Gallimard

  • «En toi rien n'a vraiment changé.» Ainsi se terminait le précédent livre de Carlos Castaneda, Voir (Les enseignements d'un sorcier yaqui). C'est le même sorcier indien, don Juan Matus, qui constitue la figure centrale du Voyage à Ixtlan.
    Deux conceptions du monde s'affrontent ici. Elles ont pour enjeu la conscience de l'auteur qui se voit soumis à un déconditionnement intensif, auquel il se prête avec curiosité, tout en s'efforçant de comprendre ce qui lui arrive. Ainsi s'opère une initiation déroutante à la faveur de laquelle l'Occidental pénètre toujours plus profondément dans le monde mental de son guide. Initiation qui ne va pas sans rébellion, scepticisme et repentirs, sans parler des terribles angoisses qu'elle impose au néophyte. Initiation qui se poursuivra pendant dix ans et prendra fin sur une illumination qui forme la dernière partie du livre.

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  • Malgré ses progrès sur le " chemin du guerrier " qui lui ont valu le titre prestigieux de " nagual ", Castaneda reste un éternel disciple en face de don juan qui, inlassablement, poursuit son enseignement et tente d'initier son élève à des concepts de plus en plus élaborés et concis à la fois.
    C'est dire la part de mystère qui reste attachée, pour l'apprenti, aux " noyaux abstraits ", ces vérités qui ne passent pas par le truchement des mots et participent d'une " connaissance silencieuse " qui ne se laisse aborder que par intuition directe. elles sont partie prenante de l'" esprit ", de l'" intention ", et ne se révèlent qu'au terme d'une ascèse parfaite. tel est le prix à payer pour approcher l'" abstrait ", ce domaine mystérieux oú le raisonnement doit le céder à la raison pure, et oú le discours prend fin pour laisser place au silence de la " véritable " connaissance.

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  • À l'aube du quatrième siècle vécut un homme que son destin avait maintes fois mis en présence de l'étrange outre-tombe.
    Son frère quitta ce monde pour y revenir chargé de souvenirs célestes ; l'amante de son père vint à sortir vivante du tombeau. Qui sont ceux qu'en Chine aussi l'on nomme " revenants " ? Des démons, de purs esprits, des bêtes métamorphosées ? Au soir couchant, au matin parfois, " un peu avant l'aurore et les glaives du jour, quand la rosée de mer enduit les marbres et les bronzes ", ils apparaissent et nous parlent.

    Ecoutons donc ces revenants qui hantent les prés sous la lune, les chambres vides, nos songes les plus noirs et nos plus beaux livres. Ils nous ouvrent un monde que nous ne faisons que soupçonner, qui est au fond si semblable au nôtre : c'en est, en quelque sorte, le miroir. " Dans la solitude fervente de minuit ", ils désolent notre sommeil. Les chambres closes n'arrêtent pas ceux qui se jouent des murs.

    Tel Virgile avec Dante, Gan Bao nous prend la main dans cet univers hanté ; nous y sommes comme le marin mis au péril de la mer. Mais ce livre est la boussole et le gouvernail. Il dit où nous allons et, comme les tripodes de bronze fondus par Yu le Grand aux premiers temps du monde, désigne les êtres maléfiques qu'il convient d'éviter, les êtres fastes qu'il est licite de fréquenter.
    Ces deux mondes s'interpénètrent et s'influencent ; tout acte commis d'un côté du miroir se répercute au-delà.
    C'est le sentiment de l'étrangeté qui marque la présence du surnaturel. Tout l'art de l'observateur subtil consiste à repérer les sens de ces manifestations dérangeantes. C'est à cet apprentissage, à cette quête, que nous invite Gan Bao dans sa fascinante Recherche des esprits, ici traduite pour la première fois en une langue d'Occident.

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  • Malgré ses progrès sur le " chemin du guerrier " qui lui ont valu le titre prestigieux de " nagual ", castaneda reste un éternel disciple en face de don juan qui, inlassablement, poursuit son enseignement et tente d'initier son élève à des concepts de plus en plus élaborés et concis à la fois.
    C'est dire la part de mystère qui reste attachée, pour l'apprenti, aux " noyaux abstraits ", ces vérités qui ne passent pas par le truchement des mots et participent d'une " connaissance silencieuse " qui ne se laisse aborder que par intuition directe. elles sont partie prenante de l' " esprit ", de l' " intention ", et ne se révèlent qu'au terme d'une ascèse parfaite. à la conquête de l' " abstrait ", l'élève traverse bien des mésaventures dont le maître d'oeuvre est, pour la plupart, don juan : car il s'agit, bien sûr, d'un parcours initiatique bien tempéré, au cours duquel l'apprenti se débat entre le fantastique et la magie, et lutte en vain contre une terreur fondamentale.
    Tel est le prix à payer pour approcher l' " abstrait ". ce domaine mystérieux oú le raisonnement doit le céder à la raison pure, et oú le discours prend fin pour laisser place au silence de la " véritable " connaissance.

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