Presence Africaine

  • "Bamako-Paris New York" est une vision comparative de deux systèmes sociaux : les relations interraciales en Amérique et en France où l'on retrouve d'une part, la politique identitaire et le communautarisme, et d'autre part, l'individualisme et les droits universels. Dans Bamako-Paris-New York, Manthia Diawara nous révèle les nouvelles fractures qui existent dans la société française. Pour lui, les banlieues rappellent de façon implacable que la France est en train de devenir comme l'Amérique : une société divisée entre riches et pauvres. Malgré les longues études qu'il a faites en Amérique, malgré sa situation de professeur et tous ses titres, il se demande s'il est devenu l'homme cosmopolite qu'il rêvait d'être, ou s'il est encore prisonnier d'un groupe racial ou ethnique. Paris-Bamako-New York est aussi un défit lancé à tous ceux qui souhaitent s'investir et participer activement à la construction d'une identité d'adoption sans rester figé dans leur propre culture.

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  • L'HISTOIRE VRAIE DE COCO RAMAZANI.

    Coco Ramazani, orpheline depuis son plus jeune âge, connaît une enfance rude et douloureuse. Entraînée de force dans les conflits armés qui ravagent la région des Grands Lacs et singulièrement l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), elle est victime de violences sexuelles, sort réservé à de nombreuses femmes, cibles privilégiées dans ce type de conflits. Ayant réussi à rejoindre une de ses soeurs aux États-Unis, Coco doit aujourd'hui lutter contre la maladie, conséquence directe des viols subis, et contre les grands traumatismes de la guerre. Malgré cet effroyable destin, elle refuse de s'enfoncer dans le silence et a trouvé le courage de raconter son histoire à Joseph Mwantuali, lui- même originaire de RDC.

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  • « On ne soupçonne que très peu la providence qu'assure la misère. » C'est par cette terrible ouverture qu'on entre dans ces carnets de voyage atypiques. L'auteur dépeint ses retrouvailles avec le Sénégal après une longue absence. Déceptions, douleurs, colères et sensibilité, rythment les pages. Il décrit un pays meurtri selon lui par l'immobilisme et la complaisance, entretenus par deux piliers: la tradition et la religion. Son regard aiguisé par le recul, débusque et interroge les maux de son pays : les vies écourtées par la mort gratuite, l'excision, le fatalisme, le fanatisme mou, l'homophobie, les lévirats... Le livre analyse plus particulièrement la douloureuse question de la traite des enfants talibés, ravage symptomatique des dérives du fait religieux. Il chante l'Islam chaleureux et bienveillant de son enfance, mais regrette et accable ses fossoyeurs.
    Voici donc un récit original : 15 nuits, 15 portraits, et un réquisitoire à travers lesquels l'auteur ausculte sans concessions les tabous et les problèmes lourds de la société sénégalaise. Et il accuse. Ecrit dans un style cru, ironique et féroce, Un Dieu et des Moeurs est un livre extrêmement courageux et sensible, un livre qui tend un miroir à un pays et à un continent, le Sénégal et l'Afrique. Les reflets ne sont pas toujours agréables. Ils appellent une prise de conscience. Ce qui fait de ce livre un rappel urgent.

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  • Le kènèdougou, " pays de la lumière ", est le nom du royaume qui, dans les marches historiques de l'ancien empire du mali, a mené le combat ultime contre l'armée coloniale française.
    La ville prestigieuse de sikasso, symbolisant la résistance du peuple sénoufo, fut prise en mai 1898. cinquante ans plus tard, roland colin arrive dans ce pays, comme jeune administrateur de la france d'outre-mer. il y passe presque trois ans, en compagnie de sa femme renée, dans la ferveur de la découverte d'une culture paysanne extraordinaire, encore vivante mais meurtrie, en ce crépuscule du pouvoir colonial.
    Ce récit d'apprentissage, vibrant et sensible, porte témoignage du choc de sociétés et de cultures dont l'histoire convenue donne une image imparfaite dans la vision des hommes d'aujourd'hui. il donne à penser que les problèmes du présent ne prennent sens que si l'on en recherche les racines dans les rendez-vous manqués d'hier. roland colin décrit les univers en présence : celui des blancs, microsociété confinée dans l'aigreur du repli, celui des auxiliaires noirs du colonisateur, médiateurs ambigus et humiliés.
    Celui enfin des communautés paysannes, trouvant son sens dans les rituels majeurs de l'initiation et des funérailles. parachevant la traversée du miroir, roland colin noue le dialogue avec les nouveaux cadres africains, dans les cheminements difficiles, parfois douloureux, des mouvements politiques porteurs d'espérances. dès lors, les défis à venir s'annoncent comme l'aventure de la liberté à construire, exigeant que ne s'efface jamais la mémoire du kènèdougou.

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  • Le livre « Sunyu gaal », en wolof, « notre pirogue », éclaire l'étymologie du Sénégal, « ce Fleuve qui n'a cessé d'engendrer un Pays ». Sous ce titre, Roland Colin livre un récit très attendu par les historiens, relatant une aventure de forte intensité narrative : l'histoire de l'émancipation, « au soleil de la Liberté », au bout de quatre siècles de sujétion, de la plus ancienne des colonies de la France. C'est là un apport de choix au grand débat sur le sens de la colonisation et de la décolonisation, dont les termes sont loin d'être clos.

    L'auteur Roland Colin, d'abord élève de Léopold Sédar Senghor à l'École nationale de la France d'Outre-mer, après trois années passées comme administrateur au Soudan français (expérience relatée dans Kènèdougou, au crépuscule de l'Afrique coloniale, Présence Africaine, 2004), se retrouve affecté au Sénégal, où il vivra huit années cruciales, à des postes-clés : au cabinet du Gouverneur, à celui de Mamadou Dia, premier chef du Gouvernement de l'Autonomie, puis de l'Indépendance. Acteur-témoin, jouissant de la confiance amicale des deux figures de proue de cette étape historique déterminante, il a vécu successivement la transition coloniale, l'émergence des nouveaux pouvoirs, la lutte contre la « balkanisation », l'éclatement de l'éphémère Fédération du Mali, la politique pionnière d'un « socialisme africain » humaniste, puis, en 1962, la crise et la rupture douloureuse entre Senghor et Dia, les douze années de prison cruelle frappant ce dernier, enfin sa libération au prix d'une longue médiation que lui
    confient les « frères séparés ».

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