Table Ronde

  • S'inspirant d'une traversée réellement effectuée en 1980, Jean Rolin raconte, dans Journal de Gand aux Aléoutiennes, un «vrai-faux» voyage en cargo via la Norvège, l'Afrique et le Brésil à destination d'un chapelet d'îles désertes entre Alaska et Kamtchatka.
    À bord du Meistersinger, le commandant opiomane boude parce qu'on lui a volé la poire de son goûter ; on se jette du ciment frais à la figure pour se distraire ; un étrange animal, le pil-pil, tout élastique, permet d'anticiper les coups de roulis. Le narrateur ira pourtant au bout de son extravagante aventure : on le débarquera au pied du volcan Shishaldin, surnommé Sisquk par les Aléoutiens, autrement dit «la montagne qui me montre le chemin quand je suis perdu»...
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  • Des écrivains, des poètes, des peintres, des sculpteurs, des musiciens, des metteurs en scène, des acteurs, des chan- teurs pour figures familières. La Coupole, le Dôme, la Clo- serie pour décors. La bohème pour atmosphère. Et la nuit pour royaume.
    Tout au long du XX e siècle, ce que le monde a compté d'in- telligence et de beauté s'est donné rendez-vous sur le plus parisien des boulevards.
    Aujourd'hui, cet univers englouti perdure à travers les oeuvres qu'il a suscitées. Mais il fallait l'érudition et le style de Jean-Paul Caracalla, son amour pour Montparnasse surtout, afin d'en ressusciter, vivante et vibrante, la légende dorée.

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  • « Aux Champs-Élysées, plus qu'ailleurs, la mobilité des espaces et des choses est permanente, les mutations constantes. Ce qui existe aujourd'hui aura peut-être dis- paru demain. » Après Saint-Germain-desPrés, Montmartre et Montpar- nasse, Jean-Paul Caracalla se rapproche de chez lui et nous raconte l'histoire de « la plus belle avenue du monde ».
    « Une agréable promenade entre légende et histoire. » Le Magazine des théâtres « Chaque livre de Jean-Paul Caracalla s'offre comme un formidable voyage dans le temps, plein de saveur, d'érudition joyeuse nimbée d'une douce nostalgie. » Christine Rousseau, Le Monde des livres.

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  • « Une semaine que l'on navigue et tout le monde en a par-dessus la tête. À l'arrière du bateau, des passagers font rôtir des singes morts, mais frais, non boucanés, avec leurs poils, sur quelques planches brûlant en plein air, après les avoir rompus et attendris à coups de marteau. Très curieux de voir le singe passer par les différents stades de la crémation : le poil grésille, le singe est lisse, il enfle, la peau éclate, le visage prend une expression de plus en plus agonique, les mâchoires ressortent avec leurs énormes canines, les yeux fondent... »

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  • De l'Ille-et-Vilaine à la Bourgogne en passant par le Midi, Jean Rolin a arpenté la France des canaux. Au fil des chemins de halage, il prend le temps d'écouter un Pakistanais pris de boisson qu'il croise dans une écluse, ou s'interroge sur l'exubérante sexualité des canards. Il donne à voir les lentisques tapissant les eaux stagnantes, les cadavres de chats flottant sur les bras morts, l'étang de Thau brutalement secoué par une tempête. Il bataille contre la pluie, la boue, l'imprécision des cartes, s'émerveille des constructions 'hétéroclites et aléatoires' qui font le charme de Nevers, et s'adonne, chemin faisant, à une lecture singulière et poétique des lignes du paysage.

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  • « V enant de Slavonie, ayant franchi la Save à hauteur de Bosanski Samac, la première difficulté que nous ayons rencontrée, ce fut à la sortie de Kakanj, au pied de la centrale thermique qui se dresse sur le côté gauche de la route, un barrage de miliciens dont il n'était pas facile de déterminer l'obédience. Après avoir fouillé la voiture, ils nous taxèrent d'un peu d'argent et de quelques paquets de cigarettes. Ils avaient l'air heureux, sinon vraiment de bonne humeur : c'était le début de la guerre, il faisait beau, les pertes étaient encore limitées de part et d'autre, et tout neuf le plaisir de porter les armes et de s'en servir pour imposer sa loi, terroriser les civils, abuser des filles, enfin jouir gratuitement de toutes ces choses si longues et si coûteuses à se procurer en temps de paix, quand il faut travailler, et encore, pour les obtenir. »

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  • Raymond Dumay a pris la route à quatre reprises dans les années 1950. Il a arpenté tour à tour la Bourgogne, l'Aquitaine, le Languedoc et la Provence sur Pégazou, « la moto Terrot, douée d'une forte personnalité. Venue, comme l'auteur, de Bourgogne, elle lui impose ses quatre volontés. Pour la chasse aux poètes, il ne lui manque jamais un boulon ». Sautant d'un bourg à la campagne et d'un siècle à l'autre, cet érudit non conformiste s'intéresse aussi bien à Pétrarque qu'à Blaise Cendrars. Il se perd sur des « petits chemins sinueux comme des vipères entortillées ». Il abuse du pineau des charentes en compagnie d'Odette Commandon, poétesse du dimanche. Il dort à l'auberge ou chez l'habitant, flâne et s'égare, sans toutefois perdre le fil de son propos. Marseille lui évoque Stendhal épicier, vendant du sucre et du savon, tandis qu'à La Rochelle, il met ses pas dans ceux de Simenon. Aussi familier des morts que des vivants, passionné par nombres d'auteurs méconnus ou oubliés que son style alerte sait rendre familiers, Raymond Dumay nous propose des promenades littéraires buissonnières, truffées d'érudition et de fantaisie.

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  • Raymond Dumay a pris la route à quatre reprises dans les années 1950. Il a arpenté tour à tour la Bourgogne, l'Aquitaine, le Languedoc et la Provence sur Pégazou, « la moto Terrot, douée d'une forte personnalité. Venue, comme l'auteur, de Bourgogne, elle lui impose ses quatre volontés. Pour la chasse aux poètes, il ne lui manque jamais un boulon ». Sautant d'un bourg à la campagne et d'un siècle à l'autre, cet érudit non conformiste s'intéresse aussi bien à Pétrarque qu'à Blaise Cendrars. Il se perd sur des « petits chemins sinueux comme des vipères entortillées ». Il abuse du pineau des charentes en compagnie d'Odette Commandon, poétesse du dimanche. Il dort à l'auberge ou chez l'habitant, flâne et s'égare, sans toutefois perdre le fil de son propos. Marseille lui évoque Stendhal épicier, vendant du sucre et du savon, tandis qu'à La Rochelle, il met ses pas dans ceux de Simenon. Aussi familier des morts que des vivants, passionné par nombres d'auteurs méconnus ou oubliés que son style alerte sait rendre familiers, Raymond Dumay nous propose des promenades littéraires buissonnières, truffées d'érudition et de fantaisie.

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  • Traverser les Appalaches, descendre le fleuve Ohio, puis gagner Saint Louis par le Mississippi, et de là remonter le Missouri aussi loin que possible sur un bateau de trappeurs, s'enfoncer en territoire indien jusqu'à la Yellowstone River et, si le sort est favorable, peut-être même gagner les Rocheuses, en dessinant tout au long les espèces sauvages - qui ne rêverait devant pareil projet ? Depuis son voyage au Labrador, en 1833, Audubon n'a guère entrepris de grande expédition. La livraison des planches de ses Oiseaux d'Amérique, les problèmes financiers, malgré sa renommée, sans compter la mise en chantier de son Omichological Biography, lui ont pris tout son temps ces dix dernières années. Pourtant un autre projet, né en 1839 : s'enfoncer dans l'ouest lointain, au coeur du «Wilderness», au plus près de la pure «sauvagerie», et puis en revenir avec ce qui sera, il en est persuadé, sa grande oeuvre : Les Quadrupèdes vivipares d'Amérique du Nord. Là-bas, passé les derniers campements de trappeurs, quelque chose l'appelle, songe-t-il, une force obscure, terrifiante et splendide, légère comme le frisson du vent sur les eaux d'une rivière, dans le premier matin du monde, mais formidable aussi, capable de tout détruire, comme le tourbillon furieux des grands buffalos martelant la prairie - cette force même, maintenant il le sait, qui l'a mené toute sa vie, à laquelle chacun de ses dessins n'aura été qu'une esquisse de réponse.

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  • Tous deux fraîchement diplômés de Princeton, John et Joe sont davantage affamés de littérature que de nourritures terrestres, et ils ont la ferme intention de tourner le dos à tout ce qu'on attend d'eux aux États-Unis : un mariage, un bon job, une visite hebdomadaire aux parents. Ainsi s'embarquent-ils pour un long voyage qui les mènera de Munich à Nairobi sur une moto BMW immaculée, baptisée en l'honneur du périple : le Nil Blanc.
    Objet littéraire singulier, ces carnets de voyage constituent un roman de formation itinérant. En même temps qu'ils arpentent champs de ruines gréco-romaines, villages de Bédouins ou capitales du tiers-monde, les deux amis font l'apprentissage de l'altérité, de la solitude, et, aussi, des inévitables désillusions au détour du chemin. L'opulente nature africaine est ici magnifiée sous une plume d'une fougue et d'une franchise irrésistibles qui ont le charme de ses vingt ans.

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  • Raymond Dumay a pris la route à quatre reprises dans les années 1950. Il a arpenté tour à tour la Bourgogne, l'Aquitaine, le Languedoc et la Provence sur Pégazou, « la moto Terrot, douée d'une forte personnalité. Venue, comme l'auteur, de Bourgogne, elle lui impose ses quatre volontés. Pour la chasse aux poètes, il ne lui manque jamais un boulon ». Sautant d'un bourg à la campagne et d'un siècle à l'autre, cet érudit non conformiste s'intéresse aussi bien à Pétrarque qu'à Blaise Cendrars. Il se perd sur des « petits chemins sinueux comme des vipères entortillées ». Il abuse du pineau des charentes en compagnie d'Odette Commandon, poétesse du dimanche. Il dort à l'auberge ou chez l'habitant, flâne et s'égare, sans toutefois perdre le fil de son propos. Marseille lui évoque Stendhal épicier, vendant du sucre et du savon, tandis qu'à La Rochelle, il met ses pas dans ceux de Simenon. Aussi familier des morts que des vivants, passionné par nombres d'auteurs méconnus ou oubliés que son style alerte sait rendre familiers, Raymond Dumay nous propose des promenades littéraires buissonnières, truffées d'érudition et de fantaisie.

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  • Raymond Dumay a pris la route à quatre reprises dans les années 1950. Il a arpenté tour à tour la Bourgogne, l'Aquitaine, le Languedoc et la Provence sur Pégazou, « la moto Terrot, douée d'une forte personnalité. Venue, comme l'auteur, de Bourgogne, elle lui impose ses quatre volontés. Pour la chasse aux poètes, il ne lui manque jamais un boulon ». Sautant d'un bourg à la campagne et d'un siècle à l'autre, cet érudit non conformiste s'intéresse aussi bien à Pétrarque qu'à Blaise Cendrars. Il se perd sur des « petits chemins sinueux comme des vipères entortillées ». Il abuse du pineau des charentes en compagnie d'Odette Commandon, poétesse du dimanche. Il dort à l'auberge ou chez l'habitant, flâne et s'égare, sans toutefois perdre le fil de son propos. Marseille lui évoque Stendhal épicier, vendant du sucre et du savon, tandis qu'à La Rochelle, il met ses pas dans ceux de Simenon. Aussi familier des morts que des vivants, passionné par nombres d'auteurs méconnus ou oubliés que son style alerte sait rendre familiers, Raymond Dumay nous propose des promenades littéraires buissonnières, truffées d'érudition et de fantaisie.

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  • "Aucune des oeuvres de la littérature gauchesca n'est peut-être supérieure à The Purple Land", affirmait Borges dans La Nacién de Buenos Aires, le 3 août 1941.
    [...] Pleine de conjurations, de connivences, de cavalcades, de campements, de beaux gestes, de hardiesses, de périls, de trahisons et de ressources, l'histoire uruguayenne du dernier tiers du XIXe siècle mise en scène par Hudson nous captive aujourd'hui car on y vit paraître, pour la dernière fois, des gauchos des temps héroïques. [...] Il permet de se glisser dans la douceur humaine et lente des pampas, que les Uruguayens appellent et interior.

    Il rappelle que la mélancolie est un trait marquant des habitants de la République orientale, à la fois farouches et doux, passionnés et rêveurs."

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  • Orsque l'Association des écrivains de Shanghai l'invite en résidence, à l'automne 2011, Philippe Rahmy saisit cette chance, synonyme de péril. Fragilisé par la maladie, il se lance dans l'inconnu. Son corps-à-corps intense avec la mégapole chinoise, « couteau en équilibre sur sa pointe », « ville de folle espérance et d'immense résignation » donne naissance à un texte de rires et de larmes, souvent critique, toujours tendre, mêlant souvenirs d'enfance, rêves et fantasmes à la réalité. Bien plus qu'un récit de voyage, Béton armé est un flot d'images et de pensées que seule l'écriture a le pouvoir de contenir et de restituer.
    « La vision qu'il nous livre de Shanghai est celle d'un homme pour qui cette ville représente non pas un lieu parmi d'autres, mais un nouveau monde. C'est qu'il lui en a coûté pour l'atteindre ! En notre siècle de vitesse et de facilité, Rahmy nous restitue un attribut qui fut longtemps propre au voyage : la difficulté. Il est plus près, à sa manière contemporaine, d'un Marco Polo que de nous. Les dangers que Rahmy a dû affronter ne sont pas les mêmes, mais ils sont aussi nombreux. Il en résulte un appétit de voir multiplié par le long jeûne de l'immobilité. » Extrait de la préface de Jean-Christophe Rufin, de l'Académie française.

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  • « Le 17 juillet, 23 heures. - Wisner n'est à Tanger que depuis deux semaines mais semble y connaître tout le monde. Aujourd'hui, il nous a emmenés voir Paul Bowles dans son appartement situé derrière le consulat des États-Unis. Nous sommes restés respectueusement assis sur le sol tandis que l'homme de lettres nous préparait du thé. Bowles portait la veste et la cravate traditionnelles des professeurs d'université. Vous arrivez en Afrique du Nord en plein été et tout le monde est vêtu de costumes de tweed !
    Je lui ai expliqué que je venais enseigner mais que je voulais écrire un roman. Bowles a hoché la tête avec réserve : ce n'était pas la première fois qu'il entendait dire ça, loin de là. Jane Bowles est entrée en boitillant. Une sorte de beauté torturée, brisée, émanait d'elle. Elle voulait voir à quoi ressemblaient ces deux Américains. Son sourire de bienvenue évoquait une blessure. Elle nous a quitté sur ces mots :
    - Souviens-toi, Fluffy, Tennessee vient dîner ! »

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  • Ce livre est une promenade en Chine en 1986, dix ans après la mort de Mao Tsé-toung. L'empire du Milieu s'apprêtait à une autre révolution: son irruption dans l'économie mondiale, un taux de croissance historique, un nouveau bond en avant que symbolisent les prochains Jeux olympiques. Il n'est pas question, ici, de jouer les spécialistes. Le mot pékin désigne le civil par rapport au militaire, celui qui n'appartient pas à la caste. Un candide, en somme. De l'armée de terre cuite de Xian à une soirée de jazz à Shanghai, le pékin se modifie sous le regard de ce qu'il observe. Et, comme il se veut Exote selon Segalen - " Il reste métaphysiquement indiscutable qu'une seule attitude est possible, le subjectivisme absolu " -, la Méditerranée, l'enfance, la poésie, les jésuites, Héraclite d'Ephèse et quelques passants considérables font partie de ce voyage au loin qui n'est qu'un voyage au fond de soi.

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  • Le récit de six années que l'auteur a passé seul, en deux séjours, sur une île de corail inhabitée du Pacifique sud : Souvarof. Cette île mesure huit cent mètres de long sur trois cents mètres de large et se situe à deux cents milles de l'île habitée la plus proche, Manihiki.

  • Curieux de vastes ailleurs, attentif à l'Histoire comme aux anecdotes, Sébastien Lapaque nous entraîne au coeur d'une Amazonie à la fois réelle et rêvée, d'autrefois et d'aujourd'hui. Tout en poursuivant, jusqu'à Salvador de Bahia, le fantôme du père Vieira, défenseur des droits des Indiens, il s'intéresse à l'élection de Luis Inacio Lula da Silva ou à la déforestation, et se laisse bercer par le chant des toucans. Dans ce carnet de voyage très personnel, où voisinent bagnards de Guyane et grandes figures du Brésil, se mêlent paysages, rencontres et souvenirs.

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  • « Lisbonne. Je m'y coulerai, j'y reviendrai. Ces allers et retours seront des caresses, des oscillations : les matins du Portugal, le ciel bleu au-dessus des maisons, l'air du Tage et l'incertitude déchirante qui gouverne toute vie portuaire. Longtemps, nous avions gardé ce mot de passe sur nous et entre nous : Lisbonne. Si l'aventure tournait mal, si l'histoire devenait trop noire, la ville blanche serait notre point de chute.
    Tu avais cette excentricité des femmes slaves promptes à se consumer pour une cause perdue tant qu'il y a du panache, de l'honneur, une injustice à pourfendre. Tu déshabillais les mensonges, brûlais les masques. Je croyais que nos voyages au Portugal allaient tromper la mort, transformer la roulette du sort en toupie folle. Nous allions remporter la mise, une nuit de bringue, dans un casino non loin de Cabo da Roca, le cap le plus à l'ouest de l'Europe. Ma martingale était un mensonge. J'ai trafiqué mes sentiments à coups de paysages, de paradoxes, de vitesse. Tu m'as poussé dans le fossé. Éclopé, je prétendais encore courir les océans. »

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  • A u plus fort de l'été 2008, Lucien d'Azay décide de se rendre en Syrie en compagnie de Chloé, alors enceinte de leur fils. Ils se proposent d'explorer le pays de l'intérieur, le plus librement possible.
    Évoquant aussi bien les magasins de lingerie du souk de Damas que les fondements de la dictature de Bachar el-Assad, ce récit mêle à la découverte d'un territoire et d'une nation une rêverie sur la société civile que nous léguerons aux générations futures.
    « Sur ce territoire strié de clivages, les communautés se juxtaposent et se chevauchent, mais parfois se heurtent comme les plaques continentales qui recouvrent l'écorce terrestre. (.) Au lieu de mettre au jour les divergences, et d'essayer de les résoudre par le consensus, le gouvernement s'efforce bon gré mal gré de prendre le pays dans la glace d'une fiction, comme le fit jadis Tito sous la bannière yougoslave. Jusqu'à ce que la surface se craquelle pour donner libre cours aux conflits en puissance. Les contradictions du régime sont des failles par où des brèches peuvent s'ouvrir. »

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  • Un mouchoir de poche posé au bord de la mer Caraïbe, de la taille de la Hollande mais cent fois moins peuplé : tel est Belize, l'ex-Honduras britannique, indépendant depuis 1981. Enchanté par son nom et par celui de sa capitale, Belmopan, « grosse comme une ville de foire en pays de Caux », Alain Dugrand est allé à la découverte de « cette esquisse de paradis terrestre ». Il a vagabondé entre les baies coralliennes et les villages de western, les champs de cannes à sucre et les maisons sur pilotis, et prêté l'oreille à des êtres multiples : descendants de boucaniers, Chinois naufragés, trafiquants colombiens, guérilleros guatémaltèques, G.I. jamais remis de la guerre du Vietnam. ou encore à des colons anglais fauchés, un baba helvétique, un géologue breton devenu chercheur d'or.

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