Editions De L'atelier

  • Doit-on légaliser l'euthanasie ? Le débat passionne et divise l'opinion.
    La loi peut-elle permettre d'abréger la vie d'autrui à sa demande pour préserver sa dignité ? Quatre points de vue se confrontent. Pour Alain Houziaux et Axel Kahn, l'euthanasie doit rester une exception qu'une loi ne peut avaliser dans tous les cas. Aux juges de considérer la transgression dans son contexte. André Comte-Sponville, au contraire, demande que la loi autorise l'interruption volontaire de la vie dès lors que le moment de sa fin est certain.
    Marie de Hennezel s'insurge devant la confusion entretenue entre laisser la mort venir et la donner par un acte volontaire. Elle prône, comme Axel Kahn, le renforcement de l'accompagnement humain des dernières phases de la vie.

  • Etre parent n'a sans doute jamais été facile, mais pendant longtemps on élevait " naturellement " ses enfants comme on avait été élevé.
    Aujourd'hui, l'évolution de la société et de la famille rend souvent obsolète l'éducation que les parents ont reçue, et impossible sa transmission sans réaménagements. Les parents issus de l'immigration, face aux différences culturelles et aux conflits de valeurs, sont d'autant plus confrontés à ces ajustements. La multiplication des " modèles familiaux " empêche de penser une seule façon de " faire famille ".
    Des parents et des professionnels de deux cités à Aulnay-sous-Bois et à Pierrefitte-sur-Seine ont longuement réfléchi aux difficultés qu'il y a à être parents aujourd'hui et aux rapports entre parents et professionnels. Cet ouvrage, fruit de leurs échanges, lutte contre les idées reçues et réaffirme les parents dans leur rôle. Il souligne également l'importance des liens sociaux et des réseaux de proximité.
    Enfin, il montre qu'il est possible d'inventer au quotidien de nouvelles manières d'être père et mère.

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  • mémoire de la shoah, mémoire de l'esclavage, mémoire du colonialisme.
    à quoi sert ce retour sur le passé ? à reconnaître les préjudices subis et les crimes commis ? mais cela peut-il éviter qu'ils se reproduisent ? le devoir de mémoire entrave-t-il la liberté de l'historien ?
    pour alain houziaux, faire mémoire conduit à rester figé dans le passé. au contraire, se souvenir peut provoquer un changement de comportement qui incite à la responsabilité pour aujourd'hui et demain.
    la manie commémorative, constate jean-claude guillebaud, révèle l'absence tragique de croyance en l'avenir. pour alain finkielkraut, nous vivons sous la dictature du présent. privilégier la mémoire du crime fait oublier les leçons positives du passé. pourquoi donc faire mémoire ? françois dosse le dit : pour lutter contre l'oubli, mais aussi pour pouvoir oublier ce qui empêche de vivre et de créer.

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  • La police est-elle facteur de discrimination raciale ? Des témoignages de victimes recueillis sur le numéro vert du 114 laissent à penser que les principes citoyens et les traitements d'égalité pour tous sont de moins en moins respectés.
    Plus grave encore, les plaintes des victimes de ces discriminations n'ont quasiment jamais de suites judiciaires et disciplinaires. L'ethnicisation des relations sociales et des territoires, la criminalisation des jeunes assimilés à des voyous, auxquelles s'ajoute un racisme acquis sur le tas, expliquent en partie ce constat alarmant. Les conditions de travail difficiles des policiers, l'ambiguïté et le flou de leurs missions sont aussi en cause.
    Comment lutter contre ces attitudes discriminantes indignes de la République ? Alors que des pays étrangers tels que le Royaume-Uni et les États-Unis ont choisi de former et de sensibiliser les policiers à ce problème, la France préfère le taire. En formulant des propositions pour mettre fin à ce tabou, ce livre lance le débat : comment la police peut-elle mettre fin aux discriminations à l'égard des usagers ?

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