Puf

  • L'audition du directeur de la centrale de Fukushima, Masao Yoshida, à la suite de la catastrophe de mars 2011, s'est échelonnée sur plusieurs jours. Dans cet ouvrage en est réuni l'essence : de par l'enchaînement des péripéties qu'il rapporte, l'épaisseur des personnages qu'il met en scène ou encore la temporalité qu'il dégage, le témoignage de Yoshida apparaît comme un « roman technique ». Aux questions techniciennes des enquêteurs, le directeur répond parfois par de longs développements dans lesquels il fait surgir ici un nouveau protagoniste, là un événement qui s'impose au développement de l'histoire. Il livre son expérience hors du commun avec un réalisme et une cohérence qui confèrent un sens profond à son action, particulièrement lors de ses écarts aux recommandations et autres bonnes pratiques que les enquêteurs relèvent systématiquement. Pourtant, en transgressant la procédure, Masao Yoshida a assurément empêché une catastrophe pire encore : l'explosion pure et simple de toute la centrale.
    Dans ce témoignage présenté et mis en lumière par deux ingénieurs français, il apparaît que lorsque les probabilités sont contrariées et les manuels devenus inutiles, l'humain est le dernier rempart face au pire.

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  • Les ancêtres d'Ulysse

    Adam Biro

    • Puf
    • 17 Octobre 2002

    La collection "Perspectives critiques", dirigée par Roland Jaccard, écrivain et journaliste, et Paul Audi, philosophe et écrivain, publie des textes de psychiatrie, de psychanalyse, de sociologie, de pédagogie et d'esthétique, échappant à toute orthodoxie et s'inscrivant dans un cadre interdisciplinaire. Elle propose des essais clairs, rigoureux et polémiques, écrits par des universitaires ou des chercheurs et visant à démystifier l'imaginaire personnel et collectif. Elle accueille également les témoignages de ceux qui ont contribué à façonner l'univers mental et social de l'homme post-marxien et post-freudien.
    La collection a fêté son 25ème anniversaire en septembre 2000.

  • Le résistant Jean Hoen amorce au camp d'internement de Compiègne et poursuit au camp de concentration de Buchenwald, où il est déporté le 3 septembre 1943, la rédaction d'un " reportage vécu " sur son parcours et sa confrontation avec l'univers des camps nazis. Sa trajectoire au camp de Buchenwald suit un chemin singulier en raison de son âge et de son état de santé fragile, qui le font classer parmi les invalides. Il évoque avec minutie ses camarades, la vie quotidienne, l'univers du camp, livre aussi ses réflexions sur la condition humaine face à la violence et la misère extrêmes. Jean Hoen ne prétend pas faire oeuvre d'analyste, sa vision n'est ni historique, ni distanciée. Il assume son regard brut, celui d'un homme entré dans l'âge mûr et porteur d'un idéal patriotique forgé par ses origines lorraines, l'épreuve du feu durant la Première Guerre mondiale et son engagement dans la Résistance à Marseille.
    Cette voix " immédiate " est devenue très rare, au regard des témoignages livrés plusieurs décennies après les faits. Son récit sur Compiègne est publié à la Libération, celui sur Buchenwald demeurait par contre inédit.

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