Paulsen

  • Né en Écosse en 1838, débarqué à 10 ans dans la région des Grands Lacs, aux États-Unis, le jeune Muir s'échine chaque jour dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l'émerveille. Le soir, il imagine et crée des objets mécaniques qu'il présente ensuite en ville comme, par exemple, cet appareil pour le sortir automatiquement du lit à l'heure du lever. Très vite, John Muir s'interroge sur le sens de cette vie de labeur, alors qu'il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin, sillonne le pays à pied du nord au sud et d'est en ouest, participe aux transhumances de bergers isolés, vit en ermite dans les bois, fasciné et nourri par la vie qui l'entoure. Dans la Californie de la ruée vers l'or, on fait fortune en creusant une dette écologique abyssale, que personne ne voit encore. Sauf Muir, qui la pressent grâce à son attention aux hommes et son amour du paysage. Figure mythique aux États-Unis, fondateur des parcs nationaux, sauveur du Yosemite, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle et industrieuse et il y a répondu, par son mode de vie, en termes tout aussi clairs. Ancêtre du concept d'écologie, il fut, selon Roosevelt, « l'homme le plus libre que j'ai jamais rencontré ».

  • L'hiver en train, l'été en car, Bernard Chambaz a parcouru l'Oural du sud au nord. Situé entre les capitales de l'ouest et l'immensité transibérienne, frontière entre l'Europe et l'Asie, ce territoire reste méconnu. Ce voyage doit à son amour de la Russie et de son peuple, mais aussi à la puissance des livres. Parmi eux, il y a le recueil largement oublié et assez décapant d'Aragon (Hourra l'Oural), l'ombre de Pasternak et du doc-teur Jivago, l'ombre plus noire de Chalamov et du goulag.
    L'Oural, c'est aussi la terre natale de Boris Eltsine, dont on suivra les traces. On vérifiera que les statues de Lénine n'ont pas toutes été déboulonnées, loin de là, et que si on a pu évoquer la fin de l'homme rouge, l'homo sovieticus tend à devenir pour les jeunes générations un objet, sinon un sujet de folklore.
    Dans ce récit de voyage peu ordinaire, vous croiserez des météorites, suivrez une enquête sur la disparition étrange de géologues il y a cinquante ans, vous échapperez à un accident d'avion, découvrirez un jeune Eltsine explorateur sans peur, vous verrez des camions rouler sur la Kama gelée, visiterez le camp de Perm-36 et les monastères de Verkhotourié, sillonerez Ekaterinbourg sur les traces des Romanov, naviguerez sur la Kama, découvrirez Tcheliabinsk et son formidable musée des tracteurs à défaut de la centrale nucléaire de Majak, le site archéologique exceptionnel d'Arkaïm qui date de l'âge du bronze, avant d'admirer sous un ciel gris et déjà froid la modernité de la capitale bachkire. Tout cela sans oublier les trois figures centrales : Aragon, Pasternak et Chalamov.

  • Odette du Puigaudeau et Marion Sénones sont des aventurières et des avant-gardistes. La première est candidate pour participer à l'expédition Charcot au Groenland, styliste pour Jeanne Lanvin, puis reporter. La seconde est tour à tour modéliste pour la maison Roche, journaliste et dessinatrice. Toutes les deux sont atypiques et elles s'aiment. Mais la vie parisienne et l'état d'esprit occidental ne leur conviennent pas. En décembre 1933, pour fuir une société dans laquelle elles ne peuvent pas vivre comme elles l'entendent, elles embarquent sur un langoustier breton vers la Mauritanie. Leur but ? Traverser le désert à dos de chameau, sans mission officielle ni subvention. Avec pour seul soutien celui de Théodore Monod, scientifique et pionnier de la défense de l'environnement. L'image est tellement insolite que les Maures appelleront l'année 1934, « l'année des deux ». Près d'un siècle plus tard, Catherine Faye et Marine Sanclemente marchent dans le sillage des deux femmes pour raconter leur vie en marge, leur culot, leurs contradictions, explorer à leur tour ce protectorat français devenu République islamique et comprendre une culture nomade millénaire. Dans des conditions souvent ardues, parsemé de rencontres étonnantes, toujours éclairantes, leur voyage est empreint de l'esprit lumineux et audacieux d'Odette et de Marion.

  • À 16 ans, il fuit l'atelier de sellerie dans lequel sa famille l'a placé et s'engage dans une caravane de marchands se rendant à Santa Fe. Pendant vingt ans, du Montana à l'Arizona en passant par la Californie et l'Utah, il parcourt les montagnes et le désert. Sur la piste, on ne lui connaît pas de semblable. Cet aventurier illettré, doué comme personne pour vivre dans la nature, c'est Kit Carson. Au gré de ses rencontres, il devient trappeur, guide d'expéditions pour J. C. Fremont ou le général Kearny, agriculteur, il épouse une Arapaho puis une Mexicaine. Il jouera un rôle militaire et diplomatique de plus en plus important, notamment auprès des différentes tribus indiennes, servant l'armée américaine contre les Navajos.

    Autour de cette figure devenue légendaire, qui trône aux côtés de Buffalo Bill, et qui fut popularisée en France par une bande dessinée et des westerns, Hampton Sides construit une fresque magistrale de la conquête de l'Ouest et de la construction progressive des États-Unis au XIXe siècle.De la guerre avec le Mexique aux campagnes contre les Navajos et la guerre de Sécession, la vie de Kit Carson illustre remarquablement la complexité de cette période. L'auteur n'oublie pas non plus la grande figure de Narbona, grand guerrier navajo devenu chef incontesté. Et si dans ce récit Carson incarne la force de la conquête, le leader navajo incarne l'âme de la résistance.

  • Durant trois mois, Cédric Gras a partagé le quotidien du brise-glace Akademik Fedorov, chargé de ravitailler les bases russes en Antarctique. Parti d'Afrique du Sud, naviguant à travers les Quarantièmes rugissants, il a découvert le monde des poliarniks. Des hommes qui luttent contre le froid martien et le blizzard polaire au nom de la science. Marins, mécaniciens ou géophysiciens, ils consacrent leur vie au continent austral, loin de leurs proches.
    Cédric Gras a parcouru avec eux ces rivages lunaires, baignés par la mystérieuse mer des Cosmonautes. Entre nouveaux défis et nostalgie, il livre le récit de son périple et de la fascinante conquête soviétique de l'Antarctique.

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  • Rodrigo Díaz de Vivar, plus connu sous le nom du Cid, n'est pas que le héros d'une pièce de théâtre. Ce fut un chevalier. Un vrai. Banni par le roi Alphonse VI, il a traversé l'Espagne au XIe siècle. Il a gagné des batailles. Contre les Musulmans, et avec eux. Un mercenaire avant l'heure. Un combattant légendaire.

    Si le Cid voyageait à cheval, c'est sur son VTT - baptisé Tornado - que Marc Fernandez suit sa route de Burgos, ville natale du chevalier, jusqu'à Valence, où il mourut en 1099. Une épreuve et un défi pour l'auteur, à la découverte d'une partie méconnue de l'Espagne, médiévale, immensément vide. 900 kilomètres à vélo, 11 302 mètres de dénivelé positif dans un décor de western, pour retracer la vie extraordinaire d'une figure mythique digne d'un personnage de polar.

  • Baïkal-Amour

    Olivier Rolin

    Cinq mille kilomètres en train, du coeur du continent sibérien jusqu'aux rives du Pacifique. Cinq mille kilomètres le long de la Grande ligne Baïkal-Amour, l'autre chemin de fer transsibérien, et au-delà du détroit de Tartarie jusqu'à l'île de Sakhaline et au souvenir de Tchékhov, qui y alla visiter le bagne en 1890.
    Des villes de pionniers à demi abandonnées dans l'immensité, des vies si humaines qui ne savent plus où elles vont, la mémoire enfouie mais ineffaçable des centaines de milliers de déportés qui construisirent cette ligne et ces villes au prix de leur vie, la grandeur et le malheur, la mélancolie russes...

    Il y a tout cela dans ce livre que traverse pourtant, né de l'espace sans bornes, un sentiment de liberté :
    « Tout fuit, tout glisse, on se dit qu'on est bien ici, loin de chez soi, libre provisoirement de toute attache, et que c'est pour ça qu'on voyage. »

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  • Briser la glace

    Julien Blanc-Gras

    Un périple sur un voilier à travers les icebergs. Un narrateur incapable de naviguer. Des baleines paisibles. Des pêcheurs énervés. Du phoque au petit-déjeuner. Des frayeurs sur la mer. De l'or sous la terre. Des doigts gelés. Des soirées brûlantes. Un climat qui perd le Nord. Des Inuits déboussolés. Une aurore boréale. Les plus beaux paysages du monde. Le Groenland. Avec cette nouvelle aventure, l'auteur de Touriste nous embarque dans un Arctique tragi-comique.
    Une immersion polaire tout en finesse par un écrivain-voyageur au ton unique.

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  • En septembre 2014, au fond des eaux glacées de l'Arctique canadien, la poupe brisée d'un vaisseau fut découverte. Il s'agissait d'un bateau mythique : l'Erebus. Michael Palin - pilier des Monty Python et réalisateur de documentaires pour la BBC - redonne vie à cet extraordinaire navire, depuis sa mise à l'eau en 1826 jusqu'à ses voyages d'exploration en Antarctique qui ont conduit à sa gloire, puis à son ultime catastrophe en Arctique. Il revisite les parcours entremêlés des hommes qui ont partagé son chemin : le fougueux James Clark Ross, qui cartographia une grande partie des régions australes et supervisa les premières expérimentations scientifiques menées sur place ; mais aussi John Franklin, homme tourmenté qui, à l'âge de 60 ans et après une carrière en dents de scie, prit le commandement du bateau. Il décrit avec brio le quotidien des hommes à bord qui, les premiers, débarquèrent sur la terre Victoria antarctique et ceux qui, à peine quelques années plus tard, finirent gelés jusqu'à en mourir dans les eaux du grand Nord, tandis que des missions de sauvetage tentaient désespérément de les atteindre.

  • Alexandra David-Neel fut une femme hors du commun. On la connaît comme une aventurière pionnière (certainement la plus importante du XXe siècle), celle qui voyagea seule au Tibet, mais on sait moins qu'elle fut également cantatrice, journaliste, franc-maçonne, féministe, conférencière, orientaliste et bouddhiste (elle fut d'ailleurs parmi les premiers bouddhistes de Paris). Passionnée par l'Orient, toujours en mouvement, elle sillonna d'abord l'Europe et l'Afrique du Nord avant de partir pour l'Asie. À la suite de longs séjours au Sikkim, en Inde, au Japon et en Chine, elle accomplit un véritable exploit au Tibet : en 1924, après une randonnée périlleuse, elle fut la première voyageuse occidentale à entrer dans Lhassa, la capitale du Tibet alors interdite aux étrangers. Alexandra David-Neel était aussi une intellectuelle, une mystique, qui, jusqu'au bout de sa vie n'eut de cesse de questionner la vie et la mort.


    Elle écrivait beaucoup aussi, remplissant ses carnets de son élégante écriture à l'encre de Chine. Jeanne Mascolo de Filippis avait longuement étudié la vie d'Alexandra David-Neel à travers plusieurs documentaires avant de se lancer dans ce récit. Elle a voyagé dans les pas de notre héroïne et livre ici un portrait très fouillé et personnel, dans lequel elle peut raconter ce qu'a vu l'exploratrice. Ce récit est illustré par de nombreux documents inédits, des photographies d'époque des paysages traversés et des documents personnels.

  • Rien n'était gagné. Il fallut franchir l'étape de la sélection, affronter les réactions - de l'éclat de rire à la quasi-hostilité -, puis se préparer à passer les frontières de la dernière dictature communiste à l'oeuvre... pour courir 42 kilomètres. Numéro de dossard : 1071.
    Dans son style imparable, alternant humour et cynisme, Jacky Schwartzmann cherche à comprendre ce qui pousse des individus venus du monde entier (les Américains mis à part) à participer à l'événement sportif le plus abracadabrant de la planète : le marathon de Pyongyang. Entre rêve fou, défi sportif et envie irraisonnée, il raconte un voyage durant lequel il fut aussi bien désorienté qu'émerveillé ou exaspéré, mais constamment surveillé, et allie émotion et curiosité pour nous proposer une immersion dans un pays fermé qui lui a ouvert ses portes... l'espace d'une course.

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  • En 1921, l'explorateur canadien Vilhjalmur Stefansson décide d'envoyer en Arctique quatre jeunes hommes. L'objectif : coloniser l'île Wrangel, une île désolée, aux confins de l'Amérique et de la Russie. Pour compéter l'équipe, il embauche une Inuite de vingt-trois ans, Ada Blackjack. Son rôle, cuisiner et ravauder les vêtements et le matériel - rôle essentiel dans ces contrées glaciales.

    Une fois sur l'île, la situation vire au cauchemar : la nourriture vient à manquer et le froid se fait plus assassin que jamais. Les plus confiants se mettent à douter, les plus vigoureux s'affaiblissent. Ada se retrouve bientôt seule. Comment la jeune femme va-t-elle survivre dans un environnement aussi hostile ? Ada Blackjack est la fascinante aventure d'une Robinson Crusoë en jupons, reconnue tardivement "héroïne de l'Arctique".

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  • Passager clandestin

    Laurie Gwen Shapiro

    • Paulsen
    • 17 Janvier 2019

    Depuis son enfance, Billy Gawronski ne rêve que d'une chose : partir en expédition avec ses héros, les explorateurs des pôles. Quand il a vent du projet de l'amiral Byrd - être le premier à prendre des photos aériennes du pôle Sud -, il est déterminé à faire partie du voyage. Mais il a 17 ans, et besoin de l'autorisation de son père, qui la lui refuse. Obstiné, Billy décide qu'il partira envers et contre tout. C'est ainsi que le 24 août 1928, le jeune homme traverse l'Hudson à la nage et monte clandestinement à bord du City of New York.

    Il débarquera en Antarctique en décembre 1928. À son retour, « Billy le clandestin » devient la nouvelle coqueluche des médias. L'auteur décrit avec justesse l'engouement pour l'aventure d'un pays sur le point de plonger dans la Grande Dépression. Elle fait également revivre le quotidien des grandioses expéditions polaires, du canal de Panama à Tahiti, jusqu'aux contrées glacées du sud de la planète.

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  • Des poèmes plein les poings : à 15 ans, Arthur Rimbaud songe à devenir journaliste et plus encore à quitter l'inqualifiable contrée ardennaise, notamment Charleville, supérieurement idiote. Punk avant l'heure, l'élève prodige conspue l'école, l'Église, les bourgeois ou les politiciens, tout en cherchant à fuir l'emprise de sa Mother qui l'étouffe. C'est au cours de sa deuxième fugue, une course énorme à travers les faubourgs et la campagne, qu'il aurait rompu avec la vie ordinaire et écrit ses vers les plus célèbres - dont Le Dormeur du val.
    Dans les bottines de l'incandescent poète adolescent, Richard Gaitet a voulu refaire ce parcours à pied, lors d'une traversée des Ardennes jusqu'en Belgique, d'abord en été au sein d'une escouade de onze vaillants « warriors », puis seul en hiver avec la tempête Gabriel sur les talons. Une épopée débraillée menée tambour battant - avec, sur la route, des rencontres inoubliables : Patti Smith, Julie la cartomancienne gitane, un coiffeur de myrtilles ou encore l'écrivain Franz Bartelt.

  • Féru d'histoire et de navigation, le journaliste et écrivain Laurent Joffrin (directeur de la rédaction de Libération) est parti en mer dans le sillage de la flotte du fervent catholique Philippe II, déterminé à conquérir l'Angleterre protestante à la fin du XVIe siècle.
    Sur son voilier, il a parcouru les milles chargés d'histoire, de Gravelines au nord de l'Écosse, puis il est redescendu par la côte ouest pour mieux raconter cette bataille navale à la première personne. Au fur et à mesure de son périple, il fait revivre tous les protagonistes de ce terrible combat, donnant tout autant corps aux hommes intrépides de la Marine espagnole qu'aux stratèges anglais préparant leur défense. Affrontant vents et marées, amarrant de port en port, l'auteur décrit avec réalisme les conditions météorologiques douloureuses vécues par les Espagnols, et détruisirent une partie de leur flotte, acculée loin des côtes par l'adversaire.

    Un récit captivant, alternant entre passé et présent, pour mieux cerner le déroulement des faits tout autant que la passion de l'auteur pour la navigation.

  • Une journaliste et un dessinateur ont partagé avec les Inupiats de Point Hope, à l'extrême nord de l'Alaska, une saison de chasse à la baleine. Texte et illustrations relatent cette immersion et livrent un témoignage sur un monde en mutation, où la vie traditionnelle est menacée par les conséquences du réchauffement climatique et de l'activité pétrolière.

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  • Un récit d'initiation à l'alpinisme, du point de vue d'un novice attentif à la parole des guides, qui n'oublie pas d'interroger la dimension mythique du sommet le plus haut d'Europe occidentale. La « montée » physique et spirituelle d'un jeune écrivain facétieux, instruit dans sa quête par le plus drôle et le plus romanesque des membres de la Compagnie des Guides de Chamonix : René Ghilini, 60 ans, guide professionnel, vainqueur de l'Annapurna, chasseur de cristaux précieux, surnommé « le condor français » dans certains villages du Pérou suite à son décollage en deltaplane depuis les 6768 mètres du Huascaran... et par ailleurs handicapé de la main gauche, en raison d'un terrible accident dont il réchappa miraculeusement. Journaliste pour Radio Nova plutôt branché bouquins que bouquetins, Richard Gaitet n'avait avant cette épopée aucune expérience de la montagne : tout juste sept heures à mourir de chaud en descendant le Grand Canyon et un séjour au Tibet où il a connu... les vertus du naturisme sur lac gelé. Pour ce livre, le reporter à lunettes plus tête en l'air que tête brûlée a survécu à l'aiguille du Midi par l'intervention d'une providentielle main au cul, hurlé de peur dans la vallée d'Aoste, gravi cinq fois de suite en courant les deux premiers étages de la tour Eiffel, découvert les joies de la via ferrata au crépuscule et celles de la tomme de Savoie au petit-déjeuner, relu Tolkien, Lionel Terray, Mary Shelley et les mangas de Jirô Taniguchi ou d'Akira Toriyama, et surtout appris le maniement du piolet afin d'aller danser sur des arêtes sommitales de 40 centimètres de large, avec 2000 mètres de vide de chaque côté, par -8°C et le visage battu par des vent des 50 km/h... Une écriture du corps, la tête dans les nuages, en 48 chapitres et 7 mots, jusqu'à 4807 mètres.

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  • L'écrivain Antoine Choplin a choisi de revenir aux sources. Celles de l'Isère, depuis sa confluence avec le Rhône, jusqu'au glacier qui la voit naître, à plus de 2600 mètres, dans le massif des Alpes. En remontant la rivière, il progresse à contre-courant dans l'espace, mais aussi dans le temps.
    Ou comment confronter les coins familiers qu'il fréquente aujourd'hui avec ceux arpentés hier, enfant, aux côtés de son père. Transformer une promenade dominicale en épopée, marchant plus de 30 kilomètres par jour. Croiser des proches mais aussi des vagabonds. Explorer en terrain connu.

    Un beau récit qui mêle contrastes, passé, patrimoine, histoire et interrogations sur l'écriture.
    À chaque saison son chapitre, son paysage, son ressenti, ses rencontres. Quatre volets d'une marche intime, et d'une marche qui entretient aussi avec l'écriture une relation puissante. L'écriture, mise en abîme donc : l'outil sensible et littéraire pour une évocation des paysages traversés, extérieurs ou intimes ; mais aussi l'objet d'un questionnement focal sur elle-même, épaisseur, fragilité, capacité à témoigner de la complexité du réel.

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  • « Femmes de » d'abord, puis commanditaire d'expédition (parfois), la gent féminine s'est illustrée dans l'histoire de l'aventure polaire. Comme les hommes, elles ont affronté le froid, le blizzard et les privations. Mais leur combat commence bien avant le voyage, pour faire accepter leur départ.
    Parfois, elles ont le courage de se travestir pour embarquer, souvent elles passent outre le refus de leur famille et des autorités.
    De Jeanne Baret, première femme à faire le tour du monde, à Louise Boyd qui a survolé le pôle Nord, en avion, en passant par Lady Franklin qui commandita des expéditions pour retrouver son mari, Benoît Heimermann a sélectionné huit destins hors du commun, des vies rares, faites de volonté et de persévérance.
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  • Une douce journée en Corse. Un vol retour vers Cannes. Soudain, dans le golfe de Porto, la panne moteur. En­dessous, une mer démontée par le mistral. François Suchel, commandant de bord chez Air France, raconte avec brio et réalisme un accident d'avion qui eut lieu en octobre 2009 et fut suivi avec frénésie par les médias. Dans un style fluide où pointe l'urgence de la situation, il se met dans la peau de chaque protagoniste : victimes de l'accident, aiguilleurs du ciel, sauveteurs, journalistes et décrit les gestes justes du pilote, l'amerrissage maîtrisé, les heures d'attente dans l'eau alors que tout espoir, à terre, était perdu. Après 6 minutes 23, François Suchel livre un récit à suspense au réalisme stupéfiant inspiré d'une histoire vraie.

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  • un jeune homme de vingt-quatre ans, cherry-garrard, inexpérimenté mais enthousiaste, des scientifiques en quête du chaînon manquant entre reptiles et oiseaux, la perspective d'écrire une nouvelle page de l'histoire des pôles, tout semble réuni pour que l'expédition de sir robert falcon scott en antarctique soit un franc succès.
    et pourtant... quand, en 1910, apsley cherry-garrard rejoint l'équipe du terra nova, il est le candidat le plus improbable pour prendre part à un tel voyage. il partira néanmoins avec deux explorateurs, prêts à braver le vent, le froid, l'obscurité au nom de la science. leur objectif' : le cap crozier, d'où ils espèrent rapporter des oeufs de manchots empereurs. revenus plus morts que vifs de cet enfer glacé, ils se lancent aussitôt dans la préparation de la longue marche vers le pôle, qui tournera au drame.
    avec émotion et pudeur, cherry-garrard se souvient de ces hommes avec lesquels il a partagé l'aventure qui devait bouleverser sa vie et leur rend le plus bel hommage.

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  • Il faut être un personnage bien singulier pour se lancer seul à la conquête du pôle Nord ou traverser l'Antarctique en traîneau à chiens.
    Une chose est sûre : Jean-Louis Etienne s'en est trouvé métamorphosé !

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  • Ils s'appelaient Aimé Bonpland, Joseph Banks, Carl von Linné, David Douglas ou Ernest Wilson. Ils étaient botanistes et avaient en commun la volonté insatiable de dénicher, de répertorier et de rapporter le plus grand nombre de plantes et d'épices.

    Ils menèrent une vie d'aventure et sillonnèrent jungles, déserts, montagnes et marais, à la recherche d'espèces végétales encore inconnues. Ils révélèrent l'incroyable richesse de la nature, que les scientifiques, aujourd'hui, continuent de découvrir et tentent de préserver.

    Parallèlement, pépiniéristes et horticulteurs de grand talent acclimatèrent les plus beaux spécimens afin de les rendre accessibles aux amateurs de jardin, avides de nouveautés.

    Abondamment illustré de gravures et d'archives, ce livre retrace le long chemin parcouru par les plantes pour venir agrémenter nos parcs et nos jardins, et rend hommage à ces hommes qui payèrent parfois de leur vie leur passion naturaliste.

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  • Bourlingueur nourri aux embruns, Gildas Flahault est un marin et un artiste.
    Ses peintures, dessins et sérigraphies prennent appui sur son travail d'observation comme sur ses impressions.
    Il a installé, cette fois, son atelier grandeur nature en baie de Disko, au large de la côte ouest du Groenland. Il a navigué parmi les géants de glace, à la rencontre des pêcheurs et des chasseurs, mais aussi des phoques, des rennes et des boeufs musqués. Dans son carnet de voyage, il traduit en images les humeurs changeantes du ciel et de l'océan, la majesté de la lumière, la géométrie variable des icebergs.

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