La Bibliotheque

  • En 1889, âgé de 23 ans, déjà auréolé d'une réputation de génie précoce, Rudyard Kipling traverse les Etats-Unis. Il y passera quatre mois et avec cette énergie qu'il avait déployée aux Indes en tant que jeune reporter et factotum du journal anglo-indien The Pioneer, il arpente le pays tout entier, visite San Francisco, pêche le saumon, côtoie cow-boys et industriels, visite les abattoirs de Chicago. Ce premier contact d'un jeune écrivain d'une culture anglo-indienne à l'esprit acéré, avec l'Amérique en dévoile bien des aspects toujours d'actualité avec une verve et une drôlerie réjouissante : le port d'arme, le philodollarisme, la presse, le pragmatisme sans frein. Et curieusement, son témoignage acerbe recouvre celui qu'un autre Anglais, a priori plus humaniste, fit trente ans plus tôt : Charles Dickens.

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  • Lorsque Montaigne écrit : « Quand je me joue à ma chatte, qui sçait si elle passe son temps de moy plus que je ne fais d'elle ? » (Essais, livre II, chapitre 12), il introduit deux éléments dans la relation entre humains et animaux : la dimension du jeu, qui suppose une conscience avancée de la fiction et du faire-semblant, et la dimension de l'altérité et de la réciprocité des points de vue.
    Françoise Armengaud prend pour point de départ ces quelques lignes que Montaigne consacre à sa chatte pour explorer les écrits et la pensée du philosophe du point de vue de sa chatte. C'est en quelque sorte Montaigne « revisité » par un petit félin qui se révèlera parfois fort impertinent.
    Le « pitch » de cette fantaisie-fiction est la découverte par le chat Archibald (chez qui habite FA) du manuscrit des Mémoires de Pelote, ladite chatte. Cette chatte était jusqu'ici une parfaite inconnue. L'auteure lui donne voix et figure en écrivant son histoire, et en nous mettant sous les yeux la vie de Montaigne telle qu'elle la partage avec lui, ainsi que sa philosophie et sa sagesse.Cette chatte ne pouvait être que Chatte de Bibliothèque. Elle vit dans la « librairie » de la tour du château.
    C'est pour Montaigne une observatrice et une partenaire qui ne se prive point de bouffonner. Le dernier chapitre présente, à la manière anglo-saxonne, un portrait de Montaigne « en chat » : as a cat.
    Cette fantaisie doit réjouir le lecteur, mais, bien qu'agrémentée de nombreux entrechats, c'est une fantaisie érudite et sérieuse : la plupart des points concrets sont historiquement avérés (une fois admis l'anthropomorphisme du récit félin).

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  • Encore un livre de la collection de L'Ecrivain Voyageur consacré aux îles, après celles d'Aran, de Capri, celles disparues de Paris, ces livres sont aussi de petites îles où le lecteur peut se rendre. Le texte de Joachim Sartorius joint les faubourgs d'Istambul aux îles, nous offre un festin à Prinkipo, découvre le balcon du monde. Nous apprenons des pans de l'histoire turque et des récits de pêcheur. Beaucoup de saveurs et de musique aussi. Nicolas Bouvier y aurait trouvé son compte. Les îles sont ici des miroirs de chacun.

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  • On a marché sur la lune. Et bien plus sur la terre. De Neil Armstrong (astronaute) à Giovanni Zarbula (cadranier) en passant par Empédocle, Michéa Jacobi nous convie à mettre nos pas dans ceux de quelques philosophes, mystiques, poètes, archipoète et gens de peu. On croise la Gradisca, Woody Guthrie, le pape Grégoire XVI, un assassin courageux, un saint ahuri et un torero à pied. Et l'on se dit à chaque page : qu'il est étrange et qu'il est humain le plaisir de marcher !

  • Iles invisibles, îles enchantées - on croirait des mirages - mais îles bien réelles. On en comptait une dizaine à l'époque de Henri II. Partir à leur recherche en suivant le cours de la Seine, la fantaisie, les plans du XVIe siècle, les textes anciens, se pencher sur leur vie et leur disparition, écouter leurs histoires, mémoire de la cité...

  • Retourner sur ses pas comme on fait une danse, visiter un pays entre terreur et beauté, retrouver le chemin de tableaux énigmatiques qui sont des merveilles, pierre lartigue poursuit son oeuvre de singulier voyageur.
    Cette birmanie, ce cambodge, ces nymphéas dont il ne veut pas perdre une miette, ces pays que l'histoire menace et qui sont comme une phrase musicale non encore recouverte par le bruit.

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  • L'Inde au pied nu est la suite de L'Art de la pointe. C'est à la fois un journal de voyage, un essai, un poème, une flânerie, un objet assez peu définissable qu'on a envie de prendre dans sa besace, comme chaque fois que l'écriture virtuose se plaît à brouiller les pistes.

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  • Transporte-t-elle et comment se mêler à ce peuple étrange qui ne cesse de marcher sur une terre seulement soutenue par des pieux en bois ? Il y a la parenthèse de Venise, une mise en branle du monde, un tangage bien à elle. Musique, décor, miroir, voix d'opéra.
    Orphée rencontre Neptune. Tiepolo peint les ciels des palais. Bertrand Galimard Flavigny y séjourne, l'apprivoise. Heureuse familiarité.

  • Voyageuse

    Solander

    Voyageuse est constituée par deux récits qui se recoupent et se font écho pour former un tout. Une voyageuse, Irina, quitte une réalité douloureuse (la mort de son compagnon) et découvre les pays en contrepoint de cet événement. Une géographie intérieure qui passe par Séville, Palerme, Lisbonne, les vastes forêts du Canada et les rives du Doubs. Voyage intime et découverte du monde et de soi.

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  • Auteur du Soleil de Cavouri, des Cosmopolites et d'une oeuvre aussi considérable que généreuse, spécialiste de la littérature russe, Nabokov, Mandelstam, Blok, Jean Blot, russe d'origine d'expression française, se penche sur ses premières années nous fait découvrir une demi-douzaine de récits de jeunesse. Nouvelles qui évoquent la guerre avec la puissance d'évocation d'un Malaparte, les amours reliées à une maison, la difficulté d'être, autant de facettes qui nous transportent dans l'art de la nouvelle, c'est-à-dire la précision nécessaire, l'atmosphère, la vitesse d'exécution et la suspension finale.
    A considérer l'oeuvre de Jean Blot dans ces réussites, et celles-ci en font partie, on est frappé de cette qualité de touche à tout -romans, portraits, essais- et d'une vie entière consacrée à la littérature, la sienne, celle des autres, la complicité.
    Ici l'on revient à ces premiers pas comme un étonnant flashback où le jeune homme s'avance, porteur déjà de toutes ses qualités. Ah ! Jeunesse... dirait Conrad.
    Lisez et vous verrez...

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  • Parcourir l'iraq et la syrie (la guerre menaçant) sur les traces de saladin, croiser les ombres des saints musulmans, ou celles plus obscures de califes, de théologiens, de poètes ; accomplir un périple à travers les terres et les livres ; se rappeler nerval, guénon, michaux ; en un mot fait oeuvre de poète, d'historien, d'ethnologue face à un monde hanté par les fureurs religieuses ou le discours paradoxal de l'occident.

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  • Precis d'errance floue - le caire-dakar - illustrations, noir et blanc Nouv.

  • Lectrices et caetera - illustrations, noir et blanc Nouv.

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