Editions Lanskine

  • « Quand j'avais dix ans, le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé.
    Ce printemps-là, le vent d'est a apporté de grandes quantités de retombées radioactives dans la région du centre de la Norvège où j'ai grandi.
    Nous étions trois soeurs en train de jouer sous la pluie chargée de césium 137. Mes soeurs ont dû se faire enlever la thyroïde, elles portent à la gorge une cicatrice en forme de bijou." Approchez votre oeil. Collez-le à la lorgnette. Voici le kaléidoscope de Tchernobyl.
    Hommes, femmes, enfants, babouchkas, adolescents fringants, futures épouses, chiens, esprits, tous vous racontent, à la première personne, l'après-Tchernobyl. Un réacteur, mille vies irradiées, parfois pour le meilleur, quasiment toujours pour le pire.
    /> Dans ce texte, Ingrid Storholmen a quitté sa poésie habituelle pour nous livrer un récit poétique polyphonique à la limite de l'étude sociologique, un entremêlement de poignants lambeaux.

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  • Dans une maison jaune isolée au milieu de champs jaunes vivent sept (!) jeunes garçons avec leur grand-père et un chat. Cette solitude n'est interrompue que par les visites d'un « homme des bois » et la construction d'un bâtiment qui met les enfants en présence de nouveaux voisins. Cette vie idyllique, faite de baignades dans la rivière et de jeux d'Indiens, cache des failles. Celles-ci ne sont pas tant provoquées par la réalité elle-même que par l'expérience, renouvelée de chapitre en chapitre, de la distance qui sépare les mots et les choses, l'être et le paraître, le monde des adultes et celui des enfants.

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  • Vous m'avez dit : « Il y a de la lumière ». Vous avez sauté par dessus le portail, dans la nuit. Franchi les quelques dizaines de mètres jusqu'au panneau de bois encadré d'un fil clair. Derrière le volet, la télé continue son bavardage. Elle se fout bien de savoir si quelqu'un l'écoute ou non, elle pond mécaniquement son train d'images.
    « On va devoir entrer - Oui, forcez une porte ». L'espoir s'amenuise, mais pourtant. Je me souviens, une fois, maman n'avait pas voulu répondre, elle croyait que c'était une ruse de voleur. Ou bien elle dort profondément, et la voix du gendarme se mêle à celle de la télévision...
    Une mère ferme sa porte, le fils n'est pas là pour retenir sa main. Comment élaborer son geste ? Ne pas y rester cloué ?

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