Pu De Limoges

  • La Perse a suscité pendant des siècles un intérêt grandissant chez les peuples occidentaux. Elle a ainsi été un centre d'attraction pour la littérature et la pensée française aux XVIIe et XVIIIe siècles, par la richesse et la variété de ses sources, par la qualité des récits des voyageurs qui la visitèrent et par l'importance que lui portèrent les écrivains et les philosophes des siècles successifs.
    A la différence d'une notion antique de la Perse, héritée de la tradition grecque dont l'image se manifeste précisément dans Les Perses d'Eschyle au Ve siècle avant JC., on constate un renouveau dans l'image de la Perse grâce à l'apparition des relations de voyages dans toute la France ainsi qu'en Europe. Les marchands, notamment le joaillier Jean Chardin et Jean-Baptiste Tavernier, ainsi que les grands voyageurs curieux, ayant la grande tentation de profiter des biens et des ressources inépuisables de l'Orient, s'ajoutent aux missionnaires dont le souci pour la propagande religieuse montre aussi le noble désir de découvrir l'Orient.
    Accueillis par les rois safavides, les voyageurs ont donné des images bien différentes de la Perse safavide dont le capitale, Ispahan, est un centre important où s'épanouissent les arts et des sciences du temps. Fascinés par cette altérité persane, les grands lecteurs de ces relations, les écrivains et les philosophes du siècle des Lumières comme Voltaire et Montesquieu, ainsi que les Encyclopédistes, y trouvèrent des arguments et des exemples pour engager une bataille très sévère contre l'intolérance de leur époque tandis que d'autres y cherchèrent un refuge pour fuir des peines du temps à l'ombre sereine du jardin des Mille et une nuits.

    Sur commande
empty