Omnibus

  • En ce temps-là, chasser la baleine, c'était partir pour trois ou quatre années de mer à la recherche d'un géant qu'on affrontait à l'aide d'un simple harpon depuis un esquif qu'un seul coup de queue réduisait en pièces. En ce temps-là, chasser la baleine, c'était l'aventure. Une aventure que les massacres actuels sont en passe de faire oublier. C'est pourquoi ce dossier de témoignages vécus a une double valeur : somme de récits authentiques que les plus beaux romans de mer ne peuvent égaler, il est aussi un conservatoire d'histoire maritime, la plus belle façon de perpétuer le souvenir de ces hommes "au coeur de bronze' qui naviguaient 'sur des navires au coeur de chêne".

  • Cent récitations éternelles, celles de notre enfance, celles qui rythment la vie de chaque génération sur le chemin de l'école, du collège et du lycée. Au fil du temps, elles resurgissent dans nos mémoires. Vous vous souvenez ? La Biche brame au clair de lune ; La Complainte du petit cheval blanc ; La Ronde autour du monde ; Le Hareng saur, sec, sec, sec... ; La Ballade des pendus ; Que sont mes amis devenus... ; Quand vous serez bien vieille ; Heureux qui comme Ulysse ; L'Albatros ; Le Dormeur du val... Et aussi La Fontaine, Hugo, Prévert, Desnos, Queneau...
    Textes réunis par Albine Novarino-Pothier et Béatrice Mandopoulos. Un album illustré de photos noir et blanc de Michel Maïofiss.

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  • Le personnage du pirate est aujourd'hui désincarné, en passe de devenir une illusion à l'usage des enfants et des romantiques. Il est temps de retourner voir ce que cachent la légende et les interprétations anarcho-poétiques, à la découverte des hommes et des faits.
    Dominique Le Brun a réuni six récits -témoignages vécus ou enquêtes - qui restituent la réalité nue. Il propose ainsi une expérience troublante : voyager en compagnie des criminels de la mer à travers le temps et l'espace. L'exaltation de la chasse, le face à face entre victime et bourreau, l'or, le sang et la peur... cette violence extrême qui court à travers les textes fait que le livre n'est pas à mettre dans les rayons jeunesse. Mais on y trouve encore et toujours, au-delà du pillage et du meurtre, le vent de l'aventure absolue, celle que portent les océans.

    Témoignage d'un captif des Barbaresques (XVIe siècle) - Portraits de flibustiers, par un homme qui les a connus, OExmelin (XVIIe siècle) - Histoire de Jean Lafitte, par Georges Blond (début XIXe siècle) - La piraterie dans le Pacifique (enquête sur affaire de la Papeete, fin XIXe siècle) - Mémoires du "dernier corsaire", Lückner (1914-1918) - L'affaire du Ponant, témoignage du skipper du bateau (2008). L'anthologie est composée d'extraits d'ouvrages.

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  • « Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai fait à pied », écrivait Jean-Jacques Rousseau. Il fut le seul écrivain randonneur à avoir imaginé une écritoire portative qui lui permette d'écrire tout en marchant, mais pas le seul à avoir nourri sa pensée en mettant un pied devant l'autre, loin de là.
    De Pétrarque jusqu'à Jim Harrison en passant par Flaubert, Rimbaud, Proust, Colette, Simone de Beauvoir, Jacques Lacarrière... tous ont écrit des pages inoubliables sur cette expérience qu'ils ont eue en commun avec tous les amateurs de randonnée.

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  • « Nul lieu n'est impénétrable pour quiconque est animé d'une foi sincère. » Guidé par ce précepte, le père Evariste Huc entreprit en 1841 une extraordinaire expédition de dix années à travers la Mongolie et la Chine - en chariot, en jonque, à dos de mulet, à dos de chameau, sur ses jambes « rarement complaisantes », et même sur son derrière, seul moyen d'atteindre une vallée du haut d'une montagne glacée. Il fut le premier Français à atteindre Lhassa.

    Adoptant le costume, la langue, les usages des contrées traversées, le père Huc affronta - avec une vigueur et un humour inaltérables - le sable, la boue, la neige, la glace, les naufrages, les ponts délabrés, les précipices, les brigands, les aubergistes, et les tracas de l'administration. Il brossa à son retour un tableau irremplaçable de la vie quotidienne en Chine.

    Ce prodigieux témoignage, véritable roman d'aventures vécues, n'a cessé d'être réédité depuis sa parution. La présente édition réunit dans leur version intégrale les deux volumes des Souvenirs d'un voyage à travers la Tartarie et le Thibet pendant les années 1844, 1845 et 1846 et L'Empire chinois, récit du voyage de retour sous escorte armée.

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  • Survivre ; témoignages

    Collectif

    • Omnibus
    • 12 Janvier 2017

    Depuis qu'un certain Alexandre Selkirk - modèle de Robinson Crusoé - a survécu seul sur une île déserte, nombreux ont été les témoignages d'hommes et de femmes confrontés au même défi : refuser la mort et dépasser ses propres limites... Certains ont marché pendant des jours sans boire à travers le désert (Saint-Exupéry), ou des semaines à travers la forêt équatoriale (Isabelle Godin, Yossi Ghinsberg). Certains ont dû escalader des crêtes à 5 000 mètres d'altitude, parfois sans équipement (Henri Guillaumet) ou avec une jambe cassée (Joe Simpson). Certains ont accepté de se nourrir de chair humaine (Nando Parrado, Pierre Viaud), d'autres de s'amputer eux-mêmes (Aron Ralston)... Tous, au retour, se sont posés la même question : qu'est-ce qui m'a fait avancer ? Leurs témoignages ici réunis permettent de répondre à ce mystère, dont l'alchimie est faite de courage et d'imagination, mais aussi d'amour. 

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  • Pierre, Louis, René, Guillaume... ils n'étaient pas des pêcheurs comme les autres. Ils n'avaient aps quinze ans quand ils se sont embarqués, et ont labouré vingt années durant les eaux glacées qui vont de l'Islande à Terre-Neuve. Ils racontent l'excitation du poisson qui mord et l'orgueil du retour les cales pleines, mais aussi, surtout, les mers démontées, les tempêtes de neige, la mort tapie dans la brume. On les appelait les "bagnards de l'océan" ou les "galériens des brumes" . Pourtant leurs souvenirs laissent une large place à la gaieté, à l'émotion, et même à la nostalgie. On comprend pourquoi, à écouter leurs voix d'hommes simples et dignes. D'anecdotes en portraits, ils décrivent une aventure comme il n'en existera plus jamais.

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  • Le roman des pôles

    Collectif

    • Omnibus
    • 18 Avril 2013

    Sur le calendrier de la découverte du monde, les régions polaires figurent parmi les dernières à avoir été conquises. On peut parler de conquête à propos des pôles, tellement l'approche de ces terres inhospitalières est jalonnée de naufrages, de disparitions, d'agonies, d'aventures meurtrières. La majorité des hommes partis explorer les univers glacés de notre planète ne sont jamais revenus. Ceux qui ont survécu au froid, à la famine, à l'angoisse de l'incertitude du lendemain, nous ont ramené les plus belles pages de l'héroïsme, jusque-là insoupçonné, de la nature humaine.
    Longtemps restés Terra Incognita sur les mappemondes, les contours géographiques de ces contrées inaccessibles ont été dessinés par des hommes d'exception. Nansen, Amundsen et Charcot sont tous les trois des pionniers magnifiques.
    Les récits qui nous sont proposés dans ce livre sont parmi les plus forts et les plus révélateurs de ce que l'engagement humain veut dire ; ils nous ont appris qu'on ne repousse pas ses limites, mais qu'on les découvre.
    Jean-Louis Etienne.

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  • Les îles de Jules Verne ne se ressemblent pas, mais elles se complètent.
    A elles toutes, elles forment un vaste jeu de rôle dont les pions sont des hommes devenus surhommes face à la violence d'une nature hostile, et dont l'enjeu est la survie. Les îles de Jules Verne sont inquiétantes, délirantes, mais aussi initiatiques et nourricières. Inquiétantes comme l'île Lincoln (L'Ile mystérieuse), où d'étranges événements persuadent les voyageurs échoués qu'une puissance occulte conduit leur destinée.
    Initiatiques comme l'île Phina (L'Ecole des Robinsons), où le jeune et tendre Godfrey doit oublier son éducation dorée pour devenir le nouvel Adam d'un monde vierge. Nourricières comme la Nouvelle-Suisse (Seconde Patrie), où deux familles naufragées changent à force d'ingéniosité leur île déserte en une terre promise. Délirantes comme Standard Island (L'Ile à hélice), où des milliardaires pensent se protéger de toute laideur et de toute pauvreté en se retranchant du monde...
    En vain.

  • (Sept ans d'aventures au Tibet) Mystique, mythique, ésotérique, le voyage au Tibet a toujours été une aventure spirituelle avant d'être une découverte géographique : alors même que les premiers visiteurs cherchaient à nouer des relations commerciales, ils étaient frappés par l'omniprésence du sacré dans les hautes vallées de l'Himalaya. Aucun n'en est revenu indemne ; certains y sont morts, pour n'avoir pas fait demi-tour à temps. Aussi les récits de "Tibet - Vers la terre interdite" entraînent-ils le lecteur vers un ailleurs immatériel en même temps que sur les sentiers du mont Kailash.
    Cette anthologie réunit les plus beaux d'entre eux, extraits et textes entiers. Elle est indispensable pour comprendre à la fois le pouvoir de fascination du Tibet sur les Occidentaux, et les raisons tragiquement politiques de l'interdit : caché derrière les montagnes les plus hautes du monde, le Tibet a toujours été un enjeu stratégique majeur, le miracle étant que, malgré (ou à cause?) des prédateurs qui rôdent , il ait toujours gardé son pouvoir d'envoûtement.  Samuel Turner (1783) : un commerçant à la rencontre de l' enfant sacré.  Les pères Huc et Gabet (1845) : deux missionnaires catholiques envoûtés par le lamaïsme.
    Nicolas Prjevalsky (1880), Dutreuil de Rhins (1894), Ovché Narzounov (1900), Francis Younghusband (1903) : quand le Tibet devient un enjeu stratégique mondial - on appelle cette course à Lhassa "le grand jeu".  Jacques Bacot (1910), Alexandra David-Néel (1923), Heinrich Harrer (1944): braver l'interdit pour trouver la paix intérieure.

  • Le roman des phares

    Collectif

    • Omnibus
    • 18 Avril 2013

    Dressés à la pointe de la Bretagne, jaillis du creux des vagues, comme bâtis sur la houle : les phares. La fascination veint-elle du mystère de cette lumière qui naît soudain dans la nuit noire ou du destin des hommes qui les ont marqués de leur empreinte ? ceux qui les ont conçus et ceux qui y ont vécu en ermites : les gardiens du feu ?
    Dès leur construction à la fin du XIXe siècle, les premiers phares en mer ont suscité une littérature extrêmement variée, inspirant des écrivains aux sensibilités aussi différentes que celles d'Alphonse Daudet et de Rachilde, d'Anatole Le Braz et de Jules Verne. A cette première vague littéraire succédèrent, au XXe siècle, non seulement des romans, mais aussi des récits, témoignages ou reportages... Réunis dans ce volume, ces écrits si divers racontent LE ROMAN DES PHARES.

  • Le roman du Cap Horn

    Collectif

    • Omnibus
    • 18 Avril 2013

    Par une malveillante fantaisie de la nature, au tournant des XIXe et XXe siècles -c'est-à-dire jusqu'à l'ouverture du canal de Panama et le remplacement des grands voiliers par des navires à vapeur -, les principales routes du commerce international durent emprunter les parages maritimes les plus dangereux au monde, ceux du Cap Horn.
    A la pointe du continent sud-américain, les tempêtes succèdent aux tempêtes, faisant rouler et s'effondrer des vagues hautes comme des immeubles, tandis que le froid polaire transforme mâts et voiles en blocs de glace. Depuis la ruée vers l'or californien et les débuts de l'ère industrielle, chaque jour gagné sur la traversée était devenu un enjeu financier et, malgré les conditions de navigation épouvantables, les capitaines marchands se livraient à de véritables courses. Ainsi naquit l'épopée du Cap Horn dont témoignent les romans et récits ici rassemblés.

    Textes réunis et présentés par Dominique Le Brun avec un dossier illustré de 30 dessins de François Le Guern.

  • Le roman de la Corse

    Collectif

    • Omnibus
    • 18 Avril 2013

    Dès 1840 Flaubert écrivait : « Tout ce qu'on dit sur la Corse est faux. » Alors, laissons la place à la littérature. Contes populaires ou légendes, romans, témoignages plongeant dans les racines de l'île, ce volume réunit des textes divers : écrits au XIXe ou au XXesiècle, par des Corses ou des continentaux ; mêlant la mémoire et l'imagination, ils composent une mélodie à plusieurs voix et permettront peut-être de comprendre un peu de son âme tumultueuse et passionnée, d'aborder de façon sensible les rives de cette « véritable montagne dans la mer », pour reprendre l'expression de Maupassant, de saisir la complexité et la subtilité de ses contrastes : bergers et pirates, fureur et silence, mystère et tradition, fidélité, vengeance et amitié.

  • Aucun roman d´aventure, aucun film à grand spectacle ne peut égaler les récits de ces explorateurs qui tous avaient quelque chose des chevaliers de la quête du Graal. Pour restituer la force et l´élan de leur voyage initiatique, Chantal Edel a réalisé un travail d´anthologie qui dépasse la simple réunion de récits d'exploration. Non seulement, elle a sélectionné les plus beaux témoignages, mais aussi et surtout, elle les a choisis et les présentés pour qu´ensemble ils forment une longue aventure dont le lecteur peut vivre toute les étapes comme s´il en était le héros : les cartes et les bagages, la marche à travers la savane écrasée de soleil, le bivouac autour d'un feu, la rencontre avec les chefs africains et les chasseurs d'esclaves, les rivières en crues et les murailles de terre, les échos de la brousse, les vagues immenses des troupeaux de gnous... Les sources du Nil ou l'Aventure absolue.

  • "Rien n'a été pour moi enrichissant comme de marcher à côté de lui sur les chemins du Finistère, de mettre mes pas dans ceux d'un ami qui vivait ce pays, et semblait en communiquer, sans même en parler et sans l'avoir cherché, la "quinte essence". Cette rare qualité de révélateur, je la retrouve dans ses livres qui me paraissent toujours agir par une imprégnation sans violence, paisible, mais doucement têtue.
    Et non pas seulement lorsqu'il parle de la Bretagne, et, avec elle, de la mer. Il écrit comme on marche sur les chemins d'un pays natal que notre pas, sans qu'on ait même à y penser, éveille familièrement pour les autres, et dont il n'a jamais été question qu'il puisse ne pas être aussi une terre d'élection." (Julien Gracq). Redécouvrez Henri Queffélec à travers ces six romans ancrés dans les îles qu'il aimait tant, Sein, Ouessant, Molène, Groix, Houat, Hoëdic...

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  • Polynesie

    Collectif

    • Omnibus
    • 8 Janvier 2004

    " Adieu, peuple heureux et sage, soyez toujours ce que vous êtes, c'est la véritable utopie.
    " Depuis Bougainville, les îles du Pacifique n'ont cessé de nourrir le mythe puissant du Paradis perdu dans les mers du Sud. Toute une littérature s'y est développée dans l'ombre de Stevenson et de Gauguin. Chargée de fantasmes d'amour et de fuite, de révolte et d'échec, elle s'est faite aussi le porte-parole d'un peuple maohi silencieux.

  • Les romans du feu

    Verne Jules

    • Omnibus
    • 1 Novembre 2002

    Jules verne et son époque : le ciel à conquérir, le monde à découvrir, l'eau à apprivoiser, l'énergie à dompter.
    Jules verne et sa mythologie : les volcans qui donnent la vie et la lune qui donne le rêve. jules verne et ses obsessions : le pôle, l'abîme marin, le centre de la terre. jules verne, c'est tout cela mais c'est peut-être avant tout le peintre visionnaire des quatre éléments : l'eau, l'air, la terre, le feu. c'est par l'eau, la mer immense, que tout commence et c'est par elle que tout finit. au fond des gouffres oú rôde le nautilus (vingt mille lieues sous les mers), par-delà les banquises oú se cachent les pôles (voyages et aventures du capitaine hatteras ; le sphinx des glaces), sur les flots déchaînés (le chancellor).
    Lorsque le rêve veut prendre son essor, c'est en l'air, dans l'infini du cosmos qu'il s'élance. vers cet astre lunaire tant chanté (de la terre à la lune ; autour de la lune) ou vers l'empire du soleil (hector servadac). et s'il redescend dans notre ciel, c'est pour mieux le dompter (robur-le-conquérant). tout comme cette terre que sillonnent des voyageurs soucieux de gagner un pari (le tour du monde en quatre-vingts jours) ou un but - des steppes russes (michel strogoff) aux déserts chinois (les tribulations d'un chinois en chine), en passant par les glaces de l'alaska (césar cascabel).
    Et comme le feu, celui qui gronde dans les entrailles du monde (les indes noires), celui qui foudroie du haut du ciel (maître du monde), celui que les hommes ont apprivoisé (le château des carpathes), celui, enfin, qui plonge jusqu'au royaume des morts (voyage au centre de la terre).

  • Tunisie - reve de partage

    Collectif

    • Omnibus
    • 3 Novembre 2005


    pays de civilisation millénaire, carrefour de peuples et d'influences fort divers, la tunisie apparaît terre
    d'ouverture et de douceur de vivre, comme le maroc
    farouche l'est de contrastes et l'algérie déchirée de
    confrontations.
    refuge des peintres et des poètes,
    accueillante aux proscrits comme " aux âmes désemparées à la recherche de l'idéal ", elle s'exprime avec nuance et discrétion, dans " toutes les teintes créées, composées, rêvées par les plus délicats aquarellistes ". cette tunisie plurielle et nuancée, offerte en partage à toutes les communautés qui la composèrent et encore si douce à leur souvenir, invite au vagabondage parmi une population arabo-musulmane largement ouverte à l'autre.
    on croisera en chemin une importante communauté juive restée fidèle à ses origines, la figure ambiguë du français aux colonies, une minorité italienne au verbe haut, quelques milliers de russes blancs, quelques centaines d'arméniens, de grecs ou d'espagnols emportés jusque-là par d'autres révolutions, sans oublier, sous son nom d'emprunt, l'un des caricaturistes français les plus connus ! au terme de ce périple littéraire et poétique à travers une vieille terre devenue sans heurts, il y a tout juste cinquante ans, une jeune nation, nous voilà enrichis de couleurs, de senteurs, de douceur - en un mot
    d'humanité.


  • Moby Dick, de Herman Melville, est plus qu'un chef-d'oeuvre, c'est un mythe. Depuis sa création en 1851, le cachalot blanc du capitaine Achab n'a jamais quitté l'imaginaire occidental. Géant paisible capable de se muer en démon justicier, il a longtemps incarné l'ambivalence de l'âme humaine acharnée à détruire un mal qui est, en fait, caché en lui-même. Il est aussi, à présent, une image de la nature, qui se retourne avec violence contre celui qui la blesse -- c'est à ce titre qu'il inspire de nouveaux films, de nouveaux dessins animés, de nouveaux livres. Il est d'autant plus fascinant de découvrir que Moby Dick avait un modèle, ou plutôt des modèles, auquel Melville emprunta beaucoup, jusque dans les moindres détails. Dans les récits authentiques réunis dans Le Mystère de la baleine blanche ["baleine" était alors un nom générique] court le frisson du mystère qui fait la beauté éternelle de Moby Dick, le mystère de l'animal dont l'intelligence apparaît soudain à l'égal de celle de l'homme.
    Au sommaire, les témoignages des survivants du naufrage de l' Essex, navire baleinier coulé par un cachalot ; le témoignage de l'homme qui se vantait avoir tué le véritable Moby Dick ; la traduction des chapitres du livre de Melville dont les détails sont empruntés à ces témoignages.

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