Kirographaires

  • « Ces îles lointaines sont des personnes ombrageuses et austères, fières et fragiles. Leurs habitants sont à leur image : seuls, farouches et remarquables », écrit Damien Personnaz, voyageur-écrivain, qui se définit comme un « adorateur des îles isolées où le téléphone portable ne passe pas ». Les insulaires de ces cinq oasis du Pacifique trouvent leur vie rude. Ils sont tiraillés entre un choix douloureux : partir et perdre leur âme, rester et oublier leurs illusions. Malgré leur isolement, ces îles des confins ne sont pas épargnées par un isolement magique et bienfaiteur. Ni aventurier, ni grand baroudeur expérimenté, l'auteur est tout à la fois curieux, sceptique, rabat-joie, parfois maladroit. Au fil de ses rencontres (de la femme de ménage au Premier Ministre), ces cinq îles du Pacifique - Tuvalu, Norfolk, Chatham, Midway et Mangareva - se dévoilent peu à peu, singulières et solitaires, fragiles et féroces. Et surtout, très différentes de ce qu'il avait espéré.

  • 13 septembre 2007, huit heures du matin. Richard Thomas décolle enfin de l'aéroclub de Cayenne-Matouri avec son passager Rijk Van Eecke : destination la frontière brésilienne, près des berges de l'Oyapock, à la hauteur du village de Trois-Sauts. Temps idéal, plan de vol parfait, avion flambant neuf, toutes les conditions sont apparemment réunies pour un trajet sans histoire, sauf que... un peu d'eau dans le réservoir d'essence, un terrible orage, un atterrissage en catastrophe en pleine jungle, et un événement imprévisible, vont transformer le paisible voyage en périlleuse aventure.

  • Deux approches de la ville de New York : Arnaud Gabach, photographe, et Clémentine Hougue, écrivain, font se rencontrer leurs expériences individuelles d'une ville mythique qui a depuis toujours alimenté leurs imaginaires respectifs. A travers l'objectif de l'un et la plume de l'autre, il s'agit de faire dialoguer deux supports, deux arts, deux vécus.

    A la fois récit de voyage intimiste et livre d'artiste, Si New York est possible comprend 35 photographies argentiques en noir et blanc et compte 66 pages. L'alternance des images et du texte vise à mettre en place un réseau de significations communes, tout en assumant la spécificité de chaque approche. Il ne s'agit en aucun cas d'une illustration d'un texte, pas plus que d'un commentaire de photographies, mais de narrations parallèles, autonomes mais interdépendantes.

    Emaillé de référence à la littérature, au cinéma, à la musique, et plus généralement à la contreculture américaine, Si New York est possible se veut aussi une réflexion sur la façon dont on s'approprie un espace - qu'il s'agisse d'un espace géographique, culturel ou esthétique - et dont on peut découvrir une ville que l'on a si souvent rêvée. Ce livre vise aussi, et peut-être avant tout, à une invitation au voyage, réel ou imaginaire, et à ce que naisse chez le lecteur le désir de la découverte.

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