Campagne Premiere

  • Cet ouvrage collectif a pour enjeu de faire le point sur certains aspects familiers de la folie. Le qualificatif d'ordinaire appliqué à la folie peut sembler paradoxal.
    L'antinomie n'est pourtant qu'apparente dans la mesure où la folie est aussi partie prenante de la vie quotidienne. Certes la folie est déroutante mais elle n'en est pas moins familière.
    La folie ordinaire est d'abord appréhendée dans son rapport au temps et à la temporalité. Elle peut ne durer qu'un temps : véritable période de production délirante, ou période blanche d'adaptation sociale, ou période de crise faisant basculer le sujet dans le délire manifeste Il est aussi question du rapport que la folie ordinaire entretient avec l'autre : le délirant n'est délirant que dans le regard de cet autre La folie reste en effet ordinaire tant que l'autre ou le corps social en général n'a pas pris acte de ce qui se déploie d'une folie.
    La folie ordinaire peut encore être considérée en regard de son rapport à une supposée normalité, sous un angle privé ou public.

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