Terre De Brume

  • Insaisissable, fuyante, imprévisible, profondément humaine. Telle est l'Irlande. Comme le son de la harpe, le mot résonne de sa musique nostalgique, éolienne, infinie. Pour le voyageur, c'est une variété de grands décors, unis par une absence de structures, quelque chose qui nous rappelle aux origines de la terre.
    Des tas de raisons nous poussent à retourner en Irlande : les paysages, les pubs, la musique, la ruralité, les mythes, les souvenirs de l'histoire. Mais par-dessus tout, il y a les Irlandais, maîtres de l'humour et du verbe, qui ont donné au monde les plus grands noms de la littérature.
    Comme un vaste puzzle serti de gris et d'émeraude, il y a des « Irlandes », secrètes, isolées, intimistes, que l'on découvre à condition de quitter les sentiers battus. C'est le premier objectif de ce livre.
    Le second tente de définir la dimension poétique de ce pays, car, avant tout, l'Irlande demeure une aventure permanente qui bat, quelque part au plus profond de nous-mêmes. Cette poésie, l'Irlande nous l'offre, comme une nourriture essentielle, à la mesure du génie des lieux que l'on ne finit jamais d'explorer.

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  • Nul ne sort intact d'une confrontation avec l'épouvantable...
    C'est ce que vérifiera Glaoda, le jeune diplômé de l'Académie de Chirurgie de Marine de Lorient - c'est du moins ce qu'il affirme avec aplomb - qui vient de s'embarquer étourdiment sur un navire négrier, en ce printemps 1715. Car, s'il a gardé une mentalité de carabin, s'il est velléitaire et prompt à se moquer de tout, insouciant dans ses amours tapageuses, il est aussi bien plus tendre qu'il ne l'aurait imaginé, en s'engageant dans cette expédition de toutes les cruautés.
    " Montaigne devait penser à vous lorsqu'il écrivit que la plupart de nos vacations sont farcesques, vous ne pensez pas ? Vous vous conduisez comme un amuseur de foire et faites du tort à la réputation de notre paroisse ", lui avait dit le comte, peu avant son départ. Seulement, la vie à bord du Bon Négrite n'a rien d'une plaisanterie et le tableau que le dénommé Vitriol dresse des Noirs est effrayant.
    Mais il est trop tard pour réfléchir.

  • Anatole Le Braz a laissé de nombreuses oeuvres inédites. Car il était de ceux pour qui traduire en langage écrit tout ce qu'ils ressentent est un impérieux besoin. Aussi ne se passait-il pas de jour où il ne jetât sur des carnets soigneusement tenus ses pensées, ses impressions, matériaux des livres futurs dont le sujet s'amassait ainsi lentement.
    Les notes de voyage que nous offrons aujourd'hui au public sont une première récolte faite dans ces carnets. Elles mettent en pleine lumière un Le Braz dont les ouvrages jusqu'ici publiés n'avaient donné qu'une image de biais : le peintre de paysage. Sans doute ceux qui ont lu Pâques d'Islande, Au Pays des pardons, Le Gardien du feu et tant d'autres oeuvres toutes jaillies du sol natal ont pu apprécier l'art avec lequel Le Braz savait rehausser ses récits de tableaux évocateurs. Mais ici se découvre un passionné de nature, doublé d'un observateur au regard singulièrement aigu, se donnant tout entier ; dans la seule intimité de son âme de poète, à la recherche de spectacles de beauté et les fixant sur le papier dans la vérité de leurs couleurs et de leurs formes.
    Et la merveille c'est que toutes ces pages furent écrites n'importe où, n'importe quand sur le talus d'une grande route en attendant que l'averse passât, à croupetons sur le bord d'une falaise balayée par l'embrun dont les gouttelettes venaient mouiller la page même sur lesquelles leurs irisations étaient notées, dans le milieu peu inspirateur d'une chambre d¹hôtel, après une journée exténuante qui avait mis à une rude épreuve les forces physiques de l'écrivain. Mais Le Braz était un magicien du style : il tenait si bien les mots à ses ordres que ces simples notes atteignaient du coup à une forme définitive ; certaines sont de véritables morceaux d'anthologie.
    Nous croyons fermement qu'en les publiant aujourd'hui nous ajoutons à l'oeuvre de Le Braz quelques-unes de ses plus belles pages.
    Maggie Robert-Le Braz

  • Peregrinus mundi

    Alain Verdier

    Peregrinus Mundi est le fruit de trente-cinq années de pérégrinations autour du globe en quête d'une utopie. Beaucoup plus qu'un récit, ce livre est une succession de relations de voyage, une traversée du monde à la découverte de lieux extraordinaires, de peuples fascinants aux coutumes quelquefois étranges, d'épisodes souvent ignorés de l'histoire du monde, de personnages mystérieux et de sites énigmatiques.
    Dans Peregrinus Mundi, Alain Verdier nous entraîne dans une sorte de pèlerinage vers ces régions du monde qui ont captivé son imagination. Il nous fait partager cet émerveillement, toujours avec ce souci du détail, cet engouement pour le mystère et cette pointe d'humour qui le caractérisent.

  • L'auteur d'Une Saison en Irlande nous entraîne cette fois en Corse, sur le célèbre GR20, à travers un récit vivant, coloré, profondément optimiste, qui démystifie la réputation du sentier de randonnée le plus difficile d'Europe. Plus qu'un carnet de route somptueux au coeur d'une nature forte, ce texte est une exploration de la marche en tant qu'art de vivre et expression culturelle à part entière. Pour ceux qui connaissent le GR20, La Haute Route leur fera revivre d'inoubliables souvenirs. Pour tous les autres, ce livre leur donnera envie de boucler leur sac.

  • Nouvelle série de contes et de légendes glanés par Anatole Le Braz au cours de ses pérégrinations, Pâques d'Islande nous invite au coeur des traditions de la Bretagne d'autrefois.
    L'auteur nous montre avec quel talent il sait doser les éléments narratifs pour que la magie opère une fois encore, et nous fasse replonger aux sources merveilleuses du monde celtique. De " La Nuit des feux " à " La Nuit des morts ", c'est tout le talent d'Anatole le Braz que l'on retrouve dans cet ouvrage couronné par l'Académie française. Pâques d'Islande est une promenade des mers glacées et inhospitalières du Septentrion au coeur du doux été breton, pour le plaisir de l'esprit et l'enchantement de l'âme.

  • Marie-Ange, la " Fleur d'Ouessant ", serait-elle de la race maudite des sirènes ? La douce Véfa est-elle la fille d'un cruel contrebandier trégorrois ? Quelles sont les réelles intentions de la veuve de Guernaham ? Etrangeté de l'atmosphère ouessantine, suspense d'une enquête semi-policière en Trégor, mystère en pays d'Argoat...
    Ces trois nouvelles dépeignent trois destins de femmes, des destins qui nous entraînent au coeur même des traditions bretonnes d'autrefois, là où la légende et la réalité se rejoignent.

  • " Voici une bonne nuit pour écouter des contes merveilleux et des histoires de revenants, auprès du feu.
    Il pleut, il fait un vent de diable ; la girouette grince et piaule, au sommet de la tourelle ; le vent s'en gouffre dans la cheminée et fait gémir la charpente du manoir ; la pluie fouette et bat les carreaux des fenêtres, comme un importun qui voudrait entrer ; les sorcières doivent passer dans l'air, à cette heure, enfourchant leurs balais et se rendant au sabbat, au carrefour de la grand'lande...
    Serrons nos rangs autour de ce bon feu qui flambe et qui pétille, dans le vaste foyer de la cuisine, et prêtons une oreille attentive aux récits de Garandel. Il trône fièrement sur l'escabeau du conteur ; il vient de donner son premier assaut à son écuellée de cidre doré, puis il commence... Avec les Veillées bretonnes, publiées en 1879, Luzel donne sa première grande oeuvre dans le domaine du conte, et, liant conte et chant, histoires de fantômes et contes fantastiques, s'efforce de revenir aux sources de la mémoire, à ce moment magique de la transmission.
    Pratiqué jusqu'à la fin de sa vie, le genre de la veillée lui a permis d'écrire bon nombre de ses meilleurs textes, parfois laissés épars, voire inédits. Nous les avons rassemblés dans les Nouvelles veillées bretonnes qui trouvent ici leur accomplissement. " Françoise Morvan.

  • Subtil mélange entre la plume poétique et les bois finement sculptés de Tony Beltrand, ces Croquis de Bretagne sont construits sur la base d'une défense et illustration des vieilles cités armoricaines.
    De Rennes à Douarnenez et de Morlaix à Concarneau, les deux artistes nous proposent une promenade à travers les figures féminines traditionnelles de la Bretagne de la fin du XIXe siècle.
    Devenu mythique dès sa parution en 1903 dans un tirage confidentiel d'une centaine d'exemplaires, il nous semblait indispensable d'offrir au lecteur d'aujourd'hui cet ouvrage à la vision quasi ethnologique de ces deux auteurs au talent reconnu.

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