Fayard

  • Idiss

    Robert Badinter

    • Fayard
    • 24 Octobre 2018

    J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss.
    Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914.
    Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle jai souvent rêvé.
    Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d'amour de son petit-fils.

  • Une vie nous sépare

    Baptiste Antignani

    • Fayard
    • 5 Février 2020

    Dans ce récit émouvant et singulier, le jeune Baptiste Antignani nous raconte l'amitié qu'il a nouée avec Denise Holstein, une rescapée des camps de quatre-vingt-douze ans. Une amitié qui a changé sa vie.
    « Son regard malicieux, celui d'une camarade toujours prête à rire. Ses cartouches de cigarettes entassées dans un placard près des photos de famille. Ses trous de mémoire de vieille dame, sa difficulté à comprendre la souffrance des autres, pensant qu'elle n'égalera jamais la sienne. Sa manière de parler de «maman et papa» comme une adolescente qui a encore besoin d'eux pour grandir. Son inquiétude récurrente face à ma situation scolaire. Sa vision bien à elle de la politique, sa peur des rassemblements, de la colère, de la foule. Ses anecdotes heureuses dans des moments de grande tristesse. Son sourire qui efface ses larmes.
    Ce sont tous ces petits détails que je retiendrai de Denise, non pas l'image d'une survivante des camps de la mort, mais celle d'une femme à la poursuite du bonheur comme chimère. ».

    La vie du lycéen Baptiste Antignani, qui n'avait rien ressenti lors de la visite du camp d'Auschwitz avec sa classe, a été bouleversée par sa rencontre avec Denise Holstein. Il en a fait un film, Une vie nous sépare, coréalisé avec Raphaëlle Gosse-Gardet et produit par Federation Entertainment, et ce récit.

  • « C'est pour me présenter à toi que je te raconte ma vie. C'est comme ça, un Papy, ça raconte. Moi, ça m'a manqué les histoires de famille. Alors je me rattrape. Pour toi ; et pour plus tard. ».

    Anita, la première petite-fille de Serge Moati, est née le 15 juillet 2017.
    Par cette « lettre » qu'il lui adresse, le grand-père septuagénaire répond à une question qui le taraude : que restera-t-il du monde qui a vu grandir Serge Moati ? Dans les temps à venir, que restera-t-il des Moati (juifs de Tunisie), de la gauche, de la franc-maçonnerie, de la télévision et de ce cinéma qu'a tant aimés le réalisateur ? Bref, du monde d'avant, le sien.
    C'est donc porté par cette urgence de transmettre ses histoires et ses valeurs que Serge Moati a affectueusement pris la plume. Aidé d'un outil bien particulier, une « ardoise magique » qui lui permet de réanimer les souvenirs les plus enfouis, il fait revivre son passé, donne chair à sa mémoire, pour permettre à sa petite-fille de savoir ce qu'elle porte en elle.
    De la Villa Jasmin de Tunis au pensionnat parisien en passant par la perte de ses parents à tout juste onze ans, la rencontre décisive avec François Truffaut et, plus tard, les années Mitterrand, Serge Moati raconte, à sa façon, les moments essentiels de sa vie. Un récit biographique à la fois drôle et émouvant autant qu'une ode à la transmission.

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  • À la question « Où êtes-vous née ? », Patricia Loison répondait toujours : « Je suis arrivée à l'aéroport d'Orly, en 1971. » Comme si tout ce qui précédait son adoption n'avait jamais existé.
    Il a fallu qu'un événement violent, intime, vienne ébranler sa vie pour réaliser que tout cela n'était que légende. Avant d'arriver, Patricia Loison était née de mère inconnue, à New Delhi. Et de cette première séparation, dormait la douleur trop longtemps niée d'avoir été abandonnée.
    Plus de quarante ans après les faits, Patricia Loison part donc, en fille autant qu'en journaliste, à la recherche de cette mère biologique, grande absente du récit familial. Où est-elle ? Pourquoi les Missionnaires de la Charité n'ont-elles pas gardé sa trace ? Comment retrouver ces femmes oubliées dont on accueillait les nouveau-nés sans poser suffisamment de questions ? Et surtout, quel est son nom ?
    Un premier livre émouvant, autant récit des origines qu'enquête sur le double visage de l'adoption.
    Patricia Loison est journaliste. Elle vit au Japon, avec son mari et leurs deux filles.
     

  • Connu aujourd'hui du public comme cavalier aveugle en compétition valide et plusieurs fois titré en handisport, le chemin de Salim Ejnaini a été semé d'embûches. Dans ce récit, il revient sur son histoire peu commune. Et montre comment les barrières de la différence se repoussent parfois bien au-delà de ce qui, pour beaucoup, relèverait de l'impossible.
    « La première anomalie est apparue très tôt chez moi. J'étais encore un nouveau-né quand a été décelé un reflet au fond de mon regard. À seize ans, j'ai été plongé dans le noir, cessant définitivement de voir.
    C'est en devenant aveugle que je suis devenu un vrai cavalier. Aujourd'hui, je monte seul, guidé à l'oreille, dans des compétitions avec des cavaliers de saut d'obstacles valides. Je fais partager mon expérience en tant que conférencier et consultant. Je ne crains pas de vivre en suivant mes rêves. Ma passion pour les chevaux a enfoncé les barrières de la différence et m'a appris que prendre le risque d'échouer, c'est se donner une chance de réussir. »

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  • Enfant solitaire, il jouait dans une cour de prison, non loin de la cellule où Genet écrivait Le Condamné à mort. Quelque 87 films plus tard, dernière star française, son oeuvre d'acteur, les figures, les passions, les époques qu'il porte en lui, son panthéon intérieur, lui confèrent une dimension proustienne. Venu de nulle part, doté du don de plaire et de déplaire, Alain Delon a triomphé, mais aussi payé cher son éclat, sa personnalité, ses convictions, certaines de ses amitiés, sa fidélité à lui-même. La beauté n'est rien sans la liberté qui l'anime.
    Dans un récit vif-argent, une fresque à rebours des clichés et des fantasmes, Jean-Marc Parisis peint un caractère, une exception, un destin. Delon comme on ne l'avait jamais vu, écrit.
      Jean-Marc Parisis a notamment publié La Mélancolie des fast-foods (Grasset, 1987), Le Lycée des artistes (Grasset, 1992, prix de la Vocation), Avant, pendant, après (Stock, 2007, prix Roger-Nimier), Les aimants (Stock, 2009), Les inoubliables (Flammarion, 2014).

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  • « En écrivant Pourquoi ma mère me rend folle ?, sur la maladie d'Alzheimer dont celle-ci était atteinte, je ne pensais pas que le livre trouverait un tel écho. J'avais cru écrire une histoire singulière et je découvrais qu'elle était commune à bien des familles.

    Parmi mes confrères journalistes, l'un d'eux m'a même demandé si j'avais le sentiment d'avoir brisé un tabou. Sur le coup, ça m'a fait sourire. Et puis, à la réflexion, j'ai pensé qu'il n'avait peut-être pas tort. Car en France, à la différence des Etats-Unis, on n'avoue jamais la maladie et on ne parle pas des ravages qu'elle provoque dans les familles. Aucune personnalité publique n'a dévoilé jusqu'à présent sa maladie alors qu'elle frappe, dans notre pays, près de 200 000 personnes nouvelles par an !

    Il y a encore beaucoup à dire sur la maladie d'Alzheimer, et j'ai eu envie d'écrire cette suite pour ma mère d'abord, mais également pour partager ce que j'ai appris : les prédispositions génétiques, le caractère héréditaire de cette maladie - bref, raconter ce que les savants connaissent mais pas le grand public. Heureusement, le regard sur la maladie change. De nouveaux médicaments, des thérapies comportementales apparaissent. J'aimerais aussi redonner un peu d'espoir à ceux qui croient qu'il n'y en a pas. »

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  • La cite de lumiere

    Ancone Jacob

    • Fayard
    • 3 Mai 2000

    Le 16 avril 1270, Jacob di Salomone, un marchand et savant juif, embarque pour la Chine dans le port italien d'Ancône.

    Après un long voyage par terre et par mer, il atteint enfin Zaitun (l'actuelle Quanzhou), en Chine du Sud. destination finale de son périple. La ville portuaire, immense pour l'époque, est éclairée de jour comme de nuit par d'innombrables lanternes. Jacob, ébloui, la surnomme la Cité de Lumière.

    Erudit doublé d'un homme de foi, Jacob d'Ancône nous livre un point de vue singulier sur la Chine du XIIIe siècle, fruit d'une attention minutieuse aux modes de vie, aux marchandises, aux techniques en usage, et d'une réflexion passionnée sur les croyances des " idolâtres " et sur la toute-puissance marchande qu'il découvre à Zaitun.

    La richesse du récit de Jacob est foisonnante, où l'on retrouve grand nombre de genres mêlés : " traités " de géographie et d'histoire locale, dialogues philosophiques (certainement récrits après son retour) avec les sages de Zaitun sur l'éducation des enfants, sur la gouvernance d'une ville, anecdotes drolatiques, évocation des bas-fonds de la ville et des moeurs sexuelles des Chinois...

    La Cité de Lumière est à son apogée économique, mais la menace mongole se précise. Qubilaï Khan va bientôt soumettre la ville. Le récit de Jacob constitue sous cet angle aussi un document précieux sur une époque riche en bouleversements politiques.


    Ce témoignage exceptionnel, oeuvre littéraire à part entière, a fait l'objet de discussions passionnées en Angleterre et aux Etats-Unis lors de sa première publication, en 1997. Le texte est-il de la main de Jacob ? A-t-il plutôt été écrit après sa mort ? Si oui, quand ? Au XIVe siècle ? Plus tard ? Pourquoi le manuscrit n'a-t-il pas été transcrit plus tôt ? Le lecteur trouvera en fin de volume les pièces principales du dossier.

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  • Le Cervin : aujourd'hui la plus célèbre montagne du monde, en 1860 un sommet quasi inconnu. Deux hommes s'acharnent alors à le gravir, tout à tour rivaux et alliés : l'Anglais Edward Whymper, vingt ans, et le chasseur-soldat-paysan italien Jean-Antoine Carrel, trente et un ans. Cinq ans de luttes, de tentatives et d'échecs aucours desquels la montagne est lentement grignotée par les deux alpinistes, mais paraît toujours invincible. Jusqu'à la victoire, aussitôt suivie d'un terrible drame...

    Ce sont ces rebondissements, conçus, dirait-on, par un destin implacable, que raconte ce roman, en accordant aux détails historiques la plus scrupuleuse attention. Roman, donc, mais aussi retentissant fait divers aux multipes ramifications, événement fondateur et « péché originel » de l'alpinisme.

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    Romancier et nouvelliste, Sylvain Jouty a notamment publié, aux éditions Fayard, L'Odeur de l'altitude, 1999, Grand Prix du Salon du livre de montagne, et La mémoire panoramique, 2002.

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  • En 1819, A. Csoma de Korös, linguiste hongrois, part sur les traces des Huns, présumés ancêtres des Hongrois. Arrivé à pied dans l'Himalaya en 1823, sans trouver de route pour l'Asie centrale, il s'installe au monastère de Zanskar pour établir un dictionnaire tibétain, financé par un vétérinaire-explorateur. Après avoir rejoint l'Inde, il y mène une vie d'ascète et étudie l'hindi et le bengali.

    C'est l'histoire véridique d'un personnage extraordinaire, au destin ironique et à la gloire involontaire. Parti sans un sou pour trouver en Asie centrale les origines de la langue hongroise, Alexandre Csoma de K(...)rös (1784-1842) a fondé la tibétologie, par le hasard d'une rencontre avec un vétérinaire-explorateur, qui le charge d'établir un dictionnaire tibétain. Son université ? Une cellule sans chauffage du Zanksar, la région la plus sauvage de l'Himalaya, où Csoma de K(...)rös est le premier Occidental à pénétrer. Son travail presque achevé, il rejoint l'Inde anglaise, où on le prend d'abord pour un espion. Mais rapidement l'Asiatic Society, soucieuse de profiter de son savoir, se décide à l'engager, à le rétribuer. Csoma répond avec hauteur : « Si j'étais riche, j'aurais considéré comme un honneur de payer pour accomplir une tâche aussi agréable. Ne l'étant pas, je ne puis accepter aucune somme pour cela. » Alors qu'il se décide à reprendre sa quête linguistique avec, enfin, une chance d'aboutir, le savant obstiné meurt aux portes du Tibet. Des Carpates à l'Himalaya, le parcours singulier de cet ascète est aussi un fabuleux voyage à travers les langues, les civilisations, les religions, à la rencontre d'autres individus hors du commun, et à l'orée du « Great Game » pour la maîtrise de l'Asie. Nul doute, Alexandre Csoma de K(...)rös n'est pas un homme de notre temps. Mais il est peut-être celui de l'avenir.

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  • Ce livre est un récit, et pas seulement un hommage aux journalistes et aux dessinateurs du Canard. Un récit qui, preuves à l'appui, démontre à quel point les présidents et chefs de gouvernement sont bien protégés par la Constitution de la Ve République. Ou par l'attitude respectueuse de certains magistrats. Un récit qui décrit par le menu les travers et les dérives de ces « intouchables ».
    Quand sept présidents ont décidé seuls d'engager la France dans des conflits qui ne la concernaient pas, ou quand ils ont mobilisé les services de l'État pour protéger leur réputation, ils n'ont jamais eu à s'expliquer devant une commission d'enquête parlementaire. Quand ces mêmes chefs d'État ont pratiqué à haute dose l'espionnage téléphonique, ou couvert des affaires de corruption et d'argent sale destiné à leur parti, à leur entourage, ou à leur cassette personnelle, ils n'ont jamais eu grand-chose à redouter. Et personne n'imagine qu'ils pourraient se voir un jour reprocher leur complaisance à l'égard des pays du Golfe qui ont financé et financent encore des groupes terroristes.
    Enfin, les auteurs rendent, documents à l'appui, un hommage qui surprendra. Aux militaires, aux diplomates et aux agents de renseignement qui ont estimé utile de fournir au Canard certains éléments de ce livre. Et à tous les citoyens qui se comportent en « lanceurs d'alertes ».

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  • Au cours du printemps 2000, Emmanuel de Roux a entrepris à pied, un long périple de Dunkerque au Mont Canigou, tout le long du méridien de Paris planté d'arbres à l'occasion de l'avènement du nouveau millénaire. Une traversée de la France de part en part, sur 1350 km, au rythme de Chemin faisant de Jacques Lacarrière.

    Ce voyage à travers la France de la Méridienne a fait l'objet d'une série d'articles parus dand Le Monde au cours de l'été 2000. Il était impossible de publier dans un quotidien l'intégralité d'une telle expérience. C'est chose faite aujourd'hui.

  • « Le 20 septembre 1786, une tempête terrible bouleversait la Manche. D'énormes vagues battaient les murs de Saint-Malo, patrie des rudes marins et des grands corsaires... » Telles sont les premières lignes du Surcouf d'Arthur Bernède, publié en 1925, et voici comment il décrit le célèbre corsaire, dont la figure est restée gravée dans sa mémoire d'enfant : « un chevalier de légende, un paladin de la mer nimbé d'une immortelle auréole de vaillance et de gloire... » Né en 1773, mousse à treize ans sous la royauté, puis corsaire sous Bonaparte et Napoléon, très redouté des Anglais qui avaient mis sa tête à prix, Surcouf, devenu armateur, est mort à la tête d'une grande fortune en 1827.
    Dans un suspense effréné, le lecteur embarqué dans ce feuilleton historique va vivre tour à tour sauvetages désespérés, attaques de vaisseaux, enlèvements, séquestrations, tentatives d'assassinat, le tout auréolé d'un parfum de passions exacerbées et d'exotisme tout droit venu des Indes...

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