Editions La

  • Deborah Levy revient sur sa vie. Elle fuit à Majorque pour réfléchir et se retrouver, et pense à l'Afrique du Sud, ce pays qu'elle a quitté, à son enfance, à l'apartheid, à son père - militant de l'ANC emprisonné -, aux oiseaux en cage, et à l'Angleterre, son pays d'adoption. À cette adolescente qu'elle fut, griffonnant son exil sur des serviettes en papier. Telle la marquise Cabrera se délectant du «chocolat magique», elle est devenue écrivaine en lisant Marguerite Duras et Virginia Woolf. En flirtant, sensuelle, avec les mots, qui nous conduisent parfois dans des lieux qu'on ne veut pas revoir. Ce dessin toujours inédit que forme le chemin d'une existence.
    Ce que je ne veux pas savoir est une oeuvre littéraire d'une clarté éblouissante et d'un profond secours. Avec esprit et calme, Deborah Levy revient sur ce territoire qu'il faut conquérir pour écrire. Un livre talisman sur la féminité, la dépression, et la littérature comme une opération à coeur ouvert.

  • Un divorce forcément douloureux, une grande maison victorienne troquée contre un appartement en haut d'une colline dans le nord de Londres, deux filles à élever et des factures qui s'accumulent... Deborah Levy a cinquante ans quand elle décide de tout reconstruire, avec pour tout bagage, un vélo électrique et une plume d'écrivain. L'occasion pour elle de revenir sur le drame pourtant banal d'une femme qui s'est jetée à corps perdu dans la quête du foyer parfait, un univers qui s'est révélé répondre aux besoins de tous sauf d'elle-même. cette histoire ne lui appartient pas à elle seule, c'est l'histoire de chaque femme confrontée à l'impasse d'une existence gouvernée par les normes et la violence sournoise de la société, en somme de toute femme en quête d'une vie à soi.

    Ce livre éblouissant d'intelligence et de clarté, d'esprit et d'humour, pas tant récit que manifeste, ouvre un espace où le passé et le présent coexistent et résonnent dans le fracas incessant d'une destinée. Le Coût de la vie tente de répondre à cette question : que cela signifie-t-il pour une femme de vivre avec des valeurs, avec sens, avec liberté, avec plaisir, avec désir ? La liberté n'est jamais gratuite et quiconque a dû se battre pour être libre en connaît le coût. Marguerite Duras nous dit qu'une écrivaine doit être plus forte que ce qu'elle écrit. Deborah Levy offre en partage cette expérience.

  • La décharge Freshkills n'est pas une métaphore. C'est un épicentre. La grande négativité, le grand vide qui nous submerge, la vacuité, la vanité sans fin de nos existences protégées viennent de Freshkills et se propagent, comme une onde invisible, à l'infini, sur le territoire lisse et policé de la ville normalisée. Tout s'organise soudain et tout fait sens, comme une ligne, comme un fil rouge qui vient ceindre notre cou et serre : l'enfance quadrillée, surprotégée, domestiquée, l'exploitation d'une zone naturelle hybride, instable, impropre à tout, la destruction de toute vie sauvage, du braconnage et des flâneries sans but, la négation de l'ordure comme fragment organique, dynamique et en perpétuelle métamorphose, l'avènement d'un espace de loisir conforme, en attendant le retour des promoteurs, et la recréation simulée d'un paysage à l'identique, mais sans errance, sans déviance, sans liberté - cela fait sens, et même système. »

  • Mike Horn est un aventurier de l'extrême connu dans le monde entier pour repousser les limites du possible. Il a descendu l'Amazone à la nage, suivi la ligne d'équateur sur 40 000 kilomètres, bouclé le tour du Pôle Nord durant la longue nuit polaire. Il a marché sur la glace, parcouru le désert, descendu des rapides, frayé son chemin dans la jungle. Jusqu'à ce pari fou : gravir, avec trois amis, quatre 8 000 mètres à la suite dans l'Himalaya. Sans oxygène, sans cordes, en «?style alpin?» le plus pur, à la seule force de la volonté...
    Pour la première fois aussi, ce conquérant de l'impossible se dévoile. Il nous parle de ses motivations profondes, de ses inspirations : son père qui, à l'âge de huit ans, lui a appris à «?regarder au-delà du mur?» ; Cathy, sa femme, sa Croix du Sud, récemment emportée par la maladie et dont l'esprit l'accompagne.

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  • Geoff Dyer hait les voyages et les explorateurs... Anti-récit de choses vues aux confins du monde, voici un singulier mélange de carnets de route, de reportage et d'essais. Que ce soit dans les rues de Los Angeles, en plein désert du Nouveau-Mexique, devant la tombe de Gauguin en Polynésie ou aux portes de la Cité interdite, ce n'est pas tant l'exotisme ou la découverte qui prévalent ici qu'une drôle de façon de répondre à l'unique question, au fond, qui taraude le voyageur : qu'arrive-t-il lorsqu'on sort de notre zone de confort pour affronter l'imprévisible ? Comparable aux récits de John Berger, ce recueil inédit d'un écrivain majeur et pourtant méconnu nous offre, au fil de ses pérégrinations, une leçon d'écriture autant qu'un réjouissant petit traité de désinvolture.
    Brillant, drôle, assez désabusé, follement intelligent, Ici pour aller ailleurs est un livre rare où l'auteur s'acharne à être là où on ne l'attend jamais, un bréviaire pour voyageurs en fauteuil.

  • Dans Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?, sorti en Angleterre il y a quelques mois, le personnage n'en est plus un. Il s'agit de l'auteur, Jeanette Winterson. Elle écrit sans fard le « roman vrai » d'une vie : la rigueur mystique d'une mère adoptive à l'esprit étroit, l'Angleterre des années 60, les démons de la dépression. Comment devient-on écrivain alors qu'on se destinait à entrer dans les ordres ? Winterson nous raconte sa trajectoire hors du commun. Dans une maison interdite aux livres, elle a su malgré tout nourrir et préserver la toute-puissance de l'imaginaire.
    Ce texte exceptionnel est surtout le récit d'une quête d'identité, celle de Jeanette et, à travers elle, de toutes les femmes engagées dans la bataille pour leur liberté. Mères, amantes, amies, écrivains, modèles, adorées ou honnies, Winterson leur rend hommage dans ces mémoires d'une jeune fille issue du prolétariat de Manchester.

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  • L'Enfant des neiges est le récit intégral (également porté à l'écran) de l'expédition de Nicolas Vanier et de sa famille au Yukon.Des semaines de randonnée à cheval dans l'immensité des paysages canadiens. Puis une longue halte en plein bois, dès l'automne, au bord d'un lac. La construction d'une cabane. L'observation passionnée du monde sauvage. La chasse et la pèche. L'hivernage. Enfin, quand les grands froids (jusqu'à moins cinquante) ont figé lacs et rivières, un parcours de deux mois sur la glace et la neige, en traîneau à chiens. Au total, plus de deux mille kilomètres à l'écart de toute civilisation.Cette aventure, Nicolas Vanier en rêvait depuis longtemps. Avec Diane, sa femme, ils ont un jour décidé de la tenter ensemble. Et d'emmener leur petite fille, Montaine.« L'enfant des neiges », c'est elle, qui n'a pas deux ans au début de leur périple.Un homme, une femme, un enfant - et aussi un chien magnifique, Otchum - une famille « ordinaire » lancée dans un extraordinaire voyage. Ainsi commence l'histoire de l'Enfant des neiges...

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  • «?Hollywood?! On y fabrique, à destination de la terre entière, des songes et du rire, de la passion, de l'effroi et des larmes. On y construit des visages et des sentiments qui servent de mesure, d'idéal ou de drogue à des millions d'êtres humains. Et de nouveaux héros s'y forment chaque année pour l'illusion des foules et des peuples.?» Hollywood, ville mirage est le récit du voyage que Joseph Kessel entreprit en 1936 au sein de l'industrie - en plein essor - du cinéma. Studios, acteurs, scénaristes, producteurs... il pose un regard cru et impitoyable sur les coulisses de cette «?usine à mirages?».

  • Quand Jean-Christophe Rufin et Sylvain Tesson emmènent un éditeur sujet au vertige à 4?800 mètres d'altitude...
    Et pourquoi pas se lancer dans cette périlleuse ascension du mont Blanc pour retrouver goût au bonheur?? Surtout lorsque l'on souffre de vertige, que l'on n'a jamais pratiqué l'alpinisme et que l'on traverse une période difficile... C'est ce que s'est vu proposer l'éditeur parisien Ludovic Escande par ses amis Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin?! Avec humour et sincérité, l'auteur nous raconte cette formidable aventure, amicale, littéraire, bien sûr, mais surtout sportive.

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  • « Le point commun qui rassemble sous la même bannière (et la même couverture) des voyageurs aussi différents qu'un jeune forçat de la rame, une amazone du désert, un handicapé volontariste et une acrobate du vide est le désir inextinguible d'intensifier sa vie, de l'engager sur des chemins périlleux pour en mieux saisir la valeur, de sauter par-dessus les parapets de l'habitude pour rejoindre le royaume de l'imprévisible.
    L'autre point de convergence, c'est l'amour du monde extérieur. Les textes qu'on s'apprête à lire célèbrent tous le réel. Chacun des auteurs du présent ouvrage pourrait faire sien ce mot du Hamlet de Shakespeare : "Il est plus de merveilles en ce monde que n'en peuvent contenir tous nos rêves." » Sylvain Tesson

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  • Il avait tu son projet et n'avait programmé aucune narration ultérieure. Mais de retour de quatre mois de marche solitaire sur le chemin de Compostelle, l'Académicien avait éprouvé le désir de rapporter des émotions, des transformations, dans son ouvrage Immortelle randonnée (Guérin). Partant de cette expérience, le journaliste Denis Lafay interroge Jean- Christophe Rufin sur des sujets divers à valeur intemporelle et universelle. L'ascèse, la frugalité, le dépouillement, l'esseulement, la lenteur, la vulnérabilité.
    Un enseignement qui, s'il était initié par l'ensemble des décideurs, teinterait la société d'une plus grande humanité.

  • Une immersion dans la nature sauvage ou résiliente au fil des voyages de l'écrivain, des forêts alpines aux steppes russes, en passant par les jardins ouvriers des centres urbains.

  • Comment décider de devenir explorateur ? Comment cohabiter avec un cheval schizophrène ? Comment vivre dans un canoë ? Comment dormir tranquille quand des tigres vous tournent autour ? Comment se faire secourir par trois Indiens après quarante-six jours seul dans la jungle ? À travers de courtes chroniques, tour à tour drôles et émouvantes, Eliott Schonfeld dépeint avec sincérité sa vie d'aventurier des temps modernes, loin des clichés du baroudeur héroïque.

  • Ce livre n'est pas un récit et pourra être ouvert n'importe quand, à n'importe quelle page, posé sur un fauteuil puis repris quelques heures ou quelques jours plus tard : en effet, Olivier de Kersauson nous promène cette fois, au gré de méditations, de réflexions, de souvenirs. Le taiseux parle, se fait poète et c'est un enchantement de partager ces moments avec lui.

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  • Everest, l'arête Ouest ; Jules Jansen, un destin hors du commun Nouv.

    Un des plus grands récits d'alpinisme.
    Dans cet ouvrage publié aux Etats Unis en 1965, Tom Hornbein raconte son extraordinaire aventure, l'ascension victorieuse de l'Everest par l'arête ouest aux côtés de Willi Unsoeld ainsi que l'histoire de l'American Mount Everest Expedition, dont l'objectif premier était de gravir l'Everest par la voie déjà connue du col sud. Ce n'est qu'après le succès de Jim Whittaker - premier Américain à atteindre le sommet de l'Everest - et de Nawang Gombu que l'équipe de l'arête ouest a pu tenter sa chance. Il ne lui restait que peu de temps pour y parvenir. Malgré un vent féroce et des compagnons impatients de rentrer chez eux, Hornbein et Unsoeld ont persisté jusqu'à atteindre enfin le sommet le 22 mai 1963 à 18h15. En redescendant par le col sud, ils furent contraints de bivouaquer à 8530 mètres, sans nourriture, sans oxygène et sans abri.À ce jour, seuls quatorze alpinistes ont réussi à gravir l'Everest par l'arête ouest. Tom Hornbein et Willi Unsoeld furent les premiers à y parvenir.

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  • La fameuse petite blonde aventureuse poursuit son périple à travers le vaste monde et s'attaque cette fois au Grand Nord ! Fidèle à elle-même, elle parcourt cette fois la Laponie de long en large en évitant les pièges touristiques et en multipliant les découvertes insolites. Alors, comment éviter le Père Noël en Laponie ? Comment se prendre pour Mad Max sur une motoneige ? Comment fabriquer son porte-monnaie en peau de poisson ? Comment tomber sur un homme nu dans l'océan glacial arctique ? Comment vivre un jour sans fin ? Comment parler réchauffement climatique autour d'une soupe de renne ?... C'est à toutes ces questions, et à bien d'autres encore, que ce livre répond avec humour et fraîcheur.

  • Partagez un bout de chemin avec cette scientifique attachante ayant une sensibilité artistique profonde. Laissez-la vous raconter pourquoi elle se plonge dans la nature, ce que cela fait naître comme réflexions personnelles et ce que cela lui apporte en expérience de vie. A travers ce récit intimiste qui mêle connaissances scientifiques et regard poétique sur la nature et l'histoire de l'Univers découvrez une approche originale qui permet un autre regard sur comment flâner dans la nature en étant proche de ses sensations et en découvrant des choses insoupçonnées sur la vie sur Terre et ce qui nous entoure là, très loin.
    Laissez vous porter par une auteure sensible à la nature, du minuscule à l'infiniment grand, et à la beauté qui en émane.

  • En 1936, tandis que la Seconde Guerre mondiale menace, l'écrivain tchèque Karel Capek (1890-1938) entreprend un voyage dans le Nord de l'Europe. Forêts à perte de vue, fjords échancrés, vaches noir et blanc, fermes rouges, myriade d'îles ponctuent sa traversée du Danemark, de la Suède et de la Norvège. Au fil du récit, derrière une naïveté feinte et un lyrisme tempéré, où affleurent une tendre ironie et un humour mordant, se profile le portrait troublant, éblouissant de nature et de lumière, d'un continent en sursis. Car, en route vers le cap Nord, Capek pressent la fin d'une époque et dessine une Europe qui, bientôt, sombrera dans le chaos.

  • « Il fait - 40°C et il est 11 heures. Encore six minutes, et c'est à nous. Du calme, les chiens?! Il va falloir maîtriser cette incroyable énergie, celle de quatorze boules de muscles... » Nicolas Vanier lâche son attelage. Devant lui, un défi immense : la Yukon Quest, la course de traîneau à chiens la plus difficile au monde. 1 600 kilomètres entre le Canada et l'Alaska, le long de la route de la ruée vers l'or. Des températures glaciales qui dépassent les - 50 degrés. Des vents qui vous renversent au premier relâchement. Un parcours accidenté exténuant. Avec ses chiens, Miwook, Burka, Quest et les autres, la fusion est totale. Très vite, pourtant, Nicolas Vanier, épuisé par le froid et l'absence de sommeil pense abandonner. Mais sa rage est plus forte ! Onze jours plus tard, l'aventurier entre dans le cercle très fermé des plus grands « mushers » du monde. Il nous revient avec un grand récit d'aventure.

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  • Auteur de polars naturalistes, Pascal Dessaint nous invite, le temps d'un livre, à partager ses marches dans la nature, de la balade nocturne à l'excursion hors des sentiers battus et jusqu'au périple en montagne. Observateur malicieux, il partage, non sans humour, sa philosophie à la fois hédoniste et contemplative de la randonnée, ses rencontres inattendues au détour du chemin et son émerveillement devant une nature toujours belle et parfois rebelle.

  • Un périple sur un voilier à travers les icebergs. Un narrateur ne conaissant rien à la naviguation. Des baleines paisibles. Des pêcheurs énervés. Du phoque au petit-déjeuner. Des frayeurs sur la mer. De l'or sous la terre. Des doigts gelés. Des soirées brûlantes. Un climat qui perd le Nord. Des Inuits déboussolés. Une aurore boréale. Les plus beaux paysages du monde.

    C'est sur le ton de l'humour et de l'auto-dérision que l'auteur décide de raconter son périple au Groenland. On apprend beaucoup et on rit beaucoup ! Quatre hommes sur un bateau dans des paysages à couper le souffle, au milieu des baleines et des murailles blanches, à la rencontre des Inuits d'aujourd'hui et de leur Histoire. Franchement, qui peut rencontrer un ours au détour d'une congère ou manger du phoque au petit déjeuner sans en faire des souvenirs inoubliables ?

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  • Contrairement aux précédents titres de la collection, qui convoquaient des registres d'images variés, Sept et huit neuf ne puise qu'à une seule source : Les Sept mercenaires, western de John Sturges sorti en 1960. Un film qui hante Thomas Clerc depuis son enfance et qui tend à l'écrivain qu'il est devenu de multiples miroirs.
    Aussi solitaire et désintéressé que le cow-boy, l'écrivain comme les acteurs pratique « l'art de sortir de soi. » Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson, Robert Vaugnh, James Coburn... L'auteur ne choisit pas pour alter ego tel ou tel mercenaire, mais tous, car chacun incarne à ses yeux une dimension essentielle de l'activité littéraire. James Coburn : la puissance du langage ; Yul Brynner : la possibilité de changer de corps qu'offrent les livres (comme les films) ; Steve McQueen : le partage avec le lecteur, etc. L'écrivain se rêve même en Calvera, le bandit qui pille et rançonne, puisque la littérature est aussi faite d'emprunts et de reprises.

    Sept et huit neuf de Thomas Clerc est le troisième titre de la collection « Diaporama ».

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  • Hugh G. Flood vivait au Hartford Hotel, un établissement new-yorkais situé dans Pearl Street, le long des quais, à deux pas du marché aux poissons de Fulton Street Né à Staten Island avant la guerre de Sécession, M. Flood, comme le désigne invariablement Joseph Mitchell, avait depuis longtemps pris sa retraite après avoir fort bien gagné sa vie en tant que propriétaire d'une entreprise spécialisée dans la démolition de maisons. C'était un homme dur, aux habitudes et aux opinions très tranchées. Il aimait siroter son scotch tout en regrettant que la consommation d'alcool fasse des ravages chez ceux qui n'avaient pas la même force de caractère que lui. Mitchell le décrivait ainsi : « Il a des yeux toujours alertes d'un bleu glacé, le visage rougeaud, osseux et rasé de près, et il est très vieux jeu. Il porte d'ordinaire un col dur, une chemise à rayures rose bonbon, un complet de serge et un chapeau melon. Une chaîne d'argent pend en travers de son gilet et une fleur est piquée au revers de son veston. » Lorsque Mitchell mentionna pour la première fois son nom dans les colonnes du New Yorker en janvier 1944, M. Flood avait quatre-vingt-treize ans et sa principale préoccupation était d'atteindre l'âge de cent quinze ans. C'était bien entendu une idée absurde en soi, mais après avoir fait plus ample connaissance avec le 'vieux M. Flood', la plupart des lecteurs furent convaincus qu'il y parviendrait.

    Comme souvent dans les récits de Joseph Mitchell, il ne se « passe » pas grande chose, sinon la rencontre entre les deux hommes, occasion d'un portrait de ce personnage excentrique - y compris à l'aune des critères de l'auteur, assez élevés en la matière. M. Flood se définit comme un « fruit-de-merivore » qui, depuis presque six décennies, n'a pratiquement rien mangé d'autre que du poisson, des langues de morues frites, des palourdes, du crabe, du poulpe, du homard, de l'anguille et tout ce qui est vendu au marché de Fulton Street. (Les seules exceptions à son régime, ou peu s'en faut, sont les quelques aliments dignes selon lui d'accompagner ces produits de la mer, tels que le pain beurré, les oignons et les pommes de terre au four.) Il se dit convaincu que le secret de sa longévité réside dans son régime alimentaire. Au marché de Fulton Street, où il se rend chaque matin en semaine, il faut partie des habitués au même titre que les vendeurs ou les chefs cuisiniers. Il fait le tour des étals jusqu'à ce que son regard tombe en arrêt sur un poisson quelconque. Il l'achète et l'emporte ensuite dans un restaurant de confiance, où il donne au cuisinier les instructions qui n'en peut plus des instructions précises sur la manière dont il doit le lui accommoder.

    M. Flood prétend que les huîtres sont un remède universel.

  • Une vie bien remplie, le travail, les amis, le sport, et le tout qui défile à toute vitesse... Ca vous dit quelque chose ? C'était le quotidien de Camille qui, comme beaucoup, avait terriblement besoin d'appuyer sur "pause" . Plus facile à dire qu'à faire ! Mais en 2018, c'est le déclic. Cette idée qui lui a toujours trotté dans la tête refait surface... Partir sur Compostelle pour trouver les réponses à toutes ses questions.
    Et si c'était le moment ? C'est ainsi que démarre son incroyable aventure. Seule, huit kilos sur le dos, et l'espoir d'en ressortir grandie. Partez sur ses traces, et découvrez le chemin historique de Bayonne à Saint-Jacques-de-Compostelle qui s'achèvera au km 0 à Fisterra, dans ce carnet de voyage fait de rencontres atypiques, de questionnements philosophiques et de souvenirs impérissables. Une épreuve tant physique que mentale dans laquelle on la voit, étape après étape, évoluer et se reconstruire.
    Un magnifique roman d'aventure de 38 jours et plus de 1 000 kilomètres sur le Camino.

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