Paris

  • Au terme de trois voyages en algérie (1846, 1847-48, 1852-53) où il avait réalisé des centaines de dessins et croquis, fromentin commença à écrire ce qui ne pouvait se peindre, donnant à la littérature de voyage deux chefs-d'oeuvre : un été dans le sahara et une année dans le sahel.
    La présente édition est le fac-similé de l'édition de 1887, la première et jusque-là la seule à proposer réunis les deux journaux algériens, illustrés de 17 gravures originales d'après les dessins du peintre. ces récits des voyages de 1852 et 1853 démontrent que l'écrivain comme le peintre savait, selon le mot de baudelaire, " saisir les parcelles du beau égarées sur la terre ". avant-propos par henri gourdin.

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  • La boussole

    Guy Vassal

    • Paris
    • 28 Septembre 2006


    c'est par le fameux voyage de lapérouse que guy vassal a découvert barthélemy de lesseps, le héros de ce roman historique.
    l'expédition, conduite par lapérouse, partit de brest le 1er août 1785. a bord de la boussole, de lesseps devait servir d'interprète dans les relations que l'on envisageait d'établir avec les peuples de l'empire russe. après deux ans de navigation autour du monde, l'expédition arrive au kamtchatka où de lesseps est chargé de ramener à louis xvi, par voie de terre, le journal de bord de lapérouse, lequel va repartir vers le pacifique où il disparaîtra.
    dans la neige et sur la glace, en pays d'ours et de volcans, en traîneau, à cheval, en bateau pour franchir les fleuves lors du dégel, voire à pied, barthélemy de lesseps traverse la sibérie, du pacifique à l'oural, la russie, la pologne et l'allemagne pour arriver à versailles, après 13 mois de périple. une aventure au cours de laquelle il a rencontré traditions et dangers, mais aussi tania et rose-catherine.
    le journal que de lesseps a tenu durant son voyage, et qui sera publié en 1790, a servi à guy vassal pour bâtir ce roman, mais il s'est rendu également au kamtchatka sur les traces de barthélemy. son récit, vivant et coloré, riche d'anecdotes et d'événements surprenants, est relaté avec le goût du voyage et la rigueur de l'historien. c'est aussi le portrait d'un pays encore inconnu, avec sa mosaïque de peuples et de mystères.
    c'est enfin la découverte d'un paris où le héros débarque en octobre 1788 qui n'a plus rien à voir avec la capitale sereine quittée trois ans auparavant. la révolution va bientôt survenir que barthélemy vivra avec le même esprit curieux et passionné.

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  • Mordante, irrévérencieuse, Chantal Le Bobinnec, qui se définit volontiers comme la vieille dame indigne, donne ici une série de portraits, de scènes vécues croquées au hasard de ses déambulations. Ces conversations de bistrots et de bus, saynètes de rues saisies en vol par une gentille dame écoutant les uns et les autres, observant l'étrange faune peuplant nos villes, constituent un ensemble de brefs récits :
    «Vaudeville à l'Élysée», «Au café des copains», «La vie de couple», «Le taxi baladeur». Écrits dans un style alerte, n'épargnant personne, épinglant amis et ennemis, ils font mouche à chaque fois et proposent au lecteur un miroir décapant de l'actualité.
    Électron libre, Chantal ne respecte rien. Elle nous entraîne dans un tourbillon endiablé, un casse-pipe souriant et jubilatoire. Dans ces tranches de vie, ces caricatures où s'exprime la gouaille du petit peuple parisien, faites de dérision et d'ironie féroces, tendres aussi bien, on retrouve l'auteur des souvenirs hauts en couleur qu'elle avait donnés dans Mes années cabossées, Gen Paul à Montmartre, Mon ami le libraire. Et nous de rire et, complices amusés, de compter les coups de canif dans les prétentions, les vanités et les ridicules de nos contemporains.

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  • Lettres berlinoises du petit-fils de Diderot à ses parents (1800-1801) Nouv.

    Les 127 lettres inédites présentées dans ce volume furent écrites en Allemagne, et à Berlin pour l'essentiel, par Denis-Simon de Vandeul, secrétaire de l'ambassade de France en Prusse, entre 1800 et 1801. Elles étaient adressées à ses parents, Abel et Angélique de Vandeul, née Diderot. Conservées dans les archives familiale, puis confiées pour étude aux Archives départementales de la Haute-Marne, dont Diderot était originaire, elles furent copiées en 1917 par le conservateur Pierre Gautier, qui mourut au champ d'honneur. Si les originaux ont disparu, c'est ici la copie, aujourd'hui en mains privées, qui est publiée.
    À travers de ses lettres, Vandeul dessine le tableau des salons berlinois, où évoluent l'intelligentsia liée à l'esprit de Weimar, comme les Humboldt, et les artistes, tel Félix Mendelsshon-Bartholdy. Si les lettres à son père, important industriel manufacturier, nous informe sur la technologie locale et sur l'économie européenne au temps où s'achèvent peu à peu les guerres révolutionnaires, celles à sa mère, qui tient à Paris un important salon littéraire, décrivent la construction d'un nouvel ordre culturel international au soir de la Révolution. Bien évidemment, Diderot, dont la construction mémorielle s'élabore alors, y est un personnage obsédant qui préside au contenu de nombreux passages.

  • Lettres sur l'Europe (1892-1894) Nouv.

    Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. À l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al- Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de « l'Autre », que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.

  • Antoine Bourdelle (1861-1929) emportait toujours carnets et feuilles de papier dans ses déplacements.
    Il n'avait de cesse d'y consigner ses impressions, et parfois, moins dans la hâte, d'écrire de véritables relations de ses périples. Bourdelle ne fut jamais grand voyageur, ni aventurier, sinon de l'instant. Les pages recueillies le voient déambuler en Belgique, sillonner campagnes et villages du sud-ouest de la France, rapporter un lent et délicieux voyage qui de Paris le mène sur la côte d'Azur et jusqu'à Turin, en compagnie de son épouse et de sa petite Rhodia, parcourir les allées du British Museum à Londres comme celles des pinacothèques de Munich, Berlin ou Vienne, évoquer les oeuvres de Michel-Ange, Véronèse, Cézanne, Rodin, Bocklin...
    A un texte près, l'ensemble est inédit. Témoignage de la frénésie d'exister et d'écrire de Bourdelle, qui cherche à retenir chaque moment intensément vécu, ces pages, diablement personnelles, proches parfois du journal intime, portent toutes la voix singulière et puissante du sculpteur-poète.

  • " Que de patience, mon Dieu, exige cette navigation ".
    L'angoisse du journal de bord, quand Bougainville cherche à travers l'immense Pacifique à sauver des équipages épuisés par la famine et le scorbut, ne fait pas oublier les pages que le livre a consacrées à sa découverte enchantée de Tahiti. Celles-là qu'ont privilégiées les lecteurs du Voyage imprimé de 1771 (et tant d'autres depuis) afin d'arrimer leurs rêveries à l'île paradisiaque. Il importe aujourd'hui de lire ce texte en sa totalité pour saisir là dimension héroïque de l'aventure : le premier tour du monde accompli par des vaisseaux français, proclame Bougainville.
    Trois ans de navigation pour rendre les Malouines à Madrid, sonder en visiteur-espion l'Amérique hispanique, ramener les géants patagons de légende à leur attachante humanité, côtoyer les Fuégiens, deshérités du bout du monde, livrer au commanditaire royal un état présent de l'empire colonial hollandais (îles aux épices et Afrique australe). C'est cette aventure conduite par un homme des Lumières, plus philosophe que savant, pétri d'optimisme sans illusion, qu'il fallait restituer et éclairer.
    Son livre est celui d'un officier dont la défaite de 1763 a fait un marin et un voyageur-écrivain, qui se plaît à faire prévaloir, par une plume incisive, la vertu de l'expérience sur l'esprit de système : " Je suis voyageur et marin ; c'est-à-dire, un menteur, et un imbécile aux yeux de cette classe d'écrivains paresseux et superbes qui, dans les ombres de leur cabinet, philosophent à perte de vue sur le monde et ses habitants, et soumettent impérieusement la nature à leurs imaginations ".

  • Empreint d'une forme de "mélancolisation" du monde, de déploration parfois muée en colère, le dernier siècle des voyages semble demeurer invitation à explorer puis à écrire le monde. L'altérité et le tourisme, la politique, la poétique du récit, le cinéma et l'écriture contemporaine sont les cinq axes qui structurent le volume et permettents au
    lecteur de mesurer la variété, l'étendue et la richesse du corpus littéraire viatique du siècle passé. Derrière le plaisir du vagabondage littéraire se dessine surtout l'importance de la littérature de voyage en matière d'appréhension du monde : ces textes soulignent en effet l'articulation fondamentale du corpus voyageur aux grandes interrogations que suscitent la vie contemporaine et la création.

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