Karthala

  • C'est le récit de la riche aventure vécue par un jeune Provençal au seuil de sa vie d'adulte. En débarquant un beau matin du mois d'avril 1972 en costume cravate sur le grand marché de Niamey, il est loin de se douter de la place qu'occupera cette rencontre des populations du sahel au cours de sa vie. Pendant deux ans, ce Volontaire du progrès sera confronté aux réalités des populations rurales du Niger. Il nous fait partager ici ses joies, ses peines et ses doutes. Comme Philippe Blanc, écrit dans la préface Dante Monferrer, délégué général de France Volontaires, nombreuses sont les personnes à avoir réalisé cette expérience singulière qui consiste à partir à la découverte de l'autre et de l'ailleurs pour au final se découvrir soi-même. Avec ses mots, ce récit nous parle de rencontres, d'engagements, de joies, de peines, d'espoirs, d'humilité, d'amitié, de respect et donne à voir la richesse d'un parcours de vie. Ce livre s'inscrit aussi dans une histoire débutée il y a exactement cinquante ans lorsque, le 17 janvier 1964, les treize premiers « Volontaires du progrès » s'envolaient pour le Tchad et la République de Centre Afrique. Dans bon nombre de pays, à la même époque, des milliers de volontaires partaient manifester leur solidarité avec les populations nouvellement indépendantes de ce lointain « tiers monde ». Aujourd'hui, les distances se sont raccourcies, les voyages se sont démocratisés et notre planète est devenue un village, mais l'attrait pour l'autre et pour l'ailleurs ne se dément pas. En France, sous des formes multiples, ils sont plusieurs dizaines de milliers à intervenir sur différents terrains. Ce faisant, ils participent de ce vaste mouvement qui, à travers le monde, voit des dizaines de millions de volontaires et de bénévoles agir au plus près des populations déshéritées, des mouvements associatifs, des communautés.

    Sur commande
  • Soirees au village

    Mfomo

    • Karthala
    • 15 Janvier 2001
  • Le Voyage à la Martinique fut présenté à l'Académie des Sciences en 1761.
    L'auteur est connu pour le rôle joué en 1763 en qualité d'intendant dans la tentative de colonisation blanche à Kourou, dont l'échec lui valut sept ans de prison et la perte de sa réputation et de ses biens. Né à la Martinique, il fit des études de droit à Bordeaux, puis s'initia aux disciplines scientifiques auprès d'Antoine de Jussieu et de Réaumur, L'auteur séjourna à la Martinique de 1751 à 1756, se consacrant à la fois à la gestion de son habitation et à des recherches approfondies sur l'histoire naturelle.
    Le Voyage présente la géographie de l'Ile et son agriculture, en proposant des améliorations, selon les principes des physiocrates. De longs passages sont consacrés aux groupes humains, les Blancs, les Caraïbes et les Noirs esclaves, ces derniers cotoyés journellement sur son habitation. Il donne le déroulement des productions agricoles, au rythme des saisons ; il énumère la flore et la faune qui existaient alors à la Martinique, sur lesquelles il avait accumulé des notes très détaillées.
    Elles subsistent partiellement dans trois manuscrits conservés au Muséum d'Histoire naturelle, mais les aléas de son existence ne lui permirent pas de les publier ; l'un de ces recueils renferme des dessins soignés, exécutés pour Chanvalon, nous en reproduisons quelques-uns. Il étudie aussi l'utilisation du baromètre et de la boussole, et effectue de minutieuses observations météorologiques, auxquelles il consacre de longs développements, abrégés dans la présente édition.
    Parmi les manuscrits du Muséum, Moments perdus, ou Sottisier, inédit, est un recueil de réflexions personnelles, parfois très critiques : impôts, punitions infligées aux esclaves. affranchissements, vie quotidienne sur les habitations, etc. Ces deux ouvrages nous montrent un homme " éclairé ", désireux de contribuer au développement de la Martinique, suivant les nouvelles techniques agricoles, mais attaché à l'ordre social et au maintien de l'esclavage, considéré comme indispensable à l'économie coloniale.

    Sur commande
  • Aujourd'hui bien peu connu en France, Gerhard Rohlfs est tout aussi oublié en Allemagne, sa patrie.
    Et pourtant, les voyages qu'il a entrepris au Sahara de 1862 à 1879 ont de quoi passionner le saharien d'aujourd'hui, et le laisser rêveur. Il a exploré les déserts marocain, algérien, libyen, nigérien et égyptien. En 1855, la Société de géographie de Paris proposa un prix spécial pour le premier explorateur qui irait d'Alger au Sénégal, ou l'inverse, en passant par Tombouctou. Rohlfs rêvait d'être ce voyageur, c'est pourquoi il alla tout d'abord au Maroc, en tant que médecin, et voyagea dans le nord du pays, ce qui est déjà tout à fait exceptionnel pour l'époque.
    Ce séjour dans la haute société marocaine devait, non seulement lui favoriser les protections nécessaires, mais surtout lui permettre de s'imprégner des us et coutumes du pays, au point de pouvoir, par la suite, se faire passer, sinon pour un Turc, du moins pour un Européen converti à l'islam. En 1862, il quitte Tanger pour sa première exploration, qui l'amène au Draa et au Tafilalet. Une tentative d'assassinat dans le Haut-Guir l'oblige à y renoncer.
    En 1864, il est dans le Sud-oranais, mais le soulèvement des Ouled-Sidi-Cheikh contrarie ses plans. Loin de se décourager, Rohlfs va entreprendre finalement l'exploration de la Saoura, du Gourara et du Touat, puis du Tidikelt (il est le premier Européen à atteindre In-Salah), et faute de pouvoir aller plus au sud, il arrive à Ghadamès : périple déterminant pour sa notoriété. En effet, il a parcouru des régions nouvelles d'où il rapporte des informations précieuses : palmeraies, ksars et populations sont dorénavant connus, ou pour le moins répertoriés.
    En 1868, la Société de géographie de Paris va lui attribuer sa médaille d'or.

    Sur commande
  • L'Éthiopie en littérature doit-elle fatalement rimer avec aventure ? Impossible d'échapper aux clichés, à l'affabulation.
    Le voyage sera violent ou ne sera pas. Rimbaud l'avait prédit : " Je reviendrai avec des membres de fer, la peau sombre, l'oeil furieux ". Après lui, Henry de Monfreid vient encore forcer le trait et brouiller les pistes quand l'aventure individuelle se dévoie dans la collaboration fasciste. Comment lire alors un voyageur du XVIIIe siècle ? Comment comprendre James Bruce, venu en Éthiopie sans but mercantile, ni projet de conquête ? D'abord en se replaçant dans une époque où les niveaux de vie (non les modes de vie) ne diffèrent guère.
    On meurt autant de la variole à Londres qu'à Gondar. L'Éthiopie est en guerre à une époque où on se bat partout, et d'abord en Europe. Bruce est un gentilhomme. Il est naturellement au service du Prince, qu'il soit anglais ou éthiopien. L'homme n'est pas sans préjugés ni sans reproche. Il confond la source du Nil Bleu et celle du Nil, mais il est sans théorie préconçue. Il sera l'observateur incomparable du plus vieux royaume chrétien d'Afrique.
    De retour à Londres, on le traite de menteur. Est-il seulement allé en Éthiopie ? C'est alors qu'il entreprend de raconter son voyage. Pas à pas, page après page, il refait son périple, donnant les dates, les lieux, les noms. Ce récit, que Bruce dicte en arpentant son bureau, récit oral, ardent, exclusif, se fait aussi rêverie. L'aventure physique s'abolit dans des moments de pure élégie. Il y a du Promeneur solitaire chez ce sceptique, tour à tour chroniqueur, naturaliste, médecin.
    Tant pis pour ceux qui attendaient la vision hallucinée d'une saison en enfer ! Bruce nous rend l'Éthiopie intelligible, sensible, vivante. Contemporaine.

    Sur commande
  • Voyages en Mauritanie

    Guy Daniel

    La meilleure manière de connaître les hommes est de vivre à leur manière, à leur merci, de dépendre d'eux, par exemple pour la nourriture et la boisson.
    C'est ce qu'a voulu expérimenter l'auteur, Guy Daniel, dans ses voyages avec les hommes du désert, dans la Mauritanie profonde qu'il a bien connue et aimée. Voyage en chameau avec une caravane de sel, d'autres en taxi commun, en camion, avec ses amis mauritaniens, partageant leurs joies et leurs peines, au jour le jour, avec toutes leurs péripéties, dans les oasis, au cours de la guetna, ou récolte des dattes, au bord de la mer avec les pêcheurs imraguen.
    On ne s'étonnera pas des contrariétés et frottements qui surviennent en cours de route. Cela arrive partout, dès qu'il s'agit de vivre en commun. C'est au contraire ce qui donne à ce récit tout son accent de vérité. Le désir de connaître les autres n'empêche pas l'auteur de rester lui-même, de s'avouer parfois vaincu, voire même boudeur. L'important est qu'au bout du voyage soit née une véritable amitié entre hommes si différents et pourtant si proches par tant de côtés qu'on ne peut soupçonner si l'on s'arrête aux différences, sans aller à la recherche de ce qu'il y a de commun au plus profond de toute âme humaine.
    Guy Daniel nous donne ici un témoignage de foi, d'espérance, d'amour et d'humilité.

    Sur commande
  • Le présent volume est le tome II du Voyage aux Antilles et à l'Amérique méridionale, seul paru, où Jean-Baptiste Leblond raconte ses pérégrinations aventureuses d'une île à l'autre, sur une pirogue caraïbe, en compagnie de Caraïbes noirs, descendants libres d'esclaves naufragés.
    De la Martinique, il se rend à Sainte-Lucie, à Saint-Vincent, aux Grenadines, à la Grenade et à Trinidad.
    Il entreprend ensuite un long voyage qui le conduit jusqu'à Lima, parcourant le Venezuela, la Colombie, l'Equateur et le Pérou. De retour en France, il est chargé, en qualité de médecin-naturaliste du roi, de la recherche du quinquina en Guyane française, de 1786 à 1789. Installé ensuite comme colon à Cayenne, il prend part pendant la période révolutionnaire à la vie politique locale, comme député, puis président de l'Assemblée coloniale ; nommé botaniste de la colonie, il adresse en France de riches collections de végétaux, animaux et minéraux, dont partie subsiste de nos jours au Muséum d'Histoire naturelle.
    Après son retour en métropole en 1802, il publie Observations sur la fièvre jaune et les maladies des tropiques, Voyage aux Antilles et à l'Amérique méridionale, Description abrégée de la Guyane française. Il meurt à Luzy (Nièvre) en 1815.
    Dans le Voyage aux Antilles, il étudie la géographie des diverses îles et observe la formation des récifs coralliens, les phénomènes climatiques, la végétation tropicale et la faune marine.
    Formé à la médecine de façon empirique, il l'exerce d'abord auprès des esclaves. L'ouvrage donne des détails sur les maladies qui affectent différemment les divers groupes ethniques qu'il a l'occasion de soigner, sur les traitements utilisés, les facteurs qui déclenchent les épidémies, les précautions nécessaires pour s'en prémunir.
    Son tableau dépeint les modes de vie des colons français et anglais qui cohabitent dans les Iles, ceux de leurs esclaves et des gens de couleur libres, les difficultés économiques des propriétaires des plantations.
    Il décrit les coutumes des Caraïbes noirs, fixés à Saint-Vincent, auprès desquels il séjourne. Esprit vif et curieux, il exprime avec sincérité ses points de vue sur la géographie, la climatologie, l'histoire naturelle, l'agriculture tropicale, les questions médicales, les événements historiques et les relations sociales entre les divers groupes ethniques qui composent la société coloniale.

    Sur commande
empty