Impressions Nouvelles

  • Parenthese - de montreal a okinawa Nouv.

  • "Non pas lire, mais dévorer les livres, en faire son souffle et son sang. Aimer, être à la hauteur de l'amour. Etre grisé par la musique de Bach qui a "un goût d'éternité". Contempler la beauté d'un tilleul, d'un ciel bleu, d'un paysage de Caspar David Friedrich. Avoir vécu avec Breton, Aragon, Bataille, Barthes, Bernard Noël, mais aussi avec tant d'écrivains et philosophes morts et pourtant si vivants.
    Avoir connu, grâce à eux et à sa compagne, Lola, sa "part d'infini". Jérôme Peignot a 94 ans. Ma part d'infini est le roman de sa vraie vie. Car il s'agit, dans ce dernier livre, de l'espérance d'une mort heureuse. Ce qui lui fait croire que sa mort sera heureuse, c'est notamment la beauté de la nature. Octobre, où "le ciel est d'un bleu très fin et le soleil radieux", où "le tilleul dans sa cour n'est plus que de l'or".
    Février, le plus joli mois de l'année, où il regarde le même tilleul, les branches nues, comme un dessin de Klee. "C'est la joie d'un arbre, l'hiver quasi vaincu, la mort ramenant à la vie. " Jérôme Peignot est littéralement grisé - ce mot revient souvent dans son roman. Il dit : "ma part d'infini est là toute entière". Alors, que "demander de plus pour mourir" " Jacques Sojcher

  • Harold Schuiten a vécu pendant un an une expérience insolite sinon extravagante : enseigner le français dans des villages de Yakoutie, la région la plus glaciale de la planète.
    Il raconte cette aventure avec fraîcheur et drôlerie. Tu vas aimer notre froid porte un regard de candide sur une Sibérie perdue, loin de Saint-Pétersbourg et de Moscou, en Yakoutie, dans les confins insondables du plus grand pays du monde.
    « La taïga, c'est là où je vais. Pas n'importe quelle taïga mais la plus froide du globe. Des gens y vivent et désirent apprendre le français. Là-bas, il y a des années, ils ont ouvert une école belge, une école Sakha-belge. Ainsi est né le «programme» qui envoie des enseignants dans ces bois gelés, sous ces ciels purs à -57 degrés. C'est là que j'interviens.
    »

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  • Lorsqu'on lui propose de consacrer une exposition à Jean Genet, à qui elle avait autrefois dédié ses tout premiers travaux, l'auteure renoue avec une oeuvre qui l'obsède depuis longtemps. Organisé en séquences inattendues, le livre suit sa progression, pas à pas, dans les documents, les souvenirs, les rencontres et les anecdotes, dans une approche où la documentation cède le pas à la sensibilité. On chemine alors de photographies iconiques en anecdotes, de polémique en correspondances, de films en témoignage, pour aborder Genet à travers la voix et le regard des autres. Ainsi se constitue, en creux, le portrait d'un poète scandaleux et insaisissable.

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  • Adolescent, Jérôme Peignot a refusé de serrer la main de Drieu la Rochelle. Plus tard, il a connu intimement ou simplement rencontré Paul Valéry et Blaise Cendrars, Colette et Aragon, Georges Bataille et Michel Leiris, Roland Barthes et Michel Foucault, mais aussi Matisse, Picasso, Chaplin, Poulenc et bien d'autres.
    Ce beau récit nourri de détails surprenants est le film de toute une époque dont nous sommes les spectateurs éblouis.
    Portraits en miroir est une galerie de portraits vivants, saisis dans leur contexte par le regard myope de Jérôme Peignot qui se réflète dans les miroirs de sa mémoire.
    C'est une traversée du vingtième siècle par un auteur juvénile de quatre-vingt dix ans. Une autobiographie indirecte qui se lit comme un vrai roman.

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  • Elle abandonne ses vêtements derrière le paravent, monte sur l'estrade, choisit une attitude et la garde. Les crayons s'agitent, tentent de capter la pose. Pendant cinq minutes, une demi-heure, trois heures, des dizaines de regards étudient son corps, en détaillent chaque ligne, chaque volume. Mais ce qu'elle pense et ressent, personne ne le voit.
    L'immobilité est un masque derrière lequel se cache une multitude de mouvements intérieurs. Claire y est attentive, tout autant qu'aux espaces et aux gens qui l'environnent :
    L'estrade du modèle est un véritable poste d'observation.
    Dans ce récit au regard inversé, l'auteur décrit avec minutie cette expérience singulière, celle de poser nue pour des artistes, des étudiants en école d'arts, des gens qui apprennent le dessin.
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  • « Soyez impitoyable. J'apprends vite. Ecrire est devenu ma passion. Je lui sacrifierai tout. » Au fil des lettres adressées à celle qui accompagne son projet de roman, le parcours d'un fou de lecture et d'écriture pris dans son cadre quotidien, la prison.
    Une longue peine et ses petits accommodements décrits avec lucidité et panache.
    La puissance du rêve. La rage d'être inutile au monde. Mais aussi la célébration de la vie comme réserve d'anecdotes drolatiques, de solidarités, de projets. Des pages étincelantes d'humour, d'émotion. Une progression éminemment romanesque. L'autoportrait, en creux, d'un homme enfin libéré.
    « C'est pas pour être reconnu que j'écris, ce qui me pousse est plus profond, quand j'imagine que pour la première fois je serais autre chose qu'un criminel. »

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  • Le transpatagonien est un train d'un autre âge, qui traverse interminablement le chili, de puerto montt à la terre de feu.
    à l'intérieur, pour passer le temps, les voyageurs - des représentants de commerce pour la plupart - racontent à tour de rôle leur histoire. des histoires étranges, glissant de plus en plus dans le fantastique, oú il est question d'une malle parlante, d'un enfant de choeur devenu lion, d'algues bleues aux troublantes facultés de mimétisme, et de sang qui se change en vin. mais est-il prudent de s'abreuver de tels récits ? bientôt, de curieux incidents surviennent dans le train, comme si les histoires commençaient à prendre corps.

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  • " Il comprend bientôt qu'il va quitter Prague pour n'y plus revenir, qu'il ne fera pas son film. Il voudrait partir vers une autre ville, lointaine, perdue, une ville où rien ne l'attirerait, une ville sans histoire, sans statues, sans printemps, une ville sans pavés ni réverbères, une ville inondée de soleil, bordée d'interminables plages, une ville aux odeurs fortes, à la poussière omniprésente, une ville envahie de moustiques. Puis il devine que toute ville, si différente de Prague qu'elle puisse paraître, ne cessera de la lui rappeler. Il voudrait se lancer dans un voyage qui n'en finirait pas, un voyage soumis à des règles obscures et compliquées, lui faisant traverser d'innombrables villes dont il ne connaîtrait même pas le nom, des villes que relierait un fil ténu, par exemple leurs ponts, des villes qu'il ne regarderait jamais, des villes qu'il aimerait seulement quitter. "

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  • Mauriac, une certaine France, la bourgeoisie, le bénitier, les romans, les carnets, et le domaine de Malagar.
    Malagar, où un jeune Liégeois, parfait petit socialiste, athée intégral, prolétaire à souhait, se retrouva et se trouva.
    Magie des lieux, mystère des contrastes, enchantement, au point qu'il n'ait plus de cesse que de vouloir y vivre, pour toujours.
    C'est cette histoire improbable que raconte ce livre, où l'on croisera quelques ombres du passé, surgies de leurs mots, entre chien et loup, au crépuscule d'un monde qui plaçait, alors, au-dessus de tout, ceux qu'on appelle les écrivains.

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