Finitude

  • Honorer la fureur

    Rodolphe Barry

    James se sent à l'étroit dans son petit bureau new-yorkais du Chrysler Building, à l'étroit dans son métier de journaliste comme dans sa vie. Il travaille pour Fortune, le magazine le plus libéral du pays. Tout ce qu'il hait. Alors quand son rédacteur en chef l'envoie dans son Sud natal pour une enquête sur la vie des métayers en Alabama, James se sent revivre. D'autant qu'on lui adjoint pour ce voyage un jeune photographe inconnu avec lequel il s'entend d'emblée. Le reportage deviendra un brûlot, un plaidoyer, un cri rageur face à la pauvreté des fermiers dans ces sinistres années trente. Puis un livre, un grand livre signé James Agee et Walker Evans, Louons maintenant les grands hommes.

    Le nom de James Agee se met à circuler chez les écrivains, les journalistes, tous les intellectuels. On parle d'un type fascinant, insupportable, brillant, révolté, alcoolique. Il travaille à un scénario pour John Huston, enchaîne les mariages, devient l'ami de Chaplin, et on dit même que pour son premier film en tant que réalisateur, l'illustre Charles Laughton lui a confié l'adaptation de La Nuit du chasseur.

    Rodolphe Barry s'est attaché à faire vivre l'homme caché derrière ces oeuvres et nous fait découvrir un artiste dont la soif d'absolu se fracasse sans cesse contre le réel, un homme en colère que ses propres faiblesses écoeurent.

    Sur commande
  • Vacances-surprises

    Marc Bernard

    Un immeuble dans un quartier populaire, à Paris, dans les années 50. Le décor est campé. La concierge, Madame Hortense, connaît son monde : la dactylo du deuxième, le plombier du troisième, et sous les toits un écrivain, Marc Bernard, sa femme et ses canaris.
    C'est Paris, c'est animé, ça râle, ça court, ça bavarde. L'écrivain observe, amusé, et raconte.
    Parfois, il boucle ses valises, et c'est l'Espagne, le Portugal, si exotiques pour un Parisien.

    Sur commande
  • Un apprentissage de la vie, une enfance des années 70 & 80 vue à travers le prisme du tennis : les heures passées à taper des balles contre le mur du garage, les posters de Borg ou McEnroe sur les murs de la chambre, le trac avant d'entrer sur le cours, l'humiliation de perdre, la joie de brandir une coupe...
    L'adulte que Grégory Cingal est devenu a perdu une partie de sa candeur : l'argent, le star-system ont égratigné le rêve. Des problèmes de santé ont fait s'enfuir l'espoir d'une carrière de joueur professionnel.
    Pourtant l'enthousiasme reste intact devant le jeu de Federer, la ferveur devant une finale de Roland Garros ne s'est pas éteinte.
    Même s'il est plein d'anecdotes, ce qui prime, finalement, dans ce livre, c'est l'idée même de passion, et non pas la passion elle-même.

    Sur commande
  • Deux passions remplissent la vie de Béatrice Commengé : la littérature et les voyages.
    C'est donc tout naturellement que, depuis de nombreuses années, elle tente de les concilier. Chaque page lue pique sa curiosité, et c'est livre en poche qu'elle part sur les traces des auteurs, de leurs villes natales, des cimetières hébergeant leurs tombes, ou des paysages ayant nourri leur plume. Et, lorsqu'au retour de ses pérégrinations, elle raconte ses voyages, cela donne des chroniques vivantes, joyeuses et érudites.
    Nous avons publié un premier recueil de ces textes, Voyager vers des noms magnifiques, en 2009. Ce nouvel opus, ces Flâneries anachroniques, des promenades hors du temps, nous entraîne vers d'autres villes, d'autres écrivains. Béatrice pourchasse l'ombre d'Henry Miller dans les nombreux hôtels qui l'hébergèrent à Paris ; elle suit le parcours imaginaire d'Hölderlin à Athènes, lui qui écrivit de si belles pages sur la Grèce sans jamais y avoir mis les pieds ; puis part à Darjeeling pour vérifier si le jeune Lawrence Durrell voyait bien l'Himalaya depuis la fenêtre de son pensionnat ; elle flâne ensuite dans les ruelles qui abritèrent les amours de Diderot et Sophie ; elle emboîte le pas, enfin, à Italo Svevo cherchant sa jeunesse dans les rues de Trieste.
    Et le lecteur, en refermant ce petit livre se sent pris de deux envies contradictoires, celle de sortir sa valise et celle de se plonger dans sa bibliothèque. Mais d'après Béatrice Commengé, cela n'a rien d'incompatible !

    Sur commande
  • Quand, début 1953, Henry Miller arrive en France, il n'a pas revu le vieux continent depuis les années trente. Parmi les amis qu'il veut absolument revoir, il y a Joseph Delteil, qui vit avec sa femme Caroline près de Montpellier. Les retrouvailles ont lieu début mai. Miller est accompagné de la séduisante Eve, qu'il vient d'épouser, de la soeur de celle-ci, Louise, et de son mari, le peintre israélien Bezalel Schatz.
    Les Delteil sont en train de préparer un petit séjour en Espagne et invitent les deux couples à se joindre à eux. La photographe Denise Bellon fait aussi partie du voyage.
    C'est donc à deux voitures que la joyeuse bande se lance dans un périple à travers l'Espagne franquiste. Barcelone, Valence, Alicante, Grenade, Séville, Cordoue, Tolède, Madrid, Saragosse... Henry Miller prend des notes, tandis que Denise Bellon photographie l'amicale équipée.
    Dès son retour en Californie, à Big Sur, Miller écrit le récit de ce voyage, qu'il intitule Mejores no Hay !, que l'on peut traduire par Y'a pas mieux !, ce qui donne une idée de la tournure joyeuse de l'aventure.
    Miller imagine alors de publier ce texte avec les photos prises par Denise Bellon. Le livre ne se fera pas. Ou plutôt si, soixante ans plus tard, le voilà.

    Ce livre est illustré d'une cinquantaine de photographies (inédites) de Denise Bellon.

    Sur commande
  • à bord

    Herman Melville

    • Finitude
    • 11 Octobre 2004


    un jour, en début de soirée, alors que j'étais au large des côtes de patagonie, écoutant une dramatique histoire de fantômes que racontait un des membres de l'équipage, nous entendîmes un affreux mugissement, quelque chose entre le grognement d'un léviathan et l'éructation d'un vésuve, et nous vîmes une brillante traînée de lumière à la surface de l'eau.
    le vieux maître d'équipage grisonnant, qui se tenait tout près, s'exclama : "là, c'est un poisson du diable !". sont rassemblés sous ce titre, " a bord ", trois textes inédits d'herman melville consacrés à la mer et au voyage.

empty