Nous

  • Après L'Etna, Excursion aux îles Éoliennes est le deuxième titre d'Alexandre Dumas proposé dans la collection VIA. Initialement paru dans Le capitaine Arena (1842, épuisé depuis des décennies), ce texte vif et méconnu méritait d'être exhumé, mis en lumière, et édité pour lui-même. Ce récit haut en couleur d'Alexandre Dumas n'a pas pris une ride, il impressionne par son esprit de curiosité, sa rapidité narratve, son humour, et la soif de rencontres dont il témoigne.
    De Palerme vers les îles éoliennes (ces sept îles volcaniques et aujourd'hui paradisiaques du nord de la Sicile), Alexandre Dumas nous relate une équipée d'île en île faite d'expériences très contrastées : douces heures du voyage sur l'eau, aridité d'Alicudi, île désolée, puis séjour chez les moines de Lipari, enfer des forçats dans les mines de souffre de Vulcano, et enfin description du volcan Stromboli, de son ascension vertigineuse, et de ses explosions régulières, sa « pluie de lave et de pierres ». Le périple est ponctué d'épisodes bigarrés (pêche à la langouste, chasse aux lapins, tarantelle, mésaventures du chien Milord) et marque par le contraste entre le caractère immuable de ces îles dont le voyageur peut aujourd'hui faire une expérience sensible proche de celle des protagonistes de Dumas, et le bouleversement des conditions sociales et des manières de vivre.
    « Vulcano, pareil au dernier débris d'un monde brûlé, s'éteint tout doucement au milieu de la mer qui siffle, frémit et bouillonne tout autour de lui. Il est impossible, même à la peinture, de donner une idée de cette terre convulsionnée, ardente et presque en fusion. »

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  • M'y voilà enfin ! Toute ma froideur s'est évanouie.
    Je suis accablé, persécuté par ce que j'ai vu ; j'ai vu, je crois, ce que personne n'a vu, ce qu'aucun voyageur n'a peint [ ]. Je n'ai pas quitté la villa Adriana sans remplir d'abord mes poches de petits fragments de porphyre, d'albâtre, de vert antique, de morceaux de stuc peint, et de mosaïque, ensuite j'ai tout jeté. Elles ne sont déjà plus pour moi ces ruines, puisqu'il est probable que rien ne m'y ramènera.
    On meurt à chaque moment pour un temps, une chose, une personne, qu'on ne reverra jamais : la vie est une mort successive.

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  • Sardaigne comme enfance

    Elio Vittorini

    • Nous
    • 17 Janvier 2012

    Un voyage peut n'être qu'un vice.
    Il peut n'être qu'une évasion.
    Alors que l'invitation que j'adresse à mon lecteur vise aussi à une expérience intérieure. Sardaigne comme enfance, tel est le titre italien et son refrain. Ce qui revient à rappeler que nous ne sommes pas nés pour rester enfants. On en sent l'odeur dans l'air : l'odeur du soleil. C'est du feu pur, privé de toute l'âcreté du combustible. Et de pierre sèche. Mais de bruyère aussi.
    Et de peaux de serpents. Odeur de Sardaigne...

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  • L'Etna

    Alexandre Dumas

    • Nous
    • 16 Mars 2011

    Je ne sais rien de plus beau, de plus original, de plus accidenté, de plus fertile et de plus sauvage à la fois que le chemin qui conduit de Catane à Nicolosi, et qui traverse tour à tour des mers de sable, des oasis d'orangers, des fleuves de lave, des tapis de moissons, et des murailles de basalte. Trois ou quatre villages sont sur la route, [ ] bâtis avec de la lave recouverte de lave ; ils sortent tout entiers des entrailles de la montagne, comme de pauvres fleurs flétries avant de naître, et qu'un vent d'orage doit emporter.

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  • Qu'attendre d'une telle nation, et que diraient le Dante, Pétrarque, Machiavel, Michel-Ange et tant d'autres, s'ils revenaient dans cette ancienne patrie des arts et qu'ils vissent l'abjection et l'anéantissement où ils sont maintenant réduits ?

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  • La sicile - precede par la cote italienne Nouv.

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