Le Bec En L'air

  • En 1949, Jean Cocteau fait paraître Maalesh, journal d'une tournée de théâtre. Il rentre d'un long séjour au Moyen-Orient où plusieurs de ses pièces ont été interprétées. Le photographe d'origine hongroise Etienne Sved, qui avait vécu en Egypte durant la Seconde Guerre mondiale, est frappé par " l'acuité prémonitoire du regard de Jean Cocteau, par l'ampleur de la vision intemporelle qu'il a de ce pays ". Les immédiates correspondances qu'il décèle entre ses images et les mots du poète l'amènent à faire une adaptation photographique du texte, restée à l'état de projet pendant plus de cinquante ans. Maalesh paraît enfin, avec les photographies originales d'Étienne Sved et le texte de Jean Cocteau. A la fois chronique inspirée et roman-photo poétique, ce livre est un récit de voyage foisonnant qui rend hommage à l'Egypte, le pays où " les hommes montent jusqu'aux dieux ".

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  • Un adolescent de 13 ans fugue et, quittant Paris, se retrouve à Tanger au terme d'un long voyage. Au gré de trois rencontres déterminantes avec des adultes, il y fait l'expérience d'une nouvelle vie avant de connaître le sort des enfants des rues. Ce conte noir dit la réalité d'une ville d'Afrique du Nord qui concentre aujourd'hui la plupart des enjeux contemporains entre le monde arabe et l'Europe. C'est aussi un récit sur la fragilité universelle de l'enfance, cet âge du « mentir-vrai » où le manque d'expérience et l'innocence altèrent la perception du danger mais ouvrent en même temps le champ de tous les possibles. L'écriture, dense et parfois brutale, s'appuie sur les photographies qui offrent par contraste une douce immersion dans la profondeur de la ville.

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  • En 1953, l'écrivain-voyageur suisse nicolas bouvier quitte genève dans une fiat topolino, avec une machine à écrire et l'intention de gagner l'inde.
    Son voyage durera quatre ans et se terminera au lapon, avec pour seuls luxes la petite voiture qui offre la liberté d'aller où l'on veut et une lenteur érigée en art. l'usage du monde, récit de cette aventure, est devenu un livre culte dans le monde entier. en 2004-2005, le photographe frédéric lecloux refait cette route, en voiture : "l'ai voyagé sans coller aux guêtres de nicolas bouvier au lieu près, au cadrage près, au mot près.
    Et surtout pas "sur les traces de nicolas bouvier", que le vent des routes a lissées depuis longtemps, mais bien au contraire en travaillant à mettre à fleur de peau l'émotion que son ouvrage m'a procurée. un voyage pour le voyage, qui se suffise à lui-même. une vraie dérive qui se donne le temps du monde des gens...". l'usure du monde, ainsi nommé en hommage à nicolas bouvier, alterne photographies et récit, et conduit le lecteur dans un glissement poétique à travers les pays de l'ex-yougoslavie (croatie, serbie, macédoine), la turquie, l'iran, le pakistan et l'afghanistan

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