Esperluete

  • Un Français installé au Japon y enseigne sa langue à des Japonais passionnés par les complexités de la conjugaison française. De son regard d'étranger, admiratif et étonné, curieux et séduit, il observe les gens - les jeunes, les vieux, les salarymen, les spectateurs endormis au Kabuki -, la nourriture - les ramen, les biscuits de riz, les élégants gâteaux de gelée -, la nature - les grenouilles, les cerisiers, les oiseaux, les cèdres, et l'eau, surtout. Les lacs, la mer, les sources chaudes, la pluie, les fleuves, les vagues noires des tsunamis meurtriers.
    Avec une écriture dépouillée, contemplative et sans artifice, Benoît Reiss décrit quelques moments de cette vie, fragments découpés dans le continu de l'existence, autant d'instantanés qui racontent la beauté et la poésie des « petites choses » du quotidien nippon.
    Les aquarelles de Junko Nakamura, entre paysages exotiques et détails ordinaires, ponctuent ce récit et habitent l'espace entre ces « notes découpées », qu'elle rassemble d'un trait de pinceau.

  • Quatre textes sont ici réunis, écrits - ou recueillis - à des époques très différentes. Ils ont en commun d'évoquer des jeunesses vécues dans des géographies sans frontières communes. Des jeunesses étrangères les unes aux autres. Des jeunesses vécues dans une solitude tragique, désespérément inhumaine. Et en cela, elles peuvent se reconnaître. Des jeunesses, par leur proximité, ici, rassemblées, peuvent enfin se lire les yeux dans les yeux.
    S'entendre, s'accueillir, je le souhaite, les mains ouvertes dans une empathie d'amitié fraternelle. Moi, Joseph Spira recueille le témoignage d'un rescapé des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Un témoignage de ce qu'est survivre à l'innommable. Un Gaucher dit, avec les mots simples d'un homme-soldat que les événements dépasse, la violence, la déroute et l'impossible reconstruction vécue en Indochine.
    Brûlures porte avec empathie la voix des victimes, le plus souvent sur plusieurs générations, des bombardements de dioxine au Viêt Nam. Les Chants d'Anjouan porte la trace d'une enfance heureuse qui ne peut se prolonger face à l'injustice sociale et économique et la misère sur les îles Comores. Des témoignages essentiels, percutants, nécessaires dont Jean Marc Turine se fait le porte-parole et qui viennent enrichir la mémoire collective.
    Une écriture portée et habitée par chaque sujet pour transmettre et dire la pulsion nécessaire de la vie.

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  • Lien de me linh

    Jean-Marc Turine

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  • Pierrot de rien

    Lison-Leroy/Leloup

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  • Le récit s'ouvre sur les faits, bruts et violents, la grande cousine est retrouvée morte, lapidée dans un petit bois. Jamais on ne retrouvera les coupables. Il s'agira alors pour la jeune cousine de grandir et de se construire.
    C'est le regard d'une femme mûre, accomplie mais bancale qui s'égrène dans le récit à la forme syncopée. « Femme Morte » est son nom, le nom qu'elle se donne pour interroger l'événement premier et ceux du quotidien. Comment peut-on vivre quand on se sent Femme Morte ? Comment peut-on s'autoriser un envol quand la vie aimée s'est arrêtée ? Comment fait-on pour jongler avec les mille et une sollicitations du monde extérieur portant cette part morte en soi ?
    En faisant un pas de côté, en pariant sur le retrait, et la nature, Carol Vanni donne à son récit non pas un « sens » mais une dimension.
    Ces questions, que le texte aborde en creux, laissent le lecteur progresser dans une histoire qui se construit lentement à la manière d'un lieu à soi. Se dessine alors une nature morte où chaque moment répond à un autre dans une forme de tissage, l'auteur tricote au-dessus du vide, les liens s'approfondissent.
    Soigné par une écriture en fragments proche de l'incantation, le récit chemine vers une forme d'apaisement et un fil conducteur précis et minutieux apparaît. Séparer le vivant du mort en chacun de nous.

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  • le principe de la collection hh istoires est de raconter de " petites histoires de la grande histoire ".
    c'est un coup de projecteur sur un événement dans la biographie d'un poète, un écrivain, un explorateur, un peintre, . dont l'attitude étrange ou le comportement exceptionnel révèle une résonance avec l'entreprise qu'ils ont mené. ces textes parlent de l'amitié, du courage, du désarroi, du destin. conçue comme des lieux de rencontre amicaux entre auteurs, illustrateurs, peintres,. cette série propose également une vision dessinée ou une interprétation graphique.
    c'est une manière d'affirmer que les histoires sont des terrains d'entente et des façons de partager ce sel de l'existence qui donne toute sa saveur, ou sa vie, à la mémoire.

  • L' orient des chemins

    Meurant/Villet

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