La Clavellerie

  • Un après-midi de juillet 1962, une intuition inattendue s'imposa soudainement à l'auteur : « . un jour, tu auras le devoir d'écrire la vie de Déodat Roché. ». Sans l'oublier, il cessa d'y penser. Mais, plus tard, un enchaînement de circonstances, à partir de décembre 1988, des questions posées et des informations apportées par diverses personnes, amenèrent l'auteur, en 1992, à commencer une récapitulation qui aborderait bientôt cette tâche. Elle semblait achevée en 1995, lorsqu'il fut invité par une association de médecins philosophes, à donner deux conférences sur le Catharisme, en Bretagne. Il en résulta, pour lui, la nécessité intérieure de formuler par écrit sa réflexion au sujet de l'histoire et de la métaphysique de cette spiritualité, encore trop méconnue. Ce qui voulait naître alors, devint « Catharisme et chrétienté ». En 1989, des milieux se réclamant « officiellement » de Rudolf Steiner, tinrent un congrès opportuniste dans le sillage du Bicentenaire de la Révolution française. Mais le spasme sanglant et sauvage issu de 1789 résulta surtout de l'aveuglement égoïste du clergé et de la haute noblesse. Une mise au point s'imposa progressivement à celui qui examinait l'oeuvre de Steiner depuis 1961, et publia en 2004, "Rudolf Steiner, l'Anthroposophie et la Liberté". Au chercheur libre et indépendant, ouvert à toute connaissance, et à tout regard neuf, hors de l'enfermement sectaire, la quête exigeante qui s'impose, amène, en parallèle, une expérience spécifique du monde. C'est elle qui a voulu s'exprimer aussi, en livrant les témoignages de vie que cette existence ne pouvait éviter de recueillir.

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  • alors que le jeune rudolf steiner accomplissait les fonctions d'enfant de choeur, sa première admiration déclarée fut pour son curé, associée à un goût prononcé pour le culte catholique.
    après avoir découvert la philosophie de kant puis, à vienne, l'univers de goethe, l'étudiant steiner s'enthousiasme pour hegel, nietzsche, ainsi que pour l'anarchiste stirner. le fruit de cette période sera un livre rigoureux, athée et non chrétien, mais spiritualiste : la philosophie de la liberté. et pourtant. à berlin, oú il côtoie et enseigne des milieux socialistes, steiner va soudainement se rallier à un courant totalement différent.
    son implication, vite croissante dès 1900, dans la société théosophique, amène le conférencier à puiser largement dans l'oeuvre de la fondatrice, helena-petrovna blavatsky, et de l'un de ses continuateurs, charles webster leadbeater. avec celui-ci, steiner, assistant à ses conférences, trouve, outre un contenu doctrinal, une manière de prendre posture face à des disciples, et un concept bien particulier pour affirmer les fondements de sa communication à venir.
    mais la véritable racine de son destin et de l'amour passionné pour le vivant qui l'anima, rudolf steiner ne l'exprima qu'une fois, et comme par une digression circonstancielle, quelques semaines seulement avant de cesser toute activité publique. en un temps oú des forces de pétrification saisissent la vie de notre planète et de l'humanité, il importait de dégager cette source précieuse, enfouie dans l'immense corpus de l'oeuvre steinérienne.
    de cette nécessité, naquit le présent ouvrage.

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