 1960.
    Dans les années 1980, à nouveau il fut question de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles : le VIH a conduit à ce que les sujets porteurs de ce virus se saisissent eux-mêmes de l'information et en informent les autres. Il arrivait que l'information soit dispensée par les pairs puis reprise par des équipes pluridisciplinaires.
    Dans ce numéro de l'été 2020, l'éducation à la vie affective et sexuelle sera au centre des thématiques des auteurs. Que ce soit avec des enfants en maternelle, dans un but de travailler sur les violences intrafamiliales, avec des collégiens en pleine puberté ou avec des adolescents, des conseillères conjugales et familiales, professionnelles amplement formées et supervisées dans ce champ de leurs compétences, témoigneront de leur activité sur ce thème. Un médecin et une infirmière exerçant en centre de planification et d'éducation familiale développeront leur réflexion menée à partir de leur coexpérience d'intervention dans des classes. Un pédopsychiatre nous fera découvrir ce vaste sujet dans le milieu de la protection judiciaire de la jeunesse : estce si facile de faire de l'information à la vie affective et sexuelle auprès de jeunes issus de familles peut-être dysfonctionnantes dans ce domaine ? Des chercheurs sociologues nous feront part de leurs recherches en la matière. Enfin, la question centrale demeure : peut-on faire de l'éducation à la vie affective et sexuelle au regard des définitions de la sexualité infantile ? Un psychanalyste ouvrira cette discussion qui pourrait demeurer inépuisable.

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  • Entre transmission de l'histoire et de la culture familiale et écoute attentive, sans exigence éducative, les grands-parents ont un rôle essentiel à jouer auprès de leurs petits-enfants. Mais ils sont aujourd'hui moins disponibles et, parfois, vivent loin. Ils ont du mal, également, à conserver leur place quand les parents se quittent. Comment continuer à jouer ce rôle unique malgré la distance, les recompositions familiales, les différences culturelles ? Et trouver sa juste place pour ne pas interférer dans l'éducation des parents ?Psychologues et sociologues se penchent dans ce numéro de L'école des parents sur les nouvelles modalités d'une relation précieuse mais complexe, qui participe à la construction identitaire de l'enfant et le rend plus fort,

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