Libretto

  • Bernard Ollivier aura cheminé, la retraite venue, d'un bout à l'autre de l'Asie, d'Istanbul à Xi'an, en longeant l'ancienne route de la Soie. Quatre années passées les chaussures aux pieds, essentiellement à la belle saison, afin de pouvoir franchir les hauts cols d'Anatolie et du Partir impraticables en hiver. Quatre années racontées au fil des jours dans un récit qui n'est en rien l'évocation d'un exploit mais bien le partage d'une aventure humaine rare, par un voyageur émerveillé allant de rencontre en rencontre et qui constate que son projet lui est aussi mystérieux que le monde.

  • Mes secrets de Paris Nouv.

    La balade commence au palais du Louvre. On y surprend le lever du roi Henri IV. L'auteur nous promène ensuite dans tout Paris. Il nous fait franchir parfois de vieilles portes, comme celle aperçue au fond d'une ruelle du village de Noisy-le-Roi.
    Le temps d'un instant, il fait revivre le chef de la bande Lauda qui, durant l'exécution de sa propre femme et de sa fille, vole le cheval de l'exécuteur au beau milieu de la place de Grève.
    Pour nous, il entrouvre la porte des Archives nationales qui n'abrite pas que des vieux papiers. La machine infernale de Fieschi, le poignard de Louvel et l'habit porté par Damiens qui frappa Louis XV de son canif en constituent quelques preuves.
    /> Les anecdotes sont nombreuses. Le ton est plaisant. Ici, Paris, revit, quartier par quartier. On le doit à ce livre insolite et au talent de ce formidable conteur qu'est G. Lenotre.

  • Après deux tentatives d'évasion et douze mois de détention dans les prisons du Roussillon, de Catalogne et d'Estrémadure, Pierre Dac réussit à gagner l'Angleterre en octobre 1943. Il intègre immédiatement l'équipe de la fameuse émission de la BBC Les Français parlent aux Français. Résidant à Londres jusqu'en juin 1944, il dresse dans ce livre de souvenirs un tableau pittoresque de la capitale britannique alors peuplée de Français.
    Car, mieux encore qu'un reportage vécu, le livre de Pierre Dac est un véritable document sur le petit univers encore mal connu de cette phalange de Français libres de Londres qui après avoir été les instigateurs du refus de la défaite, furent les messagers de l'espoir avant de devenir les premiers artisans de la victoire.

  • Des dernières passes du Kurdistan au terrible désert de Karakoram impossible à traverser l'été, de Tabriz, Iicbapour ou Téhéran.
    Bernard 0llivier poursuit sa route. A dos de chameau d'abord., puis devenu chameau lui-même pour transporter l'indispensable provision d'eau, il continue, sans cesse émerveillé, sa marche vers Samarcande et ses coupoles d'or...

  • Des neiges du Pamir aux ruelles de Hashgar, seule métropole d'Asie centrale à vivre encore à l'heure des Mille et Une Nuits, des interminables déserts du Taklamakan et de Gobi à la Chine des Hans, Bernard Ollivier continue de marcher sur la route de la soie. Il en arrive, chemin faisant, après être passé sur les traces des anciens fidèles à l'enseignement du Bouddha, à regretter la générosité de l'Islam si familier au voyageur.
    S'il tire quelques conclusions personnelles et peine à retrouver les repères d'un monde soi-disant moderne, c'est toujours sur le ton pudique et réservé qui donne à son récit l'écho de l'universel...

  • Ce livre présente le Manuscrit Fischhoff (1804-1818), qui rassemble les carnets de notes de Beethoven et le testament d'Heiligenstadt, une lettre déchirante que le compositeur adresse à ses frères au soir de sa vie. Destinées à rester privées, les notes laissent apparaître Beethoven tel qu'il a réellement été dans sa vie, en marge de son art, préoccupé de choses grandes ou petites, mais toujours immédiates et urgentes pour lui-même, en intime relation avec son isolement et son génie. Partout on retrouve l'homme, son originalité irréductible et son intégrité farouche et têtue.

  • La vie commence à 60 ans

    Bernard Ollivier

    • Libretto
    • 13 Septembre 2012

    Non, la retraite ce n´est pas le début de la fin ! Au contraire c´est le début d´une vie enfin libre. Elle est dans le mouvement, l´action, la plénitude. L´occasion rêvée de réaliser des projets longtemps différés, d´être créatif et citoyen.

    La Vie commence à soixante ans est  une invitation à suivre le chemin du temps retrouvé, pour soi, et pour les autres.

  • Un monde se meurt. Immémoriaux, les Tahitiens ont trahi leurs dieux et leurs coutumes. Le drame se joue au moment de l'arrivée des Européens sur les rives enchantées de la Polynésie, à la fin du XVIIIe siècle. Il prend ici figure d'allégorie : en vain, Paofaï, le dernier païen, partira à la recherche d'une écriture capable de sauvegarder les « mots qui ne doivent pas mourir » ; et moins de vingt ans suffiront aux Occidentaux pour anéantir une culture restée jusque-là intacte.
    Dans ce premier livre, une active nostalgie mène Victor Segalen, non à déplorer, mais à recréer la belle « société antique et forte », ses fêtes, son culte du jouir, son alliance heureuse avec la nature. Le livre, publié en 1907 sous un pseudonyme, acquiert tout son sens aujourd'hui où nous en mesurons le caractère prémonitoire.

  • Il existe deux versions des Sept Piliers de la sagesse. La première, rédigée en 1919 à la demande de l'All Souls College, est volée dans une gare. Découragé, Lawrence en réécrit cependant de mémoire « 95% [...] en l'espace de trente jours ». Mécontent de son travail, il retouche le texte, rend le manuscrit à la Bodleian Library, puis le fait imprimer en huit exemplaires, après des centaines de corrections. Cette édition est aujourd'hui la version de référence des Sept Piliers.

    La seconde, la plus diffusée en France, résulte de coupes effectuées entre 1924 et 1926 pour suivre la demande de ses premiers lecteurs (dont l'écrivain George Bernard Shaw) et limiter les coûts d'impression.

    Ces deux versions rendent compte de la révolte arabe et du rôle prédominant de Lawrence entre 1916 et 1918, mais restent essentiellement différentes : la première étant plus longue d'un tiers.
    La version dite d'Oxford (1922) qui est ici proposée reste la version de référence de ce livre culte.

  • Examinateur d'admission à l'École militaire de Saint-Cyr, Hippolyte Taine entreprend des tournées dans toute la France de 1863 à 1866. Il en profite pour rédiger quotidiennement des notes, prises à la volée, sur de tout petits cahiers, la plupart du temps au crayon et presque toujours sans corrections ni ratures. Dans sa correspondance, Taine manifeste ensuite, et à plusieurs reprises, son intention de les publier... mais d'autres projets jugés plus urgents interrompent ce projet.
    La guerre de 1870 l'enterre définitivement.
    C'est dans leur contexte qu'il convient d'apprécier ces notes.
    En les lisant aujourd'hui, le lecteur avisé constatera toutefois sans réserve que la forme reste très aboutie.

  • Suite et fin du mythique récit autobiographique, véritable épopée moderne, de l'officier T.E. Lawrence au Moyen-Orient. Le récit donnera lieu à l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'histoire du cinéma : Lawrence d'Arabie réalisé par David Lean.

    La version dite d'Oxford (1922) qui est ici proposée reste la version de référence de ce livre culte. Cette édition est la seule à proposer le texte dans son intégralité.

  • Comment peut-on être persan ?

    Le mieux est encore d'aller voir... et c'est ce que fait Jean Chardin dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Il s'établit alors dans la capitale de l'Empire pour y faire commerce de diamants. C'est au titre de représentant de la Compagnie anglaise des Indes orientales que Chardin entreprend en 1686 la publication de ses voyages.
    Ce récit passionnant reçoit au siècle suivant l'éloge de Rousseau, Voltaire, Gibbon et bien sûr Montesquieu. Empreints d'un sens aigu de l'observation et considérés par les spécialistes comme une source historique de première main, les voyages de Chardin gardent encore aujourd'hui un intérêt considérable.

  • En 1947, Thor Heyerdahl et ses cinq équipiers se lancent l´incroyable défi de parcourir 8 000 kilomètres à travers le Pacifique sur un radeau de balsa, reproduction exacte des radeaux préhistoriques des Indiens d´Amérique du Sud. Partant de Callao - Pérou -, ils naviguent vers les îles polynésiennes de Tuamotu à bord du Kon-Tiki afin de prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés en leur temps peupler la Polynésie.


    Cette traversée donna lieu à l´un des plus passionnants récits d´aventures, à la portée universelle. À contre-courant des théories de l´époque, Heyerdahl a en effet contribué, par cette expédition, à bouleverser les idées reçues sur l´origine de ces peuples.

  • Vladivostok

    Cédric Gras

    • Libretto
    • 7 Février 2013

    Sous la forme d'un récit de voyage, Cédric Gras, universitaire, diplomate et grand voyageur, raconte la ville de Vladivostok et la Russie telle qu'il les découvre et non plus comme l'Occident les fantasma. Une ode sans faux-semblants servie par le regard singulier de l'auteur de Le Nord c'est l'Est.

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  • Découvrez Aventures en Loire - 1000 km à pied et en canoë, le livre de Bernard Ollivier. Des chemins intimes aux vignobles prestigieux, des châteaux dans la brume au silence des matins sur l'eau calme, Bernard Ollivier retrace une odyssée hors du commun de 1 000 kilomètres sur les bords de la Loire, du mont Gerbier-de-Jonc jusqu'à Nantes. Il dessine au fil des rencontres le portrait d'un fleuve majestueux, mais aussi celui des gens qui lui ont ouvert leur porte et leur coeur. L'aventure a le goût du bonheur, même si le fleuve, comme la vie, n'est pas toujours tranquille...

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  • Vérification de la porte opposée regroupe les deux recueils de nouvelles de Sylvain Tesson parus chez Phébus en 2002 et 2004 sous les titres Nouvelles de lEst et Les jardins dAllah.
    Dans cette vingtaine de textes, quil décrive la Russie post-soviétique ou les ravages du fanatisme islamique, lauteur nous parle toujours, avec indulgence et humour, de lincompréhension entre lOrient et lOccident, et plus largement, entre les cultures
    Une nouvelle inédite, Les naufragés de lE19, y confronte lEst et lOuest de la même façon presque attendrie, en un conte de Noël grinçant.


    AUTEUR :
    Né en 1972, géographe de formation, journaliste, écrivain voyageur et alpiniste, il a effectué des expéditions en Islande, à cheval dans les steppes dAsie Centrale, et à bicyclette autour du monde. En 2004, de la Sibérie jusquà lInde, il a retracé le périple raconté par Slavomir Rawicz dans A marche forcée. Il a remporté le Goncourt de la nouvelle en 2009 avec Une vie à coucher dehors (Gallimard).



    Indisponible

    1 autre édition :

  • Pierre Loti, n'est plus à présenter. Toutefois ce livre, parmi les moins connus de l'auteur, présente une Inde de la fin du XIXe et tout début XXe d'une manière à la fois nostaligique et moderne. Son oeuvre réunit recueils, romans exotiques, études sur les civilisations de l'Orient et de l'Extrême-Orient, récits de voyages et mémoires.

    L'Inde sans les Anglais a pour cadre l'Inde du Sud au Nord. Loti réussit l'exploit, en pleine colonisation britannique, de faire une abstraction totale des occupants. Il décrit l'Inde, une Inde qui existe toujours aujourd'hui dès que l'on dépasse les clichés de la croissance et de la mondialisation. Paradoxe immuable de ce continent si mystérieux.

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  • On imagine mal ce qu'était le pays des Maures en cette année 1933 où deux jeunes femmes du meilleur monde, parties à bord d'un langoustier breton à voiles rousses, se laissent volontairement débarquer sur la grève de Port-Étienne (aujourd'hui Nouadibhou) pour se perdre dans les sables. Ni mission officielle, ni subventions, peu d'argent, presque aucun bagage : les voilà qui se lancent à dos de chameau sur des pistes inconnues (elles parcourront de la sorte plusieurs milliers de kilomètres), dans une contrée où les militaires français eux-mêmes osaient à peine patrouiller. Ces vastes solitudes mal pacifiées étaient pour l'essentiel au pouvoir des pillards locaux, guerriers ombrageux qui n'acceptaient de vivre qu'à la fortune de leurs rezzou - et qui avaient la réputation d'occire sans un mot d'explication les étrangers assez fous pour s'aventurer sur leurs terres. Contre toute attente, ils offriront aux deux téméraires l'accueil réservé aux braves, et lieront bientôt avec elles les liens de la plus étroite amitié. Il faut lire Pieds nus à travers la Mauritanie (le livre-culte qui fit découvrir, en 1936, Odette de Puigaudeau) à la fois comme un chant d'amour et comme un avertissement : le désert en effet, sous la plume inspirée de cette femme (comme sous celle de T.E. Lawrence ou d'Isabelle Eberhardt), se révèle être le repaire ultime de la beauté, et le lieu par excellence où s'inscrit et se ressource notre fragile liberté.

  • 21 mars 1934 : l'automne austral commence. Le 28 mars, les cinquante-cinq membres de l'expédition Byrd prennent congé de leur chef Byrd pour 5 mois à 80° de latitude sud et regagnent la Petite Amérique, leur mouillage à dix jours de marche de là. Richard Byrd est seul, avec pour unique occupation, outre les relevés scientifiques, l'observation du ciel qui s'assombrit chaque jour, jusqu'à l'obscurité complète de l'hiver. Le solitaire pourtant ne chôme pas, la survie est une ruse de tous les instants, contre une nature qui semble ne connaître qu'un registre : celui de la violence. Naufragé volontaire au coeur de l'Antarctique, Richard Byrd devra affronter les éléments déchaînés, la peur, la folie.
    Lucidité et honnêteté : telles sont les maitresses vertus de ce récit qui ne nous épargne rien de ce qu'il advient à l'infortuné prisonnier de lui-même. L'expérience sera terrible. Byrd mettra quatre ans avant de se décider à la raconter. Un recul qui lui permettra de tourner le dos au style purement documentaire qu'attendaient sans doute ses lecteurs et de livrer l'un des plus grands livres jamais écrits sur la solitude.

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  • Retenu depuis trop longtemps à son goût loin des sentiers, Bernard Ollivier, en marcheur et en amoureux de la nature, est reparti sur une route de pèlerinage peu connue, le chemin des Ducs de Normandie, allant de Rouen au Mont-Saint-Michel. Sur les traces de l'histoire, dans des départements qu'il connaît bien pour y avoir vécu, l'auteur de Longue marche dit son goût pour l'aventure moderne et intime de la randonnée. Tout au long des kilomètres parcourus en duo pour la première fois de sa longue carrière de marcheur solitaire, il constate les changements de sa Normandie natale. La fermeture des usines et l'exode rural n'altèrent pas l'éternelle beauté de ses bocages, de ses vallées, ni celle de la Suisse normande. Lieu de mémoire et de légendes, la Normandie demeure mystérieuse, gardienne de trésors qu'elle ne partagera, au creux d'un chemin, qu'avec ceux qui sauront lui donner du temps.

  • Arthur Rimbaud et Isabelle Eberhardt avaient un frère, et nous l'avions oublié ! Michel Vieuchange, dont les carnets de route furent publiés en 1932, soit deux ans après sa mort survenue à l'issue d'un voyage insensé au coeur des solitudes mauritaniennes, est en effet de ces poètes de l'errance dont le dernier mot et l'accomplissement ultime obéissent à la seule injonction du désert.
    Ce provincial né à Nevers arrivait à 18 ans à Paris, se voue à la poésie et au voyage et tourne le dos à la civilisation et son confort pour se livrer, corps et âme, à une triomphale pauvreté. L'écriture le pousse à un autre départ plus radical. Cet amoureux de cartes et d'estampes a repéré au coeur du Sahara mauritanien une province encore interdite.
    C'est là qu'il ira ! Aidé par son frère médecin et par le caïd Hadou, Michel Vieuchange, déguisé en femme berbère, se lance avec quelques compagnons indigènes sur la piste de Mauritanie. Son frère l'accompagne jusqu'aux confins de l'oued Massa, et le voit s'enfoncer dans les sables du Grand Sud. Moins de trois mois plus tard, Michel Vieuchange réapparaît aux portes de Tiznit, méconnaissable : il a atteint Smara et s'en est retourné par une autre pise, ayant chemine quelques 1400km, ravagé par la dysenterie, par la faim et la soif, il meurt quelques jours plus tard dans les bras de son frère à qui il confie les carnets de routes de son impossible aventure.

  • Naufragé volontaire

    Alain Bombard

    Indisponible
  • Mon journal dans la drôle de paix (suite de Mon jour- nal depuis la Libération) s'étend sur la période qui va de septembre 1945 à septembre 1946. Nous sommes dans l'immédiat après-guerre, lorsque l'on compte les victimes et l'on se réjouit d'accueillir les sur- vivants ; au temps des procès pour collaboration (Pétain, Laval,...) et des affrontements politiques au sein du gouvernement provisoire de De Gaulle.
    Chroniqueur invétéré de son temps, le fondateur du Crapouillot poursuit sa critique mordante de la haute société tout en recueillant les anecdotes les plus suc- culentes de la rue ou du bistrot.

    Sur commande
  • La faim.
    La folie et la mort : c'est ce que rencontrèrent la quasi-totalité des membres de la petite équipe de scientifiques américains conduite par le lieutenant Creely. qui partit le 4 juillet 1881 à la conquête du pôle Nord. Entamée dans l'enthousiasme, l'expédition prévue pour un an en durera trois : le bateau va s'égarer dans les solitudes glacées et le voyage tourner au cauchemar. Cette aventure tragique nous est connue grâce aux notes rédigées par Greely lui-même, rescapé du drame.
    Des notes évoquant la monotonie des nuits, la paralysie intellectuelle, les tempêtes, les paysages sinistres et effrayants, les tentatives d'hivernage dans des conditions inhumaines, l'abandon des chiens esquimaux, la mort lente. L'une des pages les plus stupéfiantes - les plus sombres, surtout - de l'histoire des explorations.

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