Nil

  • Carthage

    Daniel Rondeau

    • Nil
    • 17 Avril 2008

    Carthage, fondée par les Phéniciens, fut l'une des métropoles du monde antique.
    La ville fut entièrement détruite au IIe siècle avant Jésus-Christ par les Romains, qui inventaient alors le premier village global. Aujourd'hui, Carthage est un quartier excentré de Tunis. Daniel Rondeau en fait une nouvelle étape sur le parcours de son voyage méditerranéen, qui l'occupe depuis plus de vingt ans. Après ses livres sur Tanger, Alexandrie et Istanbul, le romancier emmène ses lecteurs au coeur de l'histoire et de la mythologie. Nous voici dans le silence de Carthage, la ville des sacrifices humains, la rivale de Rome, rayée de la carte du monde par la volonté de Scipion Émilien.
    C'est un écrivain qui nous parle et il rend à la ville sa grandeur disparue dans un livre de flâneries, de réflexions ou de choses vues ou lues.
    Son récit rend hommage aux femmes qui ont porté le drapeau de la ville (et notamment à Elyssa, la fondatrice, venue de Phénicie au VIIe siècle avant Jésus-Christ), aux hommes qui la firent connaître dans le monde entier, et notamment Hannibal, l'un des chefs de guerre les plus géniaux qui aient existé. Carthage est une méditation sur l'histoire, sur le temps qui passe, sur la guerre, sur le grand incendie du monde qui ne s'éteint jamais, mais aussi sur les historiens (Hérodote, Thucydide, Polybe) et sur la littérature. L'auteur fait la part belle à Virgile, à saint Augustin, qui vécut longtemps à Carthage où il eut ses premières expériences amoureuses, et à Flaubert qui ressuscita la ville disparue dans Salammbô.

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  • À vingt-cinq ans, Rebecca Dorey-Stein en a assez de cumuler les petits boulots et les histoires d'amour désastreuses. Elle prend alors sa première décision d'adulte et répond à une annonce pour un vrai job à Washington. Quand elle apprend qu'il s'agit d'un poste à la Maison-Blanche, dans l'équipe de sténos d'Obama, c'est l'euphorie... et l'angoisse !
    Pendant cinq années folles, de 2012 à 2017, elle devient l'ombre du président, enregistreur et micro à la main. L'adrénaline, l'autodérision (et la vodka) sont les principaux carburants de ceux qui, comme elle, ont fait le choix de laisser leur vie derrière eux pour monter à bord de l'Air Force One au service du président le plus séduisant depuis Kennedy.
    Entre un point-presse à la Maison-Blanche et deux voyages au bout du monde, Rebecca apprend les fi celles du protocole, fête son anniversaire avec le président, et tombe amoureuse de celui qu'il ne fallait pas approcher...

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  • éloge du voyage

    Sébastien de Courtois

    • Nil
    • 28 Mars 2013

    Sébastien de Courtois est né grand voyageur. À l'instar de son ami et compagnon de route Sylvain Tesson, le voyage est pour lui une longue plongée en soi d'où l'on n'est pas sûr de revenir... Certains, les " ensablés ", y sont restés.
    Sébastien de Courtois est parti en Afrique sans aucune volonté de défi ou d'exploit. Il est même de ceux qui les fuient. Sa démarche ? Laisser surgir le choc du dépaysement. S'ouvrir au monde et à ses habitants, écouter, observer, rencontrer, retrouver le temps long, la fatigue physique provoquée par la marche, les nuits difficiles.
    C'est ainsi ouvert au monde, à Djibouti, ce bout de désert au bord de la mer Rouge, que l'auteur a croisé le chemin d'Arthur Rimbaud l'Africain. Après une longue errance, le poète a passé ses dix dernières années en Afrique de l'Est. Il y a cherché la vie hors des livres, hors de sa propre littérature, pour continuer à " danser ", selon ses mots. Il y a développé dans la solitude une activité commerciale entre le Yémen, Djibouti et le royaume d'Éthiopie, en vendant du café, de l'ivoire, de l'or, des produits manufacturés, et des armes.
    Sébastien de Courtois a suivi ses traces, jusqu'à Alexandrie, retrouvé les marques de son passage, ressenti ses tourments. Il superpose avec beaucoup de talent l'Afrique d'alors et la nouvelle, celle qu'il vit et celle des livres, persuadé que les remèdes du moment sont autant à chercher dans l'expérience vécue que dans la littérature. Et il confirme ainsi cette certitude que chacun possède une histoire universelle.

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