Somogy

  • à bord de la Korrigane

    Christian Coiffier

    • Somogy
    • 19 Novembre 2014

    À une époque où le monde s'éveillait à l'électricité, à l'automobile, à l'aviation, le voyage du yacht La Korrigane représente la dernière expédition océanienne d'importance - menée par des Français -, dans la lignée des grands navigateurs du XIXe siècle. De mars 1934 à juin 1936, quelques années avant la Seconde Guerre mondiale et la guerre du Pacifique, ce voyage a permis à ses participants de collecter de nombreux objets, de réaliser une véritable campagne photographique, de recueillir des informations précieuses sur la vie et les moeurs des populations insulaires du Pacifique. Le carnet de croquis de Régine van den Broek d'Obrenan représente, à ce titre, un document unique et ses centaines de dessins réalisés à la mine de plomb, sur le vif, nous font pénétrer dans l'intimité des maisons familiales comme dans celles qui étaient réservées aux initiés. Artiste dotée d'un sens aigu de l'observation, Régine van den Broek d'Obrenan ne s'est pas seulement attachée à documenter les motifs qu'elle relevait, tatouages ou scarifications inscrits sur le corps de ses modèles, elle a également tenu à écrire en regard de ses dessins toutes les informations qu'ils lui fournissaient. C'est un merveilleux document inédit que nous découvrons aujourd'hui, alors que vient de disparaître, dans sa cent sixième année, cette véritable artiste, grande voyageuse, dont la générosité a enrichi de pièces inestimables le fonds du musée de l'Homme, lequel fut par la suite transmis au musée du quai Branly.

  • La vigie

    Elsa Martayan

    • Somogy
    • 24 Mai 2017

    La Vigie offre une approche intimiste pour comprendre la lame de fond identitaire à l'oeuvre au Moyen Orient et ailleurs. Dans ce récit qui s'ancre pour partie dans le Liban des années 1960, Elsa Martayan fait revivre ses parents et leur engagement pour l'avènement d'une société libérée de ses entraves communautaires jusqu'à ce que la guerre du Liban les contraigne à un nouveau déracinement, et repousse bien loin l'utopie à laquelle ils ont cru. Aux itinéraires personnels et politiques de ces personnages, se superpose celui de la narratrice qui s'interroge, à travers le parcours initiatique de son propre deuil, sur les questions qu'ils laissent ouvertes.

  • Les collectionneurs d'art océanien gardent tous en mémoire l'extraordinaire périple du yacht La Korrigane, de mars 1934 à juin 1936, à une époque où la colonisation n'avait pas encore complètement transformé les sociétés insulaires du Pacifique. Des cinq membres de cette expédition (Étienne et Monique de Ganay, Charles et Régine van den Broek d'Obrenan, Jean Ratisbonne), l'artiste du groupe, Régine, était la dernière survivante. Elle conservait de ce voyage mythique des souvenirs vivaces ainsi que d'innombrables dessins, précieux témoignages des épisodes les plus marquants de ses deux années de découverte de l'Océanie. Cet ouvrage retrace la biographie d'une femme hors du commun, aussi modeste que discrète, pour qui le voyage de La Korrigane resta la grande aventure d'une longue et belle vie. Issue par son père, Gérard de Ganay, de la haute aristocratie et par sa mère, Zélie Schneider, d'une grande famille d'industriels, Régine van den Broek d'Obrenan a très tôt formé son goût pour les arts plastiques. Ses voyages dans le Pacifique lui ont donné l'occasion d'exprimer son talent dans de multiples techniques : bande dessinée, dessin à la mine de plomb, peinture à l'huile, aquarelle, pastel... Ce sont ses oeuvres, réalisées durant ou après ses voyages en Océanie, la plupart inédites, que cet ouvrage présente. Elles sont parfois associées à des photographies prises par ses compagnons d'expédition. Après avoir eu le plaisir de voir présentés en 2001, lors de l'exposition « Le Voyage de La Korrigane dans les mers du Sud », les objets qu'elle avait rapportés et donnés au musée de l'Homme, Régine van den Broek d'Obrenan se réjouissait de la publication de ses dessins. Elle eut la joie de relire le manuscrit de cet ouvrage, dans sa forme définitive, peu de temps avant l'impression. Elle s'est éteinte le 13 septembre 2014, dans sa cent sixième année. Elle repose désormais dans la sépulture Visconti, au cimetière du Père-Lachaise.

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