Menges

  • Si "les noms, parce qu'ils sont l'asile des rêves, sont les aimants du désir, comme l'écrivait Proust, alors le nom d'Alexandrie est mien ", confie Olivier Poivre d'Arvor.
    Le nom d'Alexandrie lui appartient peut-être, mais Alexandrie a dévoré l'auteur par son charme vénéneux de capitale ptolémaïque, somnolente, épicée et sensuelle. Il y a rencontré son destin par nécessité littéraire. Les odeurs, celles des marais quand le vent est au sud, ou celles des embruns du septentrion ne peuvent s'immiscer dans le dédale du souk el Attarine, règne de la cardamome, du carvi ou du cumin.
    Sa bibliothèque, rêve de tant d'érudits, renaît à la vie. Les hérauts des communautés grecque, arménienne, juive, voire britannique ou italienne reviennent parfois tromper la douleur de l'exil. Même riches et loin de Mare Nostrum, ces Alexandrins gardent tous la mémoire blessée de leur ville, martyre des conflits du XXe siècle. Capitale en majesté décrépie, mythe glorieux des Lagides, la ville chante un immense bazar peuplé de conquêtes, d'enchantements et de fantômes géniaux qui ont pour nom Alexandre, Antoine et Cléopâtre, Durrell, Forster, ou encore Cavafy.
    Dans cet essai romanesque, Olivier Poivre d'Arvor exalte légendes et symboles, et sa plume redonne vie à l'âme mélancolique de cette cité héroïque.

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  • Qui sont les Rêveurs des Mers ? Des hommes hantés par l'ailleurs dont les odyssées nous font vibrer aujourd'hui encore.
    Qu'ils soient explorateurs, aventuriers, commerçants en quête de soie, d'épices, de porcelaine ou d'or, géographes, illuminés, fils de grandes familles ou orphelins démunis, ce sont des coureurs des mers dont la folie les pousse sur des routes souvent incertaines. Défricheurs de nouveaux mondes, amateurs de records autant que de solitude, portés par des défis incroyables, ils sont Vénitiens, Génois, Asiatiques ou Arabes, Hollandais, Anglais, Espagnols, Portugais et Français bien sûr.
    Repoussant les limites de l'univers connu, franchissant des caps, découvrant des continents, établissant des comptoirs ou des colonies, Pythéas, Erik le Rouge, l'amiral Zheng lie, Marco Polo, Henri le Navigateur, Christophe Colomb, Vasco de Gama, Fernand de Magellan ou encore Jacques Cartier sont pour nous tous des héros familiers. Car, sur leurs embarcations, animés par la foi ou la soif de gloire, ils ont tracé les cartes du monde nouveau et gravé leurs noms dans l'histoire, pour l'éternité.
    Olivier et Patrick Poivre d'Arvor, amoureux de bateaux et de haute mer, nous racontent dans un récit historique, personnel et attachant, la fabuleuse épopée de ces découvreur. Puisant dans leurs lectures et jeux d'enfance, peuplés de légendes et d'aventures, les auteurs nous enchaînent aux vaisseaux de ces Rêveurs des Mers dont la lignée n'est pas près de s'éteindre.


  • robert surcouf, jean kart, le chevalier forhin, rené duguay-trouin, les frères barberousse, jeanne de belleville, mme ching.
    qu'ils fussent pirates ou corsaires du roi, vénitiens, français, turcs ou chinois, ils hantèrent les cauchemars de ceux qui partaient en mer. courageux ou cruels, hommes ou femmes, ces personnages d'exception ont nourri nos songes d'aventures, de liberté et de sang. ils épouvantaient les loups de mer les plus aguerris, prenant d'assaut leurs navires ires chargés d'épices, de vaisselle précieuse, de perles, d'émeraudes, de topaze, d'or et d'argent mais eux-mêmes se retrouvaient souvent pourchassés par des escadres ennemies, sans refuge, ne devant leur salut qu'à leur adresse à se fondre dans l'immensité marine.
    d'un côté, les pirates, sans autres lois que celles, violentes, des butins matériels et humains. de l'autre, munis de lettres de marques et de représailles, les corsaires agissaient au nom d'un roi ou d'un etat et s'attaquaient aux ennemis déclarés de ceux-ci. etrange communauté, ces maîtres des mers, refusant les contraintes terriennes, épris de grands espaces, rêvant d'un monde meilleur. nobles patriotes ou assassins cupides, mécontents de toutes classes, fédérant les déshérités comme les brigands, ces prédateurs des mers faisaient trembler les puissants.
    ils respectaient parlais le code de l'honneur, écumant de siècle en siècle les castes flots à la recherche : de leurs proies. après avoir traité des " découvreurs " dans un précédent volume, rêveurs des mers, olivier et patrick poivre d'arvor poursuivent leur série consacrée aux grands marins du monde. dans la lignée de daniel defoe, les auteurs nous entraînent, d'une plume alerte, de l'antiquité au xixe siècle, sur la trace de ce monde fascinant qui balance entre utopie et révolte.


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