Pages Du Monde

  • Partir ! Partir vers d'autres horizons, aller à la rencontre des autres, changer de vie et offrir une autre vision du monde à ses enfants. Voilà ce dont rêvait cette famille avec deux enfants de neuf et onze ans. Le rêve que beaucoup d'entre nous nourrissent avec plus ou moins de conviction, ils vont le réaliser. Ils ont choisi la mer pour les porter autour du monde, le vent pour les pousser vers des contrées éloignées, un voilier pour les mener vers d'autres gens. Quittant la sécurité d'une vie de terriens, ils se sont lancés dans un long voyage qui s'est transformé en mode de vie. La parenthèse durera six ans.
    René Van Bever nous invite à partager cette longue route jalonnée de rencontres fortes et parsemée de dangers et de moments de pur bonheur dans un récit chaleureux et riche d'anecdotes savoureuses. En observateur attentif, il relate, avec un certain sens de l'humour, les péripéties et les étonnements de cette famille et s'inquiète de la dégradation de notre planète et de nos mers. Embarquez sur le voilier Caredas pour partager cette Grande Parenthèse et laissez-vous porter autour du monde.
    Dans la partie « Considérations sur la vie au long cours en voilier », l'auteur aborde, toujours avec humour, les thèmes essentiels (techniques et pratiques) du voyage en voilier. Il éclaire, à la lueur de son expérience, les mille et une questions que l'on se pose avant d'entreprendre une telle aventure.
    Réédition de l'ouvrage paru sous le même titre en 2010.

  • Se promener dans le monde, prendre des notes, essayer de retrouver des systèmes de signes qui fonctionnent. Sans cesse se heurter au stéréotype, le détester et finir par s'y accoutumer, par comprendre qu'il s'agit simplement d'un cliché qui a bien réussi. Le monde est beau, le monde est curieux, étrange, sécurisant, dérangeant. Le monde n'existe pas sans livres. Partout, ce sont des lectures qui reviennent à la mémoire, des pages enfouies qui surgissent et donnent du sens à ce qu'on voit. On ne peut pas voyager sans livres mais on ne peut pas voyager seulement avec des livres. Il faut toujours cet aller-retour du signe imprimé au signe réel : le sens naît de cette confrontation permanente entre une forme qu'on voit et la signification qu'on a apprise. Il suffit alors de fermer la porte pour recevoir les clés du monde. Docteur ès-lettres, Raymond Chabaud a un goût certain pour les livres de voyages qu'il aime précis, didactiques, enjolivés de cartes. Il s'est promené un peu partout. Il nous livre dans ce recueil non pas ses impressions de voyage, mais sa vision iconoclaste de la vie et des hommes. Il aime Flaubert et les bornes d'enregistrement rapide des aéroports. Il n'a jamais voyagé avec un saumon...

  • En rupture avec notre monde, à la recherche d'une raison de vivre, Anne-Sophie Tiberghien, avec sa fille Samantha, atterrit à Puerto-Ayacucho, capitale d'Amazonie vénézuélienne, après huit années d'aventures à parcourir les continents. Désireuse d'approcher des tribus indiennes authentiques et difficilement accessibles, elles parviennent à remonter de pirogue en pirogue le fleuve Orénoque et à pénétrer sur leur immense territoire protégé au coeur de la jungle. A force de patience et d'oubli de soi, elles finissent par être acceptées et reconnues par une tribu yanomami.

    Elles partagent la vie rude et téméraire de ce peuple fier, apprennent à survivre en milieu hostile et participent à la quête de gibier et de nourriture fraîche. Mais lors d'une migration rituelle des Yanomami, leur destin bascule.

    Un matin, avec le chef de la tribu et ses épouses, Anne-Sophie tombe dans une embuscade tendue par des guerriers ennemis. Elle reçoit, dans le dos, une flèche empoisonnée au curare. Elle est laissée pour morte. Même sa fille le croit. Chez les Yanomami, la coutume veut qu'après avoir brûlé le corps du défunt, ses cendres soient mélangées dans une soupe de bananes chaudes, afin d'être consommées. Ils disent à Samantha : « Tu mangeras les cendres de ta mère ». Sauvée par les chamans, Anne- Sophie gardera pour les Yanomami une véritable fascination.

  • Madeleine Cartiaux est étudiante en lettres quand elle rencontre son futur mari, Michel Aubert.
    Ce dernier est un " explorateur ", fraîchement rentré de forêt amazonienne où il a réalisé un reportage filmé sur les Indiens jivaros. Sa passion à elle depuis l'enfance : l'écriture... Sa passion à lui depuis l'enfance : le dessin et l'image. Leur passion commune depuis l'enfance : la découverte et le voyage. Ils vont alors former un couple d'écrivain et de cinéaste voyageurs. Ils sillonneront le monde, lui caméra au poing, elle bloc-notes et stylo à la main.
    En 2005, Connaissance du monde, le plus grand événement culturel d'après-guerre a fêté ses soixante ans. Avec son expérience du voyage, de l'écriture et de ce que représente ce métier passionnel de cinéaste-conférencier, c'est tout naturellement que Madeleine Aubert a pris la plume pour s'attacher à retracer la grande aventure de Connaissance du monde et de ses acteurs hors du commun, ces " Chevaliers de la pellicule ", tels que les baptisa l'un des leurs, Alain Bombard.
    Certains sont des personnalités célèbres :Jean-Baptiste Charcot, Paul-Emile Victor, Norbert Casteret, Jean Rouch, Roger Frison-Roche, Maurice Herzog ou René Desmaison, Haroun Tazieff ou Maurice Kraft... D'autres demeurent plus anonymes comme Maximilien Dauber, Guy Thomas, Gérard Civet, Freddy Bolier, Jean-Michel Bertrand, Patrick Bernard, Jean-Pierre Valentin, Hervé Haon, etc. Mais tous ont toujours privilégié l'être par rapport au paraître.
    A la tribune de Connaissance du monde, ils furent quelques petites centaines, comme échappés des pages d'Hergé ou de Jules Verne, à parcourir le monde pour en témoigner et sensibiliser le public à sa cause et à sa beauté. Troubadours modernes faisant du ville à ville, vendeurs de rêve, ils sortent le monde de leur boîte noire avec envolée de paroles et déroulement d'images en lumière sur écran. Un rêve de gosse se cristallise en passion, et voilà que la Terre devient leur maison.
    Ils en tracent les sentiers, en arpentent les routes et les fleuves, plantent des drapeaux et montent des violoncelles sur ses toits, chinent dans les greniers de sa mémoire, posent des échelles de corde sur ses murailles, hivernent dans ses glaces polaires, s'échauffent au feu de ses volcans...

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