Fides

  • De 2010 à 2017, Bachar Salloum a écrit à Philippe, son ami suisse. Depuis Damas d'abord, alors que la guerre débute, on suit le quotidien de cette famille ballottée par des événements de plus en plus terribles, au son des cris et des éclats d'obus. Puis vient le temps de l'exil, en Jordanie d'abord, en Suède ensuite, réfugiés. Pendant ces sept années de correspondance, Bachar qui écrit dans un magnifique français littéraire rappelant Flaubert ou Hugo évoque ses peurs, ses difficultés, ses joies aussi. On découvre de l'intérieur, sans pathos, la vie d'une famille syrienne qui, comme des milliers d'autres, a vécu l'horreur et a été contrainte de fuir.

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  • Les demandes et appels que reçoit Laurence Freeman en tant que leader de la Communauté mondiale pour la Méditation chrétienne (WCCM) l'amènent à voyager à travers le monde pour enseigner aux groupes qui veulent pratiquer la prière contemplative et les diriger.
    Dans ce livre de voyage « spirituel », il raconte des histoires intemporelles, mémorables et émouvantes de personnes, de lieux et d'événements dans lesquels il a rencontré la présence transformatrice de Dieu.
    Le titre du livre vient d'un sonnet de Shakespeare et le livre explore comment la présence divine peut être trouvée dans les endroits les plus improbables, non seulement dans la beauté du monde, mais même dans les tragédies. Les prêtres des bidonvilles apportent tranquillement un peu d'espoir aux favelas du Brésil, les « dames de Malte » - sculptures de femmes très grosses - qui sont les plus vieilles représentations de Dieu au monde, les différents effets d'une retraite de montagne sur un banquier, un travailleur social fatigué et un cancéreux, l'impact de la mort d'un enfant sur toute une communauté, toutes ces histoires et bien d'autres révèlent de façon émouvante comment le sacré s'exprime dans chaque vie, chaque lieu, chaque jour.

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  • Gaumarjos ! (mot georgien signifiant «santé!) est un récit de voyage tout aussi instructif que passionnant. -Eve Martel a sillonné la Géorgie à l'automne 2013. Fidèle à ses habitudes, elle y a voyagé seule, le nez au vent, logeant dans de minuscules pensions de famille, avec un sac à dos pour tout bagage et un carnet où noter rencontres, impressions, choses vues. Plusieurs raisons font de ce récit une réussite littéraire.
    Au premier chef, l'attachante personnalité de la voyageuse narratrice, toute en curiosité envers l'autre et l'inconnu, assortie d'une bonne dose d'intrépidité. La destination, ensuite. La Géorgie, 4,6 millions d'habitants, ex-république soviétique qui vit naître Joseph Staline, est un pays du Caucase à la culture riche et aux traditions encore très présentes, certes en voie de s'occidentaliser, mais qui n'entend pas pour autant sacrifier son identité en cours de route, celleci étroitement liée à la religion orthodoxe et à la langue, ce qui ne peut qu'intéresser le lecteur québécois, de surcroît à un moment où l'actualité internationale met la Russie de Vladimir Poutine au premier plan. Autre raison : le fait que le tourisme est une réalité récente dans ce pays où l'époustouflante beauté des paysages montagneux le dispute à une riche histoire qui fait se multiplier monastères, forteresses, vestiges, maisons typiques, villages en retrait, et tout aussi bien grands centres.
    Gaumarjos accompagne les toasts en Géorgie, nombreux, toujours avec des voeux longs et détaillés sur différents sujets liés au bonheur des convives. Des toasts, la voyageuse devra en porter plus d'un au cours de son voyage, pour être à l'unisson des Géorgiens qui croisent sa route et qui semblent aussi portés sur la ch'ach'a (eau-de-vie maison) que les Russes sur la vodka, ce qui n'est pas peu dire.

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  • «Ta mort et celle du Petit ont causé dans notre famille un immense tsunami. L'effet sur chacun de nous fut terrible. Ton frère a cessé d'écrire, comme si la vague avait lavé toute page d'écriture.
    Elle a aussi fini par effacer la mémoire de maman. Tous les mots perdus ont reflué jusqu'à moi.
    Depuis, je ramasse les gravats qui flottent à la dérive ou jonchent la grève. Avec ces débris de mots, j'essaie de trouver un peu de sens au désastre...» Il y a des histoires difficiles à raconter. Mais ce qui ne peut se dire demande parfois à s'écrire. Il m'aura fallu trente-cinq ans pour y arriver.
    Un homme en détresse. Un enfant que l'on tue. Une tragédie familiale. Pour ceux qui restent la vie vient de basculer. À la douleur de la perte s'ajoute l'intrusion des médias. Le poids de la honte. Le jugement social. Le silence qui s'installe. Mais la vie d'un homme ne peut se réduire au dernier geste de son dernier jour. Il y a toute une histoire avant. Avec une écriture juste, sensible et prenante, J'écris sur vos cendres aborde les multiples questions que pose un drame humain. Une écriture qui se fait « mausolée de mots », « oeuvre de mémoire ». Un récit qui veut « consoler les morts » tout en prenant soin des vivants.
    «Le deuil de ces deux vies inachevées, je ne le ferai jamais. Peut-être l'écriture n'est-elle qu'une tentative illusoire d'achèvement, alors je ne pourrai jamais cesser. Il neige et je continue de remplir le blanc. J'écris sur la neige qui neige sur leurs cendres...»

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