Noir Sur Blanc

  • Alexander von Humboldt (1769-1859), né d'une mère française et d'un père prussien, est le grand scientifique des Lumières. Il a donné son nom à des villes, des rivières, des chaînes de montagne, à un courant océanique d'Amérique du Sud, à un manchot, à un calmar géant - il existe même une mare Humboldtianum sur la Lune.

    Sous la plume d'Andrea Wulf, sa vie se lit comme un roman d'aventures : l'infatigable savant a organisé des expéditions dans la forêt tropicale, escaladé les plus hauts volcans du monde et inspiré des princes et des présidents, des scientifiques et des poètes. Napoléon le jalousait ; Simón Bolívar s'est imprégné de ses idées pour mener à bien sa révolution ; Darwin a embarqué sur le Beagle à cause de lui ; et le capitaine Nemo de Jules Verne possédait tous ses livres dans sa bibliothèque.

    L'Invention de la nature nous emmène en voyage sur les traces de Humboldt, parcourant la Russie ravagée par la maladie du charbon ou dessinant le tracé de rivières tropicales infestées de crocodiles. Andrea Wulf montre pourquoi l'expérience et les conceptions du grand naturaliste sont si importantes aujourd'hui : en 1800 déjà, Humboldt prédisait les changements climatiques causés par l'homme. Ses idées n'ont cessé de révolutionner et de faire avancer la science, la protection de la nature, la politique, l'art, les écrits sur la nature et la théorie de l'évolution. C'était un homme qui voulait tout savoir et tout comprendre ; en avance sur son temps, sa pensée commence seulement à être comprise dans sa totalité. Alexander von Humboldt a inventé la manière dont nous voyons la nature aujourd'hui.

  • Le journal d'un loup

    Mariusz Wilk

    En 1991, Mariusz Wilk s'est retiré sur les îles Solovki, archipel isolé de la mer blanche, véritable microcosme des dépouilles de l'empire soviétique.
    De là, il observe et tente d'expliquer le quotidien de la vaste Russie, ses contradictions, sa misère et ses grandeurs. A Solovki, se reflète l'histoire tumultueuse et complexe de la Russie avec ses hauts et ses bas. L'île abrite en effet depuis des siècles un monastère centre de l'orthodoxie, mais aussi les restes du SLON, premier camp de travail forcé d'Union soviétique, véritable laboratoire du goulag établi au lendemain de la révolution de 1917.
    Pendant les six ans de son séjour, Wilk a connu chacun des mille habitants de Solovki, évoqué avec eux leurs destins broyés, pittoresques ou cocasses, affronté avec eux un environnement hostile, mais aussi partagé leur fascination pour l'étrange beauté des paysages du Grand Nord. Wilk nous offre là un document d'une rare valeur, une véritable mine de renseignements servis par un style imagé et lyrique.
    S'il s'inscrit dans la lignée des écrivains-reporters célèbres en Pologne tels que Kapuscinski ou Krall, son regard original à la fois décalé, fasciné et complice fera date dans le genre particulier du reportage littéraire.

    1 autre édition :

  • Au temps du romantisme et pendant les décennies qui suivirent, gens de lettres, peintres et musiciens furent pris d'une frénésie de pérégrinations à travers l'Europe. Que cherchaient ces nouveaux voyageurs à une époque où passer les frontières, franchir les mers et les montagnes, demandait tant d'efforts et de temps ?   À la fin du XVIIIe siècle, le Grand Tour, qui fut l'invention d'une manière personnelle de voyager et mit Rome au centre de la carte de l'Europe culturelle, incita écrivains et artistes à redécouvrir les merveilles de l'Antiquité, les splendeurs de l'art italien et la lumière des pays du Sud. S'il fut parfois la conséquence d'un exil politique, le voyage se révéla pour la plupart, et en particulier les femmes, un formidable instrument d'émancipation.   De sites archéologiques en ateliers d'artiste, d'auberges en salles de jeu ou de bal, ces hommes et ces femmes de qualité, indépendants, souvent polyglottes et généralement francophones, tissèrent un incomparable réseau d'échanges culturels à travers le continent, de Saint-Pétersbourg à Genève, de Londres à Constantinople, de Paris à Rome, préfigurant à sa manière l'Europe d'aujourd'hui.   Richement illustré et conçu comme une galerie de portraits en mouvement, de Mme de Staël à Lou Andréas Salomé, de Goethe à Dostoïevski, de Mendelssohn à Byron, l'ouvrage accompagne gens de lettres, peintres et musiciens dans leurs pérégrinations, et replace leurs créations - journaux intimes, relations de voyage, correspondances, oeuvres d'art et musicales - dans le temps long de l'histoire culturelle d'une période durant laquelle voyager était à la fois une épreuve physique, une aventure personnelle et un apprentissage du monde.

    Sur commande
  • En 2012, La Terre est l'oreille de l'ours s'offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L'île où les hommes implorent s'attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d'une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D'où son sous-titre : « Chronique d'un désastre amorcé ».
    Mû par une inquiétude que chaque mois s'emploie à confirmer, l'auteur n'en ressent que plus fort l'urgence d'explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s'étiole - ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l'île du Sud de la Nouvelle- Zélande, l'île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l'ancien Parisien a choisi de s'établir.
    De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d'un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver, les prouesses d'une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l'exploration du Pacifique. Il s'initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d'un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au coeur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l'écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay.
    D'une telle démarche « tous azimuts » résulte l'irrésistible goût d'observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l'être encore.

    Sur commande
  • Le livre En 1177, le pape Alexandre III écrit une missive au roi des Indes, le fameux Prêtre Jean. Il choisit pour émissaire un moine médecin, maître Philippe. Personne ne sait où se trouve le royaume du Prêtre Jean, ni s'il existe réellement. On fait courir les suppositions les plus folles à son propos : qu'il est plus riche que tout autre royaume, qu'un des fleuves qui le traverse vient du jardin d'Eden, qu'il abrite la fontaine de Jouvence... Maître Philippe se met en route pour les Indes. Il part de Venise... et disparaît sans laisser de traces.

    Quelques siècles plus tard, ayant trouvé une copie de la lettre du pape dans une bibliothèque de Jérusalem, Nicholas Jubber reprend la quête de maître Philippe. Il se met en tête d'amener la missive à bon port. Avec Mike, son énergique compère, il fait le tour du bassin méditerranéen : après l'Italie et la Grèce, ils abordent l'Orient par la Turquie, puis l'Arménie, traversent ensuite différents pays du monde arabe (Syrie, Liban, Jordanie), font un crochet par Jérusalem et la Palestine, pour enfin atteindre l'Éthiopie à travers l'Égypte et le Soudan.
    Le voyage des deux amis est bien différent de celui de maître Philippe ; pourtant, Nicholas Jubber trace toujours des parallèles avec les bâtisses, les aliments, les odeurs, les couleurs et les gestes que l'émissaire du Moyen Age a dû lui aussi trouver sur sa route. Bons vivants et peu enclins à se laisser mettre des bâtons dans les roues, les deux voyageurs arpentent les souks, fuient devant les marchands, négocient avec les chauffeurs de taxis, dansent dans les night-clubs de Beyrouth, parlent à bâtons rompus avec des religieux de toutes les confessions, visitent les églises, les mosquées et les citadelles construites par les croisés... Avec beaucoup d'humour et une bonne dose d'autodérision, l'auteur nous rapporte les anecdotes du voyage, tout en interrogeant les coutumes, les traditions et l'histoire mouvementée des pays traversés.

    Sur commande
  • Le livre Avec une combinaison audacieuse de journalisme littéraire et de photo
    documentaire, Irene van der Linde et Nicole Segers nous conduisent depuis la
    Finlande jusqu'en Bulgarie, à la rencontre de ceux qui vivent le long de la
    nouvelle frontière orientale de l'Europe. Finlande, Estonie, Lettonie,
    Lituanie, Pologne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie : c'est au fil de
    leurs frontières que se trouve désormais le « bout de l'Europe ». Durant leurs
    neufs mois de voyage, tandis qu'elles arpentaient ces confins sauvages et
    méconnus, la journaliste Irene van der Linde et la photographe Nicole Segers
    ont très étroitement collaboré. Dans ce livre remarquable, le texte et les
    images s'enrichissent mutuellement : en chaque lieu traversé, l'histoire
    personnelle des habitants vient donner corps aux grandes questions que nous
    posent aujourd'hui les marges de la famille européenne. Et nulle part ailleurs
    qu'en sa périphérie l'Europe ne nous révèle un aussi vrai visage. Qui habite
    les frontières de l'Europe ? Qui s'y heurte ? Un livre de voyage exceptionnel.
    Le texte en est personnel et intelligent. Loin de ce « pittoresque de la
    misère » que l'on cherche trop souvent à l'Est, les images de Segers sont une
    fête pour les yeux : paysages et visages. Les auteurs Irene van der Linde, née
    à Amsterdam en 1963, est historienne et journaliste. Elle collabore avec divers
    journaux aux Pays-Bas, comme Vrij Nederland et De Standaard. Elle s'intéresse
    particulièrement aux thèmes des migrations et de l'illégalité. Nicole Segers,
    née à Tilburg en 1960, est photographe documentaire. Elle expose son travail
    régulièrement, notamment au Stedelijk Museum (Zwolle, 2001), au festival de
    photographie Rencontres Photographiques (Lorient, 1999) et à Aubenas (2000). En
    2004, elle a exposé les photos du projet Gens des confins au musée De Kunsthal
    de Rotterdam.

    Sur commande
  • Peut-on considérer le café comme un des moteurs de l'Histoire ?
    Stewart Lee Allen en est persuadé et il nous le prouve avec beaucoup d'humour en menant tambour battant son enquête. Pour retracer les aventures de la graine et de sa préparation, il a ingurgité presque trois mille litres du breuvage magique : filtre, express, café au lait, cappuccino, cafezinho, café turc ou instantané...
    Du Yémen au Brésil, en passant par Vienne et Paris, ce globe-trotter a parcouru les quatre continents du café.

    Sur commande
  • En 1815, douze marins et leur capitaine, en route du connecticut vers les îles du cap-vert, s'échouent au large de la mauritanie actuelle.
    faits prisonniers par des marchands d'esclaves, ils effectuent avec eux une véritable odyssée à travers le sahara, pendant laquelle ils sont confrontés à l'insoutenable. se basant sur les écrits de deux survivants, dont le capitaine riley, et sur sa propre expérience du désert, dean king nous fait revivre avec brio cette expérience infernale. il en profite pour nous instruire sur les diverses coutumes des peuples, la géologie et l'histoire naturelle du désert.
    nus, les pieds écorchés, sous un soleil mordant, affamés, assoiffés, battus, méprisés en tant qu'infidèles, assaillis par des tempêtes de sable et des invasions de sauterelles, les captifs marchent sans fin dans un milieu hostile. ils apprennent comment tenir en se nourrissant d'insectes séchés, de moelle animale, ou d'urine concentrée. cette abondance de détails scabreux ne sombre pourtant jamais dans le sordide.
    Nous avons là à la fois un manuel de survie, un incroyable livre d'aventures vécues où l'horreur le dispute à la fascination, et une relation sans fard de la douleur physique. ce récit constitue en fait une véritable ode au courage et au dépassement de soi. on ne sort pas indemne de cette histoire inoubliable.

    Sur commande
  • En 2004, Aleksi Cavaillez découvre la région des pays baltes. Bientôt fasciné, il décide d'y revenir avec un ami photographe tchèque. Il en ressort un carnet de voyage joliment illustré de dessins couleur et de photographies noir et blanc. Aleksi Cavaillez évoque culture et histoire, se délecte de la beauté d'un monument, de la quiétude d'un paysage ou de la douceur d'un regard. Il se laisse porter par les rencontres et vagabonde de lieu en lieu, mais surtout il nous régale de ses merveilleux dessins. Souvent, nous dit-il, il se perche sur un mur pour croquer un lieu, d'autres fois il se pose au centre de toute une agitation pour saisir un angle intéressant, au risque de perturber la circulation naturelle des personnes. Ainsi les dessins croqués sur le vif ou retravaillés et les photos confèrent à cet ouvrage une originalité de bon aloi, loin de toute prétention académique et nous permettent d'appréhender enfin un peu de cette réalité balte si peu familière.

    Sur commande
  • De longues cornes de cuivre, les karnai, sortaient de la bouche de musiciens aux joues aussi rondes que des pommes, comme s'il leur était poussé une trompe d'éléphant." Savoureux mélange d'histoire et de récit de voyage, A la barbe des ayatollahs raconte le périple de Nicholas Jubber à travers l'Iran, l'Afghanistan et l'Asie centrale, entre 2004 et 2007.

    Curieux de la vie des Iraniens et des Afghans d'aujourd'hui, le facétieux voyageur découvre avec étonnement l'héritage de la culture perse préislamique, qui survit envers et contre tout, en dépit du fondamentalisme religieux. Nicholas Jubber se glisse aussi bien sur les pistes de danse clandestines que dans les fumeries d'opium et les lieux saints ; il comprend que les liens perdurent avec une époque où l'Iran et l'Afghanistan faisaient partie du même empire, et où la culture perse illuminait le monde.
    Dans ses rencontres avec des poètes, des chauffeurs de taxi, des filles de joie ou des moudjahidin, Jubber est sans cesse ramené à l'épopée persane du XIe siècle, le Shahnameh ou Livre des Rois. Le poème devient un véritable guide, une clé permettant de comprendre à la fois le passé de cette région, et sa tumultueuse histoire contemporaine. Grâce à son approche originale, son humour et son autodérision, l'auteur nous donne accès à un Iran et un Afghanistan rarement décrits.

    Il cultive en effet des rapports de proximité avec les couches les plus variées de la société, semblant se rire du danger.

    Sur commande
  • De Florence à Drohobytch, un voyage en vingt-deux étapes, vingt-deux lieux du monde qui portent la mémoire de figures littéraires de l'Europe centre-orientale : des intellectuels, des héros timides, de pauvres poètes, des excentriques et des viveurs, des aventuriers, de purs esprits, des ascètes, des saints buveurs, de divins farceurs. Tous, ils sont aujourd'hui devenus des fantômes, mais l'auteur retrouve parfois leur héritage, leur empreinte, dans des artistes et des intellectuels qui, plus près de nous, ce sont opposés avec courage au totalitarisme.
    Cataluccio restitue admirablement l'opulence littéraire et philosophique de la Mitteleuropa. Cette Europe du centre, il la redécouvre en se laissant guider par la légende des Justes : dans chaque époque ¿ dit la tradition juive ¿ il y a 36 Justes cachés, qui ignorent qu'ils sont des justes et n'agissent peut-être pas en justes, mais sont ceux qui sauveront le monde.
    Longue est la liste des lieux visités (grandes capitales et villages infimes) et des auteurs évoqués (célèbres ou parfaitement oubliés), mais ce qui distingue la narration de Cataluccio, ce qui la rend jubilatoire, c'est sa façon de mêler la géographie littéraire au paysage et à l'architecture, les éléments d'archives aux anecdotes et aux émotions personnelles : aucun lieu n'est seulement le réel, il est aussi une superposition de mémoires et de textes.
    Un livre en forme de voyage, constellé d'une myriade d'histoires, souvent autobiographiques, dans lesquelles il est question du centre de l'Europe et des mondes juifs qui y furent anéantis, mais aussi des lieux de l'exil, de la mémoire et de l'oubli : Florence, Varsovie, Moscou, Dublin, Vilnius, Buenos Aires, ód, Berlin, Budapest, New York, Venise, Paris, Prague où l'on rencontre, entre autres, Herbert, Tarkovski, Erofeïev, Beckett, Mi¿osz, Grombrowicz, Schulz, Witkacy, Hrabal, Kundera, Havel et Brodsky.

    Sur commande
  • Dans le hameau médiéval de Guzmán (en Castille, 80 habitants), l'on se réunit depuis des siècles dans la « Chambre à récits », une pièce étroite, creusée dans le calcaire, où se partagent les histoires et le vin du pays. Si Michael Paterniti débarque un jour dans ce village, avec sa petite famille, c'est parce qu'on y pro- duit un fromage de légende : le Páramo de Guzmán, qui est paraît-il le meilleur et le plus cher au monde.
    Il va y rencontrer le maître-artisan en personne, un génie volubile et magnétique, un homme au coeur brisé qui se nomme Ambrosio. Ce que Paterniti découvre à Guzmán ne ressemble en rien à la fable idyllique, au petit conte pour amateurs de slow food qu'il s'était imaginé.
    Ragots, jalousies, passions terrifiantes, le village révèle peu à peu tous ses secrets (hormis celui de son fromage) et l'auteur se retrouve embarqué dans les intrigues, impliqué même. Et puisqu'il est bientôt question de préparatifs d'un assassinat.

    Sur commande
  • En mai 1945, à Prague, le peuple insurgé met fin à l'occupation allemande : la guerre arrive à son terme. La jeune Barbara, âgée de 13 ans, fourre dans un sac à dos ses biens les plus précieux : une couverture de laine et un couteau de poche. C'est là tout ce que sa famille possède encore, au moment de fuir vers l'ouest, le 8 mai 1945. Comme des milliers d'autres Allemands de Bohême, ils sont expulsés de Tchécoslovaquie, qu'ils aient été ou non liés avec l'occupant.
    Dans ses mémoires, la grande journaliste et essayiste Barbara Coudenhove-Kalergi, correspondante de la radio-télévision autrichienne (ORF) en Europe de l'Est dès les années 1970, raconte le monde disparu de l'aristocratie de Bohême où elle est née. Elle revient sur ses débuts de reporter, aux premières heures de la guerre froide ; puis sur ses retrouvailles avec son pays. Cette catholique déclarée raconte également sa rencontre avec son mari, Franz Marek, politicien communiste, qui a engagé plusieurs réformes dans le parti communiste suite au Printemps de Prague.
    Cet ouvrage est non seulement une autobiographie et le portrait chaleureux d'une famille aux nombreuses ramifications, mais également un document unique sur les troubles et les errances de l'Europe centrale au XXe siècle.

    Sur commande
  • Mariusz Wilk s'est installé il y a quinze ans dans le Nord de la Russie, pour y vivre loin de la civilisation.
    Pourtant, de nombreux changements sont survenus dans la maison carélienne au bord du lac Oniego.
    Depuis la naissance de sa fille Martusza, l'écrivain redécouvre la nature avec les yeux de l'enfance. Il s'interroge sur l'importance du lieu où l'individu grandit, reçoit une éducation et fait ses premiers pas dans la vie. À la fois récit de voyage immobile et journal littéraire, La Maison du vagabond évoque les lieux traversés, les grands espaces russes, et l'ancrage désormais nécessaire dans la maison de l'Oniego, au coeur de la nature sauvage du Nord.
    Mariusz Wilk partage également ses vagabondages littéraires avec son lecteur, et entre en dialogue avec de nombreux écrivains : Witold Gombrowicz, W.G.
    Sebald, Nicolas Bouvier. Sa prose est entrelacée de citations littéraires et de références sémantiques, tout en restant vivante et concrète, ce qui la rend tout à fait unique.
    Dernier volume du « Journal du Nord », après La Maison sur le bord de l'Oniego, Dans les pas du renne et Dans le sillage des oeis sauvages, La Maison du vaga- bond interpelle l'homme occidental sur sa manière de vivre, et l'exhorte à observer le monde qui l'entoure avec un regard neuf.

    Sur commande
  • Portage

    Mariusz Wilk

    Le livre Le terme de portage désigne l'action de porter (souvent à dos
    d'hommes) une embarcation, quand la navigation d'un fleuve est interrompue par
    un obstacle. Par cette métaphore, Mariusz Wilk aborde la thématique du voyage,
    du chemin, des rencontres que l'on y fait et de la beauté de la nature du Grand
    Nord. Dans de courts textes qui prennent souvent la forme d'un journal et de
    notes de voyage, Wilk explore les contrées dangereuses et sublimes des îles
    Solovki, dans la mer Blanche. En se basant sur des documents trouvés notamment
    dans les bibliothèques des monastères, l'auteur s'intéresse aux différentes
    populations des îles à travers l'histoire : schismatiques fuyant la répression
    au XVIIe siècle ; paysans affranchis du servage ; prisonniers des camps
    soviétiques basés aux Solovki, qui ont participé, souvent au prix de leur vie,
    au creusement du canal Belomor, qui relie la mer Blanche à la mer Baltique. Un
    second volet du livre raconte le voyage en bateau des îles Solovki au lac
    Ladoga, en Carélie, que l'on rejoint par le tristement célèbre canal Belomor.
    Dans une prose âpre et vigoureuse, nourrie par ses lectures, ses réflexions et
    ses rencontres avec l'autre, Mariusz Wilk ne nous livre pas seulement une
    peinture du Grand Nord, mais de toute la Russie, une Russie bien éloignée de
    Moscou et Saint-Pétersbourg, une Russie sauvage et fascinante. Après Le Journal
    d'un loup, l'écrivain-voyageur retourne arpenter les îles Solovki, microcosme
    de l'ex-Empire soviétique. Le livre Mariusz Wilk (né en 1955) vit en Russie
    depuis plus de quinze ans. Opposant politique en Pologne à la fin des années
    soixante-dix, il a été emprisonné pendant « l'état de guerre ». Il est coauteur
    du livre Konspira : rzecz o podziemnej « Solidarno?ci » (1984) [« Conspiration:
    À propos de ''Solidarité`` clandestine »]. En 1989, il quitte la civilisation
    pour aller vivre dans les îles Solovki et, dix ans plus tard, sur les bords du
    lac Oniégo. Il a publié plusieurs récits de voyage aux Éditions Noir sur
    Blanc : Le Journal d'un loup (1999), La Maison au bord de l'Oniégo (2006), Dans
    les pas du renne (2009). En 2006, la Croix d'Officier de l'Ordre Polonia
    restituta lui a été décernée.

    Sur commande
  • Sur les chemins nomades ; de l'Atlas à Tombouctou Nouv.

    « Je voulais apprendre des nomades à puiser de l'eau, monter un dromadaire et dresser un camp, approfondir certaines des leçons apprises lors de mon précédent séjour. Le temps de reprendre le chemin de l'école était venu. ».
    Le Sahara est un espace rêvé, le paysage mythique de Lawrence d'Arabie. Il est aussi le lieu où vivent depuis des millénaires de nombreuses communautés nomades, tentant de sauvegarder leur mode de vie traditionnel. Aujourd'hui, le Sahara est devenu une destination dangereuse, marquée par la menace djihadiste. Dans les pas de Léon l'Africain, diplomate et grand explorateur du xvie siècle, Nicholas Jubber part en voyage à travers l'Afrique du Nord, jusqu'à la ville légendaire de Tombouctou. Visitant les marchés aux bestiaux de l'Atlas, traversant le Sahara occidental et remontant jusqu'au fleuve Niger, Jubber rejoint les camps touaregs, peuls et berbères, afin de découvrir leurs valeurs et leur place dans le monde.
    Sur les chemins nomades est un regard unique sur une ville résiliente et un voyage à la découverte de communautés fascinantes, qui luttent pour préserver leur mode de vie au XXIe siècle.

  • Jan Czekanowski (1882-1965), anthropologue et ethnographe polonais, attaché à une équipe de cinq chercheurs, parcourt à pied près de 6 300 km entre les Grands Lacs, le nord-est du Congo et le sud du Soudan.
    Sans a priori, en observateur, il étudie avec humour, les populations locales (les Africains, mais aussi les Européens installés dans cette contrée), et collecte des objets, des photographies et des documents sonores pour les musées.
    Ce journal d'expédition en Afrique centrale, au début du xxe siècle, éclaire, à bien des égards, les raisons historiques des drames qui bouleversent encore de nos jours cette région. Il restitue ainsi une parcelle de l'histoire africaine et renvoie, en miroir, celle de l'histoire européenne.

    Sur commande
  • Avec une combinaison audacieuse de reportage littéraire et de photo documentaire, les auteurs nous conduisent sur les rives du Bosphore, au fil de conversations familières, à la rencontre des Turcs d'aujourd'hui. Un livre capital, aux photos somptueuses, par lequel on découvre ce pays qui est comme une agrafe entre l'Europe et le Moyen-Orient.

    Sur commande
  • Lorsque Constantin Salameh a atterri, il y a presque quatre ans, à l'aéroport de Accra, il ne soupçonnait pas que plus d'une centaine de vols s'ensuivraient et le mèneraient vers sa destinée profonde. Si les trente-cinq dernières années passées au service de multinationales et de grands groupes d'investissement, un peu partout dans le monde, lui ont apporté une solide expertise, est arrivé un moment où il a réalisé que son désir intime était de pousser son action encore plus loin et de tenter de faire une différence, c'est-à-dire d'aider là où le besoin était le plus grand.
    C'est ce message, qui a résonné très fort dans son coeur et qui l'a poussé à publier cet ouvrage qui représente la quintessence de ce que l'Afrique lui a apporté, sur le plan personnel et émotionnel, et qu'il souhaite lui rendre.
    Les bénéfices générés par la vente de ce livre témoignage iront à la constrution d'une école pour enfants au Ghana.

    Sur commande
  • Le parti pris des oiseaux Nouv.

  • Chroniques de bretagne 100 photos pour revivre l'histoire de bretagne Nouv.

  • Voici les carnets d'un homme qui, la soixantaine approchant, décide de se mettre à l'école de la forêt.
    Avec l'humilité d'un disciple et le regard d'un poète, il consigne les éléments d'une infinie leçon de choses. Les oiseaux, d'abord, dont il fait de rapides croquis (pour pouvoir les retrouver, au soir, dans ses manuels de naturaliste), puis les insectes, les arbres, les animaux familiers ou sauvages, et jusqu'aux astres, enfin, dont la course l'émerveille. Frappé par la perte de sa compagne, il trouvera un appui dans le " grand Tout " du monde, où la vie et la mort sont un seul et même flux, du plus infime au plus démesuré, de la division cellulaire aux orbes des planètes.
    En approfondissant son propre rapport au monde, il saisit mieux celui d'autrui, et ses plus anciennes lectures prennent alors une dimension nouvelle : les poètes chinois, les ethnologues, les voyageurs, dont les citations choisies émaillent les carnets. A mesure qu'il étudie la forêt alentour, sur les collines et en suivant le lit de la rivière, Jil Silberstein retrouve le souvenir de ses séjours au Canada, parmi les Indiens, et il prend la mesure de la folie techniciste de notre civilisation.
    Pourtant, c'est encore et toujours l'émerveillement qui prédomine lorsque l'auteur, à l'aube ou au crépuscule, pénètre dans la forêt et invite chacun de nous à en retrouver le chemin.

  • À l'hiver de 1849, une jeune Anglaise malheureuse et un obscur écrivain français montent, le même soir, à bord du vapeur qui relie Alexandrie au Caire. Ils ont un peu moins de 30 ans et partagent l'espoir que la découverte de l'Orient viendra dénouer leur conflit intérieur. Huit ans plus tard, l'un et l'autre étonneront le monde : Florence Nightingale en organisant les secours aux blessés de la guerre de Crimée et Gustave Flaubert en publiant Madame Bovary.
    En 1849, Nightingale n'est encore qu'une jeune femme qui s'insurge contre son destin (le mariage) et que des relations de ses parents emportent en voyage pour tenter de l'apaiser. Quant à Flaubert, auquel ses amis viennent de conseiller de jeter au feu son premier grand livre : La Tentation de saint Antoine, il part, morose, dans les bagages de son ami Maxime Du Camp.
    D'Alexandrie à Abou-Simbel et retour, au rythme lent de ce voyage le long du Nil, Anthony Sattin nous restitue la magie d'une Égypte que le tourisme n'a pas encore mise en coupe réglée et, par l'entremise des journaux et des correspondances, un épisode crucial dans la vie de deux personnalités d'exception.

    Sur commande
empty