Intervalles

  • En 1976, à Hong Kong, Tiziano Terzani rencontre un devin qui le met en garde : « Ne prends surtout pas l'avion en 1993 ! » Seize années plus tard, le 31 décembre 1992, il décide de respecter la prophétie.
    Pendant un an, il voyage en train, en bateau, en bus ou à dos d'éléphant, et redécouvre une Asie que le voyageur pressé ne connaît plus.
    Cette année sans prendre les airs est le prétexte pour brosser l'un des tableaux les plus riches et les plus vivants jamais peints de l'Asie, de sa culture propre, de sa spiritualité et de ses peuples.
    Avec lui, on suit la chasse aux esprits dans les ruelles de Bangkok, l'hystérie géomancienne des généraux birmans, les pelotons d'exécution des khmers rouges au Cambodge, et l'on découvre un continent aux prises avec ses propres démons.
    Écartelée entre une modernisation à travers laquelle se dessinent les prémices de la mondialisation et des cultures ancestrales souvent garantes du lien social, c'est une zone du monde en pleine mutation où nous entraîne l'auteur.
    Dans chaque pays visité, Terzani va aussi à la rencontre de nouveaux devins, une façon de jouer avec le prétexte même de son périple et de confronter la prédiction initiale aux dires de nouveaux prophètes, pas toujours très inspirés, mais c'est surtout une façon d'approcher comme personne avant lui la spiritualité propre à ce continent si fascinant.
    Souvent comparé à Kapuscinski, à Bruce Chatwin ou à Nicolas Bouvier, Terzani signe ici un très grand livre.

  • Il y a cent ans, le pays qui s'appelle Azerbaïdjan n'existait pas. Sur une carte, c'est une mystérieuse excroissance située au point de rencontre de la Russie, la Turquie et l'Iran, au sud-ouest de la mer Caspienne.
    Depuis le voyage d'Alexandre Dumas dans le Caucase et ses descriptions saisissantes du temple du feu aux alentours de Bakou, et à l'exception notable d'Olivier Rolin, peu d'auteurs français ont écrit sur ce pays méconnu.
    En 2015, une dizaine d'auteurs français a relevé le défi de partir à la découverte de cette terra incognita pour en rapporter des nouvelles.
    État laïc de tradition musulmane, comme la Turquie, l'Azerbaïdjan est en même temps très occidentalisé et à l'avant-garde du multiculturalisme.
    Bakou, sa capitale, est une cité médiévale mystérieuse, aux ruelles labyrinthiques, à la fois cernée par ses remparts et encerclée par une forêt de tours futuristes.
    Pour beaucoup, l'Azerbaïdjan reste encore aujourd'hui un pays sans visage. On ignore souvent qu'il fut la toute première république démocratique et laïque du monde turco-musulman, qu'il offrit le droit de vote aux femmes un quart de siècle avant la France, que ses pionniers furent russes, arméniens, suédois, allemands, polonais et même français. On connaît peu ou pas les palais inspirés des splendeurs créées à Venise, Paris ou Monte-Carlo. Sait-on que l'Azerbaïdjan n'a connu, depuis son rattachement à la Russie tsariste en 1806 et son assimilation à l'Union soviétique en 1920, que le collectivisme ? Que Staline y fit quelques années de bagne alors qu'il n'était encore qu'un jeune gangster géorgien ?
    Ces nouvelles sont le fruit de voyageurs au regard neuf : des Français du début du xxie siècle à l'individualisme enraciné, sceptiques quant à leur destin collectif, désorientés face au patriotisme unanime d'une jeune nation fragile. Ils ont tenté de dresser un portrait sincère et singulier d'un territoire aux richesses insoupçonnées. Le résultat est inattendu, nouveau et explosif, comme une aventure absolument inédite.

    Sur commande
  • Clémence, une jeune cinéaste française, part au Mozambique pour réaliser son premier documentaire. Seule, sans expérience ni budget, elle veut recueillir le témoignage de Chiliens qui, exilés de la dictature de Pinochet dans les années 1970, sont allés se mettre au service de la révolution dans cette ancienne colonie portugaise et ont participé à la construction du jeune État indépendant.
    À travers le récit de cette quête parsemée d'embûches digne de Lost in la Mancha, Constance Latourte brosse un portrait haut en couleur de Maputo et du Mozambique. Elle retrace aussi l'histoire méconnue d'une génération d'idéalistes qui a fui une dictature pour traverser les rêves et les désillusions suscités par la révolution mozambicaine.
    Avenida Vladimir Lénine est son premier roman.
    />

    Sur commande
  • Bill Carter est un homme à bout de souffle quand il débarque un beau jour à Sarajevo, en pleine guerre. Avec la passion et l'esprit de révolte propres à ceux qui n'ont plus rien à perdre, l'inconscience de la jeunesse et l'aide d'une sorte de cirque humanitaire ambulant aux membres aussi excentriques qu'attachants, il va enrôler dans sa quête l'un des plus grands groupes de rock du monde et, depuis la ville assiégée, donner une voix et un visage sur les écrans du monde entier au drame d'une ville martyre.

    Sur commande
  • La plupart des écrivains voyageurs ont entendu parler de James S.
    Lee et de son Underworld of the East, un classique oublié de la littérature de voyage et de la "drug littérature" jamais encore traduit français. Ingénieur des mines en Asie mais né en 1872 dans le Nord de l'Angleterre victorienne, James S. Lee a attendu d'avoir 62 ans pour publier le récit (scandaleux, pour beaucoup) de ses voyages à travers le monde. De l'Inde à l'Indonésie, de la Malaisie à Shanghai, du Brésil au Congo, des bas-fonds portuaires aux jungles tropicales les plus denses, des lupanars secrets aux fumeries d'opium souterraines, le lecteur suit cet élégant et désarmant junkie dans sa recherche effrénée d'expériences interdites.
    Underworld of the East retrace l'intégralité de ces voyages à travers le monde colonial des années 1899-1915, et offre une vision particulièrement moderne du rapport à la médecine et aux cultures étrangères. Entre deux prises de stupéfiants, le narrateur du récit élabore une esquisse de testament écologique, dresse un procès impitoyable du système colonial de l'intérieur, et témoigne d'une sensibilité aux cultures étrangères particulièrement surprenante dans le Commonwealth victorien déclinant des années 1895-1915.

    Sur commande

  • " j'étais venue de londres pour écrire un roman que je n'ai toujours pas écrit.
    il s'agissait d'un pays oú arrivaient des immigrants du monde entier. on aurait pu le mettre au beau milieu de l'antarctique, avec pour seuls ennemis des ours polaires et des pingouins, ç'aurait tout de même été un endroit très difficile, bourré de problèmes bien à lui (. ) nous sommes rentrés à tel aviv. tout avait l'air différent. le vent nocturne soufflait de la mer. les gens marchaient dans les rues, dans ben-yehouda, devant le supersol, la synagogue, le café mapou, les bijoutiers, le stand de falafels, les kiosks - tout semblait plus réel que jamais auparavant, plus compliqué, plus intéressant, plus humain.
    ".

    Sur commande
  • Lettres kazakhes

    Reynard/Taki

    Lettres kazakhes est un court roman épistolaire illustré. Écrites par de jeunes femmes, ces lettres sont toutes adressées à Guillaume, un jeune français rentré en France après un long séjour au Kazakhstan.

    Sur commande
  • Flying Blues est le fruit de nombreux périples accomplis entre 2007 et 2012 dans le cadre de tournages réalisés à travers le monde. C'est une évocation subtile et poétique de la sensation si singulière du voyageur trop pressé pour saisir le monde. Une réflexion sur la façon dont les images qui nous entourent constituent souvent un rempart à la véritable rencontre. Une ode aux petits miracles de la route qui permettent de ne pas se perdre en chemin. C'est aussi un témoignage singulier, à l'heure des nouvelles technologies et de la globalisation, sur l'avènement d'un monde nouveau.

    Sur commande
  • En 1976, à Hong Kong, Tiziano Terzani rencontre un devin qui le met en garde : "Ne prends surtout pas l'avion en 1993 !" Seize années plus tard, le 31 décembre 1992, il décide de respecter la prophétie. Pendant un an, il voyage en train, en bateau, en bus ou à dos d'éléphant, et découvre une Asie que le voyageur pressé ne connaît plus. Cette année sans prendre les airs est le prétexte pour brosser l'un des tableaux les plus riches et jamais peints de l'Asie, de sa culture propre, de sa spiritualité et de ses peuples. Avec lui, on suit la chasse aux esprits dans les ruelles de Bangkok, l'hystérie géomancienne des généraux birmans, les pelotons d'exécution des Khmers rouges au Cambodge, et l'on découvre un continent aux prises avec ses propres démons, écartelé entre une modernisation à travers laquelle se dessinent les prémices de la mondialisation et des cultures ancestrales souvent garantes du lien social. Dans chaque pays visité, Terzani va aussi à la rencontre de nouveaux devins, comme pour jouer avec le prétexte même de son périple et confronter la prédiction initiale aux dires de nouveaux prophètes, pas toujours très inspirés. Mais c'est surtout une façon d'approcher comme personne avant lui la spiritualité propre à ce continent si fascinant. Souvent comparé à Kapuscinski, à Bruce Chatwin ou à Nicolas Bouvier, Terzani signe ici, et de loin, son plus grand livre.

empty