La Peuplade

  • L'oeil soldat

    Larry Tremblay

    Un récit poétique incisif et rageur retraçant l'histoire d'un homme, du diable et de toutes les guerres.

    Récit poétique bouleversant, L'oeil soldat présente l'univers d'un jeune homme halluciné et du pacte qu'il passe avec le Diable. Ce pacte lui permet, par un simple jeu de paupières, de changer de sexe, de couleur et d'époque.
    Devenu ainsi soldat en un clignement d'oeil, il ne peut soudain plus taire l'horreur de la guerre. Pendant qu'il pleut des morts, une pensée adolescente à fleur de peau fait rage. Qu'y a-t-il derrière ce qui est ? Combien de fois encore faut-il trancher les gorges ? Que faut-il cesser d'être pour apaiser le rouge ?
    Soutenant un rythme implacable, Larry Tremblay témoigne d'une expressivité brute et imagée pour révoquer les fondements de la violence. Il invite à décontaminer les mots, à bien ouvrir l'oeil - le gauche ou le droit.

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  • Le livre que vous tenez entre les mains est un livre d'eau. Il garantit votre admission à La Société des grands fonds, compagnie secrète et variable, dont les membres aspirent à la rigueur du corail et à la lucidité du poulpe.
    Ce récit tressé de lumière, traversé par les courants du souvenir, plonge dans une temporalité fluide et perméable, proche de celle du rêve - une dérive ancrée au monde et au coeur de soi. Daniel Canty, parti à la rencontre des réalités entrevues entre les pages des livres, vous y entraîne dans un parcours bleuté de mélancolie, de Montréal à Vancouver à New York, où il cherche à raviver les premiers enchantements de la littérature et le courage qu'il faut pour plonger en imagination, et remonter vivre.

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  • Avec ces microrécits qui décoiffent, Laurence Leduc-Primeau offre un univers vivant et rafraîchissant, peuplé d'images irrésistibles.

    Plongée fantastique dans le pays des poupées de porcelaine et des châteaux en pâte d'amande, cortège de griffons et de licornes, mains entre les cuisses et caresses tendres, fable ailée dissimulée sous le chaos, Zoologies s'émancipe du réel pour se rapprocher de la chair. Cette série de courts textes en prose décline, dans les tons du conte de fées, les couleurs érotiques de l'amour et de la mort, de l'émoi passionné et des seins qui durcissent, des animaux qu'on égorge et éviscère, qu'on nourrit de clous ou qui hurlent à la lune, et dont secrètement chaque blessure est indissociable du plaisir. Laurence Leduc-Primeau expose les principes bestiaux d'une alchimie merveilleuse.
    On a les histoires qu'on invente, chéri.

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  • Prendre corps

    Catherine Voyer-Leger

    Prendre corps n'est pas un livre comme les autres, c'est un livre-corps dans lequel la matière apparaît déprogrammée, morcelée. L'anatomie n'a ni ordre ni norme ; convoquée au moindre instant, elle a un vécu. Entre intimité et mémoire, larmes et désirs, ce projet d'écriture fragmentaire fait la confidence d'une expérience corporelle féminine et contemporaine. Des muscles aux sangs, des engourdissements à la douleur préhistorique qui s'irise, Catherine Voyer-Léger abolit la frontière qui sépare le superficiel du profond. Texte chaleureux, Prendre corps invite à devenir l'autre pour être soi, à pleurer et à rire selon chaque humeur, à penser le langage pour mieux panser la chair.
    Sans folios, sans mode d'emploi, ce livre se vit.

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  • Henri de ses décors est une plongée dans la psyché d'un être qui en a long à dire mais se méfie de ses interlocuteurs ; qui veut entrer en contact avec l'autre mais en même temps l'asservir. Ainsi Henri, concepteur de décors au théâtre, nous propose-t-il un voyage dans le trou de sa tête comme l'on tend un piège.
    Avec ce récit dense et surprenant, Laurance Ouellet Tremblay s'initie à la prose narrative, sans rien abandonner de la saveur sombrement joyeuse et jouissive de son écriture poétique.
    Ouvrir ce livre, c'est accepter le bavardage de la pie.

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  • En juillet 2016, Marisol Drouin abandonne le roman sur lequel elle travaillait depuis cinq ans. Elle se met alors à écrire autrement, spontanément, sans plan ni relecture, à écrire comme un train fonce, terrifiée à l'idée d'échapper l'urgence. Pendant six mois, alors qu'elle se tient debout à la fenêtre de l'Atelier, le désir remonte et la colère déborde en une série de courts textes à la frontière du récit et de l'essai intime. On y découvre les lieux de résistance d'une femme non conformiste en prise avec le langage de l'homme et, aussi, les événements qui l'ont exclue du monde. Récit d'une insurrection, Je ne sais pas penser ma mort est la somme de ces méditations, retraçant l'origine du rapport rageur de l'écrivaine à l'écriture.

    L'écriture comme mal à apaiser, l'écriture comme combat contre le temps, l'écriture comme grand amour : une réflexion honnête sur la création littéraire.

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  • Lettre à Benjamin Nouv.

    Début 2020, le partenaire de Laurence Leduc-Primeau s'est donné la mort.
    C'est alors la fin d'une longue conversation. Quelques mois plus tard, l'autrice lui écrit cette lettre dans laquelle elle démêle les enfers, revient sur leurs dernières années, sur le plus horrible comme le plus beau. Aucune réponse, aucune stratégie de survie dans ce texte rédigé au coeur du choc et de la tristesse.
    Une voix, tout simplement, une voix littéraire qui a fréquenté le mystère de l'effondrement et de la mort. Cette lettre destinée à quelqu'un qui n'est plus recèle pour les vivants un moment d'émotion, d'écriture et de vérité inimitable.
    J'ai eu cette idée de t'écrire une lettre - tant qu'à te parler à longueur de journée.
    Une lettre qui ira - je ne sais pas, on verra.
    Tu es mort et je ne sais plus vivre. Et je me demande ce que t'avoir accompagné si loin, si longtemps, jusqu'au seuil de la mort, m'aura appris.

    À paraître
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